Monday, November 22, 2010

C'est le weekend !

Vite fait quelques mots sur mon précédent weekend. Oui, pas celui qui vient de s'écouler car il ne s'est pas passé grand chose d'intéressant pour vous, si ce n'est que vendredi soir, à une birthday party je me suis enfilé des rhums arrangés et qu'à 4h du mat' j'étais toujours en train de danser sur du Katy Perry, Lady Gaga et autres trucs du genre... Non, le weekend précédent donc, plus "culturel". Déjà vendredi, en quittant les cours (10h), je passe faire un saut dans un nouveau magasin japonais de livres, cds, dvds que m'avait recommandé Frank, Book Öff. A la base, sur ses conseils j'espérais tomber enfin sur le deuxième album de Reggie & The Full Effect (side project de James Dewees des Get-Up Kids). J'adore le premier, "Greatest Hits 84-87" sorti en 1998, composé de tubes power pop juvénile et insouciante. Le titre situe un peu l'humour du gazier et encore, ce n'est rien comparé au suivant, celui que je recherche donc désespérément, "Promotional copy". Ecrit en blanc sur un fond noir ! La classe. Mais impossible de mettre la main dessus. Il y avait par contre beaucoup de disques d'occasion soldés à 2€ (j'imagine même pas à combien ils doivent les racheter) et en fouillant bien je suis reparti avec le "Ok computer" de Radiohead, "Razorblade suitcase" de Bush et un Rocky Votolato, artiste folk que je ne connaissais pas mais dont j'avais entendu pas mal de bien. Y avait aussi une promo sur les DVD, 5€ ou 15€ les 5. Et je ne résiste pas aux promos, comme quand je vais faire des courses rapidos à Monoprix, genre pour acheter du PQ ou du beurre salé et qu'au final avec leur 1 acheté = 1 gratuit je reviens les bras chargés. Bref, tout ça pour dire que j'ai chopé "Team America" film de marionnettes des créateurs de South Park ("Matt Damooooon !"), "Boulevard de la Mort" de Tarantino, "School of Rock" avec Jack Black, "Mallrats" de Kevin Smith et "Les Rois du Désert" avec Georges et Spike Jonze. De quoi occuper quelques weekends d'hiver, bien au chaud sous la couette, avec du thé chaud, quelques granola à portée de main et lové contre ma bien aimée.
L'aprèm passait sur l'Eko des Garrigues l'émission qu'on avait faite avec Frank, pour raconter nos vacances punk rock en Floride à l'occasion de The Fest et le soir c'était surtout mon premier concert depuis le retour des States, mais pas n'importe lequel : JIMMY EAT WORLD + MINUS THE BEAR à la Flèche d'Or. Si je ne suis pas vraiment convaincu par le dernier album voire les derniers albums, ils ont quand même pondu un paquet de bonnes chansons et j'avais hâte de voir ça en live. J'étais pas le seul d'ailleurs, vu que le concert affichait complet depuis quelques semaines déjà. Je connais certaines personnes dans mon entourage qui étaient dégoutées de ne pas avoir la leur, qui n'étaient pas au courant du concert etc. C'est pas comme ci ça ne faisait pas deux mois qu'avec Matt on avait annoncé la date sur l'agenda myspace de Joining The Circus et qu'on avait diffusé des morceaux de Jimmy Eat World en soulignant que la Flèche d'Or c'était pas bien grand et qu'il faudrait peut être se magner pour prendre ses places... Dans l'aprèm je tombe néanmoins sur l'annonce d'un gars revendant la sienne (non surtaxée sinon il serait aller se faire mettre) et en bon prince, je me frappe un aller retour à la Gare Montparnasse, la récupérer pour une copine à qui je devais bien ça. Au final, au moment où on part en direction de la Flèche d'Or avec Matt et Karine (ma belle) je reçois un texto d'un pote me disant qu'il a une invit' en rab... Et le concert alors ? Assez déçu par Minus The Bear et pourtant j'aime beaucoup ce groupe. C'est vrai que le dernier album n'est pas terrible (ma copine trouve que cela ressemble à du Tears For Fears), les morceaux manquent d'efficacité, je trouve et ça pêchait vraiment en live. Tout était mou, aussi bien sur scène que dans le public. Bof bof. A ce moment je me demande si ce n'est pas l'effet Gainesville qui fait que je vais désormais trouver tous les concerts chiants, sans saveur et puis les Jimmy Eat World débarquent avec deux tubes d'entrée, "Bleed American" et "A praise chorus". Au début j'ai peur car la voix est chelou, avec des effets un peu bizarres mais ça ne dure que le temps d'une chanson. Ouf. Les gars envoient bien, ça chante dans le public, l'ambiance est plutôt bonne... Cool. Y a juste le bassiste qui a une mèche assez énervante mais il suffit de ne pas le regarder et se concentrer sur Jim Adkins, guitariste/chanteur qui fait du reste l'essentiel du show. C'est lui le plus actif sur scène, les autres étant plus discrets. Ils enchaînent des morceaux puisés dans toute leur discographie (setlist complète ici) mais pas tant que ça de "Clarity", leur chef d'oeuvre. Fuck! D'autant que vers les 2/3 du concert il y a un passage avec trois quatre morceaux assez mous, voire chiants. Ils auraient pu, à la place, faire "Lucky Denver mint" ou encore "Your new aesthetic" bordel ! Un petit "Goodbye sky Harbor" amputé pour finir (il faut dire que l'original fait 16 min) et il reviennent bien sûr pour le rappel. "23" dispensable car là aussi plutôt mou et "The middle" et "Sweetness", catchy et efficaces à souhait. C'est vraiment ce Jimmy Eat World là que je préfère, quand ils sortent la grosse machine de guerre power pop : bons riffs, quelques arpèges et des refrains qui tuent tout. Pas quand c'est trop chochotte, emo borderline. Bon, j'avoue, ça marche quand même avec moi mais à petite dose. Là le concert était cool dans l'ensemble mais avec une setlist différente, il aurait vraiment pu être mieux, génial même. Mais je ne regrette pas mes 13€50, tarif plus qu'honnête. Pas comme leurs tee shirts, 20 ou 25€ je crois, avec des visus dégueulasses en plus. Et ils n'avaient même pas de disques à vendre ! Merde alors, je croyais que c'était un groupe de musique...
Le lendemain (samedi) j'ai de nouveau rendez vous avec Matt et la culture, pour une session théâtre au Point Virgule. C'est le nouveau spectacle de Thomas VDB qu'on va voir, pour une de ses premières représentations. Il est en rodage pour l'instant. J'avais vraiment aimé le précédent, sur le rock (et même le "rock quoi") et son vécu en tant que journaliste musical et j'étais impatient de voir comment il allait se renouveler. Cette fois le thème principal n'est pas le rock, même s'il n'est jamais bien loin et qu'il ne perd pas une occasion pour parler de Queen ou Johnny. Non, le nouveau spectacle "Presque célèbre" parle de ses expériences personnelles suite à sa nouvelle petite notoriété. Durant les dix premières minutes, j'ai trouvé les transitions entre les anecdotes vraiment "lourdes", abruptes. On passe du coq à l'âne sans réel fil conducteur mais après ça s'arrange et on ne voit plus le temps passer. C'est toujours hyper drôle et tu te tapes durant les 45 mins (ou 1h, je ne sais plus combien de temps ça a duré) des bonnes barres de sourires, voire de rires. Je pense que je retournerai le voir courant 2011. Il m'a bien donné envie en tout cas.
Le lendemain (dimanche donc si vous suivez), avec Karine on voulait aller voir l'expo photo de Larry Clark au Musée d'Art Moderne, qui a tant défrayé la chronique avec les photos d'adolescents à poil. On se pointe devant vers 15h30-16h et là qu'est ce qu'on voit? Une queue d'environ 150m. Faut dire que l'expo Basquiat est au même endroit et que les deux font un bon petit buzz en ce moment. Vu qu'il pleut, qu'on risque de ne pas pouvoir rentrer ou au pire d'être speedés pour contempler l'expo on décide d'abandonner les places gratuites grâce à Télérama et de revenir une autre fois (l'expo ne coûte que 5-6€). Du coup je me fais "traîner" mais de mon plein gré dans les grands magasins (galeries Lafayette, Printemps). Un samedi après-midi, je vous laisse imaginer la foule. Je tiens une bonne heure grâce aux excellents macarons Ladurée (un régal!) et après un dernier tour dans les boutiques Maje, Sandro, Les Petites etc. on rentre tranquille à l'appart, se préparer un bon petit plat pour le soir.
Fin du weekend. Bonsoir.

disques écoutés en rédigeant ce post : RVIVR "Rvivr" LP & SPANISH GAMBLE "It's all coming down" cd

Thursday, November 11, 2010

I ♥ to Fest

Comment que c'était trop bien !!! The Fest à Gainesville et plus généralement la semaine passée en Floride, c'était juste parfait ! Le programme journalier : petit déj et piscine à l'hôtel, burgers, bières et concerts punk rock à gogo. Le tout en short / tee shirt car il faisait environ 30°. Le rêve américain quoi !

Alors ok, Le Fest se déroule sur trois jours mais comme les groupes viennent d'un peu partout des USA (voire du monde) et bien il y a aussi des pré Fest, des pré pré Fest et des post Fest dans le coin (Orlando, Tampa, Gainesville). Du coup, même si c'est évidemment impossible de voir tous les groupes qui te branchent sur les trois jours, il y a quand même moyen d'en voire un max avant, pendant et après si tu es motivé. Et on l'était, ça va sans dire ! Au final j'ai compté, j'en ai vu soixante quatre de groupes, en six jours !! Bon, des fois j'ai vu que deux ou trois morceaux mais cela suffisait à se faire une idée. On a même fait un house afternoon BBQ show, qui comme son nom l'indique, se déroulait l'après midi, dans l'arrière cour de la barraque d'un gars (à Tampa) et comme si cela ne suffisait pas à notre bonheur et bien le gars envoyait des grands steaks et des grandes saucisses sur le barbeuk. Quand je lui ai demandé comment on faisait pour la bouffe, il m'a répondu "bah tu fais comme chez toi, tu te sers mec !" Yes ! Fallait pas me le dire deux fois et puis tout était si bien organisé, avec les sachets de buns, les tomates pré-tranchées, les oignons et la salade découpés. Bim, je m'en suis enfilés trois, sans oublier de laisser quelques billets verts. In hot dog we trust...

Je ramène donc un paquet de bons souvenirs, quelques photos et beaucoup de disques (une trentaine tous formats confondus : cd, lp, 7"). Ah oui et bien sûr j'y retourne l'année prochaine! L'ambiance des concerts était vraiment folle, avec toujours une bonne moitié des gens présents qui chantaient, levaient le poing, le tout dans des bars/salles tous proches les uns des autres (15 min max à pieds) et pouvant accueillir de 80 à presque 1000 personnes pour The Venue.
Top 4 des meilleurs concerts :
IRON CHIC @ Wayward Council (Gainesville)
MIXTAPES @ Rum Rummers (Gainesville)
The RIOT BEFORE @ Common Grounds (Gainesville)
TEENAGE BOTTLEROCKET @ The Venue (Gainesville)
Mais d'hyper cool il y a aussi eu The Sainte Catherines, The Arteries, Banner Pilot, Dead To Me, Dear Landlord, Dirty Tactics, Spanish Gamble, Frank Turner, Young Livers, Planes Mistaken For Stars, Bridge And Tunnel, Worn In Red, Valient Thorr, The Bomb, Dan Padilla, Nothington, Sister Kisser, The Anchor, Arms Aloft...
Il me faudrait des heures pour tout raconter mais j'ai pris des notes tous les jours (25 pages) et je vais essayer de me sortir les doigts du fion pour mettre ça sur papier. L'avantage par rapport à mes autres tentatives avortées de fanzines, c'est que c'est relativement intemporel donc je ne trouverai pas ce que j'ai écrit obsolète 3-4 mois après et puis le sujet n'a encore jamais vraiment été abordé, à part un report sur le webzine Metalorgie, dont j'ai rencontré l'auteur, présent encore cette année. Il m'a branché car je portais un teesh Second Rate, héhé. Bref, je ne risque pas de me dire "non mais ce que j'ai écrit c'est nul par rapport à ça ou à ça" ou alors "ça ressemble vraiment trop à ça". Sauf que Frank veut sortir un fanzine Slow Death spécial No Idea (putain de bonne idée!) alors faut que je me magne de faire mon truc de mon côté un peu différent, genre spécial Fest... Ok, c'est pas super différent mais ça peut être cool d'avoir deux visions du truc. Sinon avec Frank justement, on doit faire une émission radio pour parler de cette semaine de vacances punk rock. Ca peut vous donner un avant gout. Le podcast sera en ligne courant de la semaine prochaine. Stay tuned. L'adresse c'est toujours la même : http://joiningthecircus.podomatic.com

disque écouté en rédigeant ce post : The RIOT BEFORE "Rebellion" LP

Tuesday, October 26, 2010

THE Fest !


This is it. Ca y est, on y est presque. Il est 1h35, j'ai réglé mes dernières petites affaires. Bon, y a encore quelques mails qui traînent mais ma valise est prête et demain matin j'ai RDV à 7h50, Gare du Nord sur le quai du rer B pour tracer à l'aéroport et direction la Floride pour huit jours, Miami puis Gainesville et THE FEST, Le festoche du label No Idea Records. Y a environ 150 groupes punk rock que j'adore qui y jouent donc c'est sûr qu'on ne pourra pas tout voir mais ça va être terrible. Si j'arrive à partir car cet après midi j'ai eu un petit coup de flip/stress avec ces histoires de passeports biométriques, électroniques... mais ça va le faire ! Je raconterai ça plus en détail à la radio avec une émission spéciale, où j'inviterai bien mes comparses de colo punk rock ; Frank Frejnik, Till GxP et Baptiste. J'en parlerai aussi sûrement ici et ça serait peut être une bonne occasion pour faire un fanzine. Enfin !

Monday, October 25, 2010

Can't wait for this party


Ah ça, c'est clair que je l'attendais cette soirée ! C'était prévu à la base au Tunnel, puis au Chiquito, le nouveau CBGB parisien (ça change tous les ans) pour être ensuite déplacé au Café de Paris, suite au débarquement de la police au Chiquito dimanche dernier, lors du concert de Sonic Boom 6, décrétant que la salle n'était pas aux normes. Tu m'étonnes ! Fallait pas être trop déchiré quand tu descendais dans la cave, par l'escalier en colimaçon plus que raide... mais il faut néanmoins que ce genre de lieu existe pour que la scène puisse pérenniser, enfin survivre. Café de Paris donc pour ce dimanche, même type d'endroit, un poil plus grand et "classe" (le demi est du reste 0,50€ plus cher) et environ 95 confirmations de participations sur facebook. Wahou. En partant de chez moi, j'espère sincèrement que tous ne vont pas venir sinon ça va vite être invivable en bas. Première surprise, on fait la queue dans les escaliers pour payer et accéder au sous sol. C'est BRUNO RAVI qui débute, classiquement avec "The honest lie", "Pass the day" et "Blue screen". Je trouve que la sono est réglée un peu trop fort, aussi bien la gratte que la voix mais ça le fait. Ca le fait toujours avec lui de toutes façons. Il annonce alors que, comme il joue avec Can't Bear This Party, il a des chansons avec quelques samples Fruity Loops, issus de son i-phone. Premier morceau qui parle des gens qui n'ont toujours pas passé leur test de QI. Un peu bizarre au début ces samples et puis finalement ça passe tout seul. Il y a toujours ces putains de mélodies et cette voix... Le deuxième me fait un peu penser à du Blink-182 du dernier album (les morceaux bien, pas les chiants), hyper efficace. Davantage que le troisième, à base de "oh oh oh oh", que je trouve beaucoup trop simple. Il finit ensuite avec le titre de Ravi "Up & around", mixé avec la rythmique de "Close to me" des Cure. Cool et ingénieux même si j'aime trop ce morceau pour ne pas préférer la version épurée ; gratte plus voix. Pause boissons et discute avec Frank Frejnik et Gregory Smets, Lillois de passage dans la capitale. On traîne un peu trop ce qui fait qu'on rate une bonne partie du concert de CROSSING THE RUBICON. C'est con, j'aime bien ce groupe, les The Bronx français. On voit les quatre derniers morceaux et pas de doutes, ce sont vraiment d'excellents musiciens, tous. Et c'est peut être ça le problème. Ils en mettent partout. Ma première impression est que les nouveaux morceaux ressemblent plus à de la démonstration technique qu'autre chose. Ca manque de fougue, c'est plus lent, plus lourd, il n'y a plus vraiment le côté r'n'r et chaotique du début, même si Alexandru, le chanteur, n'est pas le dernier pour traverser la foule, hurler, gesticuler... A revoir pour se faire une idée plus précise. Vient alors le tour de CAN'T BEAR THIS PARTY. J'avais beaucoup aimé la première démo et l'album sorti il y a quelques mois tourne en boucle chez moi. Tiens, au passage je glisse la chronique que j'ai faite pour le Tafeur.
"Premier album pour ces petits gars du Sud Est, issus de formations diverses (Freygolo, Chasing Paperboy, Smelly Socks) et pourtant on jurerait qu’ils viennent des States. Gros son, compos énormes, bonne maîtrise technique… paye ta claque !! Du happy hxc que ça s’appelle. Pour ça il faut prendre une bonne dose de punk rock, quelques mosh parts et coups de double pédale, des mélodies à gogo, un clavier (deux me souffle-t-on), beaucoup de fun et bim, le cocktail détonant pour enflammer n’importe quelle soirée. Les Français vont mal et bien l’écoute de ce disque c’est le smile assuré, le truc qui te fait oublier tout le reste. La bande son des prochaines manifs ? Fight for your right, it’s time to party !"
Et en concert alors? C'est juste fou... Dès les premières secondes la salle était complètement retournée, les gens chantaient, bougeaient dans tous les sens, dansaient, slammaient. J'avais rarement, pour ne pas dire jamais vu ça dans un concert, parisien qui plus est. L'hallu ! Et le son était nickel, toutes les parties jouées au poil (pas une note ratée, pas un break à côté...), le tout dans une ambiance survoltée mais hyper fun. Bon, non, j'avoue j'ai une ou deux fois eu envie de balancer un pain à des mecs qui moshaient un peu trop près de moi, sans se soucier un seul instant s'ils allaient me balancer leur poing dans la figure ou non, ou d'autres qui slammaient n'importe comment. Mais rien de tout ça n'est arrivé et au final c'était quand même super bonnard. Le pied. Vivement qu'ils repassent dans le coin.

disque écouté en écrivant ce post : DIRTY FONZY "Underground city" cd

Sunday, October 24, 2010

Kaboom


Hier, dernière soirée avant un bail avec ma princesse, puisqu'elle mettait les voiles ce matin pour Chicago et moi c'est mardi que je m'envole pour Miami et plus précisément THE Fest à Gainesville. Ca la branchait d'aller au cinéma et pourquoi pas voir The Social Network de David Fincher, le film sur facebook. Banco pour moi. On se donne rendez vous au UGC des Halles à 19h15 (la séance étant à 19h45). Bon, quand on arrive c'est déjà complet. F*ck. Qu'est ce qu'on va donc pouvoir voir à la place. Non, pas les Petits Mouchoirs... Ah, tiens, il y a Kaboom de Gregg Araki. J'ai encore jamais eu l'occas' de voir un de ses films mais j'en ai souvent entendu parler et en bien en général (The Doom Generation, Nowhere). Je ne suis que vaguement l'actu ciné, à mon grand regret car trop occupé par d'autres choses, du coup je ne sais pas vraiment de quoi parle le film. Vus le réalisateur et l'affiche, j'imagine que ça tourne autour d'étudiants et que ca traite davantage de la jeunesse trash et décadente à la Bret Easton Ellis et les Lois de l'Attraction que celle plan plan d'American Pie. La séance est à 20h35 alors on se fait un petit resto rapidos dans le coin avant, Le Paradis du Fruit, Rue Saint Honoré dans le 1er. Vachement bon. Paradis Terrestre à base de Pita saumon fumé, fromage frais, aneth, Guacamole, Houmous plus Coleshaw et sauce Tzatziki pour mademoiselle et Mamasköl pour moi ; marmite de curry de poulet à la vanille, ananas, raisins secs, pommes accompagnée de riz exotique. Mets très fins, assez copieux, service rapide et souriant, 13€ chacun, on reviendra. Kaboom donc. Le héros, Smith est un jeune étudiant, à l'aube de ses 19 ans et à l'orientation sexuelle encore non définie. Il fantasme sur Thor, son surfeur blond de colloc mais n'en couche pas moins avec la jolie London dans les toilettes lors d'une soirée, tandis que Stella, sa meilleure amie part avec Lorelei. Et puis tout bascule. Il est témoin de l'assassinat d'une rouquine, à laquelle il rêve sans arrêt, par des hommes avec des masques d'animaux. Mais est-ce réel ou bien juste un bad trip suite à l'ingestion de space cookies? Voilà le point de départ d'un truc qui part complètement en couilles (et en nibards aussi, beaucoup!). C'est zarbi, drôle, les dialogues sont croustillants, incisifs et par moments ça m'a fait penser à Et mec elle est où ma caisse? pour le côté "futuriste". On se demande où ça va, comment le réalisateur va retomber sur ses pattes et mine de rien il y arrive. A la fin tout a un semblant de logique. Et la fin alors... Quelle fin !! Mais j'en dis pas plus.

Sunday, October 10, 2010

Name dropping

C'est un bon petit weekend qui s'achève là, rempli comme il faut. Ma copine était en vadrouille alors fallait bien que je m'occupe et tout s'est goupillé au poil. Matinée tranquille vendredi au collège (ils sont mignons les 6ème) puis je rentre chez moi et écris un peu trop rapidement mes dernières chroniques pour le prochain Tafeur. La deadline c'était lundi et j'ai reçu un mail de relance, tirant jusqu'à vendredi. Ouf. La veille j'ai fait le dernier Uncommon Men From Mars et Can't Bear This Party et là je me tape les derniers Superchunk (excellent) et Bad Religion. Je suis souvent trop perfectionniste et je passe des plombes à reformuler, retoucher, retourner certaines phrases... Tout ça pour ça ?! ai-je quand même parfois tendance à me dire. D'autant qu'avec 500 signes max par chroniques, soit 3-4 phrases, c'est assez limité. Bref. Je torche ça, mange en matant les vidéos de Nasty Samy et Erin, actuellement en road trip de 6 mois aux USA. J'en avais un paquet en retard et je me suis bien poilé sur certaines. Notamment celle là (clique) ! Qu'on ne vienne pas me dire que ce mec n'a pas d'humour. Entre les sujets relatifs au sport, à l'histoire/géo des différents Etats, à la zik (mixage de morceaux de Teenage Renagade, pélerinage à la boutique Häagen-Dazs où bossait Henri Rollins à Washington etc.), ça fait bien envie. Dans deux semaines et demi ça sera à mon tour de fouler la terre promise ; Gainesville, Floridaaa! Puis je reçois deux textos, un d'un pote de Marseille qui est là ce weekend et me propose de le rejoindre prendre un café sur les Champs-Elysées et l'autre de Frank F. m'annonçant que Gwardeath et Mickson sont dans les parages et qu'ils vont boire des coups au Houla Oups à 19h. Nickel. Je trace sur les Champs retrouver mon pote et me perds un peu au passage dans les correspondances métro (j'y mets jamais les pieds d'habitude dans ce coin). Comme il fait super chaud on décide de se mettre en terrasse. Quand on voit les prix et surtout la queue que font les gens en attendant d'être placés on finit par échouer au Quick. Soleil en pleine face, c'est parfait, on y reste bien 2-3h à discuter de tout et de rien, du bon vieux temps, des filles (il vient de se faire plaquer après 9 ans). La fin d'aprèm arrive et on prend congé l'un de l'autre. Retour à l'appart, internet et direction le Houla Oups, à 150m de chez moi. Sur le chemin je croise Loïc d'X-Or / Abject Object et un autre gars dont la tête me dit quelque chose. Ils sortent du Pied de Biche, petite boutique sympa qui a ouvert il y a quelques mois, spécialisée dans les comics underground (Dan Clowes...), la littérature rock, les affiches sérigraphiées, ce genre de choses. Il y a du monde devant, il doit y avoir un truc. Loïc a soif et son pote faim. Quand je leur dis où je vais et qui je rejoins, ils m'accompagnent. Dans le bar en plus des personnes prévues il y a Greg et Agnès Réju et on sera ensuite rejoint par Steph Rad Party. En gros c'est le rassemblement d'une grosse partie de la dream team punk rawk hexagonale. Mickson et Gwardeath ont enfin mis un terme au split zine qu'ils avaient prévu de sortir depuis environ 3 ans et c'est presque une sorte de release party sauf qu'ils n'en ont pas pris avec eux ce soir. Dommage mais c'est pas ça qui nous empêche de boire des pintes, surtout à 3€50 pendant l'happy hour. Au fil des discussions, je me rends compte que le gars qui accompagne Loïc, c'est Camille de Semi-Playback, ancien batteur de Dirty Fonzy et nouveau batteur d'Unlogistic. On trace ensuite au Pied de Biche, pour assister au concert de Swancrash (one man band de Toulouse). Bon en fait c'est juste un prétexte pour bouger, prendre l'air et boire des cannettes sur le trottoir (achetées à la supérette d'à côté ou ramenées de chez moi après une pause pipi-changement de statut facebook). Blah blah blah Rocksound blah blah blah Can't Bear This Party blah blah blah le disque d'or d'Indochine revendu sur ebay blah blah blah Fall Out Boy blah blah blah The Fest blah blah blah Till et GxP. Ah, non, là on était retourné au Houla Oups. Tiens, Daniel Darc. Qu'est ce qu'il fout là? Il est tout petit, voûté, si on ne me l'avait pas dit je ne l'aurai sûrement pas reconnu. Les sujets défilent, les pintes de bière aussi. Y a un gars qui discute avec nous, frère d'untel de Beckfords, qui a l'air plutôt gentil, sauf qu'il est un peu trop sûr de lui et de ses convictions, musicales en l'occurrence et qu'il la ramène pas mal, l'alcool aidant. Et là, pour une des premières fois, je vois Frank s'emporter, lui qui d'habitude est comme moi plutôt réservé, surtout avec des personnes qu'on ne connait pas. "S'emporter" c'est peut être un bien grand mot car il n'y a pas d'agressivité mais par contre beaucoup de passion dans la discussion. Et le tout pour des trucs à la con, sauf que pour certains la musique c'est sacré, surtout à une heure avancée avec pas mal de bières dans le gosier. En gros l'autre ne jure que par Sleepers et Frank lui rétorque que c'est juste une copie d'Unsane et ainsi de suite sur tel groupe de metal qui est "de la merde" pour Frank, tout comme Mogwaï est chiant sur disque... Je suis ça sur le côté, plutôt amusé. Et puis il se fait tard, d'ailleurs Mickson a déjà déserté les lieux alors on sonne le rassemblement général et rentrons chacun chez soi, bien entamés. Enfin pour ma part c'est certain. D'ailleurs le lendemain matin j'ai une petite barre sur le front et la bouche pâteuse.
Là aussi la journée du samedi est bien remplie. L'après midi c'est direction Champigny sur Marne pour la JIMI (journée d'initiative des musiques indépendantes) dans le cadre du festival de Marne. C'est Cu! de Kicking Records qui m'a branché là dessus et m'a mis une invit'. Oui, sinon c'est 12€ car il y a aussi des concerts. Sauf que là je ne suis pas venu pour ça parce que les Ramoneurs de Menhirs, du punk rock celtique à bignou, non merci ! RER A, bus 208 et j'arrive sur le site, une maison culturelle reconvertie en stands d'exposants (une cinquantaine ; labels, tourneurs, radios, assos, réseaux de salles de spectacles...) salles de débats et de concerts. Cu! laisse son stand à Thibault, son stagiaire et on va faire un tour, boire un coup (bière pour lui et café pour moi). L'initiative est plutôt sympa, de regrouper ainsi tout un tas d'activistes et Till (GxP) me disait que ça pourrait être cool de faire un truc dans le genre mais encore plus orienté punk rock. Parce que là il y a de tout. Rien qu'à côté du stand Kicking, je reconnais Pierrot, chanteur du groupe ska festif Stevo's Teen de Montpellier, qui est là en temps que tourneur et on entend les 100 Grammes de Tête qui passent sur son laptop, au grand désespoir de mes amis punkrockeurs. Autre scène marrante, un mec (musicien) qui vient au stand Crash Disques demander quel est le style du label.
- "Punk rock !"
- "Ok mais un peu tous les styles quand même...?"
- "Punk rock !"
- "Non mais vous faites un peu tous les styles...?"
- "Punk rock !!"
Dialogue surréaliste... En traînant autour des stands, je me rends compte qu'il y a peu de particuliers, de curieux. Quasiment tous sont là car ils ont leur groupe à "vendre". Moi non, je vais même acheter un cd dans la distro Gestalt. A chaque fois que je le vois, j'ai des sueurs froides, je sais que je vais dépenser des thunes. Faut dire qu'il a une belle collection de cds, LPs, bouquins, fanzines et le tout à des prix défiants toute concurrence ! J'ai failli repartir avec le LP gatefold de Randy "You can't keep a good band down" ou le Propagandhi "Today's empires, tomorrow's ashes" à moins de 10€ mais je les ai déjà en cd (une prochaine fois peut être) alors je jette mon dévolu sur le Polar Bear Club "Sometimes things just disappear". 18h passées, il est temps de rentrer sur Paris. Avant, Cu! me montre un truc inédit, en avant première. C'est la thèse en socio d'un mec, qui l'a faite sur les Flying Donuts. Il m'avait contacté sous leur initiative pour me poser quelques questions et Cu! m'annonce que les Flying m'ont désigné comme une des onze personnes déterminantes dans leur évolution (que ce soit au niveau de l'aide apportée au groupe ou du côté relationnel). Wahou!! J'ai un petit sourire gêné, mon égo est plus que flatté même si je ne pense pas vraiment mériter cette attention. C'est vrai, quand j'ai connu personnellement les Flying, c'était en 2006 et leur réputation n'était plus à faire. J'ai eu beau en parler et en passer plein de fois à la radio, organiser deux de leur concerts sur Montpellier, je ne pense pas avoir contribué à booster leur "carrière". Après, humainement c'est autre chose. C'est vrai que ce sont des gars que j'apprécie énormément pour ce qu'ils sont, ce qu'ils font et c'est peut être le groupe que j'ai vu dans le plus de villes différentes (Montpellier, Avignon, Paris, Bressuires, Lyon, Besançon, Coursan, Chelles). En tout cas très honoré qu'ils aient pensé à moi. Pendant le trajet retour je termine "Rock'n'roll psychose", le dernier roman de Thierry Tuborg. Il se lit plutôt bien même si je ferai quelques remarques. Déjà il y a beaucoup trop de name dropping, qui alourdissent parfois la narration. Je pense à un passage en particulier, où il évoque la tournée des café-concerts d'un groupe, en énumérant les différents lieux, les différents acteurs de la scène (organisateurs, groupes). C'est sympa car ancré dans une certaine réalité et que ce sont pour la plupart des endroits ou personnes qui me sont familiers mais par moments c'est un peu too much. A l'opposé, je trouve qu'il ne met pas assez l'accent sur le côté "psychotique" du héros de l'histoire. Enfin, après avoir lu de lui "L'Affaire Sotomayor" et "Les Ecrivains en costard-cravatte" (mon préféré), j'ai l'impression que ses livres tournent toujours un peu autour du même thème ; un meurtre et un narrateur avec un point de vue quasi autobiographique, écrivain indépendant (voire même ancien chanteur de groupe de rock) aux prises avec le monde de l'édition ou du spectacle un peu pourri... Ce sont davantage des critiques que des remarques mais j'ai quand même lu le livre avec beaucoup d'intérêt et d'empressement, sans toutefois me faire avoir par le twist final car dès lors qu'on m'avait dit qu'à la fin il y avait un renversement, ma lecture était orientée par cette indication et j'ai vu le truc venir...
A peine le temps de rentrer, grignoter un morceau que je traçais à Oberkampf car il y avait à l'International, Johnny Boy (post punk - new wave de Tours), qui fêtaient la release party de leur maxi 45t et avaient invité Servo (rock noisy de Montpellier/Paris) pour l'occasion. J'ai oublié de préciser que j'ai des galères de chargeur de portable. En fait j'en ai plus et taxe quand je peux celui de ma copine sauf qu'elle n'était pas là du weekend. Du coup j'avais quasiment plus de batterie dès le samedi aprèm et ça a failli me niquer la soirée car je me suis perdu pour trouver l'International. J'étais persuadé que c'était rue Oberkampf donc j'arrive au métro Ménilmontant, je descends la rue en cherchant l'enseigne du bar et j'arrive en bas de la rue sans avoir rien trouvé. La loose. J'allume mon portable et utilisant le peu de batterie qu'il me reste j'envoie un texto à Frank (qui devait venir avec Mickson) pour lui demander l'adresse. Il me répond, je vois son indication "rue Morlet" et bim, mon portable se coupe. Je lève les yeux et perpendiculaire à la Rue Oberkampf, tout près de la station Ménilmontant qu'est ce que je vois : la rue Morlet! Yeah. Ouf. Frank est sorti à ma rescousse (n'ayons pas peur des mots) ensuite rejoins par Mickson, Steph Rad Party et une amie qui était avec nous hier. D'après Mickson c'est un vrai rade de "hipsters" et comme les concerts ne sont pas encore prêts de commencer, on va boire un coup dans le bar d'en face. On est les seuls clients, on commande nos mousses tranquille. Au bout d'un moment on retourne à l'International car les Servo ne vont pas tarder à jouer. Je les connais bien pour les avoir vus un paquet de fois à Montpellier et aussi un peu sur Paris. Juste avant, Léo (guitare/chant) me dit qu'ils ont un album sous le bras mais comme Crash Disques (leur label) ne veut pas sortir de vinyl et que eux, c'est ce qu'ils souhaitent, ils vont faire une série de concerts pour trouver des thunes et le financer eux-mêmes. Il rajoute qu'ils vendent de toutes façons bien plus sur la route que dans les réseaux de distribution type Fnac etc. Début du concert et ils envoient plein de nouvelles chansons à la suite. Perso je suis un peu surpris. J'accroche pas vraiment. Rien ne ressort, il manque quelque chose je trouve. La deuxième partie du set me plaît davantage, avec des morceaux issus de leurs trois derniers albums. Puis il va y avoir quelques couilles techniques (jack débranché, volume trop fort, puis pas assez) qui nuisent à leur prestation. Ajoutez à cela un public un peu bizarre, qui passe du mutisme total à un pogo limite violent (car pas maîtrisé). Il faut dire qu'il n'y a jamais de véritables groupes rock dans cette salle. La prog c'est que de l'électro (dj) ou des groupes de coiffeurs qui essaient de passer dans les Inrocks ou Rock'n'Folk... Du coup, là, certains retrouvent une sorte de fureur adolescente, insouciante et se déchaînent n'importe comment. Le personnel de la salle aussi est un peu dépassé, notamment le videur qui en plein morceau vient voir Léo et lui demande de remonter sur scène. Oui, ce dernier a eu le malheur de descendre et jouer de sa gratte dans la "fosse" et apparemment, à l'International ça ne se fait pas. Au début il ne comprend pas trop ce que lui dit le gars et quand il comprend il hallucine. Arno, le bassiste vient alors lui aussi voir de quoi il retourne et faisant son "punk" se met également à jouer dans la fosse. Le videur reste un peu ahuri, entre les deux, puis abandonne et retourne se poster sur le côté. On le verra réapparaître un peu après, quand il se mettra devant la scène, toujours en plein milieu d'une chanson, pour demander aux gens de se calmer, de pogotter tranquillement. Hé! Oh! On est où là?! Le concert se termine lui aussi un peu bizarrement, sous un déluge de larsens et de slams du batteur (Ravi, qui faisait à priori son dernier concert avec Servo) et ça dure facile 5-10 mins. Ca ne veut pas s'arrêter quoi et c'est beaucoup trop long. Impression plus que mitigée donc, pour ce concert. Il en va de même pour mes compagnons de soirée, certains étant même beaucoup moins mitigés que moi... La suite c'est Johnny Boy. Je ne les ai encore jamais vus. Ca aurait pu arriver lors des dernières Maroq'n'roll où ils étaient présents et moi aussi mais j'avais du les "snober" et rester à la terrasse de la Maroquinerie pendant qu'ils jouaient. Sauf que depuis l'année dernière, il se trouve que je connais le chanteur. Il est surveillant dans le collège où je bosse. J'étais allé lui parler parce qu'il arborait un badge Unlogistic sur sa veste, donc je m'étais dit qu'on avait sûrement des choses à se raconter. Effectivement. Bref, là il joue et il y a même quelques collègues de la vie scolaire qui sont présents (enfin présentes ; CPE, surveillantes). C'est un duo guitare/chant et le reste est envoyé en samples, par une machine. C'est plutôt sympa même si ça manque grave de puissance et de son (ah, mince, c'est vrai qu'il y a un limiteur dans la salle) et que c'est un peu maniéré au chant. C'est marrant quand tu le connais dans le cadre du boulot, plutôt sérieux, réservé et que là, sur scène, il semble presque habité... Musicalement ça me fait penser à des trucs sans que je parvienne à mettre des noms dessus, typés 80's. Mickson me souffle "Suicide" (le groupe hein!). Sûrement. Je connais de nom mais j'ai jamais écouté. Au bout de 5-6 morceaux il fait trop chaud et certains en ont marre alors on remonte. Coup de bol, je tombe sur un pote de Montpellier (prof d'EPS comme moi), qui habite à côté et à qui j'avais donné rendez vous. "Ca fait 3 fois que je t'appelle et que je tombe sur ton répondeur. J'allais partir là..." Oups. Quelques minutes à discuter dehors et puis il est mort de ses précédentes soirées et les autres veulent bouger. On échoue dans un autre bar quasi vide, on s'installe en terrasse, commande des demis (petits joueurs, ouaip, mais ça commence à faire beaucoup de bières en deux jours là). 1h et quelques, retour au bercail à pieds. Qu'est ce que c'est bon ce temps !
Le lendemain (dimanche), on s'est donné rendez-vous chez Frank et Vanessa à 13h pour regarder le film "Villemolle-81" avant que Mickson ne retourne à Lille. J'arrive à l'heure (un exploit pour moi mais faut dire que c'est à 5min à pieds) et reloose. Il faut un code d'entrée pour accéder au hall de l'immeuble, code qui est inscrit dans mon téléphone. Je poireaute 5 min devant, espérant que quelqu'un rentre ou sorte... Rien. Je suis bon pour retourner chez moi, envoyer un mail et attendre la réponse quand je vois la tête de Frank à la terrasse. Il se rappelait mes déboires et me guettait. C'est gentil ça. Séance cinéma donc. Le dvd de "Villemolle-81" vient de juste de sortir apparemment. C'est un petit film français, bricolé, à mi chemin entre Groland, Striptease, des films de zombies et l'esprit des bds des Requins Marteaux (à l'origine du projet). C'est l'histoire d'un village, Villemolle, dans le Tarn et de ses villageois plutôt pittoresques, en plein préparatifs d'une fête commémorative de la battaille de Villemolle (la faute d'orthographe est faite exprès hein) jusqu'à ce que des zombies débarquent. Faut suivre car il y a des gags qui fusent toutes les 15 secondes. C'est un humour loufoque, décalé et c'est vraiment vraiment drôle ! Mickson part, moi aussi, non sans avoir taxé à Frank le dvd de "Action Mutante", film espagnol de série Z de Alex De La Iglesia ("Le Jour de la Bête", "Le Crime farpait"). Je l'ai pris car il me semblait bien que dedans jouait Santiago Segura, à qui l'on doit la meilleure trilogie du septième art, j'ai nommé "Torrente". Faudra un jour que je vous parle de ce(s) film(s). Un must! Sans être de la trempe de Torrente, Action Mutante était plutôt cool. "2012. Crétins et beaux gosses dominent le monde. Seuls les handicapés du groupe Action Mutante luttent pour en finir avec la société qui les marginalise. Décidés à frapper un grand coup, leur leader enlève la fille du millionnaire Orujo et réclame une rançon qui devra lui être remise sur la planète Axturias". Et bien sûr tout part en couilles... A la fin, 22h45, j'avais toujours pas envie de dormir alors je me suis mis "Festen", que je n'avais pas encore vu. Bien zarbis aussi les Danois, mais dans un tout autre registre, à base d'histoires familiales. Un repas d'anniversaire pour les 60 ans du padre où tout bascule (j'avais déjà utilisé "tout part en couilles" au dessus). That's all folks.

disques écoutés en rédigeant ce post : STETSON "Questions and sleepless nights" LP & DONOTS "Better days not included" cd

Thursday, September 23, 2010

Extra terrestre

Hier il y avait la réunion de rentrée de l'U.N.S.S. Tu sais, le truc qui permettait de faire du sport au collège entre midi et deux et également le mercredi après midi avec les compèts contre d'autres bahuts... Y en a certains à qui ça doit rappeler des bons souvenirs (j'espère), c'est mon cas et d'autres à qui ça passe complètement au dessus. Bref. J'ai toujours été considéré comme un "extra terrestre", pour reprendre le terme d'un de mes meilleurs potes, à la fac mais surtout à l'IUFM, les années où je préparais le concours pour être prof d'EPS. Ils avaient vraiment du mal à comprendre pourquoi je consacrais autant de temps et d'argent dans la musique, à voir autant de concerts, à partir en tournée en tant que roadie et tout ça sans même avoir de groupe ! Ca les intriguait et les amusait également. Rentrée donc de l'U.N.S.S hier midi, prétexte à retrouver quelques collègues, boire un petit apéro et manger un bout. Rien d'exceptionnel hein, c'est plutôt ambiance cantine scolaire. Et là, à table, un copain avec qui j'étais à Montpellier me présente à d'autres comme le "Philippe Manœuvre du punk rock underground, connu nationalement!". Je ne me reconnais bien sûr nullement dans cette appellation mais ça m'a fait sourire. Il faut dire qu'il avait une bonne anecdote à leur raconter pour étayer ses propos. Deux trois ans auparavant, il était animateur sportif dans une colo, l'été, avec des ados. Il devait porter un tee shirt avec une inscription "punk rock" dessus, le genre de truc à la mode, acheté chez H&M ou autre et un jeune vient le voir en lui demandant s'il s'y connait en punkrock. Il lui répond que non, pas vraiment mais qu'il a un copain qui lui par contre s'y connait très bien, anime une émission de radio etc. Le jeune lui demande comment s'appelle son copain et il lui répond "Guillaume." L'autre lui fait : "Guillaume Circus?!" et mon pote lui répond "oui oui!". Je ne sais pas lequel des deux était le plus surpris. Peut être le jeune (qui est donc un fidèle auditeur des podcasts) quand il a appris que j'étais dans la vrai vie prof de sport en collège. "Noooooon! C'est pas vrai?!" Si si... Les deux étaient sur le cul et moi aussi quand il me l'a raconté.
Un peu dans le même genre, lundi après midi dans le gymnase où je travaille, je croise un autre prof, qui fait cours avec les élèves du primaire. Il regarde mon tee shirt et me demande : "Fu Manchu. Tu fais du kung fu?" Euh non non. Comment t'expliquer...? Hum, laisse tomber. La situation inverse peut aussi arriver. D'ailleurs le lendemain midi, mardi donc, je pars bosser et sur qui je tombe juste avant de prendre le métro : les Fat Beavers (groupe punk rock parisien) au grand complet! Tout ça en basket, survêt et petit polo rose UNSS justement. Bonjour la street punk crédibilité après ça. Je n'ai encore jamais assisté à un concert en jogging, je rentre toujours me changer avant. Jusqu'à présent j'ai toujours eu le temps. Je croise juste les doigts que ça ne tombe pas un mardi dans un bar qui début tôt car le mardi je termine à 19h...

disque écouté en écrivant ce post : HELSINKI SEVEN "Helsinki Seven" cd

Monday, September 20, 2010

Count on me, count me in !

Cet été j'ai reçu un mail de Till GxP, mail qu'il avait envoyé à plusieurs activistes de la scène punkrock parmi ses connaissances. Il veut faire un zine sur les groupes Guerilla Asso et souhaitait des interviews des groupes ayant sortis des disques cette année : Dead Pop Club, Mon Autre Groupe, Twisted Minds, Nichiel's, Vulgaires Machins, Can't Bear This Party, Les Rasoirs Electriques, Maladroit, Brixton Robbers. Bon, normalement je n'ai oublié personne. Il attendait de nous qu'on choisisse ceux qui nous branchaient le plus et qu'on leur envoie nos questions. Comme ce mail a été envoyé pendant la période où j'étais en vacances dans le Lubéron puis Marseille, dix jours en tout sans internet, quand j'en ai pris connaissance avec les 156 autres qui remplissaient ma messagerie (j'ai encore quelques réponses de mails en retard à ce propos) et bien tout avait déjà été choisi. Non, c'est vrai, il restait les Canadiens de Brixton Robbers mais j'ai poliment décliné. Et c'est peut être pas plus mal car quand je vois le temps qu'il m'a fallu pour faire le report de Rock En Seine, me rajouter un truc du genre en plus ça n'aurait sûrement pas été une bonne idée. Là Till m'a relancé en me demandant, comme je n'avais pas pu participer au zine, si ça me branchait de faire la relecture / correction orthographique du tout. Il avait déjà fait appel à ce genre de service pour le 45t de Guerilla Poubelle avec Forest. Si pour certains c'est une véritable sinécure (c'est pas faux, comme dirait Perceval) et bien moi j'y prends presque du plaisir. Je ne sais pas d'où ça vient ; mes parents instits, les nombreux livres que j'ai dévorés de 6 à 17 ans (après je me suis un peu calmé) mais filez moi un truc à lire, le premier truc qui me frappe ce sont les fautes d'orthographe et de grammaire. Et je ne parle même pas de la syntaxe... Bref, je vais essayer de lui faire ça rapidos. Je voulais le faire ce weekend mais j'ai été pris par le report de Rock En Seine, puis je voulais le faire cet aprèm pendant que j'attendais au lavomatic mais je me suis rendu compte que j'avais oublié d'imprimer les 15 pages au collège alors je vais tâcher de faire ça demain matin pendant ma pause de 10h à 12h. Promis. Il me faut quelques exemples concrets pour que je remonte un peu dans mon estime, que je puisse me dire qu'on peut compter sur moi...

disque écouté en écrivant ce post : The ARTERIES "Dead sea" mp3

Sunday, September 19, 2010

What ze fuck?

C'est fou dans quels états, dans quelles situations l'être humain en général est capable parfois de se fourrer et moi aussi en particulier. J'avais vu que Blink 182 et Cypress Hill jouaient le même soir au festival Rock en Seine, fin août à Paris, avec en plus Minus The Bear et d'autres trucs donc je comptais prendre ma place (45€). J'avais hésité avec un pass 3 jours (99€) mais le dimanche, rien ne m'intéressait et le samedi, à part Queens Of The Stone Age et Jello Biafra ce n'était pas vraiment folichon. Et puis j'ai eu l'idée de demander à Frank F. Avec ses contacts il pouvait peut être me dégotter une invit' pour le vendredi, voire carrément un pass. Aussitôt dit, aussitôt fait c'était dans la poche. Bon, il fallait envoyer une photo et le pass serait à son nom à lui mais j'avais un pass VIP Médias pour les trois jours de festival. Cool. En échange le deal était simple, il fallait que je rédige un report pour Addictif. Et bien là je viens tout juste de passer trois semaines à galérer sur ce report. Je ne sais pas pourquoi... Déjà j'ai eu énormément de mal à me mettre dessus, pour démarrer. Genre il m'a fallu une semaine à dix jours pour commencer à écrire une intro et le début de la première journée. Puis après je m'y suis repris à 3 ou 4 fois pour le terminer. Enfin 3 ou 4 fois où j'ai écrit quelque chose sur les dix fois où j'ai eu l'intention de tenter de m'y mettre. Pire que les rédacs de français ou les dissert' de philo, qu'on me réclamait au lycée, que je terminais le dimanche soir, tard ou même le lundi matin dans le bus. Pourtant, si ce n'était pas forcément le cas à l'époque, maintenant j'aime écrire. Qui plus est sur la musique. Mais là, c'était le blocage. Du coup ça phagocytait toute mon attention, m'obsédait presque sans que je parvienne à m'y mettre réellement. Combien de soirées, d'après-midi j'ai tenté d'y mettre en terme, pour finalement faire tout un tas d'autres choses (glander sur facebook, mater des clips ou des lives sur youtube, je me suis aussi fait les deux saisons de Hung, un prof de basket qui devient gigolo parce qu'il a des problèmes d'argent et un engin énorme...). Ca m'a même bloqué des soirées sans voir ma copine (alors que j'aurais préféré être avec elle), des soirées à rater des concerts. Un en particulier, le concert plus ou moins secret des Uncommonmenfrommars au Café de Paris. J'avais prévu d'y aller, je voulais y aller et au dernier moment je suis resté chez moi pour avancer sur le live report... Mon cul ouais! J'ai rien fait ce soir là, je m'en rappelle bien. Et j'ai même reçu des coups de téléphone et textos de gens y étant, surpris de ne pas me voir. Quand je me suis expliqué on m'a rétorqué que "j'avais bien changé", soi-disant que je ne me bougeais plus comme avant. Alors ça c'est bien entendu complètement faux. Je n'ai pas changé et fais toujours autant de concerts. Là en dix jours j'en ai enchaînés trois, que je tâcherais de raconter prochainement. Mais bon, si je n'y suis pas allé c'était aussi pour ne pas avoir à me retrouver face à Frank et lui dire que je n'avais pas encore terminé, alors qu'il me l'avait déjà réclamé plusieurs fois, ayant lui même été relancé par l'attaché de presse qui m'avait procuré le pass. Putain trois semaines. Trois putain de semaines à ne penser quasiment qu'à ça : "il faut que tu termines ce report Guillaume!". Pourquoi est ce que je me suis mis une espèce de pression pareil? Aucune idée. Ca ne tourne pas tout à fait rond des fois, même si en observant mes congénères je me dis que je ne suis pas le moins bien loti... Et ca y est, c'est fait. J'ai fini de raconter mes trois jours de festival Rock En Seine. Bon, c'est pour Addictif alors c'est une version légèrement édulcorée. Je ne pouvais pas tout mettre. J'ai évité de parler des canettes de bières, du ricard et de la vodka red bull qu'on rentrait avec François Tong et sa copine Gaëlle (qui squattaient chez moi) car personne ne nous fouillait à l'entrée vip. J'ai quand même mentionné, sans trop rentrer dans les détails les pauses du samedi et dimanche ou j'ai retrouvé Dru de Crossing The Rubicon et Seb de Bad Bear. Moments pendant lesquels on n'a rien fait d'autre que glander et boire des bières pendant des heures car aucun groupe ne nous intéressaient. Mais j'ai aussi vu des trucs sympas. Je vous mets l'intro, vous lirez le reste si ça vous chante sur Addictif. Et Frank si tu passes par là, encore une fois je suis désolé.

"8ème édition pour le festival rock parisien qui affichait complet avant même l’ouverture de ses portes. 99€ le pass, 3 jours, 3 scènes et 47 groupes, c’est évident qu’on ne pouvait pas tout voir. Bon, il faut dire aussi que tout ne nous intéressait pas, ça tombait bien. Après divers annulations d’Amy Winehouse les années précédentes, le split d’Oasis une heure avant de monter sur scène en 2009, qu’allait-il donc se passer de caustique en 2010 ? A ma grande déconvenue, pas grand-chose mais comme tout évènement de ce genre, il y a eu son lot de confirmations, de bonnes surprises et de déceptions. En voici un petit aperçu complètement subjectif.

Ven 27/08 :
Il était hors de question d’arriver en retard ce premier jour, d’une pour récupérer un pass VIP et de deux pour tracer devant la Scène de la Cascade (la moyenne) afin de ne rien rater du set de Minus The Bear, qui ouvrait le festival à 15h. La météo n’était pas très clémente pour la journée du vendredi et ça n’a pas raté. S’il faisait beau en sortant du métro (oui, Rock En Seine est un festoche où on peut aller en métro et ça c’est plutôt cool), premières notes, premières secondes du concert et premières gouttes de pluie. On met sa capuche, on sort son parapluie, on tente de s’abriter sous les arbres sur les côtés mais on reste car la pop légèrement progressive et extrêmement classieuse du quintet de Seattle vaut le détour… et la douche."

To be continued here

Tuesday, July 27, 2010

AVC

"Et vous êtes qui vous?"
- Son neveu.
"Non mais ça serait bien qu'on n'ait qu'un seul interlocuteur parce qu'on a déjà eu au téléphone votre grand mère, votre mère et votre tante..."


Ouais et bien excuse nous de nous inquiéter, connasse !
Mais qu'est ce que c'est que cette toubib?! Mon oncle fait un AVC hier matin, mes parents sont en vacances chez moi, à Paris, tout le reste de la famille est disséminé aux quatre coins de la France, ma soeur enceinte de sept mois et demi, mon petit frère un peu perdu dans la vie et c'est donc moi qui trace dare-dare à l'hôpital, pour voir mon oncle, que j'ai toujours connu plein de vie, pas le dernier pour sortir une connerie ou servir l'apéro, dans une chambre aux urgences aux soins intensifs, paralysé de tout le côté gauche, avec beaucoup de difficultés pour s'exprimer et l'autre qui limite me fait comprendre que ça la fait chier de répéter les infos. C'est pas comme s'il ne risquait pas de rester paralysé à vie ou bien qu'il n'était pas encore possible d'émettre pour l'instant un pronostic vital. Non mais j'hallucine! Chez nous, la famille c'est sacré. J'ai toujours été très proche de mon frère et ma soeur, mes parents, grands parents, oncles et tantes, cousins cousines (et j'en ai un paquet ; treize!). On se voit très régulièrement, on s'entend bien, partageons beaucoup, donc quand il arrive quelque chose, les nouvelles vont vite et tout le monde réagit. D'ailleurs, depuis hier, mes parents sont rentrés dans la nuit, un de mes oncles arrive dans l'aprèm et une de mes tantes débarque après demain au plus tard.
C'est une des première fois que je me retrouvais seul, dans un hôpital, en face de quelqu'un qui n'allait vraiment pas bien, avec en plus cette fois la responsabilité d'assumer (d'assurer?) parce que j'étais le seul à être sur place. Ca fait bizarre. Moi qui ne suis pas forcément très communicatif, expansif, il fallait le rassurer, lui donner de l'espoir, la force de se battre... Hardcore ! Je ne suis vraiment pas pressé de me retrouver à nouveau dans ce genre de situation mais bon, quand faut y aller, faut y aller! Pas question de se défiler.

08/09/10 :

J'avais laissé cet article en mode "brouillon", souhaitant éventuellement le retoucher, le compléter mais en attendant une suite à ce blog (ça devrait arriver), le voilà. Elle m'avait quand même bien énervé la toubib... Heureusement, depuis, mon oncle va mieux. C'est pas demain qu'il va recourir le 100m, ni même faire une partie de pétanque (encore que, à fauteuil) mais la rééducation suit son cours.

disque écouté en écrivant la fin de ce post : WEEZER "Hurley" mp3

Monday, July 19, 2010

Video oh oh !!

Quelle chaleur mes amis. Je ne sais pas vous mais ici le soleil tape sec et il ne fait pas semblant. Heureusement il y a la mer pas loin pour se rafraîchir et chopper un peu d'air. Depuis dimanche dernier j'ai renoué avec mon programme estival préféré : beach volley de 17h à 21h ! Le premier jour on a tout perdu et depuis mardi on est quasi invaincu. En famille en plus, avec mon petit grand frère (1m93) et le copain de ma soeur, bientôt papa, ce qui fait de moi un futur tonton! Encore deux mois. Ca va faire bizarre, c'est la première fois. J'étais plein de bonnes résolutions pour occuper le reste du temps et le naturel a vite repris le dessus. La dernière newsletter concernant mes activités (radio et autres) date de début février... hum hum. Je voulais faire une chronique de disque par jour et j'en ai difficilement fait deux pour l'instant, pour Addictif (Sleech, en ligne et Forest Pooky à venir). Pareil pour ce blog où je n'ai pas encore pris le temps de raconter le Samynaire, le concert de Down By Law et Rise Against, ainsi que la release sauna party de Maladroit. J'ai quand même réussi à faire une émission radio avec mon pote Hugauze, dans laquelle il a présenté la compil de b-sides de Garlic Frog Diet et nous a fait une petite leçon d'histoire du punkrock avec comme thème les différents batteurs de Samiam. Le podcast va être mis en ligne demain, écoutez donc, il y a son quota d'infos people. J'ai aussi vu un sympathique concert de You Fuck Like My Mum dans une paillote sur une plage près de Sète. Sinon je regarde pas mal de vidéos. J'ai fini la saison 1 de Flashforward. Bien fichu. Le pitch : le 06 octobre 2009, toute la planète s'évanouit pendant environ 2mins et pendant ce laps de temps, tout le monde voit son futur, ce qu'ils seront entrain de faire le 29 avril 2010. L'acteur principal, membre du FBI se voit lui en train d'enquêter sur les causes de ce blackout, sa femme se voit au lit avec un autre homme, qu'elle ne connait pas encore, son collègue, lui ne voit rien. Sera t-il mort le 29 avril? Le futur va t-il se réaliser, peut-on le changer? Malgré quelques temps morts par moments l'intrigue fonctionne plutôt bien. Après est-ce que cela tiendra la longueur sur plusieurs saisons, rien n'est moins sûr. C'est quand même un vrai piège à cons ces séries américaines, dans lequel je plonge souvent les deux pieds dedans. Cette année j'ai vu Dexter 4, Californication 2 & 3, Lost 3 (ouais ouais, je suis en retard, merci de ne pas me spoiler la fin finale (bouh le néologisme) de la saison 6, "moisie" dixit mon petit frère), Sons Of Anarchy 1, Flight Of The Conchords 1 & 2... Bref je suis un bon client. Là on vient de me passer Breaking Bad, avec celui qui joue le père déluré de Malcolm. Remarque dans la famille ils ont tous un grain. Rien que de voir sa tête d'ahuri je rigole déjà. Toujours question vidéos, hier soir je me suis aussi bien "fait avoir". Vers minuit je glandais sur facebook (où je fête aujourd'hui mes un an!) et je tombe sur une vidéo postée par Mickson : le groupe emo power pop Student Rick. Je vogue alors de vidéos en vidéos ensuivant les bons conseils de youtube, des clips, des lives ; The Get-Up Kids, Audio Karate, Rocket From The Crypt, MxPx, Thrice, Descendents, Face To Face, Strung Out, Bodyjar, Brand New, Henri Rollins et bim, il est 3-4h du mat. Je vais encore me lever à point d'heure le lendemain. "Holiday" me souffle-t-on dans l'oreillette. Bon, c'est pas tout ça mais c'est l'heure de tracer à la plage là... Ciaoooo.


Sunday, July 11, 2010

Holiday in Cournonterral

Ce matin levé raisonnablement tôt (9h15). Petit déj en terrasse au soleil, internet et puis c'est l'heure de partir pour un pique nique à la plage. Dimanche, la famille, tout ça. Partie de raquettes, baignade en mer, rédaction de la chronique de l'Ep de Forest Pooky (à suivre sur Addictif), glandage/lecture sur la serviette (un peu mais pas trop). Au retour je suis motivé alors c'est parti pour un petit footing de 32min jusqu'à l'entrée de Pignan avec The Falcon dans les oreilles. Plutôt sympa, c'est le projet parallèle d'un Lawrence Arms (j'espère qu'ils joueront au Fest cette année eux) mais la prochaine fois que je vais courir j'écouterais un truc qui envoie un peu plus. Je reprends doucement, je ferais presque du sport qu'une fois par an, l'été. Si c'est pas honteux. Quelques pompes et abdos, une bonne douche (j'en sors) et séance lait après solaire obligatoire. A suivre grillades et match de foot. Ca va être le troisième que je regarde de cette coupe du monde, les deux premiers étant les deux matchs nuls (sens propre et figuré) de la France. Bon, c'est pas tout ça mais on m'appelle pour servir l'apéro ! Les vacances dans le sud démarrent bien. Journée presque parfaite. Pour qu'elle le soit il faudrait que je me téléporte à Barcelone mais ce n'est à priori pas au programme...

disque écouté en écrivant ce post : DEAD POP CLUB "Home rage" cd

Friday, July 09, 2010

Samynaire 2010


blah blah blah c'était cool blah blah blah j'ai perdu mon portable dans le sable à 3h pendant Payday blah blah blah je l'ai récupéré vers 4h (merci Fabrice/Morback) blah blah blah la soirée de l'année blah blah blah je me rappelle plus de tout mais à 8h du mat', alors que le soleil commençait déjà à bien taper, j'étais encore sur la "scène" à applaudir John Makay. Ils m'ont même filé un disque. blah blah blah ceux qui n'y étaient pas doivent absolument réserver le dernier samedi de juin.

petit montage vidéo pour les curieux / nostalgiques

Monday, July 05, 2010

Free radio Gainesville


Putain ils ont joué "Free radio Gainesville" !!! Mais je m'enflamme là. Chaque chose en son temps. Dans la série des concerts de fous du mois de juin, celui là il était en rouge, en gras, souligné et caractère taille 150 dans mon agenda. Hot Water Music et Ravi sur la même affiche, qui plus est à la Maroquinerie, une de mes salles préférées à Paris. Nickel. Sauf que le bémol là c'était le gars qui organisait ; Only Talent Prod. Je n'avais perso jamais eu affaire à lui mais j'avais entendu quelques histoires pas vraiment reluisantes à son propos, de la part de personnes que je connais bien. Une part de moi était donc emmerdée que ça soit lui qui organise le concert mais une autre était carrément jouasse de voir les Floridiens à Paris et j'allais pas m'en priver. Il fait hyper chaud ce vendredi donc on se rencarde plus tôt histoire de boire des coups à la terrasse de la Maroq', un lieu vraiment accueillant. Ricard pour moi merci. En plus ils sont à 2€50, un prix tout à fait acceptable. Pas mal de têtes connues, l'intelligentsia parisienne (et provinciale) punk rock s'était donnée rendez-vous pour cette date unique. Il faut dire que Hot Water Music n'a jamais intéressé autant de gens que depuis qu'ils se sont séparés puis reformés il y a 2 ans et surtout ils n'avaient encore jamais joué à Paris! Un comble pour ce groupe toujours sur la route, du milieu des 90's au début des années 2000. Le temps de retirer les invits pour Madame Circus et bibi que c'est le moment de descendre. Ravi commencent tôt et ne jouent pas longtemps ; une demi heure de set. Ils attaquent avec "For the masses" extraite de leur dernier EP du même nom, dont j'ai par ailleurs fait une chronique complètement objective sur Addictif. Peut être pas la meilleure entrée en matière je trouve. Le morceau est excellent, pas de problèmes là dessus mais je les aurais davantage vus avec un titre plus catchy. Ne boudons pas notre plaisir, c'est un bon échauffement pour la suite de leurs tubes : "Blue screen", "Pass the day", "Broken home", "Fuck friend", "The pain of tomorrow is the party of today". S'il y avait bien un groupe qui devait faire la première partie d'Hot Water, c'était eux et ils s'en sont très bien sortis, comme d'habitude. Le point d'orgue de ce set fut la plus qu'attendue apparition de Chuck Ragan en guest sur "Cursing concrete", reprise de Rumbleseat, morceau qu'il était déjà venu chanter avec eux quand Ravi avaient ouvert pour lui en solo il y a un an et demi. On attendait aussi Chris Wollard sur scène mais le grand gaillard timide a préféré rester boire des Corona en coulisse. Tant pis, c'était quand même magique. Après ce set bien sûr trop court, les Caennais laissent la place aux Niçois de Freygolo, qui envahissent rapidement la scène et font résonner les murs de la Maroq' de leur punk/ska survitaminé. Ok il y a des cuivres mais on n'a pas affaire à Steevo Steen ou Marcel et son Orchestre! J'avoue, je n'ai pas tout vu. Je n'ai même vu que 3 ou 4 morceaux mais c'était sympathique. Bien vivant, efficace, pêchu. C'est marrant la différence entre les vieux titres où les cuivres sont bien présents, à la Less Than jake ou Voodoo Glow Skulls et les derniers où ça ressemble de plus en plus à du fast punk mélo (This Is A Standoff, In-Sane...). Leur place sur l'affiche était peut être discutable compte tenu du style mais nullement par rapport à la qualité de leur prestation. M'enfin, c'est pas tout ça mais si on est un paquet à être venu (250-300) c'est surtout pour voir Hot Water Music ! Les quatre s'installent sous des chaleureux applaudissements et attaquent direct avec "A flight and a crash" et "Remedy". Vas-y que je te cisaille les riffs aux guitares, que je beugle dans les micros, que je t'enchaîne des lignes de basse de fou et que j'en mets pas trop à côté à la batterie. Oui, pour cette tournée George Rebello était trop occupé avec Against Me! alors ils avaient débauché Dave Raun de RKL et Lagwagon (quand même, s'il vous plaît!) qui s'en est plutôt bien tiré. Moi il ne m'en faut pas plus pour abandonner lâchement ma copine au fond et tracer devant, pour chanter, crier, lever le poing en l'air. "Ca fait plaisir de jouer enfin à Paris" nous lâche Chuck Ragan. Le plaisir est pour nous mec! Et surtout vous revenez quand vous voulez! Derrière ils enchaînent avec "Wayfarer" et "Giver". Après c'est un peu le flou mais je crois qu'ils ont joué "Rooftops", "Paper thin", "Alachua" ("un morceau sur où l'on vient"), "Jack of all trades", "No division", "We'll say anything you want", "Sons and daughters", "Free radio Gainesville". Putain ils ont joué "Free radio Gainesville"!!! C'est un des premiers morceaux que j'ai entendu d'eux et à une époque j'essayais de retrouver et reproduire la ligne de basse d'intro, sans succès. J'aurai jamais pensé entendre ce titre un jour en live. Devant il y a un gentil pogo. Rien de méchants, on est tous là pour en prendre plein les yeux et les oreilles, tout le monde reprend les morceaux, sous le regard amusé et sincèrement ému des Floridiens. Chris Wollard est plutôt discret, Jason Black ne dit pas un mot mais ils ont l'air de prendre un réel plaisir à jouer, ensemble, ici. Chuck Ragan, lui, nous remercie plusieurs fois d'être venus, ainsi que le staff de la Maroq et la nourriture délicieuse à laquelle ils ont eu droit et on y croit vraiment. C'est la troisième fois que je les vois en deux ans et c'est toujours aussi bon. Je sais pourquoi j'aime ce groupe et j'en profite jusqu'au bout, jusqu'à la fin qui s'annonce malheureusement proche. Quelques morceaux avant de nous quitter : "The sense", "It's hard to know" puis Chuck pose sa gratte, s'empare du micro et les voilà qui jouent "True Believers", reprise des Bouncing Souls. Je l'ai déjà dit mais autant le chanteur de ces derniers possède le charisme d'une huître, autant là le morceau est énorme! Pendant le refrain, Chuck nous tend le micro et en tend que véritable groupy, je m'en donne à cœur joie. Putain, non, c'est pas possible. Ils ne peuvent pas déjà s'en aller. Tout le monde en réclame davantage et les quatre fantastiques reviennent sur scène pour un dernier morceau. J'hurle "God deciding" mais on a finalement droit à "Trusty chords". Ca me va. Je chante toujours comme un damné. C'est fini. Je veux les revoir. Vite.

disques écoutés en rédigeant ce post : SLEECH "One shot" cd & HOT WATER MUSIC "Caution" mp3

Saturday, July 03, 2010

Do what you want


L'aprèm on s'enregistre une émission radio avec Matt, en présence de public/invités/incrustes ; Pierre et Mérèm (?), bloqués à Paris suite à une panne mécanique de l'Espace, véhiculant la tournée acoustique de Zéphyr 21. Dans leur malheur ils sont tombés dans le métro sur les grandes affiches annonçant le concert et ont décidé de prolonger un peu leur séjour forcé dans la capitale, en en profitant pour passer par chez moi. J'ai une petite forme et c'est pas beaucoup mieux pour Mathieu donc l'enregistrement est un poil mou. Bonne playlist en tout cas, comme d'hab : Danko Jones, Dead Pop Club, Off With Their Heads, Copyrights, Pilot To Gunner, Armchair Martian, Thrice, Terrorvision, Suicide Machines, H2O, Refused, Ash, Down By Law, Hot Water Music, Ravi, Weezer et Bad Religion donc. On trace ensuite tranquillement au Bataclan, situé à 10-15 min à pieds de chez moi. Pas la peine de se presser, même si le concert commence tôt, la première partie dévoilée quelques jours auparavant n'est vraiment pas bandante. The Prostitutes, en fait un jeune groupe de garage/r'n'r français, à priori première signature du label de Philippe Manoeuvre (is a piece of shit). Dans un bar à côté, l'Apérock je crois, il y a les Lords Of The Pint qui jouent et font donc ainsi la presque première partie de Bad Religion. On se prend une première bière (ça sera la seule au final) et tchatchons un peu dehors. Il y a déjà pas mal de monde mais il faut dire que le concert est complet. Comme c'est bientôt l'heure de rentrer, on va chercher nos invits. Oui, on est trop vip. Merci Frank et Addictif. Franchement si j'avais dû payer, je ne sais pas trop si j'y serais allé, les ayant vus il y a à peine deux mois au Groezrock (concert cool au demeurant). Là je me dis que je vais passer faire un tour et puis si ça me saoule, si je suis trop fatigué je partirais avant la fin. Merde, je suis déjà un vieux con de parisien, blasé? Le Bataclan est bien blindé et bien chaud. Ca fait un peu rendez-vous des anciens combattants. Mais où sont ces gens quand il y a des concerts punk rock cool au Rigoletto, au Pixi, au Chiquito? Bref. C'est l'heure de la grande messe punk rock. Les cinq quarantenaires débarquent sur scène, tout sourire et envoient cash le brûlot "Do what you want", suivi aussitôt par "Overture" et "Sinister rouge". Les bases sont posées. Il faut dire qu'après une période de flottement milieu-fin 90's, le changement de batteur (Brooks Wackerman, transfuge de Suicidal Tendencies!) leur a fait beaucoup de bien. Je ne vais pas vous donner toute la playlist mais ils ont pioché allégrement dans tous leurs albums, avec des titres comme "Recipe for hate", "A walk", "No control", "Atomic garden" (tiens tiens, je connais un groupe qui s'appelle comme ça...), "Suffer", "No direction", "I want to conquer the world", "Generator"... Il y a vraiment une bonne ambiance, tout le monde chante, reprend les refrains en choeur. Et des choeurs il y en a légion chez Bad Religion. Sur scène Brooks martèle bien ses fûts, Greg Hetson enchaîne les solos (je ne me rappelais pas qu'il y en avait autant), Jay Bentley à la basse à la grande classe, bogosse, Brian Baker, lui, a un peu une tête de fouine (ce qu'il n'est pas bien sûr), fait moins de sauts de cabri que lorsque je les ai vus en 2007 mais assure quand même grave (et puis il a fondé Minor Threat et Dag Nasty donc r-e-s-p-e-c-t!) et puis Greg Graffin a une tête de prof de SVT (ce qu'il est), arpente la scène en long et en large, sans en faire des tonnes. Un petit speech par ci par là, pour dire qu'ils sont contents d'être à Paris, qu'ils fêtent leur 30 ans d'existence et que pour leur anniversaire ils nous ont fait un cadeau. Un live gratos, à télécharger et qu'ils composent actuellement un nouvel album qu'il faudra acheter par contre... voire télécharger dit-il en rigolant, de toutes façons à notre époque on peut tout télécharger. C'est pas tout ça mais moi qui avais éventuellement prévu de partir avant la fin et bien j'en n'ai nullement envie. Encore moins quand ils font l'enchaînement suivant avant le rappel : "Along the way", "Infected" et "American Jesus". Parfait? Presque, parce que ce qui suit derrière n'est pas dégueu du tout : "Punk rock song", "21st century (digital boy)" et "Sorrow" pour finir. Merci les gars, c'était vraiment chouette. On peut bien sûr se demander où est le punk rock, l'esprit de contestation, la révolte originelle à 35€ la place, dans un concert au Bataclan booké par Gérard Drouot Productions avec une première partie aussi ridicule mais bon, au vu de leur carrière et quand on voyait la tête des gens en sortant, ils avaient l'air d'en avoir eu pour leur argent. Après coup, s'il avait fallu lâcher 35€ je l'aurais fait.
Pour ceux que ça intéresse, voilà un lien pour télécharger le concert en mp3 (merci Matt!). La qualité est moyenne mais ça fait toujours un souvenir.
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Wahou! Paye ton affiche de folie! Enfin pour moi. The Get-Up Kids, je suis fan. Les deux premiers LP sortis il y a 10-12 ans tournent en boucle régulièrement chez moi et puis ma copine aime bien donc c'est tout bénef. Et ce sont un peu les parrains de la deuxième vague emocore, celle que je préfère avec Jimmy Eat World, Samiam, Sense Field, Texas Is The Reason... Leur carrière post 2000 est quand même un peu moins glorieuse, même si je me surprends parfois à ressortir l'album "On a wire" et l'apprécier. Quand j'ai vu qu'ils passaient par Paris, je savais que j'en serais, même si dans une autre salle, le même soir, il y avait un plateau Bad Bear avec entre autres Seven Seconds. Au final ils ont annulé leur tournée européenne, le concert a été maintenu avec Death By Stereo en tête d'affiche et il y a eu une trentaine d'entrées m'a t-on dit. Ouch. Mais là ce qui nous intéresse, enfin moi, ce sont les Get-Up Kids, avec contrairement à Bad Religion, des premières parties françaises complètement justifiées. Ce qui l'est moins c'est la salle. Pourquoi faire ça à l'Elysée Montmartre?! La dernière fois qu'ils sont passés c'était à la Boule Noire, même pas forcément remplie et ils étaient quasiment au "sommet". Les organisateurs pensaient peut être que la popularité du courant emo allait rameuter les foules mais les nombreux "emo" peinturlurés et mécheux n'en ont rien à branler des Get-Up Kids. La preuve ce dimanche à 19h quand on se pointe devant la salle. Il n'y a vraiment pas foule. Ce sont les Dead Pop Club qui ouvrent et jouent devant un public clairsemé d'invités. Oui parce qu'à Paris, pour ce genre d'évènement dans des grosses salles, bien souvent quand tu es un groupe et que tu fais la première partie, tu n'es pas payé. Même quand les places sont à 25-30€. Par contre on te file un paquet d'invits. Enfin ça c'est surtout quand l'orga pense qu'elle va se prendre un four et tant qu'à perdre du pognon, autant que les groupes jouent devant un peu de monde. Dead Pop Club et Atomic Garden n'étaient donc pas payés pour jouer, ni même défrayés mais ils avaient chacun 43 invits et en ont fait profiter les copains (merci) et la famille. Atomic Garden, eux, en ont profité pour les revendre 5€ et se rembourser une partie des frais de route depuis Clermont Ferrand. Est ce que c'est bien d'un point de vue éthique? La question reste posée et a été posée de toutes façons la veille, lors d'une soirée barbecue chez Dina. Ca a au final permis à certains (et certaines) d'assister au concert pour 5€, chose qui ne serait pas arrivée sinon. Bref. Dead Pop Club démarrent, il est 19h15 et la salle, même coupée au milieu par un rideau, sonne un peu vide. Pas grave, ça ne les empêche pas d'envoyer les titres de leur dernier très bon "Home rage". Plus ça va plus j'aime ce groupe. Les nouveaux morceaux du quatuor parisien sont vraiment bons, ça joue bien, propre et carré. Ce n'est pas la folie sur scène, à part Olivier Portnoi (guitare/chant) qui se bouge pas mal mais ça transpire la sincérité, l'humilité. Pour éviter les blancs et silences pesants ils enchaînent les morceaux et ça le fait carrément. 30 min de set et puis s'en vont, rapidement remplacés par Atomic Garden. Les gens commencent à arriver très timidement. Il faut dire aussi que sur la place des rares qui avaient payé, c'était marqué "début : 19h30". Donc ceux qui sont arrivés avec le quart d'heure rock'n'roll de retard avaient déjà raté Dead Pop. C'est ballot hein.. Le trio, fort de son nouveau batteur, balance lui aussi une trentaine de minutes de rock burné à la sauce anglo saxonne. Des extraits de son dernier bon et très beau album (choppez le double LP gatefold, il est magnifique) plus en exclu trois ou quatre nouveaux morceaux aux titres à rallonge. C'est toujours difficile de découvrir des chansons en live je trouve mais il y en a une qui m'a bien plu. Eux enchaînent les titres moins rapidement ce qui fait qu'entre, on peut parfois entendre les enfants de certains Dead Pop jouer et crier. Y avait pas de babysitter? Quant à leur nouveau batteur, il s'en tire très bien, avec une frappe sèche et véloce. Par contre j'avais mal pour lui quand il a eu une crampe à la jambe ou au pied sur la fin et qu'il a continué vaille que vaille, en grimaçant. C'est aussi ça le rock. Et puis surtout ce qui suit, The Get-Up Kids. Je les avais vu en aout dernier à Zurich, pensant que l'occasion ne se représenterait sûrement pas et même si j'aurais préféré assister à un de leurs concerts il y a 10 ans, cette étape de leur reunion tour avait été plutôt sympa, détendue, généreuse. On a eu droit à la même en couleur à Paris. Si Mattew Pryor a bien pris une dizaine de kilos, sa voix, elle, n'a pas bougé d'un iota. Et puis la setlist était quasi parfaite ; "Coming clean", "I'm a loner dottie, a rebel", "The one you want", "Woodson", "Mass Pike", "Holiday", "No love", "Action & action", "Don't hate me", "Red letter day", "Campfire Kansas", entrecoupés d'extraits de leur nouvel EP, "Your pretty petty things" et "Keith case" davantage noisy, avec une basse qui tourne à la Girls Against Boys. Perso je suis aux anges, chante en choeur avec mes voisins en essayant de ne pas détruire les oreilles de ma copine. Sur scène, ils ont vraiment l'air de prendre du plaisir et ça tombe bien c'est réciproque dans la fosse malgré une faible affluence. 200-250 max, personne n'a jamais vu un Elysée Montmartre aussi vide mais qu'importe. On est là, ils sont là et c'est l'essentiel. Je regrette juste que James Dewees au clavier ait coupé sa mèche et soit plus discret et paradoxalement moins autiste que la dernière fois. C'est déjà l'heure du rappel et on a droit à deux reprises issues de l'album Eudora: "Beer for breakfast" des Replacements et le classique "Close to me" des Cure. Puis vient le morceau qu'on attend quasiment tous, "Ten minutes". C'était un bon concert mais vu le nombre d'entrées on est pas sûr de les revoir. Au stand de merch ce n'est pas la folie mais faut quand même prendre son ticket pour repartir avec un tee shirt, le dernier EP (8€ en cd ou 15€ en 10" quand même!) ou la jolie affiche sérigraphiée de cette tournée européenne. Hop, pour bibi. Non merci Jim Suptic, je ne veux pas que tu la signes, je préfère la garder vierge.

disques écoutés en ecrivant ce post : BAD RELIGION "Live @ Bataclan 16-06-10" mp3 & GATORFACE "Wasted monuments" cd

Sunday, June 20, 2010

Paris est magique !!

Je suis parfois médisant sur cette ville, surtout quand ma copine est dans le coin, histoire de la taquiner un peu. Il faut dire que la densité, les immeubles, le manque d'espace, les nuages bas, c'est un peu oppressant, étouffant. Et puis au niveau du temps, quand tu viens juste de passer onze ans à Montpellier et que tu débarques à la capitale, ça fait mal. Bon, ok, le fait d'avoir vécu mes seize premières années dans l'Yonne (8-9 reprizent!) ça aide à relativiser mais quand même! Je pourrais aussi parler de l'équipe de foot mais ça serait tirer sur une ambulance. Toujours est-il que Paris a néanmoins également, en contre partie, beaucoup de choses à offrir. Ce dont je profite le plus actuellement ce sont les concerts. Là, il n'y a pas photo. Que ce soit des petits groupes plus ou moins obscurs ou des grosses "machines", il n'y a que l'embarras du choix. Trop même parfois. Et si je suis plus adepte des rades, là je vais enchaîner en moins de 15 jours quatre gros concerts et pas des moindres! Mercredi 16/06 il y avait BAD RELIGION, les papys du punk rock Californiens au Bataclan, qui affichait complet avec une première partie complètement dispensable (Les Prostitutes). C'était bien cool. Ce soir je vais voir The GET-UP KIDS à l'Elysée Montmartre avec DEAD POP CLUB et ATOMIC GARDEN. Ca promet une chouette soirée. Presque aussi bien que ce qui va être un des concerts de l'année, vendredi prochain à la Maroquinerie : HOT WATER MUSIC + RAVI + FREYGOLO. Celui là ça fait un bail que je l'attends de pieds fermes! Et puis histoire de terminer cette quinzaine de juin en beauté, les DOWN BY LAW se sont incrustés en première partie de RISE AGAINST mardi 29/06 à la Cigale avec en plus les UNCOMMONMENFROMMARS, qui seront de retour de leur tournée au Japon. Sans la présence de la bande à Dave Smalley, je ne serais pas allé à ce concert mais ils se font tellement rare que je ne vais pas laisser passer ça. Paris est magique! Mais dans "magique" il y a "ique" et le hic c'est un peu le prix des places ; 25€ pour Hot Water et environ 35€ pour les trois autres. Ouch'! Ca fait un peu mal au fion! Surtout quand tu rajoutes le prix des consos mais heureusement on a échappé aux salles les plus moisies niveau boissons, c'est à dire le Batofar et le Nouveau Casino avec une bière chère et dégueu qui plus est. Enfin bon, c'est quand même bien pratique de connaître un peu de monde et de pouvoir chopper des invits... Ah oui, j'ai oublié de mentionner un autre concert parisien. Non, ce n'était pas AC DC et SLASH au Stade de France avant hier mais le retour pour la xxxx fois de notre Hollandais hurlant préféré, le Dutch Ragan, j'ai nommé TIM VANTOL! Il sera avec d'autres au Rigoletto samedi prochain mais moi je serais au même moment à Montpellier, Carnon Beach plus précisément pour la grosse teuf/rave r'n'r-punk-noise-hxc, le SAMMYNAIRE !! Le lendemain d'Hot Water Music, ça va piquer ce weekend.