Friday, June 10, 2011

Ferme ta gueule !

Putain mais ça ne s'arrêtera donc jamais ?! Je croyais avoir touché le fond mais non. Il faut croire qu'il y a encore quelques mètres de merde en dessous de moi. J'ai tellement de choses qui me tracassent, me submergent, qu'à midi, au moment de retirer de l'argent, impossible de me souvenir de mon code de carte bleue. L'hallu ! Je m'en étais servi lundi et en quatre jours, pffft... Alzheimer ! Ca me fait un peu peur, c'est la première fois que ça m'arrive. J'en ai marre de me plaindre mais c'est vraiment, vraiment, vraiment pas mon année.
Petite éclaircie de cette journée qui en avait bien besoin, le boss de Slow Death Records est venu m'apporter en mains propres sa dernière prod, à savoir le LP des ÖfÖ Am, avec pochette numérotée. Manque de bol, je suis passé à trois unités du # 51...
Autre petite lueur de soleil, je viens de tomber sur le billet matinal de François Morel à propos de Luc Ferry. Jouissif !

Saturday, June 04, 2011

Chez la Mama

Ok, il est 2h30 et je suis complètement saoul. Je rentre du concert de Maladroit, Arms Aloft et Bangers qui était bien cool, au relais de Belleville, chez la Mama, qui file du couscous et te laisse passer derrière le bar en fin de soirée. Mauvaise idée, on a fini toutes les bouteilles chelou d'alcool fort (Fraise des bois, Looping, Boukha soleil = eau de vie de figues, etc.) pour échouer ensuite à la Cagnotte ou les pintes sont à 4€50. Et j'ai promis à Frank Frejnik d'aller avec lui demain à Bordeaux voir Snuff et Burning Heads qui jouent "Escape" en entier, à priori. Ca promet...

disque écouté en écrivant ce post : NAPOLEON SOLO "Démo EP" cd

Thursday, June 02, 2011

Une bière ? Ok...

Avant de vous raconter un peu la vingtaine de concerts auxquels j'ai assisté récemment (et il y en a eu des cools), quelques mots sur ces derniers jours. Comme écrit plus bas, à part le lundi, la semaine précédente n'a pas été des plus jouasses donc il fallait vraiment faire quelque chose pour le weekend. Ca tombait bien, il faisait beau et c'était le festival Villette Sonique. Plein de concerts gratuits en plein air la journée et payants le soir dans la Grande Halle de la Villette. En fait surtout un prétexte pour se retrouver et passer un bon moment avec des amis. Blah blah, soleil, pelouse et pique nique à base de bières, vin rouge (2 bouteilles achetées la troisième gatuite chez Daily Monop'), saucisson, camembert, pringles crème oignons et tomates cerise. La base. Et donc au milieu de tout ça quelques concerts mais pas trop. On a subi un groupe dont j'ai déjà oublié le nom (et la musique d'ailleurs) sur la grande scène mais comme on était assis suffisamment loin, ça ne nous empêchait pas de discuter. On s'est par contre bougé pour voir Action Beat, groupe de noise Anglais assez impressionnant. Enfin ils en imposaient avec leur quatre batteries, quatre guitares et une basse. J'écouterai jamais ça chez moi mais en live ça le faisait vraiment. On a aussi testé The Feeling Of Love (garage noisy de Metz) mais on n'a tenu que deux morceaux. Faire en sorte de boire les bières tant qu'elles étaient encore fraîchement tièdes semblait bien plus intéressant et important. Voilà le programme de la journée, bien chargé en fermentation, qu'on a poursuivi en soirée dans un appart juste à côté. Au moment de rentrer et me coucher j'avais une bonne barre au niveau du front. Le dimanche on reprend les mêmes (ou presque, les plus courageux !) et rebelote. Par contre j'avais prévu cette fois de tourner au coca... "Une bière ?" "Ok..." Je n'ai pas tenu longtemps mais j'ai quand même été plus raisonnable que la veille. Petit passage également au stand Head Records (Abel et Jean Morse avaient fait l'aller retour de Montpellier pour l'occasion), où les affaires semblent bien marcher (environ une centaine de disques vendus dans le weekend). J'y contribue en prenant "It was high time to escape" de 31 Knots, en joli vinyl rouge translucide. Pas de concert surprise de Oxbow en acoustique au Rigoletto, je rentre direct. Faut dire que j'ai à peine prêté attention à leur prestation sur la grande scène. C'était pas désagréable au loin mais j'étais plutôt dans un mood comatage, allongé dans la pelouse. Fait amusant, on a été deux avec une copine, à trouver que ça faisait penser à Pearl Jam par certains moments. Si Philippe de Café Flesh lit ces lignes, il va me tuer la prochaine fois qu'on se verra. Bref, je rentre direct, vers 22h (il ne fait même pas nuit, j'adore cette saison !) car j'ai ma valise à préparer. Pendant trois jours ce sont les championnats de France UNSS collège de tennis de table à Rouen. Je fais partie de l'orga au niveau national, à l'UNSS et m'occupe entre autres de l'évolution de la compétition (les poules, les tableaux 1-16è de finale etc.). C'est toujours sympa car ça permet de sortir du collège, voire d'autres collègues, aller dans d'autres villes, même si on n'a pas vraiment l'occasion de visiter car c'est lever 6h du mat pour être au gymnase à 7h et coucher rarement avant 00h. Fatigant quoi, d'autant que le weekend avait laissé des traces. A peine rentré de Rouen, que j'enchaînai hier sur une émission radio avec en invités les Crossing The Rubicon (stoner, Paris) pour la sortie de leur deuxième album "Definitely deaf". Par contre j'avais prévu cette fois de tourner au coca... "Une bière ?" "Ok..." Et bim, rebelote. Y avait Dru et Yogi, respectivement chanteur et guitariste, accompagné de Chamoule, leur "manager"/nounou, aussi batteur de Maladroit, tout juste rentré de leur tournée aux Canada/USA avec Dear Landlord. Tranquille. C'était sympa et à la fin, vers minuit, après quelques bières et ricard, quand ils m'ont proposé d'aller avec eux à une soirée, bah je les ai suivis. On s'est retrouvé dans un hôtel particulier très connu, le Petit Hôtel Bourrienne, une des plus belles illustrations du style Directoire (sous Napoléon). En fait les proprios n'étaient pas là ce weekend et le gardien, un des potes de Dru, en profitait pour faire une petite fête. Voilà comment je me suis retrouvé à éclater tout le monde au billard Nicolas à 2h du matin, une sorte de poire en caoutchouc dans une main et une heineken dans l'autre. Là encore, le retour vers 4h, à pieds de Strasbourg St Denis, a été difficile et aujourd'hui le comatage est de nouveau de rigueur. Mais pas trop, faut que je monte l'émission avec les Crossing pour qu'elle soit diffusée demain. C'est d'ailleurs ce que je vais faire de ce pas.

écouté en écrivant ce post : "Now it's dark # 24" podcast

Sunday, May 29, 2011

Please let me be


Quand Fred m'a branché pour lui organiser à l'arrache un petit gig acoustique sur Paris j'ai pas réfléchi longtemps. Il tourne et fait le bassiste intérimaire pour un groupe pop punk mélo de djeuns d'Angoulême (Terrorists Alone) et ils avaient un day off le lendemain de leur concert parisien. Il voulait en profiter pour se produire avec Billy The Kill, son projet folk solo. Je check vite fait s'il y a des concerts déjà prévus le même soir pour voir s'il y a moyen de l'incruster. Tant qu'à faire, c'est toujours mieux de rassembler, quitte à faire une affiche plus éclectique mais perso c'est en plus aussi ce que je préfère. Aller voir quatre groupes qui sonnent quasi exactement pareil, j'en vois pas toujours l'intérêt. Y a un concert punk rock à la Miroiterie le lundi 6 juin, organisé par Matt Craze mais les deux groupes ricains lui demandent déjà 350€ et il préfère mettre deux groupes locaux en plus. Ok, je comprends. Tant pis on fera ça ailleurs. Ca tombe bien, j'ai un pote qui bosse à la Maroquinerie et m'offre la possibilité de caler un truc acoustique sur la terrasse du restaurant. C'est parfait. Un joli fly signé Bertrand Béal et ça part de là. One Again Asso never say die !
Je ne vais pas vous mettre ici la description du p'tit Billy, allez donc lire celle de sa page myspace que je trouve plutôt bien écrite, tout en écoutant ses chansons. On vous attends nombreux et nombreuses lundi 06 juin de 20h à 21h précises (soyez à l'heure !) et vous pouvez déjà toujours nous dire que vous participez sur facebook.

disque écouté en écrivant ce post : BILLY THE KILL "Joy, sex and war" cd

Friday, May 27, 2011

RIP Matt Showman


Mathieu Bierne, (Matt Showman pour certains) nous a quittés il y a tout juste 4 semaines, dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 avril, des suites du cancer contre lequel il se battait avec énormément de courage et de dignité depuis plus de cinq ans. Putain, je ne réalise encore pas tout à fait la tristesse, la douleur, le vide que cela me procure. Il faut dire que tout ce début d'année 2011 a été tellement merdique pour moi, qu'à l'annonce de cette terrible nouvelle (même si je commençais à m'y préparer depuis quelques jours, ayant eu sa mère au téléphone à plusieurs reprises), j'ai inconsciemment tout verrouillé les émotions / sentiments. Pour me protéger. Depuis les jours défilent, les uns après les autres, sans que je n'aie vraiment de prise dessus, sans que j'arrive à me projeter, prendre du recul, même si parfois il y a des fuites et je me reprends la réalité en pleine face...
Ca faisait bien 20 ans que je le connaissais, depuis la 6ème au collège Montpezat, à Sens (89) mais c'est en 3ème, quand on s'est retrouvé dans la même classe, en 1993, qu'on est vraiment devenu amis. Et à partir de là, plus rien n'a jamais été pareil. C'est lui qui m'a transmis son goût, sa passion, sa soif de connaissance pour la musique, qui font de moi une grande partie de ce que je suis aujourd'hui. Je me revois encore aller chez lui à vélo, toutes les semaines, et repartir le sac à dos rempli de CDs, K7. Mes premiers albums de Nofx, Bad Religion, Millencolin, Pearl Jam, Smashing Pumpkins, Therapy?, Burning Heads, Seven Hate, Les $heriff, etc. etc. etc. La liste est quasi infinie. Il a fallu des années avant que je ne réussisse à inverser la tendance et que je lui fasse découvrir un groupe. Je m'en rappelle comme si c'était hier tellement j'étais "fier". Il s'agissait des australiens de Bodyjar. Ok, c'est une petite victoire mais à l'époque il n'y avait pas internet ! On n'en découvrait pas 50 par jour en deux trois clics. Bref. Musicalement je lui dois tout. TOUT ! C'est lui qui m'a initié au monde du diy, qui m'a filé mon premier fanzine, qui m'a montré qu'avec une grosse dose de passion et de motivation c'était possible d'avoir une émission de radio (il animait "Frisson Rock" sur Sens milieu-fin des 90's), et plus tard un webzine. J'ai écrit mes premières chroniques de disque, live reports pour lui et son webzine "Joining The Circus" (du titre d'un morceau du groupe Far). Webzine qu'il a abandonné en 2005, suite au début de sa maladie et pour pouvoir se consacrer à son nouveau bébé, le label Yr Letter Records. Ca coïncidait avec le moment où je comptais me bouger un peu plus for the cause, pour la scène indé et avec son accord, je lui ai piqué le nom pour mon émission de radio. C'est du coup tout naturellement, qu'il est venu ensuite l'animer régulièrement avec moi, quand j'ai débarqué sur Paris en 2007. C'était cool de le voir toute les semaines, à enregistrer autour d'un coca light, d'un ricard ou d'un thé selon l'heure, la saison... La dernière en date lui est d'ailleurs entièrement consacrée et ça se passe ici : podcast spécial Matt Showman. C'est l'humble hommage que je pouvais lui faire. Cette émission signifiait énormément pour moi et je voulais vraiment faire quelque chose à sa hauteur (et il était grand l'enfoiré ! ;) mais j'ai reçu plein de bons retours donc l'objectif semble avoir été atteint.
Je pourrai en écrire encore des tonnes et des tonnes. Ce qui est sûr c'est que si je ne l'avais pas rencontré, il n'y aurait jamais eu d'émission radio, de concerts organisés, de chroniques à gauche ou à gauche, de blog... Et je ne vais plus pouvoir écouter aucun disque comme avant. Un peu comme quand on se sépare et que beaucoup de choses nous renvoient vers elle/lui. Si je ne peux plus écouter un certain nombre de disques, groupes ou morceaux sans penser à mon ex, il n'y a pas un cd dans ma discothèque qui ne me rappellera pas un souvenir partagé avec Matt. Je ne t'oublierai jamais mon pote ! Parce qu'en plus de tout ça, humainement c'était juste un putain de bon gars. Il n'y a qu'à lire tous les témoignages de sympathie, condoléances que j'ai pu recevoir depuis. Etant très proche de lui, connaissant sa famille et faisant le lien auprès de pas mal de ses amis, c'est moi qui ai eu la lourde tâche d'annoncer la triste nouvelle à beaucoup de gens et ça a été un choc pour tout le monde. On peut retrouver des petits billets ici et là sur la toile : Jonah Matranga (qui était venu lui faire un concert perso à l'hopital, il y a quelques années alors que Matt faisait de la chimio... respect !), les webzines Mowno, Shoot Me Again, W-Fenec, le blog Antihero etc. Énormément de personnes ont aussi fait le déplacement de toute la France dans la petite commune de St Martin Du Tertre, pour son enterrement, ce qui a beaucoup touché et ému ses parents, qui ne mesuraient pas forcément l'impact et le capital de sympathie que générait Matt. Et pourtant... Pour finir sur une note plus positive, on s'est retrouvé une vingtaine de personnes après, dans le seul bar/brasserie du village, pour boire un dernier coup à la mémoire de notre pote. Très rapidement a jailli l'idée de se retrouver au même endroit, dans un an, pour un concert avec les groupes de son label, Yr Letter, qui étaient tous présents (Down To Earth, Powell, Novels, Atomic Garden). La tenancière du bar (big up Joëlle), motivée et convaincue par notre projet nous a tout de suite assurés de son soutien. Il n'en fallait pas plus pour qu'on se lance tête baissée dans cette aventure, qui s'est vite transformée en festival Yr Letter (page facebook ici, clique et aime c'est un ordre), avec l'appui non négligeable du maire du village, appelé par notre nouvelle amie Jojo et débarqué dans les minutes qui ont suivi pour trinquer avec nous. Un truc de fou. Une douzaine de groupes, proches de Matt sont déjà prévus, on est en train de monter une asso et ce festival aura donc lieu fin avril 2012, en partenariat avec une association de lutte contre cette saloperie de cancer. Réservez votre weekend ! Ca va être chouette. On fera tout pour.
Et ironie du sort, encore, c'est Randy Savage qui nous a quittés dernièrement. Ce nom ne vous dit peut être rien, il est en effet plus connu sous le pseudo de... "Macho Man" en tant que catcheur américain. Lui est mort d'un accident de voiture mais pour poursuivre et achever cette rubrique nécrologique, ce sont Gerard Smith (bassiste de TV On The Radio) et Patrick Roy (député nordiste, fan de metal) qui ont eux aussi perdu leur dernier combat contre le cancer tout récemment. Triste période. RIP guys et surtout RIP Matt. We'll miss you...


disques écoutés en écrivant ce post : BRAND NEW "Déjà entendu" cd & The PANTHER PARTY "Leave a trace" mp3

Wednesday, May 25, 2011

Magnet fate

Je voulais que le prochain post soit en l'hommage de mon pote Matt, qui nous a quittés il y a presque un mois mais je n'en ai pas la force, pas le courage. Pas ce soir. J'essaierai de m'y coller demain. Là j'ai perdu toute l'énergie positive que j'avais tenté d'emmagasiner lundi. Faut dire que j'ai passé l'aprèm chez moi à ne rien faire d'autre que cogiter... Et puis en me faisant à manger (enfin en me forçant à ingurgiter quelque chose), en ouvrant le paquet de pané Normand, je tombe sur le magnet du département de l'Hérault. Ironie du sort. Un signe que je n'ai plus rien à faire dans cette ville ? C'est bizarre le hasard des fois... Si je pouvais je tracerai direct à Montpellier, là, maintenant mais ce n'est pas possible. Il va être long le mois qui arrive. Je compte les jours. Allez, un Atarax et au lit.

disque écouté en écrivant ce post : SAMIAM "Astray" cd

Monday, May 23, 2011

Le lundi au soleil

Cours de 10h à 15h au collège, quelques mots sur les carnets de correspondance d'élèves relous, un petit footing, quelques pompes et abdos, l'enregistrement d'une émission radio de 2h, un concert de Billy The Kill calé sur la terrasse de la Maroquinerie pour le lundi 6 juin, la commande chez No Idea Rds du dernier 45t live d'Hot Water Music pour compléter ma collec' (j'ai les six !) et ce blog qui repart de plus belle. Enfin j'espère, j'ai deux mois de concerts à rattraper. Si tous les jours pouvaient être aussi prolifique que celui là. Et s'il pouvait faire aussi beau. Et si, et si, et si surtout j'arrêtais de faire du sur place...

disque écouté en écrivant ce post : FUCKED UP "David comes to life" mp3

Friday, April 15, 2011

Paye ton report !

Paye ton report avec presque un mois de retard... C'est pas la première, ni la dernière fois que ça se produit. Comme je le disais, autant le samedi a été horrible, autant le dimanche a été "legen... wait for it... dary" ! Je m'extirpe avec la plus grande difficulté du monde de ce que j'étais en train de faire (j'étais vraiment bien mais toutes les bonnes choses ont une fin) et je trace en direction du Belushi's, où je n'ai encore jamais mis les pieds. Une douzaine de groupes de prévus, ça allait commencer tôt et je ne voulais pas rater Kids Against Crosses (duo acoustique de Nice), qui risquait de jouer en premier. Quand j'arrive, je croise quelques têtes connues mais il n'y a encore pas grand monde. Il faut dire qu'il fait super beau, ça change, et les gens en profitent peut être un peu, avant d'aller s'enfermer dans une cave. Ils ont raison, le soleil c'est la santé. L'endroit est un peu bizarre mais sympa. A la base c'est une auberge de jeunesse avec un grand bar et un basement de plusieurs pièces (une pour la salle de concert, une autre pour les distros...). Il est 17h et c'est avec une heure de retard sur le planning que Zombies Are Pissed ! de Caen envoie son punk hardcore à la Kid Dynamite, en gros. Je manque de références. Ca bourre bien, il y a des morceaux, des passages qui me plaisent plus que d'autres. Les chansons sont presque toutes introduites par un petit speech diy, vegan, anti cons, dédicace aux Anglais de Caves avec qui ils ont fait quelques dates.... C'est gentillet mais ça ne me touche pas. Non pas que je ne sois pas sensible aux thèmes mais bon, je sais pourquoi je suis ici et pas à un concert de Michel Sardou. Et puis ça nuit au set. Il y a trop de blah blah, ça n'enchaîne pas assez, ça manque d'intensité. Bon, j'avoue, ils paient aussi le retard et ma déception de n'avoir pas profité langoureusement d'une heure de plus. A la fin du set j'ai droit à une pinte car c'est mon anniv (merci Till !) et peu après c'est au tour de Cycle To. J'ai souvent déjà dit ici tout le bien que je pense de ces Parisiens et je vais en remettre une couche. Ils ont fait un putain de bon concert !! Enorme même !! Le meilleur que j'ai vu d'eux et c'est clair que le changement de line up y est pour beaucoup. Prestation hyper énergique, le guitariste/chanteur se démène bien, fait quelques sauts, les morceaux mettent le smile (en tout cas ça marche grave sur moi). Je suis fan de leur mix Latterman - Cap'n'Jazz, avec ces arpèges, ces riffs en son clair etc. Parfait ! Mon concert préféré de la soirée, rien que ça. On ressort s'oxygéner mais pas longtemps car Kids Against Crosses joue tout de suite, pendant que Sport s'installe. KAC c'est donc un duo avec Jean (de Chasing Paperboy, Can't Bear This Party) à la guitare en bois et Benji au trombone. Particulier mais bien efficace, très fun. Il y a en plus une très bonne ambiance au Belushi's, presque digne du "vrai" Fest. Beaucoup chantent les morceaux qui sont sur le myspace du groupe (et sur un split cd avec Cycle To justement), moi le premier. Cool ! Sport qui étaient censés enchaîner juste derrière ont quelques problèmes techniques et mettent finalement du temps avant de démarrer. C'est un tout nouveau groupe de Lyon, avec plein d'ex de quelque chose et les mp3 que j'avais récupérés ne laissaient présager que du bon. C'était le cas. Gros concert pour eux aussi et pourtant ce n'était que le deuxième !! Dans la même veine que Cycle To en plus musclé, avec pas mal d'émotions et d'intensité. Le genre de groupe qui pourrait jouer à Gainesville sans soucis, ils ne dénoteraient pas ! Seule déception, y en avait qu'un qui était en short... Ca ne m'a pas empêché de prendre leur excellente démo et j'ai hâte de les revoir le mois prochain avec Iron Chic et Cycle To également. Une autre pure soirée en perspective ! Pause bière et soleil puis retour dans les tréfonds du Belushi's pour les anglais de Caves. Sympathique trio avec une petit bonne femme au chant. Rien de péjoratif mais effectivement, vu qu'il n'y a pas de vraie scène, si tu n'étais pas dans les 3-4 premiers rangs, c'était impossible de la voir. Musicalement on reste dans cette même scène punk rock à la No Idea etc. avec une touche un peu plus poppy due au chant féminin. Chouette concert même si je commence à fatiguer (manque de sommeil, bières...). On est du coup 3-4 à se faire ensuite une pause Mc Do (désolé les vegans straight x edge). Ca requinque un peu.

... faille spatio temporelle et on revient pour la suite de ce report le 22/05 ...

Au retour j'ai raté les anglais de Basement et c'est Daylight (from Pennsylvanie) qui est en train de jouer. Plutôt cool. D'après ce que j'avais entendu je m'attendais à un truc plus emo punk rocailleux mais les quelques morceaux que je vois sont davantage "lourds", avec un gros cogneur derrière les fûts. Et le son est hyper fort ! Petit break et les Hostage Calm envahissent la scène. Ils sont précédés d'une semi hype, enfin c'est ce que j'ai lu sur le forum parisiano-parisien warmzine mais j'avais jamais entendu parler d'eux avant. Comme tous les groupes ricains et anglais de ce soir du reste, à part Caves. D'entrée c'est la folie dans le Belsuhi's. Les zicos sautent, bougent de partout, le chanteur en fait de même et le public aussi, même si d'après mes souvenirs, il est plus clairsemé que pour les groupes précédents. Il ne fait pas bon d'être hype (voire semi hype) dans le true straight punk rock diy... Je découvre leur musique sur place et j'ai une sensation bizarre ; c'est mélo, catchy, avec pas mal de changements de rythme mais j'arrive pas à accrocher, ça ne me touche pas. Ca en remue une sans faire bouger l'autre quoi. Ou alors c'est parce que je suis bien bien naze. C'est peut être ça. D'ailleurs je reste pas. Le weekend a été assez éprouvant physiquement, psychologiquement, sentimentalement et j'abandonne avant les trois derniers groupes (Every Second Week, Unlogistic et Thousandaires). Je reste (ou pars plutôt) néanmoins sur des bons souvenirs et une chouette impression d'ensemble. J'en avais bien besoin. Merci au crew Paye Ton Fest II (Julien en tête) d'avoir organisé et permis ce genre d'évènement. Passage et fouillage des bacs de la distro Gestalt et je dépense mes derniers euros dans "Despite everything", gros recueil de zines d'Aaron Cometbus (son oeuvre de 1990 à 1999) et un cadeau pour Manu, le "NiceLineLife" de Second Rate, qui traîne toujours chez moi vu que je ne l'ai pas revu depuis. Whatever. Il y avait aussi le premier Pinback en cd qui me faisait de l'oeil mais ce n'était que partie remise.

disque écouté en écrivant ce post : IRON CHIC "Not like this" LP

Sunday, March 20, 2011

Paye Ton Fest II !

Best post b-day ever !! Une journée pareille après la triste et pathétique de la veille, ca fait du bien et rebooste pas mal ! Pour combien de temps, je ne sais pas mais c'est toujours ça de pris. Merci à celle et ceux qui y ont contribué de (très très) près et de loin ainsi qu'au Paye Ton Fest! II



Report à suivre prochainement... bientôt... promis !

Saturday, March 19, 2011

Cuz you're gone

Worst (b-)day ever !! Pourtant ça n'avait pas trop mal commencé ; textos, mails, coups de téléphone, cartes avec chèques et joli paquet emballant "Juliet, Naked", le dernier livre de Nick Hornby, troisième plus beau cadeau qu'on pouvait me faire mais le seul auquel je pouvais malheureusement prétendre. Et puis tout est allé de travers, de mal en pis, pour finir par une espèce de crise d'angoisse et une incapacité à sortir au dernier moment pour aller au concert prévu (Guerilla Poubelle + Vulgaires Machins + Poésie Zéro). Mélange de tristesse, angoisse et une certaine forme de honte à me retrouver tout seul le jour de mon anniversaire. En plus j'avais pas de place, pas d'invit', ça risquait d'être complet et je n'avais pas le courage de faire la queue ou des pieds et des mains pour assister au concert. Un ou deux coups de fil aurait probablement suffi mais même ça c'était trop. Putain je me déteste quand je suis comme ça mais c'était au dessus de mes forces de sortir. Bizarrement le seul groupe que j'ai réussi à écouter, que j'avais envie de mettre dans ma platine ce sont les Goo Goo Dolls. Me demandez pas pourquoi, j'ai pas de réponse, si ce n'est que j'adore ce groupe, surtout leur période de transition début/milieu des 90's, entre Bon Jovi et The Replacements. En soi cette date ne représente pas grand chose, c'est juste un jour merdique de plus en ce moment mais si ma mère apprend que je l'ai passé tout seul elle va en être malade...



Le même morceau quinze ans plus tôt, en version plus frontale, bermudas en jean et chemise déchirée aux épaules.
http://www.youtube.com/watch?v=P2EUMP1D6bU

Friday, March 18, 2011

How I met your mother

Oui, je sais, je ne suis pas très à la page, cette série (How I met your mother) datant de 2005. J'en avais pas mal entendu parler, en bien, et comme je commençais à épuiser les vidéos à ma disposition un peu trop rapidement (le seul truc qui me permet de débrancher le cerveau), je me suis téléchargé les deux premières saisons. La première a été engloutie le weekend dernier, j'ai pas vu passer les 22 épisodes (format de 22 min) ! Rien de très original ; la vie de cinq presque trentenaires à New York, trois mecs et deux filles, dont un couple et un autre qui ne va pas tarder... Enfin le héros, Ted, est fou amoureux de Robin. Oui, ça rappelle beaucoup Friends. La grande différence réside dans le procédé narratif, Ted expliquant à ses deux enfants en 2030 comment il a rencontré leur mère mais en leur racontant avant toutes ses aventures sentimentales. C'est catchy, drôle (surtout grâce au personnage de Barney, le célibataire endurci multipliant les conquêtes) et c'est tellement bien fait qu'il est impossible de ne pas s'identifier aux différents personnages. Fun donc mais je ne sais pas si c'était une si bonne idée que ça pour moi, de regarder ça en ce moment car ça m'a rappelé et renvoyé plein de trucs sur ma dernière relation. Genre comment Ted galère au début, fait des trucs complètements fous (romantiques?) pour parvenir à ses fins et que Robin tombe amoureuse de lui etc. J'imagine qu'à un moment elle va le quitter (il y a six saisons, faut tenir le téléspectateur en haleine) et je ne sais pas si j'ai envie de le voir déprimer, passer la journée en jogging, à pleurer sur son sort, se lamentant qu'il ne retrouvera plus jamais une âme soeur aussi parfaite, quelqu'un avec qui il était autant heureux, en phase, complice... A la limite je veux bien passer directement à la saison où il trouve quelqu'un d'encore mieux.
Sinon je suis quand même sorti ce weekend, entre deux épisodes, pour une soirée chez Dina. A la base j'y allais vraiment histoire de me bouger un peu et je comptais pas rester très longtemps. Je ne suis pas forcément d'humeur très sociable et j'avais pas envie de faire la fête, pas envie de me forcer surtout. Au final il y avait moins de monde que d'habitude et c'était plutôt sympa. Bonne musique, gens cools et après une bouteille de rouge j'étais presque prêt à "entreprendre" une grande brune mais comme elle semblait avoir des vues sur quelqu'un d'autre, j'ai finalement mis le grappin sur la grappa. C'était ça la plus mauvaise idée du weekend ! Si ça m'a aidé à m'endormir, ça ne m'a malheureusement pas empêché d'être réveillé tôt, de comater et d'avoir mal aux cheveux toute la journée.

disque écouté en écrivant ce post : FAVEZ "En garde ! (edition deluxe)" cd

Thursday, March 17, 2011

Tout est chaos


Voici donc la dernière Circus Session avec les Québécois The SAINTE CATHERINES. D'habitude j'enregistre ça chez moi, tranquille à l'appart mais là c'était pas possible donc j'ai fait ça aux Combustibles, avant leur concert. Entre la balance et le repas pour être plus précis. J'ai eu plusieurs remarques/critiques sur le son, la voix surtout. C'est clair qu'il aurait peut être fallu baisser un peu car elle est bien en avant par rapport à la guitare mais j'étais tout seul à tout gérer et puis ça rend pas si mal que ça je trouve... Bref. Enjoy. Y a aussi le podcast de l'émission ici pour les curieux/motivés.

Je crois que je n'avais pas mis non plus la précédente, avec MALADROIT. C'est chose faite ici bas. Et encore merci à Fabien Rivenet pour le montage vidéo express, notamment celle avec les Sainte Cath'. 45 min chrono, en prenant en plus le temps de nous préparer deux délicieux bacon cheeseburgers maison !




disque écouté en écrivant ce post : SECOND RATE "Last days of glory" cd

Thursday, March 10, 2011

We used to be in love

"Le plus dur dans la vie c'est ça", m'écrivait récemment mon pote Mickson à propos de ma dernière déconfiture sentimentale. Je ne sais pas s'il a raison mais il a pas tout à fait tort. J'en chie grave là, tous les symptômes de la bonne vieille déprime. Bon, "dernière", c'est pas comme si ça m'arrivait régulièrement non plus. Je tombe rarement amoureux, certaines peuvent en témoigner. Ca m'est arrivé deux fois en tout et pour tout. Par contre quand je le suis, je ne fais pas semblant. Là je croyais vraiment que c'était "The One". Il semblerait que non mais je ne peux m'empêcher de penser que c'est du gâchis... D'ailleurs j'ai beau faire ce que je peux, je ne peux m'empêcher d'y penser tout court. Plus fort c'était, plus dure et longue est la chute en ce moment et je me raccroche comme je peux aux quelques brindilles qui passent dans le coin. Genre le Shotdown #12 de Mickson justement. Toujours jouissif à lire ses tranches de vie ou comment il a rêvé de la chanteuse de Paramore, ses chroniques de films, livres [mec, Glue il a l'air naze mais je me suis régalé à lire Porno d'Irvine Welsh!], de disques (de Year Of No Light à Poésie Zéro en passant par Ash et Katy Perry). Et comme d'habitude, on voudrait encore davantage d'histoires persos. Dans les trucs "cools" qui m'ont fait oublier mon ex princesse au moins 5 min y a aussi l'affiche du Fest 10. J'avais déjà prévu de retourner passer les vacances de Toussaint en Floride mais là c'est un truc de ouf'. Tous mes groupes de punk rock préférés du moment : Hot Water Music, Samiam, Dillinger Four, Mixtapes, Dead To Me, Teenage Bottle Rocket, Banner Pilot, The Arteries, Campaign, Against Me! et 150 autres. Il manquerait plus que Jawbreaker ou Screeching Weasel dans un style différent. A propos de la bande à Ben, le dernier album "First World Manifesto" est en écoute sur myspace et il est carrément cool ! Je pensais qu'il avait mis la barre super haut en fin d'année avec le nouveau Riverdales (son autre groupe), que je trouve excellent mais ce Screeching tient toutes ses promesses !



Un autre truc qui a largement tenu ses promesses c'est le concert de jeudi dernier. Perso j'étais VRAIMENT pas en grande forme, à tel point qu'au dernier moment j'ai failli tout annuler, ne pas me pointer. Bon, le truc c'est que j'étais sensé loger les Billy Gaz donc je me suis mis un grand coup de motivation dans les fesses et j'ai tracé aux Combustibles pour y faire en plus une Circus Session avec The Sainte Catherines. Ca aurait été bien con de ne pas en profiter! C'était un peu le bordel pour installer tout mon bordel (ordi + table de mix + micros + fils dans tous les sens) mais ça s'est fait. J'avais préparé quelques questions et Hugo (chant) et Fed (guitare) ont bien joué le jeu de l'interview et la session acoustique. Je ne sais pas comment je me suis démerdé (mal, comme d'habitude) mais j'ai pas réussi à lui poser toutes les questions que je voulais, notamment certaines que je trouvais les plus intéressantes et qui changeaient un peu des traditionnelles "vos influences blah blah blah", "le nouvel album blah blah blah", auxquelles ils avaient déjà dû répondre cinquante fois. Till m'a demandé après s'ils n'étaient pas trop blasés car c'était la 4ème interview qu'ils faisaient de la tournée. Je voulais demander à Hugo s'il avait entendu parler du film / docu "The other F word", à propos de la paternité dans le punk rock, inspiré du livre de Jim Lindberg (chanteur de Pennywise). Comment tu te bas pendant un temps contre l'ordre établi etc. et tu te retrouves parent, dans la position de celui qui doit incarner une certaine forme d'autorité. C'était plutôt bien vu car pendant 30 min avant qu'on fasse l'émission, Hugo était devant msn et sa webcam, à discuter avec sa femme et sa fille à l'autre bout du monde... Au final j'ai quand même réussi à tirer une vingtaine de minutes d'interview et trois morceaux acoustiques dont une reprise de Mylène Farmer, "Désenchantée". Oui oui ! A la base je voulais qu'ils me fassent la reprise des $heriff "Pas de doutes" qui est sur le split 7" qu'ils partagent avec Maladroit mais Hugo ne se rappelait plus des paroles et impossible de les retrouver sur le net. C'était pas pire (ça c'est une expression québécoise pour dire : c'était pas mal quand même). L'émission passe demain et je dois faire prochainement le montage vidéo avec Madfab. Enfin lui va le faire et moi je vais boire du Dr Pepper en supervisant le tout.
Quant aux concerts bah gros set des Billy Gaz Station, bien heavy comme il faut. Ils détonaient un peu par rapport au reste de l'affiche mais c'est ce que je trouvais cool. Menpenti par contre j'ai vraiment pas accroché. Je comprends pas ce groupe mais surtout l'engouement de certains. C'est pas carré, ça chante pas bien... Pourtant, un des gratteux, Nico, à l'air super sympa, organise plein de bons concerts sur Marseille avec son asso, Chavana mais Menpenti c'est pas pour moi. Bref, je ne vais pas m'attarder. Ensuite Maladroit inauguraient un nouveau batteur (définitif) et un nouveau bassiste (pour la tournée). Sur le premier morceau j'ai eu une impression assez bizarre, un peu comme quand j'avais vu Dolores Riposte y a un an et demi avec leur nouveau batteur. Je trouvais que ça jouait au ralenti et ça le faisait pas du tout. Bon au bout de deux trois morceaux cette impression s'est estompée et tout est rentré dans l'ordre. Le concert était nickel, j'ai pu aller relayer Seb-o-matic à la caisse pour qu'il en profite lui aussi. J'ai pas servi à grand chose car l'heure était déjà bien avancée et je n'ai fait que 4 entrées. Ce qui nous a conduit à un total de 108. Pas mal. Par contre, j'ai raté le coche juste avant le début du set des Sainte Catherines, quand Béatrice Martin est venue profiter de son invit' +1. "Mais c'est Coeur de Pirate !" s'est exclamé Seb près lui avoir mis un tampon... d'encre. Hein ? Qui ? Ah, ok. Je la connaissais que de nom et même pas pour ses photos olé olé. D'après ce que j'ai compris, elle était dans le coin parce qu'il y avait les "Victoires" de la Musique récemment et surtout que le batteur des Sainte Cath' était également son batteur. Une vraie soirée parisienne, remplie de stars car en plus d'elle, était aussi présent le bassiste de Leatherface, qui avait fait le déplacement en avion, avec un pote, depuis Londres pour voir ses buddies de Sainte Catherines. Pas pour rien car leur concert à eux aussi était vraiment bonnard. Mieux qu'à Gainesville même. Super morceaux, grosse énergie, bonne ambiance dans le public, plein de fans. Parfait. Le temps de boire un dernier coup, ranger le matos, garer le van des Billy Gaz, rentrer chez moi, discuter un peu. 2h30 au pieu. Le lendemain j'avais un cours de salsa à 8h avec les 6ème et je faisais pas trop le malin. Surtout que j'ai eu le malheur d'ouvrir les yeux vers 5h45 et impossible de me rendormir après, trop de choses (enfin une) qui me trottent dans la tête. Impossible de ne pas y penser.


Deux jours après, c'était une soirée du webzine Mowno, à la Flèche d'Or. J'avais assisté à la première avec Marvin, Papier Tigre, Fordamage et Gablé et les deux suivantes m'étaient passées complètement au travers. Là y a que Gâtechien qui me branche et ça m'embête de raquer 10€ mais je réussi à choper une invit' donc let's go. Là aussi, ça me force à faire quelque chose de mon weekend et pas végéter, ressasser les mêmes trucs en boucle. Aller de l'avant. Facile à dire... Pas grand monde que je connais à part Cyp (roadie des Billy Gaz), sa copine et des potes Rochellais. Une pinte à 8€ (gloups) et le duo basse/batterie rentre en scène. Autant j'écoute très rarement sur disque, autant je prends toujours une claque en concert ! C'est hyper bien fait, fun entre les morceaux (sans que ça soit la fête à Neuneu), technique mais entraînant, énergique sur scène (on dirait que sa basse pèse 100g). Ils présentent trois nouveaux morceaux avec un chanteur en plus, un anglais. Cool, même si ça perd un peu de son charme. Je suis assez friand des onomatopées yaourt qui faisaient jusqu'à présent office de chant chez Gâtechien. A suivre. Au final, à part les 2-3 relous qui racontaient de la merde pendant les blancs c'était parfait. Par contre Lab° derrière ça me fait chier, Aucan ensuite ça ne m'enchante guère non plus et de toutes façons j'ai pas envie de m'éterniser, pas envie de me saouler, pas envie de grand chose alors je me rentre.

disque écouté en écrivant ce post : AT THE DRIVE-IN "In / casino /out" cd

Monday, February 28, 2011

A bit part in your life


Un petit concert pour me sortir et éviter de broyer du noir un samedi soir, je prends. En plus l'affiche est cool (organisée par Julien Pop & Sandals), dans un nouveau rade pas loin de chez moi alors ça me motive pour enfiler une tenue décente et pas loozer tout le weekend en pyjama. On se rencarde avec Pat à 18h vers Nation, histoire de trouver un bar qui diffuse le match de rugby France/Angleterre. C'est son idée et de toutes façons j'ai vraiment rien de mieux à faire. Quel temps de merde ! Dire qu'il y a 3 jours je faisais une sieste au soleil, là c'est limite la tempête. Y a un pote à lui que j'ai déjà vu, plutôt sympa. Pas de place pour s'asseoir alors on se cale au comptoir et on se prend une tournée de Guinness. Des pintes pour nous rendre plus fort et ce qui est bien avec cette bière c'est qu'on a à boire et à manger. J'ai rien vu du match, j'avais le dos tourné à l'écran, à part une action française plutôt pas mal. En même temps c'est pas l'Equipe ici. Au début de la deuxième mi temps je trace car le concert commence tôt et je veux pas rater la première partie. C'est Bitpart, composé des 2/3 des Fat Beavers, sans Gautier à la batterie mais avec une boite à rythmes, qui apparemment fait des siennes et retarde légèrement le début du concert. Le temps de prendre un ricard et finalement tout marche à merveille. Musicalement pas vraiment de changement, c'est juste un poil plus statique sur scène, Gautier amenant une once de folie qui fait un peu défaut là. L'avantage par contre c'est qu'on entend bien les voix. Les morceaux sont en tout cas toujours aussi cools avec une préférence perso pour ceux dans la lignée Hüsker Dü / Descendents, plutôt que ceux riot grrrl. Quelques imprécisions, maladresses classiques des concerts de Fat Beavers (le côté sloppy punk), deux reprises ("???" des Misfits et justement "Bit part" des Lemonheads, excellent titre) et c'est fini. D'ailleurs c'est fini pour un petit moment, Bitpart sur le sol français car le couple décolle dimanche pour 6 mois aux States (Olympia). Nice trip ! Le trip de Greg Réju ce soir c'est la Barbare, une bière au miel. Ok, pinte. En bas Exhaustion de Caen envoient leur crust punk hxc. 5 min ça va, 10 min ça va, 15 min là ça va un peu moins. Ca bourre bien mais rentre par un bouchon et ressort de l'autre. Ok, deuxième pinte de Barbare, qu'est vraiment pas mauvaise du tout, encore moins à 4€50. Ensuite c'est au tour des Anglais d'Ok Pilot. J'ai découvert ce groupe y a 2-3 ans, et j'aime vraiment ce qu'ils font, sorte de mix entre The Bronx et Hot Snakes, sans avoir jamais réussi à les voir. En même temps c'était la première fois que le trio jouait à Paris je crois, alors qu'ils étaient déjà passés deux fois à Montpellier. Bref. Super concert comme je l'aime. Pendant 30 mins j'oublie tout, je tape du pied, chante, danse et mets mes baskets... Et quel batteur !! Une vraie brutasse avec une frappe bien véloce. 1,5L de bière, l'estomac vide, j'arrête les frais et reprends un ricard pour les cocos de Worn In Red. Eux je les ai vus en Floride, ils sont sur No Idea mais c'est pas du punk rauque de barbus. D'ailleurs le bassiste a plus un look à la Kerry King. Il ne porte pas un teesh Slayer pour rien. On navigue plus dans des eaux post hxc noise screamo. Sur le papier (enfin l'écran), comme ça, ça ne fait pas rêver mais c'est vraiment bonnard. Zik bien prenante, couillue, bonne présence sur scène, bon concert quoi ! Malheureusement écourté par le patron qui coupe le jus à 22h05, en plein milieu d'un morceau. Le dernier. C'était un peu con, ils l'avaient annoncé, il aurait pu se rencarder et ça aurait évité à tout le monde de l'avoir un peu mauvaise. Mais l'heure c'est l'heure ! C'est le prix à payer pour pouvoir continuer à organiser et voir des concerts dans une majorité des rades parisiens. Pour finir je discute un peu de tout et de rien (The Fest, les mutations dans l'Education Nationale, les gonzesses) et puis d'un coup l'euphorie des concerts et l'effet de l'alcool s'estompent et je n'ai plus qu'une envie. Rentrer. Ce que je fais.
"I just want a bit part in your life", je crois que je ne pouvais rêver meilleur titre pour ce post. Sacré Evan Dando ! ;)
Pour ceux que ça branche, Denis de Killed By Video était là et a filmé comme d'hab quelques morceaux des groupes.

disque écouté en écrivant ce post : RUMBLE IN RHODOS "Intentions" cd

Saturday, February 26, 2011

Trying not to think nor to sink

Les vacances tirent à leur fin et j'appréhende pas mal la reprise (fatigue, déprime...). Faut dire qu'elles ont été bien merdiques ces vacances, à l'image de ce début d'année. Je ne sais pas quand ça va s'arrêter. Je ne suis pas surfeur, c'est peut être pour ça que je n'arrive pas à ressortir du creux de la vague. Par contre je suis bon nageur, ce qui explique pourquoi je ne me suis pas encore noyé... Il y a néanmoins eu quelques moments moins pourris, comme le concert de mardi, qui ne s'est pas trop mal passé. "Pas trop mal" dans le sens où les groupes ont bien envoyé. Baise Ball avec son punk rock un peu bancal qui bourre et Billy Gaz Station avec ce mix perso bien classe de heavy 70's et power pop 90's. C'était même le meilleur concert que j'ai vu d'eux je crois. Hyper carré, en place, prenant, ils méritaient vraiment mieux que le Up & Down. Oui parce que malgré plein de bons côtés, c'est pas terrible comme endroit pour ce qui est de l'aspect musical. Et ça a dû leur faire un choc après leur release party chez eux, trois jours avant, à la Nef d'Angoulême avec près de 250 personnes. En tout cas ils s'en sont plus que bien tirés. J'ai hâte de les revoir à Paris, dans une salle comme les Combustibles et ses bonnes conditions.
C'était sympa aussi de faire le retour en train, en première classe et d'y lire l'adaptation manga du Capital de Karl Marx. Enfin moi ça m'a amusé. J'avais lu un article dessus dans un Télérama et j'ai chopé les deux volumes lors d'une pérégrination à la Fnac. La préface, signée par Olivier Besancenot, se défend d'une approche simpliste, les méchants capitalistes contre les gentils travailleurs mais c'est quand même ce qui se dégage. Surtout dans le premier tome où l'on suit l'évolution d'un jeune fromager qui va se développer et produire de plus en plus avec l'aide financière d'un investisseur (forcément cupide). Très naïf j'ai trouvé. Le deuxième tome est un peu plus complexe (et compliqué) mais mieux. Mais ce n'est pas ce qui m'a le plus occupé durant le trajet. D'une ça se lit vite et de deux j'avais un projet que je voulais finir impérativement. Mon premier fanzine ! Par contre désolé, pas la peine de vous emballer, il ne traite pas de punk rock ou de culture indé. C'est beaucoup plus personnel et pour cette raison il n'a été tiré qu'à deux exemplaires. Un pour moi et un pour la "malheureuse élue". Personne d'autre ne le lira. Pourtant il a de la gueule et je n'en suis pas peu fier ! Et l'effet escompté a été atteint hier (enfin en partie). Touchée. Coulée. Seulement maintenant que j'ai fait ça, je n'ai pour l'instant plus trop d'autre but à court terme pour tenir et plus de séries à regarder pour m'occuper l'esprit. Trying not to think nor to sink...

disque écouté en écrivant ce post : ANDREW W.K. "I get wet" cd

Sunday, February 20, 2011

Lost & paralyzed

Deux prochains concerts que je co-organise plus ou moins (je file un coup de main quoi !) dans le cadre de la tournée de Billy Gaz Station.
Mardi 22 Février @ Bar Up & Down (Montpellier), 21h, gratos !

http://www.facebook.com/event.php?eid=202331049784024

BILLY GAZ STATION (heavy power pop, Angoulême)

Formé en 2006 et alliant la technique hors paire de son batteur Matgaz (Headcases, Pegazio) au feeling dévastateur du guitariste Billy The Kill (Second Rate, Lost Cowboy Heroes), Billy Gaz Station a d'emblée marqué les esprits chagrins du rock'n'roll français grâce à un univers bariolé et généreux, une musique aussi fournie que chaude, unique en son genre, alliant la fougue du Heavy Rock 70's au romantisme et à l'énergie de la Power Pop 90's. Si certains les comparent aux Wildhearts, d'autres se perdent en louanges, citant à qui veut bien l'entendre des combos aussi différents que The Hellacopters, Dinosaur Jr, The Posies ou Black Sabbath.
Pour la quatrième fois à Montpellier, après être passés au Subsonic, au Mojomatic et à la Pleine Lune, c’est sur la scène du Up & Down qu’ils viennent défendre leur deuxième album « Inferno attack ! » (sur Kicking Records), qui reprend les choses où ils les ont laissées avant mais avec encore plus. Encore plus de mélodies, encore plus de solo, encore plus de fougue…
www.myspace.com/billygazstation
www.billygazstation.com
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BAISE BALL (punk rock, Montpellier)

Baise Ball est né en mai 2010 à Montpellier autour de Charlie dernièrement bassiste d'illegal Process accompagné de Tibo (Pretty Johnny/Ufos) à la basse et Théo (Ufos) à la batterie. Punk rock simple efficace et tendu, power trio tordu à la Orange County style.
www.myspace.com/baiseball
baiseball.free.fr


Jeudi 03 Mars @ Les Combustibles (Paris XII), 20h, 8€


En plus y aura aussi The Sainte Catherines (punk rock, Montréal), Maladroit (pop punk, Paris) et puis aussi Menpenti (punk rock, Marseille). Bonne soirée en perspective !

Saturday, February 19, 2011

Du punk, des maux croisés, des sentiments...

Life goes on but "everything sux", comme le clame si bien Milo Aukerman. Anyway. Hier je devais faire une émission en vrai direct de l'Eko. Je m'arrange pour faire ça à chaque fois que je redescends en vacances sur Montpellier. Pas d'invités/potes prévus cette fois, pas d'album de la semaine non plus mais par contre en fouillant un peu chez mes parents je suis tombé sur une boite à chaussures remplie de vieux samplers Rocksound et Punk Rawk. Ces vieilleries étaient censées occuper une bonne partie de la prog' avec d'autres trucs plus récents, des groupes français pour la plupart, en tournée et en concert sur Montpellier/Paris dans les jours à venir. Je me pointe donc à la radio vers 17h40, tranquille, bien à l'heure pour une fois et impossible de rentrer. Ma clé ne marche pas et il n'y a personne à l'intérieur. La serrure a été changée dans la semaine. Je le sais, j'étais là mercredi (émission spéciale avec le groupe stoner Mudweiser) et j'ai eu ma nouvelle clé que j'ai essayée. Pas de problèmes. Sauf que là, j'ai beau m'escrimer dans tous les sens, lever la poignée, pousser/tirer la porte, rien à faire. La looz' à l'état pur. La loi des séries mais pas celles que je regarde jusqu'à point d'heure le soir pour me vider la tête et réussir à m'endormir...
J'ai déjà enregistré l'émission qui sera diffusée le vendredi 25/02 donc la playlist que j'avais préparée ne va pas servir toute suite. Je me resservirai sûrement de certains morceaux ultérieurement mais voici, dans l'ordre, ce qui aurait dû passer : Screeching Weasel, Billy Gaz Station, MSL Jax, The Outside, Elderberries, Nina'School, Wank For Peace, Baise Ball, Girls Against Boys, Nada Surf, Reiziger, Quicksand, Sport, The Panther Party, La Dispute, Polar Bear Club, Spanish Gamble, Shub, Unwound, The Rentals, Millencolin, Superchunk, Dot Dash!, The Dickies, Snuff, Roget Miret & The Disasters, Ashtones, Tubelord.


Si l'émission n'a pas eu lieu, le concert où j'avais prévu d'aller ensuite, lui oui. Un peu de monde au Mojomatic (refait à neuf avec du beau parquet en bas), pas mal de kids, effet Nina'School/Guerilla Asso sûrement. Je croise et salue quelques têtes connues, tentant de faire bonne figure quand on me pose la sempiternelle question "ça va?". Le temps de commander un premier pastis et Wank For Peace (Angers), qui tourne avec les Nina ouvre les hostilités. Jeune quatuor avec un chanteur lead, c'est du bon punk hxc mélo, très influencé par Kid Dynamite dont ils reprennent d'ailleurs un titre. Pas ce que j'écoute généralement chez moi mais c'est bien fait, plutôt bien joué, sympa. Ce qui l'est également c'est la distro qu'ils trimballent (celle du label Can I Say?) et plus spécialement le bac à LPs. Jawbreaker, Off With Their Heads, The Ergs, Government Issue, Dear Landlord, Justin(e), Scream, Gatorface, Stephen Egerton... Le merch a bien tourné, y en a quelques uns qui se sont fait plaisir. Moi je repars avec le premier Fugazi, ayant aussi hésité avec un maxi 45t de Rocket From The Crypt. Place maintenant aux Nina'School. J'aime bien ces petits Bordelais, qui ne manquent jamais de me rappeler l'excellent petit déjeuner qu'on avait pris chez mes parents, dehors en plein soleil début janvier 2009, à base de café, pain frais et beurre salé. Bref. Ils démarrent avec "Du punk, des maux croisés, des sentiments...", la première comptine de leur nouvel album et enchaînent tube sur tube. C'est toujours aussi énergique sur scène, le fait d'avoir trois chanteurs jouant pour beaucoup. Ils ont un batteur intérimaire sur cette tournée (jouant à la base dans The Helltons), qui s'en sort très bien malgré les chambrages de rigueur auxquels il n'échappe pas. L'officiel, fraîchement notaire n'ayant pu se libérer, en prend aussi pour son grade. C'est plus ce que c'était le punk rock. Des notaires, des profs, des paléontologues... pourquoi pas des flics tant qu'on y est ? Deux dernières ("Mr Anti-kids" et "Tom") et c'est fini, même si certain(e)s dans l'assistance en auraient bien demandé plus. Mais l'heure avance et derrière il y a The Outside, des vieux briscards avec Chris Masuak de Radio Birdman (groupe culte australien), qui ont un set d'une heure. Ils ont beau être la tête d'affiche, les gens étaient plutôt venus pour ceux d'avant et peu restent. Ils ne sont pas vraiment curieux. C'est le constat désabusé (mais pas nouveau), qu'on se fait avec Charlie Baise Ball, qui ne tarde pas à fermer la caisse. Faut dire aussi qu'ils jouent hyper fort! Quasiment deux fois plus que les autres et ça nuit au truc. Ce que leur crie Vince Van Gogo, le barman, plus fan de ce punk/r'n'r/garage que de celui "à roulettes" des précédents. "C'est bon mais c'est trop fort!" Il ne sera pas entendu au final. Quant à moi, je fais comme tout le monde et déserte les lieux. Pas envie de m'éterniser davantage...

disque écouté en écrivant ce post : NINA'SCHOOL "13 comptines" cd

Sunday, February 06, 2011

Joining The Maladroit

Ca y est. L'émission et la Circus Session # 06 avec le all star band parisien MALADROIT (www.myspace.com/maladroitpunk) est dans la boîte. Merci Till et Olivier pour leur participation. Pour tout savoir sur les Goonies, Natalie Portman, le hockey canadien, Thierry Hazard et le monstre mexicain Chupacabra, rendez-vous vendredi prochain dans Joining The Circus. On parlera peut être de punk rock aussi. En même temps ça va être difficile de faire autrement quand on regarde attentivement la playlist : Mixtapes, Iron Chic, Dopamines, Dead To Me, The Sainte Catherines, Menpenti, Nina'School, Dear Landlord, Groovie Ghoulies, Teenage Bottle Rocket, Jawbreaker, Banner Pilot, Vulgaires Machins, Dillinger Four, Nerf Herder et j'en passe, plus trois extraits du premier album de Maladroit "Jerk alert" et deux morceaux joués en acoustique, dont un inédit qui sera sur le split 45t avec The Sainte Catherines pour leur tournée commune fin février - début mars. Comme les autres sessions, vous verrez ça sur youtube, l'occasion d'admirer la performance d'actors studio d'Olivier Portnoi, mimant les paroles. On parle d'une nomination pour les Oscars... Afin de patienter d'ici là, deux nouveaux morceaux sont sur leur myspace et un clip ici.



disque écouté en écrivant ce post : MALADROIT "Jerk alert!" cd

Saturday, February 05, 2011

Tafeur 38

Voici les cinq chroniques que j'ai rédigées pour le dernier Tafeur (zine de l'asso Tout A Fond), disponible un peu partout dans le Grand Sud et également sur le net ici :








DEAD END : Clusterfucktabulous! (Crucifux)

Dead End, ce groupe d’un autre siècle, revient sur le devant de la scène avec un quatrième album qu’on n’attendait plus. Ou plutôt qu’on désespérait ne voir jamais arriver, tellement sa conception a été entachée de galères diverses. Mais tout ça appartient au passé tandis que le présent se nomme Clusterfucktabulous! et confirme toute l’estime qu’on pouvait avoir pour eux. Dead End c’est aussi et avant tout Wattie, guitariste/chanteur à la voix si reconnaissable, un passionné, mélodiste hors pair et compositeur de talent. Le punk rock il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font. Lui, il a choisi son camp depuis longtemps, quand bien même la route qui y mène est sans issue.

+ d’infos sur http://deadend.fr/












IRON CHIC : Not like this (Dead Broke Rekerds)

La nouvelle sensation punk rock us elle est peut être là. Iron Chic commence à faire un petit buzz et pour une fois c’est amplement mérité. Croyez-moi sur paroles. Quand vous vous retrouvez dans un club aux States et que toute la salle, à l’unisson, scande les chansons (alors que le groupe est à plusieurs milliers de kms de chez lui), c’est qu’il se passe un truc. Il faut dire que les morceaux sont plutôt propices aux sing-alongs, avec chœurs et refrains fédérateurs, le tout sur des textes intelligents. Ca aide. Rien de vraiment révolutionnaire au final mais un punk rock sincère, honnête et émotionnel (n’ayons pas peur des mots).

+ d’infos sur http://www.ironchic.net












MIGHTY WORMS STRIKE ! : Vol. 4 (Mighty Worm)

Quatrième volet des compilations Mighty Worm ; label, radio, asso, agitateur culturel du grand Est de la France, pour le plus grand bonheur des habitants du triangle des Bermudes Besançon / Belfort / Montbéliard. Ils ont décidé cette fois de faire appel uniquement à des groupes du cru, proches d’eux depuis le début. Ils sont donc au nombre de six : Flying Donuts, Hellbats, The Rebel Assholes, Jack & The Bearded Fishermen, The Irradiates et The Texas Mongols, à proposer chacun un inédit et une reprise d’un de leur comparse. Punk rock, heavy rock, stoner, surf, il y a de tout sur cette compil’ (au format 33cm + cd) et du bon en plus. Les amateurs de rock couillu en auront pour leur frais. Support your local scene qu’on vous dit !

+ d’infos sur http://www.myspace.com/mightyworms












OVER THE STARS : Lost beforheand (Crust Caviar / My Homerun)

Belle petite surprise de fin d’année que cet album des Lillois. Léger, frais sucré… il aurait presque pu sortir cet été, ça aurait été la bande son parfaite. On navigue ici en pleines eaux power/pop emo/punk, courant peu répandu dans nos contrées donc ils se retrouvent automatiquement mais surtout légitimement dans le haut du panier. Ils ont beaucoup écouté Jimmy Eat World, c’est indéniable et ça leur réussit plutôt bien. Les morceaux sont efficaces, calibrés comme de futurs tubes radio (y en a treize à la douzaine dans ce disque) sans jamais être putassiers, avec en plus la bonne grosse prod qui va avec. Trop pop pour les true punx, trop punk pour les poppeux, c’est l’échec commercial assuré (et assumé) mais la passion et le talent sont là.

+ d’infos sur http://www.myspace.com/overthestars












SOFY MAJOR : Permission to engage (Prototype / Basement Ape Ind / Bigoût / Atropine)

Alors là les Clermontois frappent fort de chez fort ! Pourtant ils sont bien élevés, ils nous demandent notre permission avant. On se doutait bien que leur premier véritable album allait faire mal, après les divers sorties (EP, split…) et nombreuses tournées mais avec ce Permission to engage, non seulement ils jouent désormais dans la cour des grands mais en plus ils ont tous les atouts pour y faire régner leur propre loi. L’artwork est toujours aussi bien soigné et le son massif, prenant, idéal pour ces compos transcendant les genres musicaux. Noise ? Hardcore ? Metal ? Un peu de tout ça. Je suis plutôt hermétique au style en général mais pour le coup ils m’ont scotché, bâillonné, saucissonné, pieds et poings liés... Quelqu’un peut appuyer pour moi sur la touche repeat please?

+ d’infos sur www.sofymajor.com

disque écouté en rédigeant ce post : THURSDAY "War all the time (cd)