Thursday, August 28, 2014

Ekotonne

C'est assez fou ce qui se passe en ce moment à l'Eko des Garrigues, cette bonne vieille radio qui existe depuis 1975 (!) et dans laquelle je sévis depuis 2005. Pour faire simple, c'est la merde comme jamais ça ne l'a été, d'un point de vue financier évidemment, le nerf de la guerre. Rien de bien original, c'est la crise toussa toussa et donc le triste sort de tout ce qui est associatif, indépendant, alternatif et donc non rentable. Pour info, l'Eko c'est zéro pub donc zéro $ du grand Capital. Les charges augmentent, les subventions diminuent et sont versées de plus en plus tardivement. On attend par exemple toujours le FSER (principale source de rentrée d'argent) de l'année 2013, pour payer les 2 salariés (enfin 1 + 3/4), qui ont accepté et fait le sacrifice (y a pas d'autre mot) de ne pas être payé pendant plusieurs mois, pour ne pas que les comptes, déjà dans le rouge passent rouge saignant (agios etc.). Déjà ça, c'est pas commun. Bref, la radio risque réellement de disparaître. Alors ce genre de discours, le fait de "crier au loup", moi le premier je n'y croyais pas vraiment parce que depuis que je suis à l'Eko, je l'ai souvent entendu. Et puis la radio fait tellement partie du paysage montpelliérain qu'il est inconcevable d'imaginer sa disparition. Sauf que... C'est la merde. Vraiment. Et qu'on était parti pour finir comme un pétard mouillé. Parce que rien n'était fait, personne ne se bougeait réellement. Je suis pas le mieux placé pour râler ou donner des leçons, j'habite à 700 bornes et ne fais pas grand chose de plus que mes émissions (plus ou moins régulièrement) et citer, faire tourner, promouvoir comme je peux le nom de l'Eko et ses autocollants jaunes. Et puis, il y a quelques mois, quelqu'un extérieur à la radio mais auditeur depuis de très nombreuses années est venu avec un projet. EKOTONNE. Plutôt ambitieux. Très ambitieux même puisqu'il n'envisageait pas un kiss kiss bank bank à la con ou un banal concert de soutien. Nan, c'est pas n'importe quelle radio, c'est l'Eko. On va donc faire 24h de concerts non stop, rock & electro, radiodiffusés et waterproof. Histoire de résonner et tonner dans la garrigue environnant le studio (ZAC St Jean De Védas). Si ça doit finir, autant le faire en beauté, en faisant un maximum de bruit. Mais l'objectif est bien sûr que ça ne s'arrête pas et que ça reparte de plus belle, avec un peu de sang neuf et une nouvelle émulation. Quand je vois l'activité bouillonnante qui a eu lieu cet été et plus particulièrement ces derniers jours, ça semble pas trop mal parti. Je n'ai jamais vu autant de vie, de personnes dans les locaux et encore une fois, à part 7-8 membres, ce sont tous des gens extérieurs à l'Eko, de différentes catégories d'âge, sociales etc. Ça fait assez bizarre de voir ces gens se battre pour "ma" radio mais qui est aussi la leur au final, d'en voir certains dormir dans la discothèque (reconvertie en dortoir) pour être plus opérationnel, d'autres y passer le weekend, quelques heures par jour après le travail, pour nettoyer le site (extérieur), ranger, repeindre l'intérieur, préparer la déco, signalétique, logistique pour l'événement, ne sachant pas vraiment à quoi s'attendre en terme de public. Est-ce qu'il y aura 400 personnes ? 800 ? 2000 ? On verra le weekend prochain mais le bilan est déjà positif. C'est fou. Ça met du baume au cœur tout ça mais c'est parce que je suis dans un mood emo. ;) Eko's not dead ! Ça m'aura bien occupé le mois d’août, notamment ces 10 derniers jours en tout cas. Quelques infos, photos, liens (dont le bandcamp que c'est moi qui l'ai fait) :
http://ekotonne.blogspot.fr
https://ekotonne.bandcamp.com
https://www.facebook.com/events/1517831028429838


[Rien à voir mais c'est l'Eko, dignement représentée à Kyoto. ;) Merci Pierre pour te trimbaler à l'autre bout du globe avec des autocollants dans ton portefeuille.]

Par contre moi je suis dég, je ne pourrai être présent à l'Ekotonne. J'aurais sans soucis fait l'aller retour mais je suis déjà engagé sur un autre événement, le PARIS DIY PUNK PARTY, samedi 6 septembre, de midi à minuit. Picnic vegan, tournoi de pétanque (que j'organise, par contre c'est complet, j'ai même dû refuser des équipes), distros de disques (y aura un stand Yr Letter Festival), sérigraphies etc. et concerts punk rock.
https://www.facebook.com/events/1423894497887207


album écouté en écrivant ce post : DILLINGER FOUR "Civil war" LP

Monday, August 25, 2014

En route pour Nanarland

Ça y est, je peux rajouter une ligne à mon CV. Je suis acteur. Enfin, je joue dans un film, la nuance a son importance. C'est en tout cas parti pour être un vrai long métrage, genre 1h45-2h. Ouch' ! J'espère que ça ne va pas être trop chiant à regarder... On a fini de tourner la deuxième session la semaine dernière et ça s'est encore plutôt bien passé. "Plutôt" parce que l'ambiance qui régnait était toujours aussi sympa mais il n'y avait plus l'effet nouveauté donc un peu moins de fun, une alternance de moments hyper intenses (8h-20h non stop) et d'autres avec temps morts et le réalisateur n'avait pas fait correctement ses devoirs. A sa décharge c'était un peu complexe vu que là on refilmait toutes les séquences mais avec un nouvel acteur (qui n'était pas là en juillet). Il fallait donc tous ses plans et des plans d'ensemble avec tout le monde, en se remettant exactement là où on était la dernière fois pour éviter les faux raccords etc. et c'est tout ce travail minutieux qui n'avait pas été fait. Du coup, des fois, il nous faisait lever à 7h et on ne commençait à filmer qu'à 10h, le temps qu'il prépare tout ou alors on rentrait le soir et en regardant un peu les rushs il nous disait "ah, on a oublié ça"... Euh coco c'est ton film hein ! Moi j'avais signé pour un truc DIY pas pour un truc DIO (do it ourselves). Bon, j'ai quand même évidemment bien bien hâte de voir le produit fini mais à mon avis il ne faut pas attendre ce blockbuster avant Pâques, voire l'été 2015. Déjà il leur reste la fin à filmer à la Toussaint, à Perpignan, dans le garage de son père transformé en intérieur de vaisseau spatial. Ouais ouais... Ensuite il va falloir doubler certains dialogues en studio parce que les cigales étaient assez bruyantes et puis le montage de tout ça, audio et vidéo va prendre un bon paquet d'heures. Quand je vois le temps que je passe sur certaines émissions qui ne comprennent qu'un fichier audio, là, je sens qu'il va "s'amuser"... En bouleversant un peu le planning j'ai réussi à me libérer un aprèm où j'ai retrouvé un pote de la fac et si par moments, j'ai l'impression cet été de revivre l'été 2011, là on était carrément en 2000. Repas au resto U de Boutonnet et aprèm à faire la tournée des bars et enchaîner les cafés et Perrier menthe... Il en manquait juste deux autres pour jouer à la coinche. Le film ne se retrouvera jamais, j'espère, dans le domaine public ou les internets (à part sur Nanarland, là ok, respect) mais après un premier visionnage de contrôle, si c'est pas trop mauvais je ferais peut être quelques projections aux motivé(e)s. D'ici là, voici des photos qui montrent que le tournage était vraiment éprouvant.










album écouté en écrivant ce post : JOYCE MANOR "Never hungover again" (mp3)

Sunday, August 10, 2014

Everyday is like sunday hangover



Les journées se suivent et se ressemblent... plus ou moins. Celle d'hier était cool et bien chargée cependant et a démarré tôt. Quasi à l'aube même, puisqu'il fallait être avant 10h à Saint Pierre La Mer (à côté de Narbonne) pour un tournoi de beach volley avec mon beau frère. C'est organisé par un pote de la fac, on essaie de le faire régulièrement car l'ambiance est sympa et le niveau plus que correct. Très correct même car si on s'est qualifié le matin pour le tournoi des As, l'aprèm on s'est fait défoncer. On aurait peut être pu s'arranger pour participer au tournoi Challenger (consolante) et le gagner, vu qu'il a été remporté par une équipe qu'on avait battue le matin. On serait ainsi reparti avec un meilleur lot qu'une bouteille de rosé, mais jouer pour perdre, j'ai jamais su faire... Comme cette année ils ne servaient pas de bières à la buvette, je ne suis pas resté pour les finales et j'ai tracé pour la suite des aventures. Enfin, "tracé"... j'ai queuté plutôt car un samedi d’août en fin d'aprèm, du côté de Serignan, le Cap d'Agde etc., autant dire que je n'étais pas le seul sur la route. Putain de touristes !
Je me rendais au Grau d'Agde où il y avait une soirée avec Manu (du fanzine Distorded Vision et ancien co animateur de Joining The Circus à la grande époque), de passage quelques jours depuis son exil à Montréal il y a 2-3 ans. On était une douzaine, apéro et repas sympa, puis on a ensuite fait un tour en bord de mer vers la fête foraine et jeté notre dévolu sur un toboggan géant, duquel on descendait assis sur une sorte de tapis. Je suis arrivé le premier en bas, non sans m'être bien râpé le coude et avant bras droit. J'étais censé rester dormir sur place mais au dernier moment ça n'a pas été possible. J'aurais préféré l'apprendre avant de me resservir plusieurs fois du cubis de rouge mais bon, avec Ravi et Cobra en copilote, je suis arrivé à bon port une petite heure après. Par contre aujourd'hui du coup c'est comatage. Je vais quand même tâcher de terminer mon papier sur le Xtreme Fest pour le Tafeur. Si j'arrive à ne pas le rendre 2-3 jours après la deadline, ça sera une première !

Report qui sera plutôt positif car c'était un weekend bien bien cool. Bonne capacité, quelques milliers de personnes, ce qu'il fallait (même s'ils en attendaient un peu plus), bonne orga en général (même s'il n'y avait pas de toilettes VIP), des stands de distros (je suis reparti avec les derniers Banner Pilot et Iron Chic en LP), à peine quelques gouttes de pluie (alors qu'il y avait des risques d'orages et d'averses tous les jours), des bons concerts et un paquet de copains croisés. J'ai compté 52 amis fb (oui, je n'avais que ça à faire je ne sais plus quel matin), dont Romain Boule, de retour de son tour du monde pendant 11 mois.  Il va bien, même s'il a perdu 8kgs et qu'au bout de trois bières il était presque déjà saoul. Bref, un très chouette festival où je retournerai sûrement l'année prochaine ! Je vous livre mon top 5 :
1- Justin(e)
De la première à la dernière minute, c'était parfait. Ils auraient même mérité 15 min de plus car un set d'1/2h, c'était trop court ! Les meilleurs représentants de la francophonie punk rock, sans soucis. Je confirme, assume et plussoie !
2- Sons Of Buddha
Leur concert était top, comme à chaque fois et à un moment, Ed a eu cette drôle d'idée de faire le plus petit wall of death du festival, inspiré par celui de Gojira etc. Un wall of death qui faisait environ 1m. Excellent ! Photo à l'appui.
3- NOFX
Sur l'ensemble du concert, c'était un peu moyen avec trop de morceaux reggae mais quand ils envoient les tubes, tu reviens 15-20 ans en arrière avec plaisir. Et puis c'est eux les patrons. Ils s'en branlent de tout et c'était jouissif de voir Fat Mike se moquer gentiment des groupes de metal.
4- Biohazard
A la base c'est The Real Mckenzies qui devaient clôturer le festival et puis au dernier moment, il y a eu quelques changements et c'est à Biohazard qu'a incombé cette tâche. Après Obituary, ça faisait vraiment un final complètement Xtreme ! J'étais sceptique et puis ils ont finalement fait le job. J'ai vu quasiment que le rappel mais il aura marqué les esprits. Déjà ils ont fait une reprise de Bad Religion "We're only gonna die" puis fait monter du monde sur scène, ce qui n'était pas arrivé de tout le festival. En 15 secondes ils étaient une trentaine, à pogotter et même slammer, sous l'oeil un tiers amusé, un tiers inquiet, un tiers dépassé par la sécu (plutôt cool dans l'ensemble). Ensuite le guitariste/chanteur a fait le casse cou et grimpé sur des échafaudages puis joué debout, porté par le public... Fun !
5- Youth Avoiders
Y a pas à chier, on a des putains de groupes en France. Beaucoup étaient programmés sur la petite scène, la Zguen Stage et ont bien assuré. C'est le cas de Justin(e) et SOB mais aussi de Youth Avoiders, groupe qui a joué le moins longtemps du festival. 20 min tout à fond et basta pour les Parisiens. Nickel !

J'ai posté pas mal de photos floues et remarques diverses sur la page facebook de Joining The Circus. Le max de likes a été atteint par la photo de The Rebel Assholes (sûrement parce que les gars se sont identifiés dessus) et le statut sur Tagada Jones (sûrement parce que j'ai été un peu "méchant" mais ils l'avaient cherché).

Week end plus que cool donc, notamment grâce à mon sparring partner Guillaume Gwardeath, qui a amené plein de good vibrations dans la chambre 33 du Kyriad, sûrement récupérées lors de son court passage au Reggae Sun Ska la veille. Il a déjà mis en ligne un report sur son blog perso et un autre sur Noisey-Vice. Un extrait ? "Le plus gros défaut de ce genre de site, pour tout dire, c'est que ça manque cruellement de place pour s'asseoir. En vérité, le meilleur plan pour être assis dans ce putain de festival, c'est d'être batteur dans un groupe." Autant dire qu'on a bien rigolé pendant trois jours.

album écouté en écrivant ce post : TEN FOOT POLE "Insider" (cd)

Thursday, July 31, 2014

Complètement Xtreme


Ok donc ce weekend je fais des infidélités à Montpellier (pourtant ce n'est pas le genre de la maison) pour aller du côté d'Albi et l'Xtreme Fest, deuxième du nom. Là encore, c'est pas un truc qui était prévu mais cet été est plein de surprises, on s'adapte, on s'occupe, on s'empoisonne. La prog n'est pas fofolle, disons qu'il y a plein de groupes cools mais que j'ai déjà vus. Ça tape dans les grands classiques du punk rock, hardcore et metal avec par exemple Nofx, Lagwagon, Sick Of It All, Red Fang, A Wilhelm Scream, Converge (pas encore vu, eux par contre), Les $heriff et pléthore d'autres groupes français : Justin(e), Sons Of Buddha, The Black Zombie Procession, The Rebel Assholes, Youth Avoiders etc. J'ai fait une émission spéciale pour Joining The Circus (clic). Y aura plein de copains de toute la France, j'ai pécho une accréditation pour les trois jours, du covoiturage pour l'aller et le retour et surtout je partage la chambre d'hôtel avec Guillaume Gwardeath. Ouais, j'ai pas fait cinq ans d'études, enfin dix ans d'études pour un bac+5 pour dormir au camping. En mode crust caviar (copyright Mickson & Wize). On devrait se mettre bien, même s'il est lui aussi dans un emo mood post break up relativement similaire au mien... Mais quand moi j'écoute les Goo Goo Dolls, Lemonheads etc. (cf. Mixtape summer 2011 melancholy), lui écoute du reggae (cf. Gwardeath Mixtape 38). Complètement extrême.

album écouté en écrivant ce post : The SAINTE CATHERINES "Dancing for decadence" (LP)

Sunday, July 27, 2014

Lonely boy

Si j'étais bien occupé pendant la semaine de tournage, la retour à la réalité a été plus compliqué. J'avais beaucoup plus (trop) d'occasions pour laisser mes pensées vagabonder et elles revenaient toujours au même endroit... C'est donc pour fuir cette désagréable sensation et m'accorder quelques heures de répit que je me suis retrouvé à Nîmes mardi 15 juillet pour le concert de The Black Keys. La veille je m'étais invité à déjeuner chez un couple d'amis qui m'avaient dit y aller, j'avais eu au téléphone un pote qui y allait aussi... Ok les gars, j'ai compris, je vous accompagne. J'étais curieux également et voyais ce concert comme une sorte d'expérience sociologique. A quoi ressemble un concert dont le prix représente 8-10 fois ce que je paie habituellement ? Que trouve-t-on de plus qu'à un concert à 5-6€ ? Quel est le profil des gens qui y vont ? Etc. J'ai eu de la "chance", le concert n'était pas complet comme c'est bien souvent le cas aux Arènes (les Arctic Monkeys la semaine précédente par exemple). C'était la deuxième fois que j'y mettais les pieds, après avoir vu les Red Hot Chili Peppers + Silverchair, en 1999 je crois. Trois types de billets étaient proposés : la fosse à 40€ (complet), les gradins de catégorie 1 (en haut, libre, où j'étais) à 48€ et les gradins de catégorie 2 (en bas, numérotés) à 53€. C'est officiel, c'est donc la place la plus chère que j'ai jamais payée ! Y avait une première partie partie avec un groupe local, duo guitare / batterie, dont j'ai oublié le nom mais reconnu le batteur, qui avait fait partie de The Last Brigade et d'un backing band de Kevin K. Pas retenu grand chose par contre, je discutais avec un couple d'amis de l'IUFM, rencontrés complètement par hasard, à qui je racontais ma précédente semaine de tournage, d'autant qu'il connaissait le réalisateur. Ensuite c'était au tour de The Kills. J'avais jamais vraiment écouté, je savais juste que c'était le nouveau groupe à succès de l'ancienne chanteuse de Discount (groupe emo punk hxc floridien fin 90's). De loin - oui parce qu'on était vachement loin - ça sonnait un peu comme du Garbage. Une chose est sûre, en un concert, Allison Mosshart chante devant plus de public que tout ce qu'elle a fait avec Discount. La nuit tombe sur les Arènes (il faut reconnaître que le cadre est très sympa) et les Black Keys débarquent. Je connais juste un album, "El camino", sorte de rock bluesy et un poil crasseux avec quelques morceaux sympas et un single très efficace, au titre plus que de circonstance : "Lonely boy". Je m'attendais à un duo et c'est finalement quatre gars qui sont sur scène. Enfin, pas tout à fait. Deux sont devant, à la lumière, avec un projecteur braqué sur chacun d'eux et derrière, dans l'ombre, on retrouve deux autres musiciens (basse et guitare/claviers). Perso je ne suis pas fan du procédé, déjà vu chez Biffy Clyro avec un deuxième guitariste également en retrait. Bon, ça ne vaudra jamais Alkaline Trio, à la Boule Noire en 2003 avec là aussi un deuxième guitariste dans l'ombre mais qui était carrément de dos pendant tout le concert, limite caché par des amplis... Alors certes, ce ne sont que des musiciens de tournées, ils ne sont pas à l'origine du groupe, ne participent pas à la composition des morceaux... Mais quand même ! C'est un manque de respect je trouve et de toutes façons personne n'est dupe. Le concert est néanmoins sympa, avec quelques moments plus "fous" et entraînants que d'autres. Il semblerait que plus tu paies cher, plus tu restes assis. Dans la fosse, tout le monde est debout. Normal, ils n'ont pas vraiment d'autres choix. Dans les gradins en dessous de nous, les plus chers, à peine environ 8-10% des gens vivent le concert debout. Enfin, autour de nous c'est du 40% debout et 60% assis, avec une inversion lors des passages qui pulsent un peu plus, comme lorsqu'ils jouent "Lonely boy". Par contre s'il y a bien un truc que je ne comprends pas, c'est de payer aussi cher et d'être aussi loin. Je ne vois pas comment on peut réellement apprécier un concert, une prestation à plus de 15-20m de la scène. Si je croise les gars dans la rue demain, je serai incapable de les reconnaître. Pourtant je suis plutôt physionomiste...
Je sors d'un weekend un peu "down", d'où le ton du post. J'espère que je ne vais pas trop le regretter après. Tout comme hier j'ai regretté ma soirée de vendredi. Je me suis fait avoir à mon propre jeu. Ca avait très bien démarré avec émission de radio en direct, bon apéro pendant l'émission, sauf que l'apéro a débuté à 18h pour se finir vers 5h. Entre je n'ai fait que boire ; bières, vin, shots, rhum, vodka... Du coup il m'était impossible de rentrer chez moi en voiture. Heureusement j'avais un point de chute mais je crois que j'aurais dormi dans la voiture si ça n'avait pas été le cas. Résultat, j'ai passé hier une bonne journée/soirée merdique. Trop comateux pour faire quoi que ce soit. Même bouquiner le Stephen King qu'on m'a passé (celui sur JFK) était au dessus de mes forces. J'ai donc oscillé entre siestes et épisodes de Games Of Throne, en galérant pour m'endormir. Aujourd'hui ça va un peu mieux et je vais tâcher d'éliminer les derniers grammes d'alcool au beach volley.

album écouté en écrivant ce post : JOHN KASTNER "Have you seen lucky ?" LP

Monday, July 21, 2014

Salut, je suis Betrom !


En règle générale je dis rarement non et suis souvent partant pour des projets, aussi farfelus soient-ils. C'est pour ça que lorsqu'un pote de l'IUFM m'a proposé de jouer cet été vers Montpellier (système galactique des Matelles), dans son film de SF amateur (en mode DIY), j'ai répondu oui quasiment de suite, sans réfléchir et avant même d'avoir lu le scénario. J'avais déjà eu l'occasion de tourner avec lui il y a, hum... 7 ans de cela, pour le projet de fin d'année du module Cinéma / Audiovisuel, qu'il avait suivi, facultativement, à l'IUFM donc. Un court métrage intitulé "La Dame Blanche". Bon, c'était pas avec ça que j'allais aller à Cannes et me ré orienter et je sais pertinemment qu'il ne m'avait pas choisi (à l'époque et maintenant) pour mes talents d'acteurs. Quand bien même on me dit parfois (la gente féminine principalement) que j'ai des airs d'Edward Norton. Non, s'il m'a convié c'est un pour ma disponibilité et deux pour mon caractère plutôt conciliant. Pas de soucis, ça me fait une expérience, à priori plutôt fun. Je prends. Lui est passionné de ciné depuis longtemps, a fait construire chez lui une pièce fermée, sans fenêtre, son "home", avec gros système de son, vidéoprojecteur... Un endroit où il peut entreposer ses 1500 dvds, centaines de mangas, comics et figurines en tout genre (Star Wars, Seigneurs des Anneaux, Super Héros etc.). C'était ma chambre pendant la première semaine de tournage, j'étais bien loti même si je n'en ai pas profité comme j'aurais voulu. Je n'ai vu qu'un seul Blu-Ray, "Snowpiercer", sympa mais moins bien que la bd originale, où l'aspect système (et lutte) des classes y est beaucoup mieux développé je trouve. Bref. Pas eu le temps d'en voir plus (même si je lui en ai taxés une dizaine) car les journées étaient assez intenses, bien chargées, en mode immersion totale, de 9h à 20h avec une pause sandwich le midi et on y retournait parfois le soir pour filmer les scènes de nuit. Je ne sais pas trop quel va en être le résultat final mais c'était sympa à faire et il règnait une bonne ambiance. Galdric (mon pote) est évidemment hyper motivé, à fond (en même temps il vaut mieux) mais son scénario est très (trop ?) premier degré. Son objectif est que les gens regardent sans rigoler or je ne vois pas trop comment ça va être possible... Pour moi (et les autres "acteurs" sont aussi de mon avis), on est plus en route pour Nanarland. Le matos dans lequel il a investi est plutôt correct (steadicam etc.) et les quelques images qu'on a pu voir des différents rushs ou des débuts de séquences montés rendent pas si mal. Par contre ça pêche évidemment au niveau du jeu des acteurs et des effets spéciaux... Par moment on se serait cru dans Batman & Robin de l'autre tâche de Joël Schumacher. "Salut Freeze, je suis Batman"... Le tournage étant contraignant (une semaine en juillet et rebelote en août), il a embauché son père et sa sœur (de Perpignan, bonjour l'accent !), la fille d'une collègue, un voisin et moi pour les acteurs principaux et deux autres voisins pour de la figuration. Du coup on est assez limité en moyen humain. Surtout qu'il joue également un rôle donc quand il faut filmer tout le monde, bah c'est pas possible et puis en juillet le petit voisin n'était pas dispo (vacances chez la grand mère) donc il fallait faire comme s'il était là et on refilmera tous les plans avec lui en août. Pour le montage et éviter les faux raccords, ça va être top ! Mais le principal, je l'ai déjà dit, c'est que personne n'est acteur et y a pas à chier, c'est un vrai métier ! Ça aurait été un peu plus facile en connaissant le texte, les dialogues mais d'une j'ai eu le scénario très tard et de deux je ne m'y suis bien sûr pas penché de suite (procrastination j'écris ton nom) et quand il a été plus que temps, début juillet, j'étais dans une telle déprime que ça m'était impossible de m'y mettre et retenir quoi que ce soit. Et ayant un rôle important (Salut, je suis Betrom !), des dialogues il y en a beaucoup. Du coup soit tu te concentres sur le jeu et tu oublies le texte, soit tu te concentres sur le texte et les intonations, expressions du visage passent au second plan . Alors qu'il y a plein de gros plans... Comme j'avais eu le planning en amont, la veille d'arriver, pendant mes 3h20 de train, j'avais bossé à fond les deux premières séquences qu'on était censé tourner. Bien sûr il a plu le lendemain donc ça a tout bouleversé et on a improvisé des scènes de dialogues prévues la nuit dans la grotte au coin du feu, dans son home, avec un grand drap noir derrière nous, éclairés à la bougie. C'était la scène où j'avais le plus de dialogue donc rude rude. Un bon baptême du feu, surtout dans l'état dans lequel j'arrivais... A ce propos, ça aura néanmoins eu comme bienfait de m'occuper à fond l'esprit pendant une semaine et me permettre de vraies nuits de sommeil, sans avoir le temps ou l'occasion de cogiter. Depuis ce n'est pas la même chose. Vivement la prochaine session de tournage prévue à la mi août ! Quelques photos exclues si vous avez envie de rigoler...









Puisqu'on est dans le film de genre, on passe de la case nanar de campagne à celle de RESET, projet ambitieux de deux potes, Dina et Yohan. Eux  aussi, passionnés de ciné, séries, ont durement bossé sur une mini série sur fond de drame post apocalyptique, infectés - attention, ne surtout pas dire zombies ! ;) - etc. Après avoir remanié le scénario pendant environ deux ans pour arriver à quelque chose dont ils étaient satisfaits à 100%, casté des comédiens (pros ou semi-pros, acceptant de participer bénévolement au départ), réalisé un teaser présentant l'histoire et les personnages avec David Basso (auteur de clips pour The Pookies, Flying Donuts, Dead Pop Club, Bubblies...) et démarché, pour l'instant en vain, des boîtes de prod pour financer leur série de 6 épisodes, ils se sont récemment associés à un gars de Mad Movies et lancés dans le crowdfunding pour concrétiser l'épisode pilote. Je suis d'ordinaire plutôt hermétique à tout ce nouveau système de financement participatif et fait une sorte d'overdose avec tout ce que je vois sur mon fil d'actualités fb. Kisskissbankbank pour sortir un disque, organiser des concerts, produire un fanzine... pourquoi pas pour faire une salade de pommes de terre tant qu'on y est. Ah, on me souffle que ça existe déjà. Bien joué l'artiste ! Toujours est-il que là il y a un vrai projet, qui nécessite un réel soutien. Du coup j'ai mis la main à la poche et fait un gros chèque. Je crois vraiment en leur truc et si tu es fan des Revenants ou The Walking Dead (que tu télécharges illégalement chaque semaine saligaud), je pense que tu peux sans soucis t'y retrouver également et donc faire un petit tour par leur page Ulule (sinon comment veux-tu, comment veux-tu...). En plus je suis assez admiratif de Dina, qui a tout lâché (et démissionner d'un CDI relativement confortable en 2014, faut avoir des cojones) pour se donner à fond et aller au bout du truc. Big up ! Donc tu es bien gentil(le), tu ne traînes pas et vas me chercher ta carte bancaire, puis tu cliques sur le lien suivant : http://fr.ulule.com/resetlaserie


albums écoutés en écrivant ce post : MASKED INTRUDER "M.I." & FUCKED UP "Glass boys" (mp3)

Sunday, July 20, 2014

Dance, dance, dance to the radio !

On ne peut pas dire que j'ai été très assidu dernièrement pour faire des émissions radios. Zéro pointé en avril (c'était mon mois marathon concerts et le peu de temps libre, j'essayais de le passer avec ma copine/ex), trois en mai (là ça va, j'ai assuré) et une seule en juin (à cause entre autres d'un problème d'ordi et connexion internet). Cette dernière n'aurait peut être même pas eu lieu si je n'avais pas au préalable calé une itw / Circus Session avec les costauds de SONS OF BUDDHA (pop punk, Serrières), profitant de leur tournée acoustique et d'un passage sur Paris pour les inviter à un petit déjeuner / émission chez moi. Je n'ai qu'une parole donc on l'a fait et c'était chouette. Quand j'ai des invités, ça va, c'est cool mais c'est vrai que j'ai de plus en plus de mal à me  motiver et m'astreindre à réaliser une émission de 2h chaque semaine. Si c'était en direct, à l'Eko des Garrigues, le problème se poserait différemment je crois mais là, faut que j'installe tout le merdier dans mon appart, que je parle tout seul derrière mon micro, range le tout, monte l'émission, pour ensuite l'envoyer par internet. Pas un sacerdoce mais presque;;. Je m'interroge parfois sur l'intérêt de poursuivre Joining The Circus. Si j'avais l'impression d'être d'une relative "utilité" au tout début (2005), avec ce côté défricheur de talents et promotion de la scène punk rawk / rock indé internationale, nationale et locale, maintenant, avec facebook, bandcamp etc., tout le monde a facilement accès en deux clics à tout ce qui peut exister en musique. Pas besoin de moi. Ensuite j'ai un peu le cul entre deux chaises avec cette double localisation Paris / Montpellier et suis (à mon grand dam) sûrement plus connecté avec les groupes parisiens, que les groupes montpelliérains. J'ai un peu le sentiment d'être un "étranger" dans ces deux villes parce qu'à Paris je revendique et clame haut et fort (bon, pas trop non plus, c'est pas mon genre) mon appartenance à Montpellier et quand j'y redescends, il y a toujours quelque chose qui a changé (salle, groupe, etc.) et je n'ai plus le même "rayonnement" qu'il y a 8 ans. "Nulle part c'est chez moi", comme le chante Till dans un morceau du très bon dernier album de Guerilla Poubelle... Bref, je vais arrêter de faire mon Cali emo (calimero) mais j'avais prévenu dans un précédent post, l'ambiance en ce moment n'est pas à la gaudriole... Heureusement, de temps en temps j'ai des retours sur l'émission, plutôt positifs, qui reboostent. Il y a toujours des personnes qui écoutent, téléchargent régulièrement les podcasts, m'en réclament même (!), découvrent encore des groupes grâce à l'émission et m'en font part quand je les croise sur la route ou bien par mail. Comme récemment Martin, rencontré la première fois quand il était batteur de Stetson, fidèle auditeur et qui l'a mentionné dans son récent blog Ça tourne à l'orage (clic). Je crois avoir aussi motivé quelques vocations radiophoniques pour des émissions thématiques du style de Joining The Circus. Mieux encore, Jérémy, du côté de Saint-Dié-des-Vosges, a commencé comme ça pour finalement s'orienter vers le métier de journaliste / animateur radio. Il a du se dire : y a la cigale du punk rawk qui fait ça sur Montpellier, aucune raison que je n'y arrive pas non plus... La preuve en image ci dessous, dans l'Est Républicain ! Un peu comme quand au collège ou lycée je voyais mes profs d'EPS et me disait : si eux ont réussi le concours, c'est pas possible que j'échoue...
Sinon pour revenir à cette émission avec les Sons Of Buddha, c'était évidemment très fun et détendu (avec Ed et Forest, difficile de faire autrement) et la session acoustique a été filmée et montée par mister Brice Beillant, bien connu dans le Milieu pour ses reportages vidéos sur les Flying Donuts, Diego Pallavas, Charly Fiasco etc. Je venais tout juste de changer d'ordi et j'ai eu des soucis de réglages / configuration, du coup on dirait que l'interview a été faite par téléphone. Y a même de l'écho parfois (sans mauvais jeu de mots avec l'Eko) mais non, on était bien tous dans mon appart, entre 10h30 et 13h à manger des croissants et boire café sur café. Pour écouter l'émission, ça passe au même endroit que d'habitude : http://joiningthecircus.podomatic.com et la vidéo de la Circus Session # 12, avec deux morceaux de SOB et la reprise "Coma girl" de Joe Strummer & The Mescaleros, c'est juste là :


album écouté en écrivant ce post : CONOR OBERST "Upside down mountain" mp3

Monday, July 14, 2014

Samynaire 2014

Le Samynaire est venu comme bien souvent clôturer la saison concerts - l'été il ne se passe généralement pas grand chose et les festivals c'est no pasaran -, saison qui a été particulièrement remplie, notamment ces trois derniers mois. Je checkais mon agenda et entre début avril et fin juin j'ai assisté à 20 concerts (jusqu'ici rien d'extraordinaire), dans 8 villes différentes (là ça se corse davantage) ! Et en plus de la quantité, la qualité était au rendez vous car entre le Yr Letter Festival #3 à la Rochelle, la reformation de Second Rate à Besançon, Lyon et Paris, Les $heriff + Flying Donuts à Toulouse, la classieuse prestation de Superchunk à Nîmes, celle toujours cool de Sons Of Buddha à Clermont-Ferrand (petit interlude musical lors de mon déplacement pour les Mondiaux scolaires de tennis de table où j'ai croisé Jacques Secrétin !), j'ai vécu mon lot d'émotions fortes. Sans compter tous les concerts sur Paris : All, Bodyjar, Not Scientists, Against Me!, Red City Radio, Toys That Kill, Apologies I Have None, Red Gloves etc. et surtout Cobra, les fils de Satan ! Je suis toujours aussi fan du groupe et ce n'est pas cette soirée, un vendredi 13, à la Maroquinerie qui va me faire changer de religion. Le concert était au top, irrévérencieux comme à chaque fois que je les vois, d'autant que le before avait été bien chargé en breuvages alcoolisés (au pluriel) et que l'after n'a pas démérité. J'ai d'ailleurs marqué mon territoire sur le trottoir de la rue St Maur, en titubant sur les coups de 3-4h du matin... C'est fou comme ce groupe me fait sortir de la réserve, le contrôle plus ou moins conscient dans lequel je suis habituellement. L'alcool n'est certes pas en reste mais ça forme un tout quand Satan m'habite... J'avais peut être aussi besoin d'extérioriser certaines choses (cf post précédent). D'habitude c'est le Samynaire qui fait office de soirée n'importe quoi (je slamme, perds mon portable dans le sable, m'endors en plein soleil à 9h du mat...) mais cette année je le sentais moins. Pour diverses raisons. Ma relation qui n'évoluait pas, mes potes de Lyon qui venaient habituellement et qui avaient passé leur tour cette année, Cobra qui était prévu à l'affiche mais qui ne pouvait finalement pas venir, une programmation qui me branche de moins en moins, année après année... Finie la grande époque où jouaient les groupes de Montpellier, tous plus cools les uns que les autres (RIP Superbeatnik, Payday, You Fuck Like My Mum, Illegal Process, Stony Broke...) Ne reste plus que Marvin et Öfö Am, les meilleurs moments de cette édition. Bref, du coup, pour la première fois depuis 10 ans, j'étais moyennement motivé. Il m'a même traversé l'esprit une fraction de seconde de ne pas y aller ! Le temps, pluie et orage menaçants, n'aidant en rien. Finalement, après le match Brésil / Colombie, je me suis bougé et après un petit détour par Carrefour pour acheter un pack de bières (et non mon traditionnel mélange vodka red bull pour tenir jusqu'au petit matin), je suis arrivé sur place, pensant rester un peu, faire "acte de présence", tournée de trois bises et rentrer quand il allait se mettre à pleuvoir ou au pire vers 3-4h. Grand bien m'a pris car j'ai quitté la plage vers 7h, pendant le dernier groupe (Pord) et j'ai passé une chouette soirée, sans avoir reçu une seule goutte de pluie. Pas celle de l'année mais de très bons moments, tchatches et concerts avec donc en point d'orgue Marvin (noise), Öfö Am (stoner instru), Les Arrondes (surf wild & r'n'r), X-Or (chanson débile), Room 204 (noise) et Reptilicus (trash/crust), un duo guitare/batterie avec une jolie petite nana qui envoie de la grande double pédale. A 6h du mat' c'était parfait ! Bilan plus que positif donc au final (en même temps on parle du Samynaire !) et je n'ai pas regretté mon aller retour express en Ouigo. Même si le retour a été pénible au possible. Prix low cost, voyageurs low cost. Y avait un chiard derrière qui a passé le trajet à hurler et des passagers qui ont "pris en otage" (pour se venger des grèves ?) le canal d'infos du train pour faire passer des dédicaces / messages perso qui débordaient de mièvrerie. "Oui alors Jimmy mon chéri, je voulais te remercier pour tout le bonheur que tu m'apportes..." Je le concède, la première fois j'ai trouvé ça marrant, mignon. La deuxième fois ça commençait à être chiant, pathétique, et la dixième j'avais des envies de meurtres !

album écouté en écrivant ce post : BOB MOULD "Beauty and ruin" cd

bis repetita

Une fin d'année scolaire pourrie, je crois que ça vaut le coup de ré-ouvrir ce blog, même si dans quelques temps, quand ça ira mieux (inch'Allah), je regretterai sûrement le ton un peu trop emo des posts. Tout du moins celui ci. Rien d'exceptionnel encore une fois, les classiques moments difficiles de la vie, à savoir un oncle que j'apprécie qui est mourant (après onze douze ans à lutter courageusement contre une leucémie, il semblerait qu'elle prenne le dessus) et ma copine qui me quitte à nouveau (quelle idée !), pour les mêmes raisons que la dernière fois. Des sentiments amoureux qui ne sont plus là mais sans rien avoir à me "reprocher", en m'annonçant ça en pleurant... Elle ne m'a jamais ménagé quand on était ensemble donc je sais que je peux lui faire confiance là dessus. Si elle avait eu un truc à me dire, elle me l'aurait dit. Là, rien. Pas de réelle explication. Evidemment je trouve que c'est du gâchis, surtout quand j'observe les couples autour de moi. Rares sont ceux qui à mes yeux paraissent plus équilibrés, épanouis, complices etc. que ce qu'on avait. La fois précédente j'avais réussi à la reconquérir mais là je n'y crois pas trop. Et puis à quoi bon s'obstiner envers quelqu'un qui m'a déjà jeté deux fois ? Le terme est peut être un peu fort mais le résultat est le même... Bis repetita donc, j'ai l'impression de me retrouver en milieu d'année 2011 où il m'arrivait des choses similaires. Sauf que là j'ai pas de parents d'élèves qui me cassent les couilles. C'est toujours ça de pris. Les vacances d'été à Montpellier tombent à point nommé, même si je les appréhende un peu et n'ai le goût de rien pour l'instant... A suivre.

album écouté en écrivant ce post : aucun

Wednesday, April 16, 2014

Yr Letter Festival #3

Allez hop, je me remémore mes codes blogger et reprends du service pour la bonne cause. Une qui me tient particulièrement à cœur. Pour la troisième année consécutive, on rend de nouveau hommage à mon vieux pote Matt Showman, celui qui a forgé mon éducation musicale au collège/lycée/fac/boulot (bref depuis que j'ai 13 ans) et qui m'a donné la motivation pour m'investir dans cette culture underground par le biais de la radio et autres. Trois ans qu'il nous a quittés mais on ne l'a pas oublié (no way!) et on va encore faire du bruit pour lui, le weekend du ven 25 - sam 26 avril à La Rochelle. L'intégralité des bénéfices récoltés sera cette fois encore reversée à la Ligue contre le Cancer (environ 1000€ les années précédentes) mais aussi au Fonds de Dotation Bernard Giraudeau, partenaire local pour cette édition. Les concerts se tiendront principalement au Barbarella (vendredi punk rock et samedi folk) mais d'autres actions ont été mises en place (vernissage peintures, concert à l'hôpital), dans l'optique de s'ouvrir, sensibiliser un autre public et aussi profiter du fait qu'on ait Jonah Matranga le weekend entier ! Il vient des Amériques, quatre jours seulement sur notre continent, exprès pour nous donc on est fiers comme des paons !
Voici le joli fly et quelques liens (event fb, bandcamp, site...). Si tu habites proche de La Rochelle ou même loin (j'en connais qui viennent de Toulouse !) ou que tu connais des gens dans le coin, dis leur de se ramener. This is Yr Letter Festival !

event facebook à partager
bandcamp à écouter
site à consulter
itw 2013 pour Tous En Tong

album écouté en écrivant ce post : BANNER PILOT "Souvenir" mp3

Tuesday, February 04, 2014

Holy God

"Hello Sir..." Profitant d'une pause dans mon emploi du temps, entre le cours de natation avec les 6èmes et le cours de lutte avec les 3èmes, je me rendais à la Banque de France, tenter de résoudre certains problèmes administratifs liés à l'ouverture d'un compte bancaire pour l'asso Yr Letter Festival. La Banque Postale ne veut même pas de nous ! Le quartier de mon collège, entre le 1er et le 2ème arrondissement à Paris, est un vrai nid à touristes. Du coup, je pensais devoir renseigner la personne qui m'interpellait et celle qui l'accompagnait (deux jeunes rouquins, la vingtaine) sur un itinéraire, une rue ou autre. "Euh yes... Élo", lui répondis-je avec mon accent anglais si pittoresque. "Bonjour, nous sommes en France pour un an, afin de parler de Jésus Christ..." Ah oui, effectivement, en y regardant de plus près, ils avaient tous les deux des badges avec écrit je ne sais trop quoi et Jésus Christ en gros. Bienheureux hasard ou signe de Lucifer, je les ai arrêtés tout de suite et je leur ai montré les deux badges qui étaient épinglés à mon blouson : Payday (éminent mais malheureusement défunt groupe hxc quickspeed de Montpellier, bandcamp ici) et le badge de Cobra "Je suis le glaive de Satan". Désolé mais la parole de JC ne passera pas par moi. Allez, bonne journée les blaireaux. C'est dommage qu'au même moment je n'étais pas en train d'écouter le dernier album d'Against Me! Un groupe de punk dont la chanteuse (Laura Jane Grace) était il y a encore deux ans un chanteur (Tom Gabel) et qui chante son mal être lié aux stéréotypes de genre etc. Choking ! Ça aurait été encore plus cocasse mais j'étais déjà bien content de leur montrer mes badges et de les envoyer chier. Malheureusement je ne peux rien écouter car je me suis fait piquer mon casque, dans un sac, dans le train qui m'amenait à Toulouse le mois dernier, après avoir passé 3h au bar à boire des bières et jouer aux cartes avec mon équipe de volley. Mais c'est une autre histoire...

Breaking news et deuxième moment LOL du jour, à propos des bigots. Christine Boutin qui reprend très sérieusement et pompeusement le Gorafi sur BFM TV. Ça se passe ici. Holy God !

album écouté en écrivant ce post : AGAINST ME! "Transgender dysphoria blues" LP

Monday, January 27, 2014

Cobra m'a tuer

Cobra m'a tuer. Encore. C'est fou comme à chaque fois, les lendemains de leurs concerts sont difficiles. Hum, là j'ai pas vomi (cf précédent post) mais j'étais quand même pas bon à grand chose dimanche, après m'être difficilement extirpé du lit vers 14h30. J'ai passé l'aprèm à décuver, comater, tenter de me remettre de la soirée de la veille avec au programme aspirine + thé + omelette (pas mal contre la gueule de bois), glande sur facebook, Treme (chouette "nouvelle" série de David Simon après The Wire, sur la reconstruction de la Nouvelle Orléans post ouragan Katrina, hyper documentée et réaliste avec même au milieu de la saison 3 un bout de concert du groupe sludge metal Eyehategod... ça valait pas Cannibal Corpse dans Ace Ventura mais c'était sympa) et excellent nouveau podcast Now it's dark de Nasty Samy, en duo avec Cu!, à propos du bouquin Explosions Textiles, dans lequel 45 activistes (dont j'ai la joie et le privilège de faire partie) racontent leur premier teeshirt de groupe acheté. L'idée était cool, y contribuer aussi et j'ai trop hâte de recevoir mes exemplaires après avoir entendu les deux lascars déblatérer pendant près de 2h40, sans temps morts et de manière bien détendue. Promis, j'en recause bientôt. Y avait un concert dimanche soir à la Mécanique Ondulatoire, avec notamment The Stupids (hxc punk old school, UK), qui serait le groupe préféré de Kurt Cobain mais sortir était au dessus de mes forces. C'est aussi ça l'esprit Cobra. Oui parce que d'ordinaire je suis plutôt du genre réservé, tempéré face à la boisson mais avec les fils de Satan, fils du Metal, fils du Cobra, je me lâche, désinhibe complètement. Je l'ai déjà dit et redit mais je suis fan depuis 1 an et demi et c'est mon groupe préféré du moment. Vraiment. Alors certes, il se fera sûrement rattraper en avril mai par Second Rate mais pour l'instant c'est Cobra et c'est comme ça et ceux qui sont pas contents, qu'ils aillent tous se faire enculer. Du coup il était évident que je serais de la party pour le festival hoMO'FObe (blague non validée par ma copine), où ils jouaient samedi 25/01, à Mains d'Oeuvres (Saint-Ouen), accompagnés entre autres de Obits (nouveau groupe de Rick Froberg de Hot Snakes, Drive Like Jehu...).
J'arrive tôt à la salle (19h30) car il y avait pas mal de groupes à l'affiche que je ne connaissais pas mais qui semblaient sympas et apprends que c'est complet. Ouf, heureusement que mon nom est sur la guestlist de Cobra. Je retrouve quelques potes, on fait le tour de la salle, qui a pas mal changé depuis la dernière fois où j'ai traversé le périph pour m'y rendre (avril ou mai 2011 pour un Fuckfest de GTKO et NextKKKlues) et il y a même plusieurs scènes. Je vois que j'ai raté sur la scène FO John The Conqueror (blues rock USA sur Alive Records), qui jouait donc hyper tôt. Dommage. Sur la scène MO il y a un groupe qui joue mais alors là, je n'ai aucun souvenir. Je crois que j'ai demandé à mon voisin si c'était Electric Electric et il m'a répondu non. Au bout de trois morceaux on va au bar, prendre une première pinte. Du coup je rate un peu du début du set des Obits. Y a des vieux briscards autour de Rick Froberg, ça joue bien, avec le smile, le son est bon et le punk rock tendu un peu noisy, un peu surf (notamment au niveau du son des guitares) des ricains passe nickel. Je reconnais quelques titres extraits de leurs trois albums chez Sub Pop, c'est pas la prestation de l'année mais ça le fait bien. Pour les fans, le live complet se visionne là.
Re-bière. Ensuite on retourne à la salle MO pour se poster devant TV Ghost, sorte de post punk, qui me fait un peu penser à Joy Division. Pareil, je mate 2-3 morceaux puis vais faire un tour à l'étage où il y a plein de stands de merch. Petite pause hot dog, bière et je descends voir Electric Electric. C'est des potes aux Marvin avec qui ils ont fait ce qu'ils appellent la Colonie de Vacances, quatre groupes qui jouent en quadriphonie, les uns après les autres ou parfois en même temps. J'ai malheureusement pas eu l'occasion de voir ça mais Electric Electric ne me laisse pas un souvenir impérissable ce soir. Par contre ils ont leur public, c'est blindé. Je retourne à l'étage et tombe sur le groupe Cobra au complet. Je connais principalement Mathieu, un des guitaristes, fondateur du groupe mais comme j'arbore fièrement un teeshirt Cobra  (c'est le seul groupe pour lequel je m'autorise ça) je tape la discute avec eux et fait mon groupy. Ils ont l'air bien chauds pour la bagarre et la messe noire qui arrive. Nickel. Hop, d'ailleurs c'est l'heure de reprendre une bière et aller se placer devant. Je ne vais pas laisser des hipsters et/ou poseurs (il y en a beaucoup ce soir) me gâcher mon concert et m'empêcher d'être au premier rang. "Est ce que tu entends la trompette du rassemblement des fils de Satan ?" C'est sur ces paroles (avant d'évoquer plus tard Mesrine, la porte de Clignancourt, Sain-Ouen, le poppers, les couteaux, les motos, le heavy rock et bien sûr Satan) que Marc, chanteur, lance les hostilités. Et c'est parti pour 40-45 min de concert énorme, comme d'hab, ponctué cependant et pour la première fois depuis que je les vois par quelques soucis techniques. Je ne vais pas m'étendre davantage, le concert était fou, j'étais à fond et tu peux revoir tout ça en intégralité ici.
Ca se termine, la salle se vide un peu et coup sur coup, une fille puis un mec viennent me voir pour dire merci, que le concert était super etc. Vu que j'ai mon teeshirt Cobra, comme les musiciens sur scène, ils me prennent pour quelqu'un du groupe. Ahaha ! Du coup je joue le jeu, prends note qu'on est attendu pour jouer dans un lieu associatif pour les jeunes à Brest et remonte boire un coup. Sauf que les lumières se sont rallumés, y a plus de musique, ils ne servent plus et les videurs nous font sortir... A minuit !! Pas cool. Heureusement, j'arrive à récupérer un bracelet artiste, ce qui me permet de rester avec les gars et pas me faire virer. Une fois que la plèbe est partie, on peut être servi au bar mais pas longtemps car ils ferment vite boutique. En loges il y a un reste de bouteille de vodka qui traîne, fini en 2 secondes et en parlant de traîner, ouais, ça traîne. Certains sont chauds pour continuer à boire des coups et plusieurs idées fusent : une boîte bien craignos pour entendre Get lucky, un bar vers la mairie du XVIIIè, les Furieux à Bastille... L'inertie de groupe, les envies diverses et l'état d'ébriété font que les décisions sont compliquées et longues à prendre. On zone devant Mains d'Oeuvres le temps de réunir les troupes et me voilà finalement parti avec Cobra et quelques amis à eux, dont un a eu le dernier mot en proposant son bar du XVIIIè. Raté pour les Furieux. Non pas que j'aime particulièrement ce lieu mais c'est à 5 min à pieds de chez moi, ce qui est plutôt pratique. On marche on marche on marche. Arrivés porte de Clicli ça rediscute et renégocie. Avec Pierre Jean, un des trois guitaristes, on est à deux doigts de les planter, prendre un taxi et tracer aux Furieux et finalement on suit. C'est ça l'esprit Cobra. J'aurais bien proposé un after chez moi, j'avais de quoi boire, c'était à peu près rangé car j'avais reçu ma copine la veille mais j'assumais pas trop ma discothèque emo indie punk mélo avec ces fils du Metal. Alors qu'après coup, je suis sûr qu'ils n'en auraient absolument rien eu à battre... Bref. Je t'épargne les détails mais on a marché, beaucoup, sommes tombés sur des bars qui fermaient, encore et encore, avons pris un taxi pour une adresse bvd Rochechouart qui n'a mené à rien, pour échouer à la Fourmi, bar proche du Divan du Monde, la Cigale etc. Et là Cobra m'a tuer. Tournées, cb, billets, pintes, mojitos et quelques shots de tequila plus tard (j'avais pas bu ça depuis les soirées STAPS y a 15 ans), il était 4h et le bar fermait. Là, je crois que c'était l'heure de tirer ma révérence. Eux aussi du reste, sont rentrés à leur hôtel, et moi j'ai pris un taxi, qui était plutôt sympa. Pas comme le dernier qui m'avait amené gare Montparnasse il y a 15 jours quand je m'étais trompé (j'avais commencé par aller gare de Lyon pour me rendre à Toulouse pour un tournoi de volley) et qui m'avait cassé les couilles quand je lui avais dit que j'étais prof. J'avais eu droit à tous les clichés bar pmu / commentaires du Figaro sur les profs néos bobos chevelus post soixantehuitards tout le temps en vacances ou en weekends (là un vendredi aprèm)... L'horreur. Et moi qui ne quittais pas des yeux l'horloge pour ne pas rater mon train. Mais c'est une autre histoire...

albums écoutés en écrivant ce post : ROBOT ORCHESTRA "Robot orchestr3" (bandcamp) & ZERO GAIN "Slow thinking" (mp3)

Friday, January 17, 2014

Grrraou !!!

Je n'avais pas fait faire de nouveau fly pour l'émission depuis celui de Judark en 2009. C'est chose réparée maintenant. Pouce en l'air donc pour Jérôme Treveulot (Mon Autre Groupe, M-16, Memories - beaucoup de groupes qui commencent par la lettre "M" - et The David Carradine Apocalypse), qui a comme les autres fait du super boulot. Grrraou !!!

album écouté en écrivant ce post : NOT SCENTISTS " Leave stickers on our graves" cd

Friday, January 03, 2014

Joining The Top 2013

Alors que j'entendais certains klaxonner et hurler comme des gogols dans la rue au passage de la nouvelle année, j'étais moi en train de bosser. J'aborde vraiment ce jour comme tout autre et j'ai arrêté depuis des années de me forcer à faire un truc ce soir là. L'année dernière j'étais en famille, y a deux ans au lit avec une gastro, y a trois ans sur une péniche avec quelques amis... Bref on s'en fout. J'ai donc passé une partie de la soirée de mardi dans le train Montpellier - Paris (les billets étaient moins chers) où j'ai dégusté un repas de fête : deux gougères (merci maman) et un exquis sandwich aux rillettes de thon (merci papa). Puis je me suis ouvert une Leffe et j'ai passé la suite à bosser devant l'ordi. Podcast "Joyeux bordel" à mettre en ligne, rédaction de quelques chroniques, entre autres pour le Tafeur (Compil' Cafzic, Guerilla Poubelle, Red Fang) et donc finalisation de mon best of 2013. Ça n'a pas été facile. Il y a eu de bons voire de très bons albums mais rien qui m'ait complètement transcendé comme les années précédentes. Pas de disque que j'ai écouté en boucle et reboucle... Du coup pas de classement mais une liste par ordre alphabétique des 29 albums qui ont le plus tourné sur mes platines (ou sur Winamp pour certains que j'attends de choper en version physique) sur la centaine qui me soit passée entre les oreilles. Ils feront bien sûr l'objet d'une émission spéciale, prévue vendredi prochain. En attendant, enjoy.





















BAD RELIGION : True North (Epitaph)
BIFFY CLYRO : Opposites (14th Floor)
BODYJAR : Role model (UNFD)
The BRONX : The bronx (ATO)
CAVES : Betterment (Yo-Yo / Bombed Out)
DAYLIGHT : Jar (Run For Cover)
FAUVE ≠ : Blizzard (Fauve Corp)
FELLED TREES : Where we been (Siren)
FUTURE OF THE LEFT : How to stop your brain in an accident (Prescriptions)
GUERILLA POUBELLE : Amor fati (Guerilla Asso)
HEY! HELLO! : Hey! Hello! (Round / The End)
I IS ANOTHER : I is another (Siren)
IRON CHIC : The constant one (Bridge Nine)
JIMMY EAT WORLD : Damage (RCA)
KURT BAKER : Brand new beat (Dirty Witch)
MARVIN : Barry (Africantape)
MASKED INTRUDER : Masked Intruder (Fat Wreck Chords)
MIXTAPES : Ordinary silence (No Sleep)
The NIGHT MARCHERS : Allez! Allez! (Swami)
NO GUTS NO GLORY : Yes, we have partying skills (Delete Your Favorite Rds)
OFF WITH THEIR HEADS : Home (Epitaph)
RED FANG : Whales and leeches (Relapse)
RVIVR : The beauty between (Rumbletowne)
SOFY MAJOR : Idolize (Solar Flare)
SONS OF BUDDHA : Didoudam (Dirty Witch)
SUPERCHUNK : I hate music (Merge)
The THERMALS : Desperate ground (Saddle Creek)
TWIN PRICKS : This might be the last time you’ll ever hear from us (Specific)
YOUTH AVOIDERS : Youth avoiders (Build Me A Bomb / Deranged)

Pas dans mon top mais qui ont quand même eu un écho plus particulier que d'autres : Arctic Monkeys, Billy The Kill, Comadre, Direct Hit!, Gas Drummers, Ghost On Tape, Jessica 93, Obits, Water Mane.

album écouté en écrivant ce post : The POOKIES "Stunts, fights and mariachis" cd

Saturday, December 28, 2013

Joyeux Noyel

Oui, je sais, pour changer je ne suis pas très actif sur ce blog. Mais c'est parce que je bosse sur un projet de fanzine... Nan, je déconne. Ou pas... A suivre... En cette fin d'année ça a été plutôt calme question émission radio car j'ai eu un soucis d'ordi. Je croyais avoir chopé un virus en matant des boobs via un article de Fier Panda et en fait non, c'était un problème de carte graphique. Sauf qu'entre les différents diagnostics, le temps qu'il m'a fallu pour m'en occuper et la réparation, je me suis retrouvé 3 semaines sans ordi. C'était horrible ! Surtout que pour couronner le tout, j'ai aussi des problèmes avec mon ampli hi-fi (faux contact à priori). Donc pour résumer, pendant trois semaines je n'avais pas d'ordi, pas de musique et pas de télé. Ça c'est par choix mais elle m'aurait presque manqué. Horrible je disais. Il aura au final suffi d'un petit tour à Montgallet et c'était réparé. Ils sont forts ces chinois ! L'ordi récupéré, j'ai pu m'atteler à la Circus Session # 11 avec Mikey Erg. Si ce nom ne vous dit rien, détrompez-vous, vous le connaissez, c'est sûr. La preuve sur ce tumblr. J'avais vu qu'il jouait à la Mécanique Ondulatoire avec Worriers, l'un de ses nombreux groupes et comme j'habite à 10 min à pieds, je l'avais branché pour une petite session acoustique des familles. "sounds awesome! I'm totally into this!" avait été sa réponse. Cool ! Tout s'est passé vraiment nickel et vous pouvez voir le résultat final, interview en anglais (avec mon accent à chier) et morceaux live sur la vidéo ci dessous. Un grand merci au passage à Charlie Pio pour la gratte, Alexandre Aristides pour la captation vidéo et Greg Mikey Randall pour le montage. Y avait aussi Alexis No Routine qui a presque chialé quand Mikey a joué "Introducing Morrissey" et Steph Rad Party qui a pris plein de photos et fait une note sur son blog.

Sinon là c'est les vacances et qui dit vacances à Montpellier, dit émission en direct à l'Eko. J'avais lancé quelques invits, certains ont répondu, d'autres non et si je n'ai pas trop pu compter sur les noiseux, les punk rawkers étaient là et en force. Les Water Mane au presque complet (Tibo, Clément et Jeff, manquait juste Théo), Dina Vega, Ben Rock (ancien co animateur de Joining) et Pierre (no nickname, no fb) qui avait ramené des disques et Shango, un jeune de 18 ans qui écoute l'émission depuis qu'il a 14 ans. C'était mignon, il avait parfois dans les yeux le même éclat que mon petit neveu quand il lance le dé et fait le chiffre exact pour me battre au jeu de l'oie... Une émission en tout cas bien bien alcoolisée et bordélique, comme le prouvent ces photos. Dina a même fait péter le champagne au milieu ! J'ai pas encore réécouté mais je sens qu'il va me falloir faire un peu beaucoup de post prod avant de mettre le podcast enligne. Après on a fini en ville, au Egg à boire des pintes de Caffrey's et au "nouveau" Rockstore à boire des pichets de bière, qui est toujours aussi chère et à peine moins dégueu qu'avant.




Des années de lutte pour l'émancipation de la femme pour ça. "Ça" étant Dina qui essuie la bière renversée par un des gosses et moi qui regarde... Sur ce, ciao et à l'année prochaine ! #blaguenaze

album écouté en écrivant ce post : BODYJAR "Role model" (LP)

Sunday, December 08, 2013

Ici c'est Paris !

Vendredi 20/09 (oui, je sais, ça date un peu), il n'y avait pas un, pas deux, pas trois mais quatre concerts cools le même soir ! Billy The Kill (hobo folk néo parisien) au Zorba, Built To Spill (pop barbue) à la Maroquinerie, Sons Of Buddha (drunk pop punk)  au Gibus Café et le September Fest organisé par Guerilla Asso, un temps prévu à la Miroiterie (par défaut, les Combustibles ayant malheureusement mis la clé sous la porte) puis déplacé à la Bouée à Villejuif à cause des problèmes qu'on sait. La Miroiterie est un squat qui crie au loup depuis au moins 5 ans dès que le printemps arrive, fait des "dernier concert à la Miroit'" tout le mois de juin, puis tout l'été et en septembre, les orgas n'ayant pas envie de se faire planter au dernier moment délocalisent leurs concerts (Mécanique Ondulatoire, La Bouée, Cantine de Belleville etc.), pour y revenir de plus belle dès octobre parce que la trêve hivernale arrive et que la Miroiterie va exister encore une saison. Super !? Non. Ca fait quelques années que je trouve le procédé douteux et j'aime pas la salle. Je vais me faire vilipender par les true punx. M'enfin... Bon, choix cornélien, encore, pour décider ce que je fais ce vendredi soir. J'élimine les deux premières options, ayant déjà vu deux fois Billy The Kill cet été à Bordeaux et je zappe Built To Spill même si j'aime leur pop classieuse et qu'ils jouent dans la meilleure salle parisienne. Reste donc SOB d'un côté et Caves, Apologies I Have None et Les Rasoirs Électriques de l'autre. Je savais que les concerts risquaient d'être chouettes, qu'il y aurait des copains aux deux endroits et je me décide finalement sur des critères purement logistiques. On m'a vendu la Bouée comme un squat un peu dégueu (à l'image de la Miroit'), où ça fume, où ils vendent de la mauvaise bière Lidl et surtout c'est à 50 mins de chez moi avec 2-3 changements de métro, tandis que le Gibus Café est à 2 stations. En fait le choix était vite vu ! On arrive au Gibus, pensant que le Gibus Café étant une sorte de version mini, comme cela se fait pour pas mal de salle mais non. La nana à l'entrée m'annonce que le Gibus Café  est bien une succursale du Gibus mais situé plus loin, rue St Maur, à 10-15 min à pieds. Vu l'air un peu blasé, saoulé, je ne dois pas être le premier à faire l'erreur. On arrive donc au Gibus Café et les trois SOB sont devant, à discuter tandis que la première partie est en train de jouer. Groupe parisien, inconnu dans le "milieu", la présentation sur fb n'était pas très alléchante et ça n'a effectivement pas l'air génial. Le bar, lui, par contre est plutôt pas mal. Tout en longueur mais pas trop étroit, un fumoir tout de suite à l'entrée, le zinc sur le côté droit, quelques marches, un semblant de fosse et une scène au fond. Du coup, quelque soit l'endroit où l'on est, on peut voir correctement le groupe. Chose suffisamment rare dans la plupart des rades pour le mentionner. La pinte est à 6€, un poil cher certes, mais relativement honnête en comparaison d'autres tarifs parisiens même si ma voisine de gauche (enfin de droite depuis qu'elle a reçu ses impôts et sa taxe d'habitation) n'est pas du même avis. La première partie est interminable (et dans "interminable" il n'y a pas que "inter"), plus d'une heure de set et c'est enfin au tour des SOB. C'est toujours un plaisir de les voir, les morceaux sont hyper catchy, ça bouge bien, ça joue bien, ça chante bien... Bonne soirée ! A la fin je vais voir Forest au merch pour prendre le dernier album et il me dit que l'usine de pressage à pris l'eau (au sens propre), qu'ils ont du se rabattre ailleurs et qu'ils n'ont donc pas les disques avec eux sur la tournée. Mais il y a des précommandes aux prix défiant toute concurrence (9€ le LP et 6€ le cd, port compris). Je prends deux LP, Frank Slow Death devant me prendre de son côté un LP de Caves à la Bouée. C'est aussi ça le punk rawk...
J'avais prévu de parler un peu plus en détail des autres concerts que j'ai fait peu après, genre Demon Vendetta (horror surf) à la Féline, Water Mane (punk rawk) à la Bouée, Timeshares (punk rawk) à la Miroiterie, Direct Hit (punk rawk) au Café de Paris, No // Sé (punk rock) à la Mécanique Ondulatoire, Big Eyes (rock) à la Mécanique Ondulatoire, Appleseed Cast (emo post rock) au Batofar, Jonah Matranga (respect éternel) au Chat Noir, Hateful Monday (punk mélo) et surtout le Hogwash punk karaoke au Gibus Café etc. etc. etc. mais il se passe trop de choses ici (c'est Paris!) et je perds trop de temps sur internet. Par contre j'ai fait des reports à chaque fois dans les émissions de radio. Je dis ça, je dis rien...

album écouté en écrivant ce post : SUPERCHUNK "I hate music" (cd)

Friday, September 27, 2013

Kicking b-day party !

Dans très exactement deux semaines, je pousse des disques avec des copains au bar la Manufacture (Paris) pour fêter la première année d'existence de la Kicking Radio dont j'ai déjà parlé ici (event fb). Je n'ai pas toujours l'impression que les gens réalisent bien ou apprécient à sa juste valeur cette webradio, véritable alternative à la pauvreté de la bande FM. En parlant de pauvreté, il semblerait que ça sente pas mal le roussi à l'Eko des Garrigues. Je suis tout ça d'un peu loin mais les comptes de la radio n'ont pas l'air au beau fixe et certains, pessimistes ou réalistes je ne sais pas, prétendent qu'on n’émettra plus en 2014. Ça me ferait bien chier... Mais ce n'est pas l'objet du post. Je me suis rappelé que j'avais interviewé Mr Cu! fin 2007, pour le fanzine que je voulais sortir (mon arlésienne). Le sommaire avait de la gueule avec des interviews de Future Of The Left, Danko Jones, Do You Compute (itw que j'avais mise sur ce blog), Glasnost et donc Cu! de Kicking Records. Il n'avait pas encore lancé sa multinationale Kicking Books, Gear, Radio etc. mais il était quand même bien en forme, en mode offensif, comme vous allez pouvoir le constater en lisant ce qui suit. C'était il y a 6 ans donc forcément il y a des choses qui datent un peu, ne sont plus d'actualité (coucou myspace) mais j'ai estimé que c'était la bonne occas' pour sortir ça du placard. C'est comme ça et pas autrement et ceux qui sont pas contents, vous connaissez la chanson...

D'où t'es venue cette idée saugrenue de vouloir vendre des disques de groupes indés, punkrock en France en 2006? Parce que là pour le coup tu cumules toutes les tares. Aurais-tu des penchants masochistes? Plus sérieusement, avais-tu un modèle de label au moment de te lancer dans l'aventure?
Bah, il est vrai que si j’avais calculé un minimum, je ne l’aurais pas fait… Mais si j’avais calculé un minimum de choses dans ma life, elle aurait été bien terne. Ca fait partie d’un tout. J’ai envie de faire des disques de punk rock chanté en anglais, je le fais. Point. C’est grâce à ça que le paysage musical indé français ne tourne pas qu’autour du ska festif et du dub réchauffé. Je le fais, ça existe, ça me permet de voyager, de rencontrer des gens, de vivre une expérience de plus. Et surtout, d’écouter de bons disques dans ma caisse, en ne devant rien à personne.
Je n’avais aucun modèle au moment où je me suis lancé. Je ne savais même pas que ce que je faisais, càd aider Nasty Samy à sortir le premier album de The BLACK ZOMBIE PROCESSION, allait donner naissance à un label avec une douzaine de sorties au compteur l’année d’après. Pourquoi un modèle d’ailleurs ? La conjoncture, le pays, les groupes, tout ça est différent d’avec les labels qui peuvent avoir une démarche similaire ailleurs à un autre moment. J’avance chaque jour en faisant comme je l’entends et en apprenant comment pouvoir avancer le jour suivant. Et personne n’est là pour me montrer la voie.  La voix de la raison serait d’arrêter l’hémorragie tout de suite. Mais Kicking Records est ma danseuse. Je ne dois de comptes à personne, c’est mon espace de liberté. Le reste n’est que contraintes. Tu fais un zine, je fais un label, d’autres font des groupes, et c’est grâce à ces petites initiatives individuelles, où chacun se crée son propre univers, que le bordel continue à avancer. On est en plein dans le DIY. Le DIY français c’est nous mec ! C’est pas beau ça ? On crée notre propre culture, notre propre réseau, en parallèle à la culture mainstream qu’on nous propose et qui ne nous convient pas. On offre ainsi une alternative au gosse un peu curieux qui, avant que les poils ne lui poussent sous les bras, va ressentir une grosse lassitude par rapport à ce que lui offre la société en regard à ce qu’elle lui demande. La vie quoi. Je ne vends pas des disques. Je vis. Et je suis un des maillons de la chaîne qui permet à d’autres de vivre en passant le dimanche ailleurs que devant Michel Drucker, son canapé et son caniche…. Quel horizon !

Un constat que l'on peut faire est qu'il y a en France une multitude de petits labels, sans grandes prétentions, qui ne servent qu'à sortir ses propres skeuds (par défaut) et/ou celui de ses potes mais cela ne dure jamais plus de quelques années avec au maximum une demi douzaine de prods au compteur (exceptions faites de Rejuvenation, Dumb-Inc ou Guerilla Asso très récemment). Il n'y a pas vraiment d'alter ego à B-Core en Espagne, Boss Tuneage en Angleterre, Bad Taste en Suède... Alors même si tu as raté le coche vu que Kicking Records ne commence pas par la lettre "B", avec 6 sorties en 2007 et autant de prévues en 2008, tu rentres direct dans la cour des grands pour t'imposer comme LE label excitant du moment. C'est comme ça que tu vois les choses?
Je sors une douzaine de prods en 1 an et demi, donc je suis excitant, c’est ça ? Je ne vais pas rentrer dans l’opposition quantité/qualité, ce serait te faire injure, néanmoins, j’aurais préféré que tu me parles de la qualité des bands sortis sur le label. Ca c’est excitant. Je sors beaucoup de disques parce que tous ces groupes sont liés entre eux ou parce que les autres labels ne veulent pas les sortir (hallucinant !) mais surtout parce qu’ils ont tout pour me convaincre, tant au niveau de la qualité de la production que du spirit. Je reçois chaque semaine des propositions de groupes qui veulent sortir sur Kicking Records, et je pourrai donc exploser les chiffres, mais à quoi bon ? C’est une histoire, c’est mon histoire, différente avec chacun des groupes, et ça doit rester ainsi, un truc entre gens qui partagent une certaine vision de ce que doit être la scène, sans se prendre au sérieux mais en le faisant sérieusement.

On va traiter de suite des choses qui "fâchent" mais financièrement parlant, au bout d'un an d'activité, quel est le bilan? Est-ce que tu arrives à équilibrer la balance (je me doute que tu ne comptes pas t'engrosser avec le punkrock) ou bien filtres-tu les appels de ton banquier? Tu lui as filé une fausse adresse à Mayotte, c'est ça?
Mon banquier est une banquière, ça aide. Elle tripe quand je lui raconte que je sors le premier vinyle d’un groupe de L.A. qui a joué avec Iggy Pop. Alors quand je lui présente la facture du presseur, elle n’en fait pas un drame. Ceci étant, les finances du label sont catastrophiques, mais, bon, n’est-ce pas ça le luxe ? Dépenser l’argent durement gagné pour n’en faire qu’à sa tête ? Faire les disques que d’autres ont le mauvais goût de refuser ? Je vais peut être trouver un équilibre à - ?? ??? €. Ce qui voudrait dire que c’est gagné, que je peux continuer à sortir des skeuds, qu’une prod sortie permet de payer le pressage de la prochaine. Bonheur.

Jusqu'à présent, il y avait une certaine cohérence géographique dans tes sorties. Des groupes de l'Est de la France, ayant un degré plus ou moins élevé de consanguinité entre eux (musiciens jouant ou ayant joué ensemble, dans différents projets mais gravitant quand même pas mal autour de Nasty Samy). Or là, j'ai l'impression qu'en 2008, cela part dans tous les sens (Suisse, USA, Toulouse, Nîmes, Angoulême). Peux-tu nous donner des précisions sur ce qui t'a amené à produire les futurs disques estampillés Kicking?
C’est parti :
MOTHER SUPERIOR : Ils ont tourné en Europe au printemps 2007, et c’est HELLBATS qui assurait la première partie de toutes leurs dates françaises. Ils ont vu le vinyle de The BLACK ZOMBIE PROCESSION sur le stand de merch, ont ouvert de grands yeux et crié « Mais qui est donc l’esthète qui sort des disques d’un tel raffinement ?». En américain bien sûr. Personne autour d’eux ne semblait comprendre leur étonnement. Personne ? Si ! Tapi dans l’ombre, le maître du Néant, alerté par le silence qui suivit l’exclamation, griffonna entre deux gammes mon  email sur un bout de parchemin et le glissa dans la poche de Jim le chanteur/guitariste en lui susurrant à l’oreille, hypnotique : «We call him Mr. Cu !, but don’t fuck with him…. » . C’est ainsi que quelques jours plus tard je recevais un email de L.A. dans lequel un gars très poli me demandait si je voulais bien sortir son prochain skeud en vinyle. J’ai dit ok, et en cd aussi tant qu’on y est !
HATEFUL MONDAY : j’étais en tournée avec The BLACK ZOMBIE PROCESSION, nous avons joué dans leur fief à Genève. Peg de GPS Prod savait d’après une chronique que j’avais écrite sur EVERYDAY IS LIKE SUNDAY que les mélopées de ses jeunes protégés ne me laissaient pas insensible. Aussi m’a t il demandé de sortir leur prochain skeud en France sur Kicking Records. J’ai dit ok ! Une légende aussi tenace que populaire dans la région française frontalière à la Suisse laisse entendre que le Suisse est lent. Je démens. Tenir des propos aussi généraux, c’est flirter avec la xénophobie. Le Suisse est TRES lent. Surtout quand il est français.
GREEDY GUTS : Tout est raconté dans le live report du concert HARD ONS / GREEDY GUTS de septembre 2007 sur EVERYDAY IS LIKE SUNDAY. En résumé, j’ai vu GREEDY GUTS pour la première fois de ma vie à ce concert, et quand ils sont descendus de scène, je leur ai demandé un disque « ou je tue le chien !». Amadoués par tant de courtoisie, ils m’ont avoué connaître mes activités secrètes et glissé une copie de leur album qui ne trouvait pas preneur. Dans la même semaine Franck de SLOW DEATH records m’a branché pour sortir ce skeud ensemble… J’ai épargné le chien.
THE LAST BRIGADE : J’attends le jour où Nasty Samy me fera écouter son nouveau groupe et que celui-ci sera mauvais. Ce ne fût pas le cas dans l’avion qui nous menait à New York en lune de miel cet automne. Je n’avais donc aucune raison valable de ne pas sortir ce skeud, il m’a fait planer.
BILLY GAZ STATION : Je les ai vus 4 jours de suite en première partie de The BLACK ZOMBIE PROCESSION en novembre et dès la première fois, je savais que j’allais leur proposer quelque chose, mais essayais de garder ça pour moi, comme un petit secret tout perso. J’ai tenu 24 heures. Une nouvelle couleur est ainsi donnée au label.
Voilà, chaque sortie est très différente de la précédente, et je suis super happy d’avoir un spectre qui va de GENERIC à HATEFUL MONDAY en passant par MOTHER SUPERIOR. Celui-ci reflète simplement une partie de mes goûts. 

En plus de sortir et promouvoir les skeuds, tu cherches des dates pour "tes" groupes et plus encore tu es présent (au merch) sur toutes les dates de Black Zombie Procession. Pourquoi?
Pour le booking, ça se résume à trouver les dates autour de chez moi, ou dans les endroits où je connais quelqu’un susceptible de faire jouer les groupes, mais les ¾ de la tournée sont montés par le groupe en général. Dans l’absolu, je devrais me contenter de jouer mon rôle de label et de le faire bien. Mais je n’ai pas encore rencontré la personne qui va monter Kicking Tour et qui bookera les dates des groupes, ce qui serait l’idéal, alors je le fais moi même, comme à chaque fois qu’un truc doit être fait et que personne ne le fait.
Pour les tournées avec The BLACK ZOMBIE PROCESSION, c’était juste dans le deal de départ quand j’ai sorti le 1er skeud, je voulais une place au chaud dans le van pour prendre l’air, ricaner avec les gosses, rencontrer les gens sur la route. Car le taf de label, c’est pas hyper glam vois tu, remplir des tableaux excel, faire des paquets, la queue à La Poste, des bulletins et des newsletters, ça manque de contact humain tout ça. Alors qu’une bonne tournée avec Forest, c’est anecdote sur anecdote !

Tu vois donc la scène rock indé française au plus près de ce qu'elle peut être (groupes locaux, assos, public...). Quel est ton avis là dessus? Comment se porte-t-elle? Quelles différences avec celle que tu as connue il y a quelques temps, au cours de ta première vie d'activiste?
Beaucoup de groupes moyens, beaucoup de bières pour rien. J’ai parfois l’impression que l’important c’est d’en être, de faire partie du show, peu importe si la musique est aussi mauvaise que la bière éventée. Fuck ! Il ne tient qu’au public et aux acteurs de la scène de faire en sorte que celle-ci soit à la hauteur de ses grandes sœurs anglo-saxonnes, ce qui est loin d’être le cas. Ca ne suffit pas de lancer son manche en l’air et de prendre des poses de guitar hero, encore faut il chier un refrain qui me reste dans la tête après le set. Beaucoup de poseurs, qui auront bien du mal avec leurs tatouages dans peu de temps. Il faut bosser son instrument, jouer avec du monde, faire des bornes pour aller voir des bons groupes, et ensuite, ça vaudra peut être le coup de se mettre en avant. Avec le numérique, n’importe qui peut maintenant enregistrer, diffuser sa musique avec un visuel de la mort qui tue. Tant de pages myspace de groupes moyens, trop de groupes moyens. Une autre tare de notre époque, la politique culturelle française depuis 20 ans et nos chers ministres socialistes qui ne rêvent maintenant plus que d’entrer dans le gouvernement le plus à droite depuis …. Pétain. Cette politique mitterrandienne et continuée malgré tout jusqu’à aujourd’hui, a gravement nuit à l’autogestion dont est issu le mouvement punk. Tous ces tremplins rock, ces subventions nationales, régionales ou départementales, ces salles de concert suréquipées avec des programmateurs frileux, Fuck ! On dirait que les groupes font du rock pour devenir fonctionnaires de la culture…. Eh les gars, c’est le contraire, vous n’avez rien compris. On fait du punk rock pour créer quelque chose à côté de la culture mainstream et gouvernementale, pas pour entrer dedans, capito ? On se démerde avec ce qu’on a, c’est d’autant plus créatif et jouissif que de chasser des subventions. Pour comparer avec avant, justement, du jour au lendemain, avec l’intermittence, la fête de la musique, les SMAC et autres initiatives gouvernementales, j’ai vu fleurir des tronches derrière des bureaux, des mecs qui ne savaient rien faire, payés pour m’expliquer comment faire un disque, monter une tournée, arranger un couplet…. Nan mais attends grand…. Commençons par le début, la répet dans la cave de 3m2 pas chauffée, les séances de collage avec le seau de colle sur les baskets à éviter les keufs et les fafs, les concerts dans les bouibouis les plus malfamés de la ville, et après on verra ceux qui restent. Les aides ont tué et continuent de tuer la volonté, la hargne, qui permettait aux groupes d’il y a 20 ans de créer un véritable mouvement, genre le rock alternatif à la OTH, SHERIFF, PARABELLUM, RATS et consorts.

J'imagine qu'après ton entrée fracassante dans le paysage punkrock hexagonal, tu dois être pas mal sollicité par des groupes souhaitant sortir des skeuds sur Kicking Rds. Tu ne peux malheureusement pas satisfaire tout le monde. Quels sont ceux que tu aurais aimé aider mais que tu n'as pas pu? Question posée autrement, quels sont les groupes actuels qui te bottent?
Malgré ce qui est écrit plus haut, il y en a, mais ce ne sont pas les plus jeunes. Les groupes qui me plaisent, soit ils ont déjà un label et ils n’ont pas besoin de moi, soit ils ont maintenant un projet avec Kicking records (The last Brigade, Billy Gaz Station….). Je ne sais pas avec qui je bosserai en 2009, ça va beaucoup dépendre des rencontres de 2008, c’est ce que je retiens de l’année passée.

Un tribute aux $heriff, l'idée a été maintes fois envisagée et c'est finalement toi qui l'a fait. Peux-tu nous en rappeler les raisons et nous dire comment il a été accueilli par la presse, le public? Là aussi le choix des groupes retenus n'a pas du être évident et a du faire des "jaloux"? Un deuxième volet est-il à prévoir?
« Accueilli par la presse et le public »…. Nan mais tu t’es relu ? Il a été bien accueilli par le seul mag en France qui comprenne ce que je fais, Punk Rawk mag (achetez le !, car imaginez la vie sans….). Les autres n’en ont pas parlé si je ne m’abuse. Les webzines l’ont bien accueilli, c’est un projet qui a fait plaiz à pas mal de monde apparemment. Les gens ont osé dire : « Oui moi aussi j’aime bien les Sheriff, ce n’est pas un  groupe d’attardés mentaux »…. Rien que pour cela ça a valu le coup de faire ce skeud. Encore une fois, c’était vraiment un plaisir personnel, en rapport avec ma relation avec ce groupe. Il sert aussi un  peu de carte de visite auprès d’un public qui ne connaissait pas forcément les groupes du label et les autres présents sur ce skeud. Ca dit aux jeunes qu’il y avait un groupe qui mettait le feu il n’y a pas si longtemps que ça, et aux vieux que la relève est assurée par les 22 artistes présents. J’ai dû refuser beaucoup de propositions. J’aurais pu en faire un deuxième, mais là, ça perdrait vraiment de la fraîcheur du truc. C’est fait, c’est bien. Il fallait que je le fasse, je peux faire autre chose maintenant. Impossible pour moi de recommencer, regarder derrière, revenir sur les lieux du crime. Droit devant.

Le pied mis au niveau international, en sortant spécialement pour la France des albums de groupes étrangers, est-ce quelque chose que tu veux creuser, continuer?
Pour sûr ! J’ai déjà d’autres offres de groupes ricains pour sortir leurs skeuds en Europe. Reste à savoir si c’est jouable, s’ils peuvent venir comme MOTHER SUPERIOR tourner un mois et demi non stop, si les distributeurs suivent, si le public s’intéresse, si…..

L'année 2008 semble être déjà bookée en termes de sorties (Hateful Monday, Mother Superior, The Last Brigade, Greedy Guts, Black Zombie Procession, Billy Gaz Station). Peut-on s'attendre néanmoins à quelques surprises d'ici là? Et pour 2009, à part le prochaine Flying Donuts, des pistes?
Aucune. C’est déjà extra, après un an d’existence, d’avoir un  an de sorties prévu, nan ? Je peux difficilement faire plus….. Les prochaines rencontres en tournée m’en apprendront plus sur mon avenir et celui du label.

Continue ton boulot, tu fais ça plutôt pas mal. Si tu as quoi que ce soit à redire sur le mien et que tu veux rajouter quelque chose que j'aurais oublié, c'est le moment.
Ce que tu fais est nickel. Tu as choisi d’informer sur ce que les artistes qui te plaisent, font. Quelqu’un d’un minimum curieux qui cherche un concert où aller entre Montpellier et Paris a juste à se rendre sur ta page pour être au jus, c’est cool de faire un truc aussi simple et utile. L’émission de radio, je l’écoute régulièrement, ça me permet de découvrir des trucs. Maintenant tu passes au zine, ben mec t’es sur la bonne voie là, pas d’esbroufe, du concret, continue comme ça, ça change des mythos dont on attend encore le premier geste qui soit autre chose qu’un effet de manche.
Tu as compris qu’on pouvait être fonctionnaire pour faire le rock, et pas le contraire, bon début. Merci de t’intéresser et d’informer sur mes activités, j’espère que tu seras encore avec la scène dans 5 ans, puis 10, puis 20…. (ndrc : 6 ans après je suis toujours dans la place. Yeahh !!)
http://www.kickingrecords.com/
http://kickingradio.com/

albums écoutés en écrivant ce post : WATER MANE "EP" cd & "Unsolved issues EP" mp3