Thursday, November 01, 2012

Hell'o les morts

Hell'o ! Faire revivre ce blog le jour de la fête des morts c'est une blague qui ne doit faire rire que moi mais qui va (j'espère) te faire plaisir, toi qui as certes apprécié le post sur le Samynaire mais attends désespérément qu'il soit remplacé par du sang neuf. Aussi bizarre que ça puisse paraître pour moi, on me parle de ce blog, réclame de nouveaux articles donc comme je suis super sympa, je profite du temps libre des vacances pour m'exécuter. Je vais commencer par vous toucher quelques mots des concerts que j'ai fait ces deux derniers mois, depuis mon retour sur Paris. Seize soirées en tout, soit deux concerts par semaine, une bonne moyenne.
 Ça a commencé direct le samedi 01/09. A peine descendu du train, posé ma valise dans l'appart que je traçais à l'Espace B dans le 19ème pour voir les copains de Café Flesh, en tournée avec les ricains de Hawks. Ce lieu est loin d'être mon préféré. Non pas pour l'endroit en lui même car la salle est plutôt cool ; petite scène, bonne jauge (environ 150 personnes), prix corrects mais parce que le patron avait la fâcheuse habitude de prendre la quasi totalité de la thune aux organisateurs avec son mauvais deal. Genre les 50 premières entrées pour lui et bien sûr c'est lui qui était à la caisse, incitant en plus les gens à consommer. C'est Frank qui m'avait raconté être allé y voir le groupe anglais Ipanema (avec Wiz de Mega City Four), qui n'avait eu que des clopinettes sur cette date et il avait croisé ensuite le patron du bar à l'arrêt de métro, qui comptait ses billets par liasses. Pas cool. Mais là je l'ai dit, ce sont des copains qui jouent et d'autres qui organisent (GTOK GTKO, Rejuvenation) et il paraît que ça a changé de propriétaire alors go ! Vu l'heure d'arrivée de mon train, j'étais à peu près sûr de rater ULTRACOÏT, qui ouvrait le bal. Je rentre dans la salle déjà bien remplie et je les vois faire leurs deux, trois derniers morceaux. Grosse déception, ils ont changé de tenue de scène et au lieu de jouer en look SM (slip en cuir rembourré et masque de catch), ils transpirent à grosses gouttes sous leurs soutane noires. Pas grave, ça ne les empêche pas d'envoyer une noise bien pêchue, Unsane style. Ensuite c'est au tour de PORD d'envoyer le bouzin. Là non plus on n'est pas là pour rigoler, les Lozèriens sont ce qui se fait quasiment de mieux en termes de noise hardcore en France.  Après, perso, ce n'est pas vraiment ma came donc je prends l'air dehors, la salle étant une véritable fournaise. La température va encore monter d'un cran avec CAFE FLESH. J'ai écourté mes vacances à Montpellier d'une journée pour eux (j'aurais pu rentrer le dimanche) et je ne le regrette nullement ! Leur noise à eux est beaucoup plus r'n'r, punk. Ça, ça me parle davantage. Ils enchaînent les tubes de leurs deux derniers albums sortis sur Head Records et donnent tout ce qu'ils ont, mettant tout le monde d'accord. Je pense sincèrement que ce groupe est sous-estimé car comme d'hab, le cul entre deux chaises (voire plus), pas complètement affilié à une chapelle musicale, touchant un peu à la noise, au punk, la power pop. Et je ne parle même pas du fait qu'ils ont un chanteur saxophoniste... Dur de passer derrière mais HAWKS vont bien relever le défi. Il s'agit de leur première tournée en France et ils ne sont pas venus faire de la figuration. Là encore on est dans de la bonne grosse noise qui tâche et ça se bouge bien sur scène (mention spéciale au chanteur). Steph Rad Party était comme souvent dans les parages et a pris quelques bonnes photos à consulter ici.

Ma copine est fan des Anglais The XX et pour lui faire une surprise, je voulais lui prendre une place pour le concert début septembre à Paris. Sauf que c'était complet très rapidement. Pas glop. Alors quand j'ai appris qu'ils étaient en live à Canal + la veille, mercredi 05/09, pour l'album de la semaine, je me suis empressé d'appeler mon vieux pote de collège Alex, qui y bosse régulièrement (en tant que feignasse d'intermittent technicien vidéo), pour savoir s'il pouvait nous mettre sur la guest list. Bingo ! On se rend donc au studio 104 de la Plaine Saint Denis, assistons à l'enregistrement des Guignols de l'info juste avant (ça permet à Canal de ne payer qu'un cachet pour deux émissions) et c'est parti pour ce petit concert de pop electro intimiste. Ah, non. Avant que le groupe arrive, il faut enregistrer une série de faux applaudissements car il n'y a pas suffisamment de caméras pour filmer en même temps le groupe et le public. Soit. C'est bizarre mais marrant la première fois, la deuxième mais j'avoue qu'ensuite j'y ai mis beaucoup moins d'entrain et qu'à la septième je faisais semblant d'applaudir. En tout cas le concert en lui même était bien sympa même si très différent de ce que je fais habituellement : on était assis, pas besoin de bouchons pour les oreilles (c'était d'ailleurs un running gag des vieux roublards de Canal +, qui ont vu passer un paquet de putains de groupes à la grande époque de Nulle Part Ailleurs, "Quelqu'un veut des bouchons ?" Nan j'déconne..."). Le son était par contre vraiment bon ! Bref chouette expérience et on a eu droit à plus de morceaux (dix) que la traditionnelle promo nouvel album.


 Quand j'ai su que FUTURE OF THE LEFT passaient à la Fête de l'Humanité le vendredi 14/09, je me suis tâté à y aller. J'adore ce groupe, je les ai déjà vus deux fois (en première partie d'Against Me! au Trabendo en 2007 et aux Eurockéennes en 2008) mais j'ai beau être un sale gauchiss', l'aspect fête de la saucisse et le reste de la prog ne me faisaient vraiment pas rêver. Et puis j'ai vu qu'ils jouaient en premier, à 18h30. Il y avait donc moyen d'éviter toute la foule, les galères de transports etc. La perspective d'avoir chopé des invits pour deux concerts la semaine suivante a achevé de me motiver à filer 20€ aux cocos. Je déboule donc sur le site (très bonne organisation de la RATP au passage) et y retrouve avec plaisir mon pote Manu, que je n'avais pas vu depuis un bail, couvrant lui l'évènement pour BFM TV mais ayant réussi à se libérer pour le concert. Le temps de prendre une crêpe et une canette de coca (ah oui, j'ai arrêté de boire pour pouvoir m'entraîner et courir les 20kms de Paris avec mon oncle, impossible pour moi de refuser un défi sportif), que le quatuor gallois s'installe. Un gars vient faire un petit speech, ouvrir cette énième édition de la Fête de l'Huma et bim, le futur de la gauche passe à l'attaque ! Ils jouent sur la Grande Scène et dire que le public est clairsemé est un doux euphémisme. Les gens attendent surtout BB Brunes, je pense, qui arrive derrière mais on doit être une petite vingtaine à connaître le groupe, si je me fie à ceux qui chantent les morceaux et rigolent aux blagues / interventions de Falco (guitare/chant), toujours très caustique. Toujours est-il qu'eux s'en foutent et jouent comme s'ils étaient face à des milliers de personnes. Musicalement, scéniquement ça envoie sévère ! Une belle leçon de rock indé, avec des morceaux extraits de leurs trois excellents albums et en bonus deux reprises de McLusky (précédent groupe de Falco), dont une en vidéo plus bas. Le seul bémol ce sont ses petits problèmes de guitare, qui nuisent un peu à l'intensité du set. Le concert finit néanmoins sur un beau et joyeux bordel, l'autre guitariste (très charismatique lui aussi), invitant 15-20 personnes du public à monter sur scène, au grand dam des vigiles. J'ai failli me laisser tenter, ayant cru percevoir une connection dans son regard genre "je t'ai vu chanter les paroles mec, viens !" (ce dont j'ai eu confirmation quand je l'ai félicité à la fin après qu'il ait terminé dans la fosse) mais je me suis ravisé. Il me manquait quelques pintes pour me désinhiber... Concert hyper cool, un poil sauvage et j'espère vraiment pouvoir les revoir, dans une salle cette fois. Ils sont passés début juin à la Maroquinerie mais ça tombait le même soir que le concert de reformation des $heriff à Montpellier et j'avais bien évidemment réservé mon weekend dans le Sud. Je me suis par contre bien sûr barré tout de suite après car j'ai beau avoir beaucoup d'humour, BB Brunes, Shakaponk, faut pas déconner...

Future Of The Left : Manchasm 
Future Of The Left : To Hell with good intentions (McLusky cover)

Un des buzz de la microscène punk indé de cet été a été l'annonce de la venue de Latterman en Europe et plus précisément à Paris le samedi 15/09. Ce groupe de Long Island NY du début / milieu des années 2000 a bien grandi en notoriété après son split en 2007 et la formation qui s'en suivit de Iron Chic et Rvivr, très talentueux eux aussi. J'avais eu la chance de les voir en 2006, alors que je n'habitais pas encore Paris, pour un concert mémorable au feu-Saphir 21. Enfin j'avais juste entre aperçu quelques morceaux du haut de l'escalier car le sous sol de ce rade était blindé et on était arrivé à la bourre avec Matt Showman et Manu, ayant pris l'apéro avant et s'étant quelque peu perdus pour arriver jusqu'au bar. Je ne connaissais pas vraiment Latterman à l'époque mais savoir qu'ils avaient sorti des disques sur les labels Deep Elm et No Idea était un gage suffisant de qualité et je garde un bon souvenir de cette fin de concert, très énergique et mélodique. Ca c'était pour la période vieux con / nostalgie / j'me la pète, place au présent maintenant. Je n'ai malheureusement pas vu grand chose de BITPART, désormais trio avec un batteur remplaçant la boite à rythme, trop occupé à discuter dehors (je n'avais pas vu la majorité des personnes présentes depuis plus de deux mois). Par contre je n'ai rien raté de SPORT, dont les mp3 du premier album avaient bien tourné en boucle depuis l'été. Ils étaient censés avoir leur LP avec eux mais en bons losers, ces derniers n'étaient toujours pas arrivés donc il fallait se contenter de frisbees sérigraphiés avec code de téléchargement. Dommage, ce n'est que partie remise. Très bon concert quoi qu'il en soit, beaucoup d'amis, de fans dans la salle (qui affichait complet), une bonne ambiance, quelques private jokes, des slams et un punk rock classieux, très proche de LATTERMAN. On n'aurait pas pu trouver mieux pour ouvrir. Et cette reformation alors, est-ce qu'elle valait le coup ? Oui oui et oui ! Certains avaient fait le déplacement depuis un peu toute la France (Montpellier, Orléans, Caen, Clermont-Ferrand) et n'ont pas été déçus ! Si l'ambiance était bonne pendant le concert de Sport, là c'était la grosse teuf ! On a même eu droit aux cotillons ! Ils ont aligné tube sur tube, scandés en choeur par l'assistance et entrecoupés par quelques messages de Matt Canino (basse / chant) sur le positivisme, le diy, le fait de se bouger, de faire des trucs, les respect des gens, des genres (faut dire qu'il était vêtu d'une mini robe à ras la bite) etc. On peut penser ce qu'on veut de ce genre de discours ; surfait, pompeux, s'adressant à une audience déjà "conquise", tant que ce n'est pas too much et que ça ne nuit pas à la qualité du concert, je trouve que ça ne fait jamais de mal d'entendre certaines choses. Le petit laïus pour les gens qui slammaient, d'enlever leurs chaussures, afin que ceux de devant ne se les prennent pas en pleine tête, était plutôt bien vu et a même été exécuté au pied de la lettre. Si vous voulez voir ça de vos propres yeux, Alexandre Aristides a, comme bien souvent, filmé l'intégralité du concert et l'a posté sur youtube. Merci à lui et n'hésitez pas à checker ses autres vidéos, c'est assez impressionnant !

"Salut Guillaume, y a The Hives mardi soir (18/09) à l'album de la semaine, ça te dit ? Je te mets sur la liste d'invits ?" Oui Alex. Merciiii, t'es un pote !! La réputation scénique des Suédois n'est plus à faire et j'avais vraiment envie de revoir ça de mes propres yeux (et non par l'intermédiaire de youtube), moi qui ne les avais pas vus depuis... hum hum... 1998 ! Grâce au Suede Palooza, qui était passé par le Rockstore à Montpellier avec donc en toute première partie les Hives, que personne ne connaissait à l'époque car ils venaient tout juste de sortir leur premier album "Barely legal", Liberator (ska punk) ensuite, Refused (oui oui !) et enfin No Fun At All, la tête d'affiche. Je vous parle là d'un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître (vieux con / nostalgie / j'me la pète part 2). The HIVES donc, à Canal +. Un bon moyen de les voir dans de bonnes conditions, privilégiées même et une salle à dimension plus qu'humaine. Alex m'informe qu'ils sont en plein jetlag, arrivés des States dans la matinée, qu'ils ont fait une rapide balance de 2-3 morceaux (suffisamment pour que les cadreurs hallucinent et se rendent compte que ça n'allait pas être une promenade de santé, surtout pour celui qui suivait Howlin' Pelle Almqvist le chanteur) et qu'ils sont allés faire une sieste direct. Les désormais traditionnels faux applaudissements de rigueur (moins que pour The XX cependant) et voilà nos bêtes de scène qui débarquent, avec des bonnes cernes sous les yeux. Je vais la faire court, c'était énorme ! Ok, le dernier album n'est pas gégé mais peu importe les morceaux, c'est une vraie machine de guerre en live. Le chanteur est partout : sur la grosse caisse de la batterie, dans le public, en l'air, au sol... son pied de micro et son micro aussi, le batteur tape comme un sourd, avec en plus la gestuelle qui va bien et le gratteux aux frisouilles de droite, arrive presque à leur voler la vedette. 9 titres joués tendus, en 30-40 minutes avec de fréquentes interactions entre le groupe et le public, beaucoup de punch et une bonne dose d'arrogance mêlée à de l'humour : "On (Canal +) nous a demandé de faire une reprise mais aucune autre chanson que celles des Hives n'est suffisamment bonne et ne mérite d'être jouée par nous alors on a fait une reprise d'un groupe avec un membre des Hives dedans." Et les voilà qui balancent une reprise des Dragtones, projet rockabilly parallèle de l'autre guitariste. Grosse claque donc, qui nous a motivés avec Alex et Lucile sa copine, à prendre nos places pour retourner les voir le 29/11, au Zénith, malheureusement, mais bienheureusement avec The Bronx en première partie. Ca peut le faire.

J'ai trouvé que cette année c'était vraiment la mode des tournées célébrant l'anniversaire d'un album. Après les 20 ans de "Nevermind" l'année dernière on a eu les 20 ans de "Copper Blue" pour Sugar, "Meantime" pour Helmet (qui envoyait bien le gras à ce qu'on m'a dit), "It's a shame about Ray" pour The Lemonheads (là j'y étais et c'était tout naze à cause de l'impassibilité d'Evan Dando le guitariste/chanteur, ne dégageant rien d'autre que de l'ennui) etc. Il faut dire que quand tu as aimé un groupe à l'époque, s'il tourne toujours, généralement tu y vas surtout pour entendre ces morceaux avec lesquels tu as grandi... Comme beaucoup d'autres, donc, FU MANCHU s'est prêté à l'exercice pour les 15 ans de "The action is go". Ca tombe bien, c'est l'album avec lequel je les ai découverts et le meilleur qui plus est. Pour être complètement honnête, je n'ai pas découvert le groupe (et donc l'album) à sa sortie, en 1997, mais 2-3 ans plus tard, quand j'ai appris que c'était une des principales influences des magnifiques Tentakular Megafuckers, groupe culte Montpelliérain ayant ensuite donné naissance à Superbeatnik, autre gloire locale. J'aime beaucoup Fu Manchu car à l'origine c'était un groupe de punk hardcore et cela se ressent dans leur stoner. Je n'avais eu l'occasion de les voir qu'une seule fois, à Barcelone en 2007 et il était donc hors de question de rater cette date, mercredi 19/09, à la Maroquinerie. En plus c'est ma salle préférée sur Paris et j'y ai généralement mes entrées (merci Fred !!). Mon +1 c'est Frank Slow Death (il m'invite le lendemain pour Torche) et on arrive au milieu du set de la première partie, The SHRINE, trio hard rock californien de chevelus aux vestes en jeans sans manche. Ca pose le décor. Bien sympa, bonne mise en oreilles, même s'il n'y a pas foule. Il faut dire qu'il est tôt, 19h30-20h ! Les autres Californiens arrivent ensuite, la salle se remplit and the action is go ! L'album est parfaitement exécuté, en intégralité et dans l'ordre avec donc l'excellent "Evil eye" en ouverture. Rien à redire. Le son est bon, le groupe envoie, le public aussi. Parfait ! En rappel on a droit entre autres à un très bon "Godzilla" et des reprises de standards hardcore reconnus par Frank mais dont j'ai oublié le nom. Sorry. Pour me faire pardonner, une petite vidéo du titre "Laserbl'ast!", que j'ai filmé et pendant lequel j'ai eu une grosse pensée pour mes potes d'Öfö Am, dont les 2/3 étaient avec moi au concert de Fu Manchu à Barcelone.

Après The Hives le mardi, Fu Manchu le mercredi, pas de répit pour les costauds et c'est tipar le jeudi 20/09 au Divan du Monde pour voir Torche. Je n'aurais jamais payé les 28€ demandés mais Frank avait moyen de choper des invits et m'en faire profiter donc une telle aubaine ne se refusait pas. En plus était annoncé non pas un "special guest" mais un "very special guest" en première partie. Dans l'aprèm j'apprends que ce "very special guest" c'est Aside From A Day, un groupe noise post hardcore screamo de Besançon (je ne suis pas très doué pour ce genre d'étiquettes mais ça ressemble un peu à Cult Of Luna) et que les places sont bradées à 50%... Tu m'étonnes. Il ne devait pas y avoir beaucoup de préventes à 28€, même si j'en connais quelques uns (coucou Greg Reju !), qui l'ont eu un peu mauvaise. Bref, on arrive avec Frank au début de ASIDE FROM A DAY. Si c'était à refaire on aurait attendu dans un bar du coin à siroter quelques bières mais je ne bois toujours pas d'alcool à cause de ma future course. J'ai pas viré straight edge non plus, je me limite juste à un verre, voire deux max. Bref, AFAD ça joue très bien, ils ont été appelés au dernier moment, deux jours avant et s'en sortent plutôt pas mal (excellent son et jeu de lumières) mais ce n'est pas mon truc. Au bout du troisième morceau j'en ai marre et la fin du set me semble interminable. Puis enfin, les Floridiens de TORCHE s'installent et la salle qui était plutôt vide se remplit d'un coup, pour donner un peu de chaleur à ce concert. Si les premiers albums flirtaient avec un stoner / metal, à chaque nouvelle sortie leur style évolue et se "poppise", se "foo fighterise", ce qui n'est pas pour me déplaire. Les morceaux joués ce soir ont évidemment fait la part belle à "Harmonicraft", leur dernier album mais aucune période n'a été oubliée et si sur disque l'aspect "pop" est exacerbé par une prod très lissée, en concert c'était quand même vachement plus brut et rentre dedans. Peu de pauses, d'interactions avec le public, ils enchaînent les titres (une vingtaine en une heure) avec une grosse énergie, un son massif mais aussi  un plaisir non dissimulé. Le guitariste/chanteur joue avec une chemise hawaïenne, c'est dire si ce sont des p'tits rigolos...

Cette semaine un peu folle s'est achevée le dimanche 23/09, à la Boule Noire. Je n'avais pas prévu d'y aller à ce concert, les groupes ne me branchant pas plus que ça (à part Title Fight) mais surtout à cause de l'orga, Only Talent. C'est lui qui avait annulé Samiam l'année dernière, 3-4 jours avant le concert, sous prétexte qu'il n'y avait pas assez de préventes (comme si on achetait nos places avant !) et puis il se paie une sale réputation, traitant les premières parties comme de la merde (genre "vous avez la chance de jouer avec des groupes ricains donc votre défraiement vous pouvez vous le mettre où je pense" et "non le catering c'est pour la tête d'affiche, y a des chips là et si vous n'avez pas assez, vous pouvez aller au Quick à côté et me ramener la note, je vous rembourserai..."). Bref, ça ne donne pas vraiment envie de lui filer des thunes mais j'avais des potes de Lille qui venaient pour l'occas', le crew Crust Caviar (Mickson et Wize) et Greg Smets et des cds / vinyls à échanger, récupérer donc on se rencarde avant pour taper la discute autour d'un coca. Et puis je me suis finalement laissé entraîner. On rentre et y a un ricain tout seul sur scène avec sa gratte et sa barbe. Là je me dis et merde, d'où il sort lui ? Ca fait 5 groupes qui jouent ?! Beaucoup trop pour un dimanche soir. En fait non, puisque le dit barbu et le groupe INTO IT OVER IT ne font qu'un. J'avais téléchargé un album, écouté et pas trop aimé (punk pop assez fade) mais sur disque il y avait tous les instruments. Là c'est juste un folkeux de plus et je crois que je commence à avoir ma dose. Après suit MAKE DO AND MEND. J'aimais bien le premier album (un rip off de Hot Water Music), un peu moins le second et n'avais pas encore écouté le troisième. Bon bah ce n'était pas terrible, pas trop d'énergie, de mélodies, des morceaux plats et un chanteur qui chantait faux. Next ! Les suivants ce sont TITLE FIGHT et c'est pour eux que j'avais daigné venir. Ils avaient intérêt à assurer ! Fort heureusement, ça l'a fait. Un punk hardcore mélodique, tantôt rapide, tantôt mid tempo, un peu à la The Movielife, une bonne présence sur scène et un public participatif, surtout sur le morceau "Shed", assez hallucinant (ça chante, danse, slamme de partout). Cool. Après, LA DISPUTE (screamo punk), je tiens un morceau et demi pour voir mais ça ne me fait rien alors je rentre.

album écouté en écrivant ce post : THRICE "Anthology" 2cd & TROY VON BALTHAZAR "...Is with the demon" mp3

Thursday, July 12, 2012

Samynaire 2012



Comme tous les ans, le dernier samedi de juin c'est le Samynaire. Je vais pas revenir dessus, j'en ai déjà parlé sur ce blog en 2009 (clique là aussi), 2010 et 2011. Que rajouter de plus ? Rien, je vais me contenter de poster quelques vidéos.
Top 5 des concerts : Öfö Am, Dot Dash!, Diamant Noir, Servo, Marvin et Pneu. Comment ça ça ne fait pas cinq ? Oui mais bon, Diamant Noir ce n'est pas vraiment un groupe. C'était juste pour l'occas' les Marvin avec Arbre, Kryïss, Poupi, Thomas et Samy pour un set de reprises : X-Or, Beastie Boys, Cobra (très bonne découverte !).
Fallait y être, encore une fois c'était LA fête. J'en veux pour preuve mon état second, dont on se rend bien compte, notamment sur la vidéo de Marvin. Hum hum...









album écouté en écrivant ce post : Les RASOIRS ELECTRIQUES "Diwhy" mp3

Monday, April 09, 2012

La part des Anges...

Bon bah voilà, j'aurais pu profiter de quelques moments de libre aujourd'hui pour rattraper un peu mon retard de reports de concerts qui buttent (tribute aux Thugs, Leatherface x2, weekend à Besak et Genève à squatter le camion des Napoleon Solo, Anniv' des Mighty Worm et grosse GROSSE claque des concerts des Jack & The Bearded Fishermen) mais j'ai préféré glander sur internet et boire des cafés et cannettes avec Matgaz et James Leg (des Black Diamond Heavies avec qui il est en tournée européenne) et se finir à la Part des Anges, restau à Montmatre d'un exilé Charentais. Très bonne carte du terroir et on en a profité pour s'envoyer en plus de la bouteille de rouge offerte du pineau des Charentes et du calva, ce qui fait que je suis fin rond au moment d'écrire ces quelques lignes pour tenter de faire subsister ce blog. Demain j'ai des 6èmes en natation mais heureusement pour eux (et pour moi !) ils savent tous nager... A plus. Cheers.

album écouté en rédigeant ce post : JACK AND THE BEARDED FISHERMEN "Places to hide" LP

Wednesday, February 29, 2012

Veni, vidi, Verdun...


Deux groupes de Montpellier, Morse et Verdun, font une tournée de quelques dates et passent par Paris. Je prends. Ce ne sont pas vraiment mes groupes préférés, ils sont issus de styles musicaux que je n'écoute pas trop - Morse fait dans le noise hxc bourinos et Verdun dans le doom sludge - mais c'est l'occasion de voir des copains (coucou Abel, Jean Marc et Mouffi) donc je me motive et me bouge. Sauf que ces enfoirés n'ont rien trouvé de mieux que de jouer dans deux lieux différents. Super... Barathon ? Ouais, peut être, on verra selon la forme et le timing. De la motiv' il m'en faut pour tracer à la Miroiterie ce jeudi 16 février. Encore qu'il fait un peu moins froid que la semaine précédente quand j'étais allé au même endroit voire Berline 0.33, Les Louise Mitchels et Hackfleish. A la base je voulais surtout voir Ultracoït, "nouveau" groupe de Greg Reju mais l'un des zicos étant grippé, ils ont du renoncer. Mon cul ouais ! Ils se sont surtout dégonflés de jouer en slip, une de leur marque de fabrique, poussant le concept du nom jusqu'au déguisement. Avec les 0° dans la salle, c'est certain qu'ils risquaient d'avoir des minuscules raisins secs en lieu et place de bonnes grosses couilles... Pas trop de souvenirs de ce concert, si ce n'est une bonne prestation et bonne ambiance pendant le set des Louise Mitchels et quelques découvertes. Ah bon, y a deux batteries ? Ah bon y a pas de chant ? Ah oui et aussi, c'était la première fois que j'assistais à un concert avec des gants de ski. Véridique ! Indispensables pour tenir correctement sa canette et ne pas finir avec les doigts congelés. Après musicalement ça ne m'a pas emballé plus que ça, je me suis même demandé par moments ce que je faisais là... Un peu la même ce soir, pour l'aspect purement musical. Je regarde de loin deux trois morceaux de Valve et Quartier Rouge... Bof bof, pas ma came. J'en profite par contre pour bien discuter avec Greg et Abel et ça part dans tous les sens ; déclin de l'industrie musicale, de la presse, pas de groupes référents, maladie, saloperie de cancer, nucléaire, écologie, politique... On refait le monde. Puis c'est l'heure du concert de Morse. Ce que je vois confirme ce que j'en pensais avant de venir : ça ne me plait pas des masses mais ça joue et envoie du lourd. Un peu trop pour moi. Trop chaotique, trop rapide, trop complexe. Il y a bien quelques passages davantage noisy et "mélodique" (guillemets de rigueur) mais ça repart vite dans des trucs plus bourinos. Quoi qu'il en soit la demi-heure de set passe nickel, aidée en cela par le jeu de scène de Jean Morse (chant), véritable pile électrique, toujours en mouvement, sur scène, dans le pit, monté sur un baffle... Il a bien essayé une fois ou deux de grimper plus haut mais la vétusté des plinthes ou fixations aux murs de la Miroit' l'ont dissuadé. D'après Greg on a le temps de tracer à la Cantine de Belleville pour voir la fin de Verdun alors on s'arrache. On dépasse une jeune punkette et son chien, on chope le métro, descend deux stations plus loin pour retomber sur la même punkette. Shame on us ! On aurait mieux fait de faire le trajet à pieds... Feignasses ! Verdun en est au troisième morceau, autant dire la moitié du concert, avec des morceaux entre 5 et 9 min. Ça tranche pas mal avec Morse. Là où le batteur mettait 15-20 coups de caisse claire, le batteur de Verdun en met un ou maximum deux... Musicalement, sans que cela me transcende, j'accroche mieux. Pas grand monde mais comme la cave est riquiqui, ça ne rend pas le truc glauque. L'endroit a été quelque peu rafraîchi depuis la dernière fois où j'y ai mis les pieds (environ 2 ans pour le concert de Ravi, organisé à la one again avec Dina) et c'est pas un mal. J'assiste donc à une vingtaine de minutes de leur set plutôt cool. Ils sont tous bien dedans, c'est carré... et c'est la guerre ! Oui oui, le jeu de mot est facile. Désolé...
Le lendemain je me rends à l'International pour voir Hill Valley. Ce sont des Clermontois, dont j'ai entendu pas mal de bien et qui revendiquent comme influences At The Drive-In, Bloc Party, Death From Above 1979. C'est à 15 mins de chez moi, gratos et y a rien à la télé. De toutes façons j'en n'ai pas. Ils ont mis sur facebook qu'ils jouaient à 21h30 et c'est à la minute près, l'heure à laquelle je débarque dans le bar, bien rempli, en haut comme en bas. Y a déjà un groupe sur scène qui joue une espèce d'indie pop dégueulasse... C'est pas eux quand même ?! A priori non car ils annoncent leur dernier morceau. Ouf. Un ou deux coups de fil dehors et je redescends. D'après les deux types qui discutent à côté de moi, ce sont bien les Hill Valley qui sont en train de s'installer sur scène. Wahou, ils sont aussi nombreux qu'un groupe de ska ! Bon, rassurez-vous, pas de cuivres au rdv, juste une formation classique : basse, batterie, deux guitares... et deux chanteurs. Le concert est plutôt cool. C'est hyper carré, le son est bon, les morceaux efficaces, entraînants (ça me fait énormément penser à ce groupe de Grenoble, Elevate Newton's Theory) et les gars assurent sur scène. Un peu trop d'ailleurs... C'est là où j'émettrais quelques réserves. Un des chanteurs pose un peu trop à mon goût et ses interventions entre les chansons sont un peu too much. Il aurait pu se dispenser de nous demander toutes les 5 mins "Est ce que ça va ce soir ? Allez faites du bruit bordel ! J'entends rien Paris, plus fooort !" Une fois ça va, deux fois passe encore mais à la sixième fois, ça fait un peu pitié. Un conseil, si vous n'avez rien de mieux à dire, taisez vous et demandez aux autres d'enchaîner plus vite. En règle générale, les concerts y gagnent en intensité. Enfin c'est mon humble avis. Malgré ce bémol c'était plutôt sympa et je retournerai sûrement les voir s'ils repassent dans le coin. Ah si, j'oubliais, je suis certain qu'il y a d'autres chansons à reprendre, bien mieux que "Freed from desire" de Gala. Franchement...

albums écoutés en écrivant ce post : DUMBELL "Electrifying tales" cd & HAMILTON "Home is where the heart is" cd

Thursday, February 23, 2012

My heart beats punk rock

Bon, mes posts sur ce blog c'est un peu le même principe que les frites Mc Cain. Plus j'en parle, moins j'en écris... Je vais donc faire un bond dans le temps et zapper temporairement les concerts et autres évènements de la fin 2011. J'essaierai d'y revenir parce que c'est les vacances mais je promets plus rien, d'autant que j'ai un emploi du temps de petit naincolas pour les jours à venir. Bref, le premier concert de 2012 c'était celui là.

J'arrive assez tôt et y a vraiment pas foule. A peine une vingtaine de personnes quand je pousse les portes de la Bellevilloise. Direction le bar. 7€ la pinte ! Ouch', y a pas de changement de tarifs entre la salle qui accueille un concert punk rock diy et la même, quelques heures plus tard qui fait office de boite de nuit... J'en prends une et ça me suffira pour la soirée. The Traders, punk rauque de Lyon, s'installe et lance les hostilités. Je les ai vus quelques mois auparavant et j'avais trouvé ça pas forcément renversant mais quand même sympathique, honnête. Une chose est sûre, ils sont contents d'être là et le montrent, voire le transmettent. Leur énergie positive et leur entrain sont communicatifs et font réagir, se bouger un peu les premiers rangs de la salle qui se remplit doucement mais sûrement. Le job de première partie est assumé et assuré. Pour la suite on change de division et on monte d'un cran, voire de deux ou trois. C'est la sixième fois que je vois Dead To Me en tout juste deux ans et j'en redemande encore. Les deux derniers albums ne sont pas aussi bons que le premier (ainsi que l'EP qui a suivi) mais il se dégage un truc particulier avec ce groupe, notamment en live. Ils transpirent l'honnêteté, la sincérité... et le punk rock. Je ne sais pas si ça vient d'eux ou du fait que je n'ai pas assisté à un concert depuis un mois et demi (une éternité !), ou les deux mais je sens qu'il se passe quelque chose. Sans m'y attendre, je suis submergé par une vague d'émotions. Ca parait un peu cul cul la praline à retranscrire comme ça mais je me sens vivant. Vraiment. Je sais pourquoi je suis là. En communion totale avec la musique et le groupe. Ils balancent leurs morceaux punk rock avec à la fois beaucoup de sincérité (je me répète mais j'insiste), de simplicité et une certaine rage. Et quand Chicken (quel nom zarbi quand même) nous remercie et dit qu'il est content d'être parmi nous, ça se sent que c'est vrai. Après moultes galères (drogue, alcool...) c'est la musique et le punk rock qui lui ont permis de ne pas sombrer et il ne l'oublie pas. Il le célèbre chaque jour et encore plus quand il est sur scène. Bref, je kiffe le concert bien plus que je ne l'aurais pensé. Derrière ce sont les Burning Heads qui terminent de m'achever. Les tontons d'Orléans nous balancent certes quelques reggae dauberies dispensables ("un ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes", comme aurait pu dire l'autre tâche de C. Guéant mais c'est à son pote B. Hortefeux qu'on doit cette triste punchline) mais surtout un paquet de leurs tubes punk rock. Même s'ils n'ont pas joué mes morceaux préférés du dernier excellent album "Hear this", ça ne les a pas empêchés d'envoyer un très bon concert, qui a ravi tous leurs fans présents dans la salle. Superbe soirée et big up à Horca Shows !


Encore un concert punk rock de qualité le lendemain, organisé cette fois par Matt Craze Records, "vieux" nostalgique du melodious skatecore des 90's. Trois groupes parisiens en première partie (Sheldon Cooper's Spot, Youth Avoiders et Maladroit), que je ne verrai pas, trop occupé à discuter à l'étage avec mon pote Alex du Yr Letter Festival. A l'époque (mi janvier), c'était un peu le bordel et il était même question que ça n'ait pas lieu. Sauf qu'il en était hors de question pour moi et quelques autres, du coup on a fait ce qu'il fallait. Plus de détails prochainement. C'est con, j'aurai bien aimé revoir Youth Avoiders car leurs deux derniers disques (EP et split avec Zombies Are Pissed) ont bien tourné dernièrement dans mon lecteur winamp. Je m'étais toujours mal débrouillé, pour les rater (alors qu'ils jouent très souvent dans la capitale), à part en première partie de Fucked Up et j'avais pas trouvé ça terrible mais apparemment c'était un soir sans. Ca arrive mais c'est pas ce soir que je pourrai me rattraper. Le temps avec Alex de se rebooster et de s'enfiler le très bon burger des Combustibles, que c'est à Atlas Losing Grip de jouer. Bon et bien y a pas à chier, les Suédois ils ne sont pas bons qu'en meubles en kit. Ils ont aussi une grande maîtrise du punk rock. Putain comment que ça joue bien !! Pas une note à côté, pas un pain, tout à l'énergie, en transpiration... Y aurait presque que Rodrigo, au chant (des feu Satanic Surfers), qui soit un peu en dessous, trop statique. Un peu fatigué, j'avais prévu de ne pas forcément rester jusqu'au bout. Finalement, même si je n'ai pas de montée d'émotions comme la veille, je ne me fais pas chier une seule seconde et j'ai gardé le smile pendant tout le concert. Cool !

albums écoutés en écrivant ce post : DEAD TO ME "Moscow Penny ante" & CHASING PAPERBOY "EP 2012" mp3

Tuesday, January 10, 2012

Buzzz

Alors pour ma fête, je voudrais manger un triple Whooper avant d'aller au concert d'At The Drive-In, dont la première partie serait assurée par Refused et puis j’appellerais des potes pour leur faire profiter de ça avec mon nouveau forfait mobile free pour 15€99 par mois. Ou pas...

Sunday, January 01, 2012

Shitty old year


Riz, nuggets, banane et un bouquin en guise de réveillon. Dure dure la vie sexuelle des super-héros. Non, rien à voir avec moi. Encore que... C'est juste le titre d'un livre plutôt sympa, qui m'a gentiment et très judicieusement été offert par la sexy mère Noël. Livre que j'ai donc commencé ce fameux soir de l'année, où il faut absolument avoir un super plan pour passer une super soirée. Perso, j'ai jamais couru après. Il y a des années où je n'ai rien fait d'autre que lire un livre, mater un film et j'ai passé une bonne soirée, d'autres fois où j'étais seul et je me faisais chier, d'autres encore où je me suis forcé à sortir, voire du monde et c'était cool et d'autres où c'était naze... Là j'étais rentré la veille de Montpellier, ne m'étais pas trop rencardé sur ce que faisaient certains potes, n'avais pas envie de "quémander"" une invitation mais surtout je sortais d'une gastro qui m'avait bien fatigué et j'étais encore un peu barbouillé (d'où mon menu spécial). Pas trop motivé donc à faire quoi que ce soit. Faut dire aussi que l'année a été tellement merdique que je me voyais mal la célébrer. Celle que j'aime m'a quitté, j'ai vu mon meilleur pote perdre petit à petit son combat contre le cancer qui le bouffait depuis plusieurs années, pour finir par s'éteindre fin avril et j'ai eu des ennuis assez sérieux au boulot avec des parents d'élèves en juin. Tout ça faisait un peu beaucoup pour moi. Heureusement la fin de l'année a été beaucoup moins pénible alors je vais arrêter de trop m'épancher sur mon sort et croquer les jours et choses qui arrivent à pleine dents. Bref, j'ai passé une soirée normale le 31/12.

album écouté en écrivant ce post : CRAZY ARM "Union city breath" mp3

Wednesday, December 21, 2011

Circus Session # 08 - Reipas


Il aura fallu 9 mois pour enfin accoucher d'une nouvelle Circus Session mais cela ne fut pas douloureux du tout, bien au contraire. J'étais très content d'accueillir Dinny et Guillaume de Reipas (indie/folk, Paris) chez moi, pour cette émission interview/session acoustique. D'une ce sont des personnes adorables, de deux l'album est vraiment sympa et de trois la playlist qu'ils avaient concocté pour l'occasion avait tout pour me plaire : éclectique et de qualité. Je ne cesse de déplorer le cloisonnement des différentes scènes musicales, de plus en plus marqué. Ca ne se mélange pas trop, les gens ne sont pas curieux. Quand je vais à des concerts, selon le style, qui organise, je peux te dire à l'avance qui sera là (et ça sans même regarder sur facebook ;) ). Là par contre, pour l'émission, on a explosé les barrières des genres, passant à la fois Dinosaur Jr, Pinback, Poison Idea, Division Of Laura Lee, The Smiths, Minutemen, The Rubiks, Fink, Descendents, Joy Division, Arctic Monkeys, D.R.I., Paramount Styles, plus d'autres groupes que je ne connaissais pas et qui étaient bien sympas aussi, notamment une chouette découverte : Twin Pricks (un duo emo 90's de Metz entre Samiam et Jimmy Eat World). Cool ! En plus de la vidéo de cette session (merci encore à Fabien Rivenet pour le montage), voici le podcast (clic clic clic) où vous pourrez également perfectionner votre compréhension de l'anglais. Dinny est Irlandaise à la base et parlait parfois en anglais. Pour la vidéo ça manque un peu de lumière, je tâcherai de faire mieux la prochaine fois par contre le son n'a jamais été aussi bon. Il faut dire que Guillaume est plutôt perfectionniste et avait amené un max de matos. Du coup ça sonne hyper bien. Parmi les trois morceaux qu'ils ont joués, il y a leur reprise de Technotronic "Pump up the jam", déjà présente sur l'album et qui est juste énorme. Ca me renvoie 20 ans en arrière, dans les boums de collège même s'ils ont complètement réarrangé la chanson et que leur version est vraiment différente.


album écouté en écrivant ce post : KRISTOPHER ROE "Hang your head in hope" mp3

Thursday, December 15, 2011

The Riot Before

J'étais en grève aujourd'hui. Oui, encore. Enfin c'est la deuxième fois depuis le début de l'année. Je m'en passerai très volontiers cependant, parce que cela signifierait que tout va bien et puis j'aurais pas une journée en moins de salaire mais impossible de rester de marbre face à ce qui se trame dans l'Education Nationale. Et pour moi ne rien faire, c'est cautionner. La dernière nouveauté c'est la future évaluation des enseignants par les chefs d'établissements. Une aberration quand on y réfléchit un tant soit peu mais ce n'est pas pour ça que sont connus ceux qui nous gouvernent actuellement. En grève donc et j'ai bien failli ne pas aller manifester. Parce que la flemme, la pluie et puis aussi j'ai mon retard à refaire sur Lost, avec des épisodes évidemment téléchargés complètement illégalement mais avec une des infos lue aujourd'hui, la loi Hadopi je m'assois bien dessus [Ca télécharge illégalement à l'Elysée]. Si ça se fait impunément à l'Elysée, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas, moi non plus, m'en donner à coeur joie. En même temps, il y a bien une justice à deux vitesses, quand on voit la peine fictive dont a écopé Chirac, reconnu coupable à propos des emplois fictifs à Paris. Didier Wampas n'est pas prêt de voir sa prophétie se réaliser même s'il n'en a jamais été aussi proche [Chirac en prison ?]. Bref, j'ai manifesté et il y avait plus de monde que je ne l'aurais pensé (plus que les chiffres avancés par la police et moins que ceux des syndicats). C'était sympa, bon enfant, malgré le froid et j'aurais quand même bien aimé trouver cette pancarte sur place et non sur le net en rentrant. Apparemment la photo a été prise au cours de la manif à Angoulême. Quoi qu'il en soit elle m'a bien fait sourire.

Par contre rien à voir mais c'est un peu l'hécatombe de groupes en cette fin d'année. Pas mal de splits à déplorer parmi des groupes que j'aimais beaucoup comme Thursday, The Sainte Catherines, Gâtechien ou encore The Riot Before, que j'ai pris grand plaisir à revoir au Fest 10. J'y reviens dans moins d'un mois et demi, c'est promis Patrick ! ;) (cf. commentaire du précédent post)

album écouté en écrivant ce post : SUPERCHUNK "Here's where the strings come in" cd

Sunday, December 04, 2011

Life is not a punk rawk show

Wahou ! Le dernier post date du 24 septembre. La mise à jour régulière de ce blog est décidément de plus en plus une vaste pantalonnade. Il s'est pourtant passé pas mal de choses depuis. Un paquet de concerts évidemment :
- Millencolin qui rejouait avec beaucoup de d'entrain et de fun, à défaut de maîtrise technique (c'est fou de jouer toujours aussi mal après toutes ces années ! ), l'intégralité de son album "Pennybridge pionneers" à la Maroquinerie, accompagné de deux autres groupes suédois. Du mauvais punk'n'roll de poseurs dont j'ai oublié le nom et Atlas Losing Grip, avec ce bon vieux Rodrigo de feu Satanic Surfers au chant, que je vais prendre plaisir à revoir fin janvier 2012.

- Paramount Styles, dans un style différent avec deux anciens Girls Against Boys, dans une nouvelle péniche/salle de concert, le Petit Bain. Ce soir là j'ai fait ma "groupie", non pas avec des gars du groupe mais auprès du serveur, Dorian, ancien gratteux de Romeo Is Bleeding mais surtout de Ikerasak (le meilleur groupe français emo pop de tous les temps) au début des années 2000. Je me rappelais très bien de lui car il avait un label et une distro (Plastik Culture) et c'est à lui que j'avais acheté le premier EP de Second Rate lors d'un concert de Romeo Is Bleeding au Rockstore à Montpellier, après avoir entendu un titre sur un sampler Rocksound 100% français ! Souvenirs souvenirs. Il a bien halluciné mais était assez content de parler de cette époque pendant les groupes un peu pénibles (trop expérimentaux) de première partie
- Une très bonne découverte live avec les Canadiens de Carpenter. Je trouvais ça sympa sans plus sur disque mais il y avait vachement d'intensité dans leur concert. C'est con pour moi, j'en ai vu que la fin car le soir même je me faisais un barathon et avant d'échouer aux Combustibles, j'avais vu le nouveau groupe crust emo hardcore punk de Bruno (Ravi), Death Mercedes à la Miroiterie. J'avais prévu de revoir Carpenter au Fest mais ils ont du annuler leur venue au dernier moment. Tant pis pour eux...
- Et cette semaine un peu folle (oui parce que tous ces concerts avaient lieu la même semaine !) s'est terminée par une soirée folle chez Dina, entrecoupée d'un petit passage au Café de Paris pour voir un concert fou fou de Poésie Zéro.
- Le weekend suivant c'était "farniente" à Montpellier pour revoir mon neveu (le plus beau du monde !), les terrains de beach volley de Carnon et... des concerts ! Les locaux de Stonybroke, que je voyais enfin avec Nico Poustache (Superbeatnik, Öfö Am) à la basse. C'était bien cool mais moins que le concert du lendemain, The Rebel Assholes et surtout Dumbell avec dans le backing band une rythmique du feu de Satan : Nasty Samy et Turbogode ! Enorme !! Ils ouvraient pour Eddie & The Hot Rods à la TAF mais c'était bien eux qui étaient les plus chauds bouillants. Sam était tellement chaud qu'on s'est frappé un petit footing le lendemain matin pour se décrasser.
- Le weekend d'après je remettais ça niveau concert : RVIVR et Bitpart au Parvis de Bagnolet, pour là aussi un excellent concert (même si j'étais un poil déçu que les Bitpart ne rejouent pas la reprise des Lemonheads dont ils tirent leur nom) et un bon after chez moi. Quand on a fini toutes les bières il était bien trop tard pour le dernier métro mais c'était parfait pour que les gens rentrent avec le premier. Ca c'était le samedi et dimanche je me motivais pour aller voir The Get Up Kids au Nouveau Casino avec Over The Stars, les petits protégés de Crust Caviar en première partie. Hyper cool ! Gros set, bien énergique et généreux des Lillois malgré l'ambiance un peu froide de la salle et chouette concert des ricains ensuite avec pas moins de deux rappels et demi ! Le demi étant le final dance où ils ont repris le "Girls & Boys" de Blur. Par contre le demi ce n'est pas ce que j'ai bu car d'une j'avais un peu trop abusé la veille et de deux mais je crois l'avoir déjà dit, la bière, non seulement d'être chère, est vraiment dégueu au Nouveau Cas'. Après le concert je serais bien rentré me coucher mais il y avait autre chose de prévu, l'enregistrement d'une émission radio avec Over The Stars. On a fait ça entre 23h30 et 1h30-2h et je me suis bien arraché les poils de barbe sur le montage. Beaucoup de monde (on était huit avec les potes) = un beau bordel cacaphonique par moments mais le rendu est plutôt sympa je trouve. A écouter ici (podcast Over The Stars).
- Puis la fin du mois d'octobre a été plutôt calme, si ce n'est que j'ai vu Nirvana dans le sous sol d'une pizzeria porte des Lilas. Headcases play Nirvana plus précisément et on en a eu pour notre argent, voire plus encore. 17 morceaux tapant dans tous les albums et joués non seulement très fidèlement mais surtout parfaitement bien. Tout l'inverse de la fête de la musique quoi.
- Quelques jours après, c'était le dernier concert avant de retourner en pèlerinage à la Mecque du punk rauque, j'ai nommé Gainesville Rock City pour The Fest 10. La veille du départ l'écurie Dirty Witch faisait escale aux Combustibles pour une chouette affiche pop/punk : Maladroit +Los Di Maggios + The Apers + Sons Of Buddha pour clôturer en beauté. Nickel. Toujours aussi bien et ça fait plaisir de voir Forest déchaîné avec un instrument entre les mains...
The Fest 10, ensuite, c'est une autre histoire. J'y reviens dans moins de deux mois, c'est promis.

album écouté en écrivant ce post = The GOOD LIFE "Album of the year" cd

Saturday, September 24, 2011

Pump up the jam

Rapidement, quelques mots sur les concerts du weekend dernier, avant de revenir prochainement sur ceux de la semaine qui vient de s'écouler, où j'ai bien bien enchaîné et sûrement perdu quelques heures d'espérance de vie mais ça en valait le coup ! Les deux concerts que j'ai faits se trouvaient être pendant la même soirée. C'est quelque chose que j'aime bien faire. Enfin pas tout à fait parce que c'est vrai qu'on ne profite pas forcément pareil mais je n'aime pas avoir à choisir entre deux trucs. S'il y a deux concerts le même soir qui m'intéressent et que c'est possible de voir les deux, je réfléchis pas une seconde. Je fonce. "Live fast die young" qu'ils disaient. "Die young", c'est pas prévu au programme mais par contre "live fast", en profiter au max, ça oui. Là ça se goupillait plutôt bien samedi dernier car les deux concerts en question avaient lieu dans des salles à une quinzaine de minutes l'une de l'autre et les horaires des groupes collaient quasi à merveille. Farpait ! Un samedi placé sous le signe de la pop tranquille. On a commencé avec Dina dans le resto de la Maroquinerie et un concert intimiste de Courtney Marie Andrews. J'en avais jamais entendu parler auparavant jusqu'à ce que Fred, responsable du resto et organisateur de la date m'informe que c'est la nana qui fait les choeurs et le synthé dans les deux derniers albums de Jimmy Eat World. Elle joue à 20h, nickel pour s'enfiler quelques ricards à l'apéro. Belle voix, chansons folk un poil mielleuses... j'ai beau être toujours dans un mood emo (rupture, amoureux transi, tout ça tout ça), ça ne me touche pas trop mais passe bien. C'est par contre un peu too much pour Dina qui finit par sortir fumer dehors. 20h45 this is the end, on ne s'éternise pas et traçons à l'International (c'est pratique, y a qu'à descendre la rue Ménilmontant et dans ce sens là, ça va) pour voir Reipas. Ca fait quelques temps déjà que je connais l'existence de ce duo parisiano-irlandais (marié cet été, congrats !) mais j'étais pas plus fan que ça de leur démo. Ce concert était la release party de leur premier album "Dancing with fire", que j'avais écouté quelques jours avant sur bandcamp et qui m'avait fait une très bonne impression. J'avais à la base pas prévu du tout d'aller au concert mais j'avais jeté une oreille sur les morceaux par curiosité et j'avais été très agréablement surpris. D'autant plus que j'en attendais rien de particulier. Pour faire large je vais dire que ça sonne comme un mélange de Pinback et Morcheeba avec des morceaux plus ou moins mélancoliques et deux reprises assez saugrenues : "Turnstiles" de Do You Compute (Guillaume de Reipas joue avec Greg Reju de DYC dans Crippled Old Farts) mais surtout "Pump up the jam" de Technotronic dans une version juste parfaite ! On descend les marches de l'International au son non pas de l'Internationale mais de "Turnstiles", justement, le deuxième morceau de la setlist. Il y a un peu de monde mais aucune tête connue à part Steph de Rad Party, que j'avais pas vu depuis un bail et que j'étais très content de retrouver en bonne forme. Dina paie sa tournée de planteurs et Reipas envoie sobrement mais classieusement leurs morceaux indie/pop. On sent le groupe un peu réservé, timide sur scène mais en même temps cela colle tout à fait à la musique et c'est parfaitement bien exécuté. Je les reverrai avec plaisir. Puis c'est l'heure de payer ma tournée de mojitos pendant que le deuxième groupe joue. Je me rappelle plus du nom mais j'ai même pas envie de me faire chier à le rechercher. C'était pas franchement mauvais et il y avait quelques plans pas trop trop mal, une sorte de truc entre Nirvana et les Red Hot mais rien qui m'accroche, à part le jeu du bassiste à qui j'avais envie de mettre des claques. Surfait, surjoué, surnul. Et je dis pas ça parce qu'il était un peu coloré... Dina rentre chez elle et on remonte discuter avec Guillaume et Steph, sans voir le troisième groupe, en buvant des bières et se rencardant pour le concert de Paramount Styles (avec Scott McCloud de Girls Against Boys) le mercredi suivant. Il est même pas 23h que je suis déjà fin rond. Faut dire que j'ai pas pris le temps de manger, ça aide. Je récupère un disque de Reipas (merci Guillaume) et rentre à pieds, profitant du trajet pour dessaouler et galérer à écrire un texto. 20-25 mins pour écrire trois phrases mais compréhensibles et sans fautes (merci l'iphone et son écriture intuitive). Le genre de texto qu'on regrette un peu d'avoir envoyé le lendemain et en même temps pas tant que ça. Ca permet de dire certaines choses qu'on pense et de se retrancher derrière, sur le fait d'avoir écrit ça bourré. Bon ok, j'avoue, c'est une excuse bidon. Bref (la nouvelle pastille de Canal + qui partait bien mais commence déjà à s'essouffler), soirée plutôt tranquilou, si l'on peut dire mais bonne soirée. Et à 23h30 j'étais dans les bras de Morphée même si j'aurai préféré être dans d'autres...

album écouté en écrivant ce post : POLAR BEAR CLUB "Clash battle guilt pride" mp3

Sunday, September 18, 2011

Joining The Devil

Et bim 666 fans sur facebook ! Bon, ça c'est la "bonne" nouvelle car la mauvaise c'est que pour cette septième saison (déjà !) je rabote Joining The Circus de 50%. Oui, cachez votre peine. Entre la disparition de Matt (RIP buddy !) et Manu qui bosse pour BFM et toujours en vadrouille en Egypte, Libye, Afrique du Sud, Angleterre, à La Rochelle etc. je me retrouve tout seul à mener le cirque et 2h hebdomadaire c'était devenu trop lourd à gérer (préparation, enregistrement, montage, upload, playlists...). Je veux que ça reste une passion, un hobby, un truc que je fais avec plaisir, que j'assure et pas une contrainte que j'assume, comme ça a pu être le cas parfois cette année. Hors de question que j'arrête par contre ! No way ! J'aime trop ça et m'amuse toujours autant pour l'instant. J'ai déjà pas mal d'invités de prévu. Après avoir reçu Personne (punk rock, Paris), je dois prochainement avoir Justin(e) (punk rock, Treillères), Over The Stars (emo punk crust caviar, Lille), Sons Of Buddha (pop punk, Serrières), Flying Donuts (heavy punk rock, Epinal) et d'autres à suivre. Sinon c'est aussi bien pratique pour pécho des invits à des concerts (et parfois même en faire profiter les ami(e)s), recevoir des bons disques que je n'aurai pas forcément achetés (mais je fais vraiment pas ça pour ça) ou des mails comme celui de Brian, vendredi matin, intitulé "Florilège de nouvelles chansons de Chasing Paperboy" avec 4 mp3 dedans. Là oui, je fais ça pour ça !

album écouté en écrivant ce post : CHASING PAPERBOY "Florilège de nouvelles chansons" mp3

Wednesday, September 14, 2011

RIP Addictif


This is the end my friends. Bon bah voilà, Addictif c'est fini. Snif... Et c'est pas parce que j'y contribuais un peu que je pleure et déplore cette disparition. Non, c'est juste que c'est le webzine que je prenais objectivement le plus de plaisir à consulter car les news/chroniques me correspondaient complètement. Éclectiques mais en même temps pointues et bien écrites qui plus est. Quand on sait que c'est Franck Frejnik qui en rédigeait les 66% et Mickson 33%, tout est dit. En tout cas c'était cool de faire partie de l'aventure (papier et web). Au delà du simple fait de se bouger, d'avoir l'impression de faire quelque chose pour la "scène", participer à un truc en compagnie de ces deux grands hommes (par la classe, la bonté, le talent et j'en passe) était même un honneur. De toute façon, Franck pourrait me demander n'importe quoi, j'accepterais. Il mériterait d'être Ministre de la Culture ou quelque chose du genre, au lieu de galérer avec des rdv à Pôle Emploi. Remarque non, il m'a proposé une roadtrip punk rock germano-belge ce weekend avec Till GxP, pour voir The Sainte Catherines, Broken Few, The Flatiners, The Queers etc. et j'ai décliné l'invitation... Je sais pas pourquoi, j'avais pas la motiv'. C'est bien la première fois que ça m'arrive. Par contre le mois prochain on repart en Floride pour The Fest 10. Hors de question de rater ça ! Bref. Tout ça pour dire qu'après Punk Rawk Mag, c'est au tour d'Addictif de mettre la clé sous la porte. J'ai envoyé deux dernières chroniques pour la postérité : Chuck Ragan "Covering ground" et, bien sûr, Samiam "Trips". Rest In Punk Addictif mais vas-y Franky ! Continue à faire des trucs, je serai toujours là pour te suivre.

album écouté en écrivant ce post : PINBACK "Summer in abaddon" mp3

Sunday, September 11, 2011

Nine eleven

Je me rappelle très exactement ce que je faisais le 11 septembre 2001 quand j'ai vu les images des Twin Towers qui brûlaient. A l'époque je rentrais en maîtrise à la fac de sports donc je n'avais évidemment pas encore repris les cours. Non, j'étais avec mon cousin et on revenait de la plage (où l'on avait bien sûr joué au beach volley) et mon père était dans le salon, devant la télé et nous a annoncé que c'était la troisième guerre mondiale. J'ai doucement rigolé, n'y croyant pas une seule seconde, un peu comme quand plus tard, le 21 avril 2002 vers 20h, alors que je rentrais juste d'un weekend/anniversaire à Marseille, il m'a dit que Jean Marie Le Pen accédait au deuxième tour de la présidentielle. N'importe quoi. A la base j'étais censé revenir à temps pour aller voter mais vers 16h on n'avait pas encore attaqué le gâteau d'anniversaire donc je me suis dit "fuck le premier tour". J'ai eu du mal à digérer ce soir là...
Sinon rien à voir mais plus je l'écoute, plus j'aime le dernier SAMIAM. Je crois que la chronique que j'en ai fait pour Addictif n'est pas assez dithyrambique. Ils ont vraiment intérêt à assurer le 03 octobre !

album écouté en écrivant ce post : RUMBLE IN RHODOS "Signs of fervent devotion" mp3

Saturday, September 03, 2011

Cheap Trips

Hier soir je n'avais rien de mieux de prévu que tourner en rond et faire resurgir certains vieux démons (principalement ma diablesse incarnée et préférée). Et puis j'ai trouvé de quoi bien m'occuper en tombant sur un lien où le dernier album de Samiam, Trips, était en streaming intégral. Même si la dernière fois (sur les trois) que j'ai vu ce groupe en live était triste, pathétique, scandaleuse, tout ce qu'on veut, les Californiens restent dans mon trio de tête. Forever. Cette fois là, en juillet 2007, Jason, le chanteur était surbourré, manquant à plusieurs reprises de se casser la gueule sur scène, incapable de chanter juste et avec suffisamment de coffre. L'ingé son montait désespérément le volume du micro et ça larsenait. Bref un véritable cauchemar, quand on sait que c'est un des principaux atouts du groupe, en plus de ses mélodies power pop emo punk. N'empêche que certaines chansons comme "Capsized", 'Sunshine", "Dull", "Factory", "She found you", "Ain't no size that small" - et de manière générale les albums Clumsy, You're freaking me out, Astray et même le dernier (mais moins) au son dégueu - font partie de celles que j'ai le plus écoutées. Des milliers de fois, en boucle bien souvent. Cet été, à l'annonce d'un nouvel album et d'une date parisienne (03 octobre au Nouveau Casino), j'étais comme un fou. D'autant que les trois extraits disponibles au compte goutte étaient plus qu'honnêtes. D'abord "80 west", catchy, efficace à souhait, puis "Over now", LE tube que j'ai dû écouter 150-200 fois en un mois et enfin "Nightly", sympa. Je tombe donc sur un lien, disais-je, commence à écouter les morceaux et puis ni une, ni deux, j'ai sorti mon matos de DJ Circus, branché la table de mix et ai entrepris de le ripper. Parce que j'avais beau fouiner depuis plusieurs semaines dans les blogs habituels où je vais "récupérer" les albums que je cherche, impossible de trouver ce Trips. "Nous venons d'un monde où nous faisons les choses nous-mêmes". Vous vous rappelez ? Du coup je me suis fait ma version DIY de l'album, une sorte de cheap Trips, ahaha. Le son n'est pas si mal. Bien mieux que leur précédent album mais pour faire pire il aurait vraiment fallu y mettre du sien. J'achèterai le disque le mois prochain mais j'ai de quoi patienter d'ici là et comme je suis hyper sympa, je peux vous filer un lien mediafire pour chopper l'album (envoyez moi un message). Après l'avoir fait tourner en boucle de minuit à 4h du mat', ce que je peux dire c'est qu'il ne délogera certes pas ceux de mon top 3 mais qu'il y a néanmoins de très bonnes chansons ; "Over Now", "El Dorado" (j'étais à deux doigts de chialer mais j'avais des prédispositions) , "Did you change", "Clean up the mess"... Je ne suis évidemment pas objectif avec ce groupe mais réussir à me faire encore vibrer avec de nouveaux morceaux après plus de vingt ans, une petite dizaine d'albums, c'est quand même un exploit non négligeable. En espérant que le concert prévu dans un mois soit à la hauteur de ce que j'attends même si j'ai un peu peur de cette barrique à vin qu'est Jason...

album écouté en écrivant ce post : SAMIAM "Trips" mp3

Friday, September 02, 2011

Leur petite entreprise punk


"Nous venons d'un monde où nous faisons les choses nous-mêmes". J'en parlais plus bas, j'ai reçu en début d'été le bouquin de Fabien Hein, à propos des Flying Donuts et du système D dans le punk rock, dans lequel on trouve cette citation de Ian McKaye. Livre que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire, d'une traite, même si ayant un pied dans la scène (voire les deux et je chausse du 45 !) et étant assez proche du groupe, je n'ai pas forcément appris grand chose. J'avais eu vent de ce projet il y a quelques temps déjà, ayant été contacté pour répondre à certaines questions, en qualité de membre du premier cercle, "cette poignée d'acteurs ayant fortement contribué, à un moment ou à un autre, au développement de leur carrière". On est onze comme ça avec daN Kérosène, Nasty Samy, Cu!, Quentin (leur ancien roadie officiel), David Basso, Kem des Eurock... Quand on m'a fait part de ça, j'avais un peu l'impression de ne pas être à ma place, d'être une sorte d'usurpateur. C'est vrai, quand je les ai connus personnellement, c'était mi 2006, leur deuxième album "Renewed attack" venait de sortir et ils étaient plus ou moins au top de leur carrière. Après, les personnes que comporte ce premier cercle, combinent à la fois un aspect amical et professionnel et c'est vrai qu'humainement on s'est tout de suite très bien entendu. Musicalement j'adorais (et adore toujours) ce qu'ils faisaient donc j'ai matraqué un peu les playlists de Joining The Circus avec leurs titres, j'ai organisé quelques concerts pour eux sur Montpellier et je suis allé les voir un paquet de fois sur scène, n'hésitant pas parfois à faire des kilomètres. Eux, ainsi que The Black Zombie Procession, dont Mimi (guitare/chant) et Minmin (batterie) assuraient la partie rythmique. On s'est donc vu très régulièrement entre 2006 et 2009. Moins depuis car ils ne tournent plus comme des acharnés. Mais lire ce livre en écoutant le best of fourni avec, m'a donné envie de les revoir en live et ça tombe bien, j'ai réussi à caler une date bien coolos le dimanche 13 Novembre aux Combustibles avec eux + Cooper (Pays Bas) + Dead Pop Club (Paris) + Over The Top (La Rochelle). Il n'en reste pas moins que c'est une réelle source de satisfaction (ça fait du bien des fois) d'avoir contribué de près ou de loin à cette entreprise punk et d'avoir la considération des Flying.
J'ai fait une chronique de ce bouquin dans le dernier Tafeur. Ca a été un peu compliqué car j'étais contraint à 1500 signes et bien sûr la première mouture de ce que j'ai écrit en faisait environ 2500. En supprimant quelques trucs par ci par là ça ne suffisait pas donc il a fallu que je réécrive tout différemment, sans être pleinement satisfait du résultat mais j'avais déjà dépassé la deadline de 6-7 jours... C'est con, j'ai pas gardé la première version. Je vous mets quand même ci dessous ce qui est paru dans le dernier Tafeur. Tafeur qu'on peut choper en papier dans tout le grand Sud ou consulter sur internet, avec également mes chroniques des Thugs, Burning Heads, Fucked Up et Red Fang, à cette adresse.

MA PETITE ENTREPRISE PUNK, Sociologie du système D
Par Fabien Hein

Comment passe-t-on des premières répèts adolescentes dans le garage des parents à de multiples tournées à travers la France, les pays de l’Est et le Canada ? Comment fait-on pour vivre à fond sa passion et même à un moment réussir à en vivre, depuis près de quinze ans ? Comment transforme-t-on son groupe de punk en une véritable petite entreprise ? Comment et pourquoi aussi car tout ça ne s’obtient pas sans sacrifices et dans ce style musical plutôt confidentiel en France, ignoré des grands médias, ce n’est sûrement pas pour l’argent. Voici quelques unes des questions que Fabien Hein, maître de conférences en sociologie à l’université de Metz, a mis en exergue dans sa thèse, en y apportant des éléments de compréhension et d’explication, à travers l’analyse du système D qui régit la scène punk rock et en étudiant plus particulièrement le cas des Flying Donuts. La débrouille, la persévérance, le DIY (« do it yourself ») mais également l’entraide, les connections entre les gens ont permis au trio vosgien d’être ce qu’il est actuellement : un groupe connu et reconnu, une référence de la scène punk rock hexagonale. C’est ce que démontre Fabien Hein dans « Ma petite entreprise punk – sociologie du système D ». Que ceux pour qui les travaux universitaires donnent des boutons se rassurent, la lecture de cette thèse n’est nullement indigeste. On est même davantage proche de l’esprit d’un fanzine. Rien de plus normal, la mise en page a été confiée aux bons soins de Dan, auteur du regretté et culte fanzine Kérosène et ami du groupe. Le tout (140p format A4) est ainsi agrémenté de nombreuses photos, anecdotes, témoignages (du groupe et de certains proches) et extraits de chroniques et se lit d’une traite. Enfin, cerise sur le gâteau, cet ouvrage s’accompagne d’un cd best of de 20 titres des Flying Donuts.

disque écouté en écrivant ce post : FLYING DONUTS "Until the morning comes" cd

Monday, August 29, 2011

Emotionnaly dead

Il m'a fallu une mûre et longue réflexion d'environ deux secondes et demi pour décider de passer ma dernière semaine de vacances... à Montpellier ! Un petit check sur le site "troc des trains" (Satan merci à ce site d'exister) pour trouver un aller Paris-Montpellier à 35€ en première classe à... 6h20 ! Ouch' ! Mais c'est comme en amour, il y a certains sacrifices qui ne posent aucun problème. Par contre j'ai toujours pas trouvé mon billet retour et là je crois que ça va faire un peu mal au derrière. Pas grave, sept jours au bercail, ça les vaut largement. Ca permet de profiter au maximum mais aussi (et surtout ?) "fuir" encore un peu, repousser, échapper à la réalité de la rentrée et tout ce que ça implique, qui mine de rien, revient de plus en plus ces derniers jours troubler la quiétude que j'avais réussi à trouver... Mais regardons la vie du côté du verre à moitié plein et non à moitié vide. Jeudi malgré 3h de sommeil, un réveil à 5h du mat', j'ai envoyé du grand beach volley (oui c'est un peu une obsession l'été). En plus j'étais particulièrement verni : toutes mes attaques, balles touchaient les lignes du terrain adverse, des services prenaient la bande haute du filet pour retomber directement derrière et marquer le point, ce qui m'a valu à plusieurs reprises d'être gratifié d'une "chance de cocu" par mes adversaires. Auxquels j'ai répondu que je n'avais malheureusement pas cette "chance" mais que peut être, effectivement, mon ex avait un nouveau mec. Ce qui expliquerait certaines choses comme une absence de réponse à un mail, pas dans ses habitudes auparavant. M'enfin... "Life is life" comme le chantait le groupe Opus (comme me soutenait mon père) et non Gold (comme je le croyais) et il avait raison. Pour une fois (coucou papa !). Vendredi pluie donc pas de plage, comme ça j'ai pu faire mumuse avec mon nouveau jouet (iPhone) et aller le soir boire des ricards pour la réouverture "estivale" du Mojomatic. Et puis surtout voir Dot Dash! en concert, le groupe de Montpellier où je me retrouve le plus musicalement depuis que You Fuck Like Mum a splitté (RIP, snif). Par contre je crois que la pluie c'est de leur faute car la dernière fois qu'il avait plu c'était le soir où ils jouaient pour la contre féria de Béziers et là, pour le concert au Mojo, rebelotte. Ou alors c'est une preuve de plus que Montpellier n'aime décidément pas le punk rock mélodique. En même temps on s'en est facilement rendu compte à la fin de leur concert, que j'ai trouvé hyper cool, chouettes morceaux, bien maîtrisés sur scène. On était une dizaine en bas et il y avait une cinquantaine de soiffards buvant des coups en haut. Le dernier morceau, Hugauze l'a dédicacé à Denis et moi même, qui étions les seuls à être restés pendant tout le set. C'était pas le titre "Emotionnaly dead" mais ça m'allait quand même. L'autre gars, Denis, je l'ai rencontré au comptoir et c'est assez fou car on avait plein de trucs en commun. Il vient juste d'arriver sur Montpel (fin juillet) et était dans l'Oise avant. On a discuté un peu musique et il s'est avéré qu'on avait fait les mêmes concerts sur Paris et que j'avais même un 45t du groupe dans lequel il tenait la basse fin 90's, début 2000 : Soup Toxic. 45t qu'ils partagent avec les Nothing More. Là il était complètement euphorique, pensant au départ laisser de côté ses activités musicales en arrivant dans le Sud. Je l'ai toutefois vite fait déchanter et ramener les pieds sur terre en lui disant que j'étais quand même un peu un "extra terrestre" et probablement le seul en ville à connaître et me rappeler de Soup Toxic. Sur ces belles paroles je ne me suis pas trop éternisé. Je sortais à peine du parking du Polygone et qu'est ce que je vois au loin, gyrophare et barrage de policiers, qui faisaient souffler. On était vendredi soir et deux semaines avant, y a un mec saoul complet en sortant des Estivales, qui avait renversé un groupe de piétons. Bilan = un mort, blessé grave etc. J'aurai dû y penser... J'avais pas trop enquillé mais bon, avec quatre ricards, c'est sûr que je n'étais pas à 0,25. Impossible de faire demi tour, s'arrêter, passer ailleurs donc mon coeur s'accélère (tient il fonctionne toujours), je prends une grande inspiration, serre les fesses et passe tranquille. Ils avaient déjà arrêté 5-6 voitures, qu'ils étaient entrain de contrôler. Une fois celles là faites ils en arrêteraient d'autres mais pour ne pas bloquer toute la circulation, nous, ils nous faisaient passer... "Une chance de cocu". Il se passe un truc, c'est pas possible autrement. Ou alors j'ai retrouvé la baraka dont j'étais plutôt coutumier et qui m'avait complètement, mais alors complètement abandonné ces sept derniers mois. Sept mois de malheur, c'est ça le dicton, non ? C'est fini alors ! Ou peut être que c'est depuis que j'ai (enfin !) mon iPhone...

albums écoutés en écrivant ce post : The XX "Xx" mp3 + PROPAGANDHI "Supporting caste" LP

Saturday, August 27, 2011

This is Paris, not Montpellier

This is it ! Mardi je quittais l'été et farniente de Montpellier pour revenir à Paris et plus précisément le concert d'Hot Water Music, sans oublier Make Do And Mend. Une bonne soirée en vue avec la perspective d'un apéro/before chez Dina puis d'un after chez moi et des potes venus d'un peu partout. En débarquant à l'appart j'ouvre mon courrier, principalement des vieux disques commandés sur priceminister (Dinosaur Jr, Hot Snakes, Afghan Whigs, Foo Fighters que je vais rater à Rock En Seine), une jolie carte, mon teeshirt de Refused que j'enfile illico pesto, le Lp des Adolescents fraîchement sorti sur Slow Death, le promo du dernier Burning Heads, quelques factures et mes impôts qui augmentent (ça c'est pour la partie moins sympa). Mes deux "squatteurs" de la soirée arrivent un poil en retard donc pas le temps pour la bière de l'amitié alors on trace direct chez Dina. Sur le chemin on passe devant le Nouveau Casino et qui c'est qu'on voit dans le bar juste en face, en train de boire des Guinness ? Bruno Ravi en compagnie des 3/4 de Hot Water Music. Tranquille. Il manque juste Chuck Ragan, apparemment en train de faire des interviews. Je serais bien resté à faire ma groupie et discuter avec eux mais on était attendu. D'oh ! Tant pis... On s'enfile quelques bières et chips sur la terrasse de Dina et puis je vois l'heure tourner donc j'essaie de bouger un peu tout le monde pour ne pas arriver trop tard à la salle. This is Paris, not Montpellier. Les concerts démarrent très (trop ?) tôt. Et ça ne loupe pas, alors que je fais la queue en réclamant mon invitation (gagnée sur Mowno, du coup j'avais rendu celle "gagnée" complètement sans copinage aucun sur Addictif), j'entends que ça joue à l'intérieur, qui plus est Winter wasteland, mon morceau préféré de Make Do And Mend. D'oh (bis) ! Au final je ne vois que 3-4 chansons. Leur punk rauque est très très influencé par les Floridiens pour qui ils ouvrent sur la tournée. A tel point qu'en arrivant, Dina me questionne avec sa candeur légendaire "Mais c'est Hot Water qui jouent ?". Non cocotte, Chuck n'aurait pas l'indécence de porter un maillot de basket Orlando Magic. Leur set est pas mal, sympa, sans que ça ne m'emballe plus que ça. Il faut dire que l'ambiance est plutôt froide. A cause de la salle ? Du public ? De l'heure (20h-20h30) ? Un peu tout ça. A la mi-temps je croise avec plaisir des têtes pas vues depuis fin juin (voire plus) et commande un ricard à... 5€. D'oh (ter) ! This is Paris, not Montpellier. Entre ça et un demi dégueu à 4€50, le choix est vite vu. Petit tour au merch pour voir tous les LP que j'ai déjà, les six 7" live collectors que j'ai également (ici en pack avec leur dernier 45t en date pour 50€) et ce dernier donc, que je prendrais à la fin. Puis c'est l'heure de la grande messe. Petite musique de mariachi d'intro et ils attaquent avec Remedy. Fidèles à eux-mêmes, ça joue grave, légèrement chaotique mais ce n'est qu'une impression. Ils se regardent très peu, chacun reste dans son espace et tout est hyper carré. Jason a un look de neo metalleux avec sa casquette et son jeu de basse aux doigts (pas punk rock pour un sou ça !) mais envoie ses lignes avec une précision déconcertante. Chris descend ses Corona entre les morceaux, cisaille sa gratte les yeux fermés, en esquissant un petit rictus lors des solos/arpèges. Chuck beugle dans le micro, arpente la scène d'arrière en avant, cisaillant lui aussi sa guitare en réponse à Chris, tandis que derrière, George donne le rythme avec un jeu de batterie certes pas démonstratif mais plus qu'efficace. Ce n'est néanmoins pas le meilleur concert que je vois d'eux. Malgré l'excellente entrée en matière je ne rentre vraiment dedans qu'à partir de la quatrième ou cinquième chanson, Turnstile. Il y a des moments un peu mous, à cause de la setlist entre autres. Ils n'ont pas joué God deciding (snif), ni Free radio Gainesville, ni même No division si mes souvenirs sont bons. Là comme ça on pourrait croire que je me suis fait chier mais non, c'est juste que j'attendais tellement (trop?) ce concert... J'ai quand même "craqué" en versant une larmichette pendant Trusty chords, en bon emoboy que je suis, chantant pendant tout le morceau, de même que pendant un paquet d'autres (A flight and a crash, Alachua, Paper Thin etc.). 45 mins et c'est déjà fini. Courte pause et ils reviennent pour jouer Wayfarer, la surprenante et vieille Manual puis True Believers, reprise des Bouncing Souls pour conclure. Il est 22h et là c'est le drame (on se croirait chez Groland). Ils ont quitté la scène depuis à peine 5 secondes que les lumières du Nouveau Casino se rallument et ils balancent "ça" à fond. D'oh (quater) ! Forcément on ne traîne pas. Je récupère leur nouveau 45t même si je ne suis pas fan fan des deux titres et rejoins les autres dehors. Dina a la flemme d'aller chez moi, on n'est pas si nombreux que ça (une dizaine) et elle habite juste à côté donc propose qu'on fasse l'after chez elle. Épicerie de nuit pour refaire le plein de munitions et c'est parti pour tchatcher, boire des coups tout en écoutant du punk rock. Certains nous quittent pour prendre les derniers métros et vers 2h30-3h c'est un de ses voisins qui déboule comme un enragé, pénétrant dans l'appart sans frapper (la porte avait été mal fermée) pour se plaindre du bruit. Sur le fond il avait peut être raison mais sur la forme zéro pointé. A aucun moment il n'est venu nous demander avant de la mettre en veilleuse, il débarque en gueulant, limite menaçant et Dina passe du coup en mode vénère elle aussi. On les regarde un peu un peu désemparé se prendre la tête et se monter le bourrichon l'un l'autre pendant 2-3 mins, faisant alors bien plus de bordel que nous auparavant, discutant avec la zik. Je finis par m'interposer entre les deux, disant au gars qu'on va faire moins de bruit et que de toute façon on était sur le point de partir, le raccompagnant dehors. Là il me sort un "ouais tu me touches pas toi" que je ne m'abaisse pas à relever et part enfin, non sans avoir lancé à Dina "tu peux appeler tes gros bras, ça me fait pas peur, j'ai fait 3 ans chez les paras". MEGALOL. Mais ça me fait quand même plaisir qu'il ait remarqué qu'en plus du beach volley, j'ai envoyé pas mal de séries de pompes dernièrement. On se boit encore quelques bières en disant du mal de lui puis avec Beb et Josh (que j'héberge le soir), on rentre à pieds chez moi. Bon prince, je leur laisse le clic clac tandis que je m'écroule sur mon tapis de sol et m'endors dans la foulée. Il est aux alentours de 4h30 et Josh se lève à 8h pour prendre un train qui le ramène sur Bordeaux, afin de pouvoir bosser l'aprèm. D'oh (quiquiès) ! Avec Beb on se réveille, nous, tranquillou vers 12h et pendant qu'il va chercher croissants et pains au chocolat, je me rappelle très distinctement du rêve (enfin d'un rêve) que j'ai fait durant la nuit. On faisait l'after du concert chez moi, AVEC les gars d'Hot Water et à un moment je mettais l'album de The Draft. Dès les premières secondes, Chris me regardait avec un air mi énervé, mi embarrassé en désignant Chuck de la tête et me demandant pourquoi j'avais mis ce disque. Et j'en savais rien... Pour info et comprendre un tant soit peu ce rêve, The Draft c'est le groupe comprenant 3/4 de Hot Water Music (sans Chuck Ragan et avec un autre guitariste à sa place), formé en 2004-2005, juste après le split de ces derniers. Voilà. Tout ça pour ça... Impression un peu mitigée sur le concert mais qui va vite être effacée (j'espère !) et remplacée par celui qu'ils feront à Gainesville Florida, à la maison, pour The Fest 10 fin octobre. Can't wait for it ! It's gonna be legendary !

albums écoutés en écrivant ce post : The DRAFT "EP" + ATLAS LOSING GRIP "Watching the horizon EP" + BIFFY CLYRO "Only revolutions" mp3