Wednesday, May 20, 2009
Fire walk with me
Le weekend dernier j'ai terminé de regarder cette mythique et fantasmatique série du début des 90's qu'est TWIN PEAKS. Ca faisait des années que j'en entendais parler sans réussir à la voir. Bon, ok, je ne faisais pas trop d'effort non plus. J'en connaissais l'intrigue ; l'enquête autour de la mort de la jeune Laura Palmer, assassinée dans cette charmante bourgade de Twin Peaks, pas si paisible que ça. Je savais que c'est David Lynch qui l'avait réalisée et écrit le scénario donc il fallait s'attendre à un truc plutôt tordu. Mais ça s'arrêtait là. Je me suis fait prêter les 3 coffrets qui composent la série et me suis donc maté les 29 épisodes répartis en 2 saisons. Le pilote m'a laissé un peu perplexe, vraiment trop long, chiant. Il faut dire qu'il y avait une pelleté de personnages à introduire et forcément ça prend un peu de temps. Puis je me suis laissé entraîné par les histoires de tous ces habitants décidément pas très clairs, histoires qui finissent bien évidemment par s'entrecouper à moment ou un autre. Les acteurs sont bons, l'intrigue bien ficelée mais, parce qu'il y a un mais, l'esprit tordu de David Lynch fait que des fois ça part complètement en live et on se croirait dans la 4ème dimension. Surtout la fin (le dernier coffret), que je trouve complètement dispensable étant donné qu'on apprend dans l'épisode 18 qui a véritablement tué la jeune Laura. D'autant que les dix épisodes suivants partent dans un délire totalement différent et là j'ai beaucoup moins accroché. Dommage. David Lynch a avoué par la suite qu'il avait regretté dénouer le mystère trop tôt car il pouvait encore largement nous tenir en haleine sur plusieurs épisodes avant de conclure sur la révélation de l'assassin. Un peu déçu par la fin donc mais il existe un film également, retraçant les sept derniers jours de Laura Palmer avant qu'elle se fasse tuer. Je vais quand même tâcher de le récupérer pour le regarder... Par contre là tout de suite je vais plutôt mettre des Mariés 2 Enfants. Même s'il faut avouer que je rigole moins qu'il y a 10-15 ans, ça reste une valeur sûre. Al Bundy for president!
Saturday, May 16, 2009
chicken run
Par curiosité je regardai tout à l'heure la composition des saucisses de volaille que j'avais achetées pour un barbecue, que je n'ai malheureusement pas pu honorer de ma présence pour diverses raisons, quand je vis marqué entre autres trucs avec des noms chelous : "gras de porc". Et je me suis rappelé les barbecues qu'on se fait souvent l'été entre potes, avec notamment un, Momo, qui comme son prénom en atteste, n'est pas vraiment boudhiste. Je nous revois faire les courses, plein de bonne volonté (et de naïveté) en n'oubliant surtout pas de prendre à manger spécialement pour lui. Le pauvre, s'il savait... J'espère qu'il ne va pas tomber sur ce blog. Désolé mon pote mais tu vas aller direct en Enfer et alors les mille vierges faut pas compter dessus, même pas en rêves!
Thursday, May 14, 2009
hangover

Les deux dates parisiennes du ptit Billy se sont plutôt bien passées. Surtout la première, lundi au St Hilaire. Le lendemain à la Féline il y avait moins de monde, d'ambiance et c'est vrai que ça ne collait pas trop avec le public habituel de ce rade, davantage porté sur le rock de coiffeurs, le rockabilly que sur la folk à Billy... ahaha. Et plutôt étroit question ouverture musicale. Mais bon c'était cool. On se l'était "partagé" avec Dina, c'est à dire qu'elle l'avait reçu lundi et mardi c'était mon tour de faire la fermeture du bar avec au passage un tour en face (Chez Zak) pour boire un shooter de "ligne rouge", offert par le jeune Léo, batteur de TIMEBOMB (street punk de Paris), que j'avais reçu une fois pour une émission et qui était reparti complètement à l'envers. Bon gosse, bon souvenir. Lui par contre se rappelle surtout du lendemain difficile. Bref on rentre chez moi vers 2h30, on ouvre une bouteille St Chinian, discute, écoute des skeuds et il est... 4h!! Ca va être sympa demain matin à 8h avec les 6ème en lutte.
3h de sommeil, encore saoul, je lutte beaucoup plus qu'eux mais pour garder les yeux ouverts. J'ai même du mal à faire quelques démonstrations c'est pour dire! Bref, ça se passe. Je rentre vers 13h, Fred devait faire une sélection de disques dans ma collec' et on avait prévu d'enregistrer une émission radio avec genre deux fois deux titres joués live en direct de mon home studio. Sauf qu'il a un train à prendre pour Poitiers dans l'aprèm, que je suis mort et que j'ai la flemme d'installer tout le matos mais surtout qu'il fait beau dehors. Du coup on décide d'aller manger un bout en terrasse. Pas d'émission, désolé les amis. Je vous donne quand même les titres ou albums qu'il avait choisis, rapidos :
PROPAGANDHI : Die Jugend marshiert
The PROMISE RING : Very emergency
The REBEL ASSHOLES : Click and say yeah
HOMEBOYS : Disconnected people
CHINA DRUM : Self made maniac
LUKESTAR : Lake toba
NIRVANA : Nevermind
METALLICA : Black album
split RHYTHM COLLISION / NOTHING MORE
EPILEPTIC : Nervous storm in my stomach (dans la 2ème compil Kérosène)
SIXPACK : Reading history
Tuesday, May 12, 2009
Southern Lovin'
Ce matin j'étais bien naze et je comptais profiter d'un trou dans mon emploi du temps entre 10h et 13h pour me frapper une bonne sieste histoire de récupérer d'hier et d'être en forme ce soir. Oui parce qu'avec Dina de la One Again Asso on reprend en douceur l'orga de concerts, sur Paris cette fois et hier on accueillait Fred "Billy The Kill" avec The Vein Shot au pub St Hilaire (Paris V). Comme "too much is always better" on remet le couvert ce soir à la Féline (Paris XX) avec le même plateau. Donc hier soir c'était enchainement de pintes, concerts acoustiques coolos, retour en taxi et couché à 2h mat' pas vraiment frais. Autant dire que quand le réveil a sonné ce matin à 7h pour que j'aille donner des cours de natation aux petits 6ème, je faisais pas trop le malin. Je comptais donc m'allonger comme une loque et puis dans ma boite aux lettres il y avait un paquet en provenance de Gainesville, Florida! Cam de Southern Lovin' (promo du label No Idea Rds et d'autres du genre Kiss Of Death Rds, Suburban Home etc.) m'avait gentiment envoyé :
- le nouvel album de YESTERDAY'S RING "Diamonds in the ditch" = projet country folk des gars de The SAINTE CATHERINES
- l'album de MIKE HALE "Lives like mine" = projet solo du chanteur de GUNMOLL (beard punk de No Idea Rds)
- le dernier NORTH LINCOLN "Midwestern blood" = punk rauque du Michigan à la HOT WATER MUSIC, JAWBREAKER
Du coup j'écoute ça à fond là. Content je suis, la pêche j'ai.
- le nouvel album de YESTERDAY'S RING "Diamonds in the ditch" = projet country folk des gars de The SAINTE CATHERINES
- l'album de MIKE HALE "Lives like mine" = projet solo du chanteur de GUNMOLL (beard punk de No Idea Rds)
- le dernier NORTH LINCOLN "Midwestern blood" = punk rauque du Michigan à la HOT WATER MUSIC, JAWBREAKER
Du coup j'écoute ça à fond là. Content je suis, la pêche j'ai.
And now for something completely different
Bon je vais laisser tomber la formule actuelle, les live reports et tout ça. Trop long, trop chiant, tout le temps pareil et surtout j'assiste à trop de concerts pour pouvoir être à jour. Du coup je pense que je vais me contenter de quelques billets "d'humeur" et puis si j'ai le temps je balancerais quelques chroniques de skeuds ou autres. Je vais quand même essayer de faire ça de manière plus fréquente.
Wednesday, February 18, 2009
What's the fuck?!

Putain il y a vraiment des trucs que je ne comprends pas! Non ce n'est pas les femmes, même si j'avoue qu'il me manque souvent un décodeur. C'est tout con, il s'agit de ce blog. A la base je l'ai principalement fait pour me forcer à mettre les concerts auxquels j'assistais noir sur blanc, histoire d'avoir du matériau en live report pour un fanzine que je veux faire mais comme je passe plus de temps à en parler qu'à m'y mettre blah blah blah. Bref, ce blog doit être lu à la base par une dizaine de personnes et c'est très bien comme ça. Pour le trouver faut vraiment en vouloir, il y a un lien non explicite à partir de ma page myspace (pour les curieux) et j'ai du en parler aux personnes très proches. Et voilà ti pas (pas sûr que cela soit très français tout ça), qu'en très peu de temps son existence est relayée dans trois webzines différents (Like Sunday, Metalorgie et Muzik Industry).
Pour le premier c'est parce que j'avais squatté 3 jours avec les BLACK ZOMBIE PROCESSION et que j'avais raconté un peu l'envers du décor. Je m'éternise pas, il suffit de descendre plus bas. Du coup Nasty Samy avait glissé un mot/lien dans une de ses updates hebdomadaires. Cool! Surtout venant de lui pour ceux qui me connaissent un peu.
Pour Metalorgie, là j'étais un peu sur le cul quand j'ai vu la news hier. Mais ça partait d'un bon sentiment. Peut être que je me trompe mais je pense que c'est Dam du groupe STETSON (indie/punk/hxc de Clermont-Ferrand) à qui j'en avais parlé et qui écrit depuis très récemment dans le webzine. Il a dû avoir une news à mettre et c'est dit, "tiens, je vais parler du blog de mon pote Guillaume Circus, ça ne mange pas de pain". Pas faux. D'ailleurs j'ai eu un coup de speed hier soir en voyant la news avant d'aller me coucher, ce qui a eu comme conséquence de rajouter 2 jours au tour report de PAYDAY (maintenant faut vraiment que je le finisse!).
Et ce soir, rebelotte. Il est 1h du mat', je mate vite fait les news sur quelques webzines que je consulte quasi quotidiennement (Punk Rawk, Metalorgie, Muzik Industry, Punk Fiction...) et re-surprise! Denis de Muzik Industry (enfin je pense que c'est lui) a repris la news de Metalorgie en changeant un peu la forme...
Là aussi c'est cool, ça fait toujours plaisir. Sauf que ça fait 4 ans que j'anime une émission de radio, en y passant énormément de temps, pour essayer de faire les choses correctement. Je trouve qu'on est plutôt pointus, bien référencés, calés et ouverts au niveau de la programmation musicale. J'ai eu l'occasion de recevoir bon nombre de groupes, personnes plus ou moins connus et reconnus de la scène "rock indé" (SONS OF BUDDHA, MARVIN, Frank et Olive de Punk Rawk, The HOP LA!, GUERILLA POUBELLE, Nasty Samy, Cu! de Kicking Records, SERVO, ATOMIC GARDEN, DOLORES RIPOSTE, Greg Reju / DO YOU COMPUTE, ILLEGAL PROCESS, SUPERBEATNIK, LEPTIK FICUS, Motch d'OTH etc. etc. etc.) et quasiment personne n'en a parlé!! Et là, le blog qui occupe 1,5% de mon temps libre, quand j'ai le temps, c'est pas non plus l'avalanche hein, y a pas eu d'annonce au journal de 20h de TF1 mais quand même, en 2 jours, des news sur 2 webzines pour un truc dont je ne suis même pas entièrement satisfait, qui est là pour poser une base et dont je compte retravailler les textes quand sera venu le moment de les mettre sur papier. Voilà, je ne l'ai pas mauvaise parce que comme je le disais c'est toujours un minimum gratifiant, plaisant mais oui je préfèrerais à 666% qu'on parle des émissions radio! Si encore on faisait de la merde... mais sans prétentions aucunes et surtout sans fausse modestie j'ai l'impression qu'on se débrouille pas trop mal. C'est loin d'être parfait mais je pense que c'est pas dégueu à écouter.
Donc pour ceux qui tomberaient sur ce blog suite aux différentes news, déjà merci d'avoir lu jusque là mais allez plutôt faire un tour sur le site (www.myspace.com/joiningtheradio) et surtout sur le podomatic (http://joiningthecircus.podomatic.com). Et bougez vous aux concerts dans les petits bars. C'est là que tout se passe...
Sunday, February 08, 2009
PAYDAY (Off) Tour (29/10 - 05/11)

www.myspace.com/paydayfever
Quand Arbre (bien sûr que ce n'est pas son nom, mais tout le monde l'appelle comme ça et puis c'est plus r'n'r qu'Emmanuel Saldana) m'a appelé mi-août, entre deux parties de beach volley, pour me proposer de les accompagner (les PAYDAY) en tournée pendant les vacances de Toussaint, je n'ai là encore pas hésité longtemps avant de répondre favorablement. Ca faisait un moment que ça me démangeait. Prendre la route avec un groupe, rencontrer des nouvelles têtes, voire des concerts, boire des bières à l'oeil... Que demander de plus? Bah le plus là, c'est que je partais avec le groupe PAYDAY (no star band punk/hxc chaotique de Montpellier), des gars bien coolos, que je connais pour certains depuis une dizaine d'années. J'étais sûr de ne pas m'ennuyer mais surtout j'allais prendre des grosses fessées en live tous les soirs, tendre la joue gauche et en redemander le lendemain. Parce que c'est ce qui s'était passé toutes les fois où j'avais eu l'occasion de les voir en concert. Alors que ce n'est pas trop le style de zik qui fait frétiller le monstre qui se cache dans mon caleçon en général. Au contraire. Mais là, va savoir pourquoi, l'alchimie fonctionne à 100%. Le genre de prestations qui me poussent à faire des sauts périlleux arrière sur la plage au Samynaire (rave punk/hxc/noise fin juin à Carnon beach), une bouteille de vodka red bull dans les mains, à pogotter les deux pieds en avant à hauteur des genoux (à la Eric Di Méco style) ou encore à prendre le micro pour hurler "Nahdin' USA" lors de la bien nomnée chanson... Bref, je ne vais pas ergoter des heures, j'adore ce boys band et leurs shows. Donc oui, mille fois oui et mille fois merci d'avoir pensé à moi pour cette tournée. Les SATURN (punk rock de Perpignan/Montpellier), BLACK ZOMBIE PROCESSION m'avaient déjà embarqué 2-3 jours avec eux, les GUERILLA POUBELLE aussi sur des weekends mais là c'était pour 8 jours. L'Aventure quoi, avec un grand "A"! Le couteau suisse dans la poche droite et le manuel de survie dans la gauche. J'ai appris sur la route que c'est parce que j'étais plutôt zen comme mec, qu'ils m'avaient pris et que vu certaines fortes personnalités composant le groupe, je risquais d'avoir un effet apaisant, reposant, ce qui ne serait sûrement pas du luxe. 3-4 jours avant de partir il y a toujours deux days off plus un plan un peu bancal. Pas grave. Le seul truc qui m'embête c'est que je vais devoir les abandonner lâchement avant la fin car j'ai un boulot, moi. Ce qui va me faire rater quelques bonnes dates genre Angoulême et le Mars Attack (big up Philippe CAFE FLESH et les BILLY GAZ STATION), Bordeaux et le groupe ricain de hip/hop avec qui ils jouent et Pau, Tarbes, où je n'ai encore jamais mis les pieds mais où ils ont de bonnes connections. Tant pis...
Day 1 : 29/10 (Saint Etienne, "Thunderbird")

A peine rentré/remis de mon incruste avec BZP et du concert d'EPILEPTIC la veille, que c'est avec une grosse crève que je prends le volant du camion, emprunté à Charlie d'ILLEGAL PROCESS (punk/hxc de Montpellier), avec la poignée du levier de vitesse en forme de tête de mort. Rock'n'roll! A bord de ce navire, Arbre Payday (guitare, choeurs), Fred Payday (guitare, octaver), Samy Payday (chant, cris, mégaphone) et Vincent Payday (batterie). Qui dit groupe de rmistes ("jour de paie", une des nombreuses significations du nom), dit pas de sous, dit trajet en nationale pour rejoindre le Thunderbird à Saint Etienne où se déroule la première date. Résultats = galérages ; bouchons à Bagnols sur Cèze qui nous font perdre un temps fou et beaucoup de patience, ajoutés à une pluie torrentielle (j'exagère à peine). Le trajet est donc assez fatigant et on arrive un peu à la bourre au rade. J'avais pris le temps d'envoyer un texto à Frank Frejnik (originaire du coin) et il m'avait répondu que le lieu était plus ou moins boycotté, sans trop savoir pourquoi. Avec aucun groupe local en première partie, ça s'annonçait bien. C'est le bar et plus précisément le tenancier qui gérait la date mais je ne vois vraiment pas l'intérêt de faire jouer un groupe inconnu sans au moins un groupe du cru, qui va ramener quelques potes et fera partie des spectateurs après avoir chauffé un peu l'ambiance. Parce qu'on ne va pas se leurrer, à part à Montpel où à force de prestations énergiques et de part le line up (comprenant des membres de MARVIN, SUPERBEATNIK, ILLEGAL PROCESS, DOCTOR LIVINGSTONE... un des nombreux groupes consanguins de la scène Montpelliéraine), les PAYDAY ont acquis une certaine renommé, pour le reste du monde ils ne représentent absolument rien. Bref. James a plutôt l'air d'un mec sympa (même s'il ressemble à l'ex-patron du Peanuts, l'avant Mojomatic à Montpellier, qui pour le coup, lui, était un vrai tocard) mais un peu dépassé par moments. Il est en froid avec l'autre bar de Saint Etienne, l'Assommoir, qui organise lui aussi des concerts rock, refuse de faire de la promo sur un forum/site internet underground stéphanois, où sont annoncés les concerts. Du coup c'est assez défaitiste qu'il aborde ce mercredi soir pluvieux. Un peu glauque pour débuter la tournée mais on n'est pas venu pour enfiler des perles, ni "to peel the garlic" comme le dit Matgaz. On dévore le poulet du catering, tombe la bouteille de rouge qui va avec, entame le pack de binouzes et c'est parti pour le show. Pas grand monde n'est présent vers 22h, une douzaine de personnes environ, dont le frère de Fred, qui habite dans la montagne à une quarantaine de km de là. Pas de problèmes. Le matos a été installé avant de manger, la balance faite, "euh les gars, faudrait baisser là parce que le limiteur il est pas très très content..." (quelle connerie ce truc!). Comme ce ne sont pas des pédés mais les PAYDAY, ils envoient la sauce. Bon je vais être honnête, ce soir elle prend moyennement. C'est carré, il n'y a pas de pains mais ça manque un peu de folie, par rapport à la zik qu'ils jouent. Et puis on entend quasiment pas Samy. On se rendra compte à la fin du set que c'était un problème de câble xlr. Bref, pas un concert qui restera dans les annales. Une petite mise en bouche, un échauffement. Les conditions n'étaient pas trop présentes et je les connais capables de bien mieux. Les gens présents ont quand même été assez secoués. Ils ne s'attendaient pas à prendre un truc aussi violent en pleine face je pense. 2-3 disques sont vendus, preuve que ça a plu. On plie boutique et terminons chez James qui nous héberge. Il y a une bouteille de whisky qui nous attends, des joints qui circulent, moi c'est le lit que je rejoins rapidement parce qu'avec la crève que je me tape et la fatigue du trajet je ne suis pas sûr que cela fasse un bon mélange avec l'alcool et la fumée. Petite nature que je suis...
Day 2, off : 30/10 (Saint Sauveur En Rue)
Deuxième jour de tournée et premier day off. Un jeudi! A la base on devait squatter à Lyon et c'est tombé à l'eau mais comme le frère de Fred, venu la veille, nous a invité chez lui, ça nous ôte une belle épine du pied. Passage au Lidl, courses pour le soir ; bières, vin rouge, de quoi faire une tartiflette (on ne va pas se laisser abattre non plus) et un gros stock de kleenex pour wam. On galère un peu pour trouver la barraque de nos hôtes, bien perdue dans la montagne mais on y est là. Plutôt sympa, belle vue, spatieuse (ils sont trois ou quatre à y vivre en colloc) et là c'est l'heure de l'apéro. Ah bon? Mais il n'est que 15h... Ca ne semble déranger que moi apparemment. Non pas que je sois rabat-joie, quoique, ou que je n'ai jamais pris un ricard en tout début d'aprèm mais je vois bien le truc venir. On va passer la journée à boire des canons et fumer des pétards, enfin eux parce que moi je n'y touche pas trop. Et avec la grosse crève que je me paye, j'ai envie de tout sauf de ça. Bon, je la mets en veilleuse, me cale dans un canapé, accepte une mauresque et comate, pas trop causant, entre deux mouchages de nez, en faisant passer à mon voisin de gauche le joint qui m'arrive de la droite et à mon voisin de droite, l'autre qui arrive 10s après par la gauche. Y en a 2-3-4 qui circulent, je ne sais plus, mes souvenirs sont assez flous. Au bout d'un moment je n'en peux plus, j'ai le nez en compote avec la fumée et monte me coucher à l'étage. D'en haut je les entends vaguement jouer des trucs à la guitare sèche ; du picking (Vincent est passé maître dans cet art et Arbre tente de s'y mettre) et, et, mais qu'est ce que c'est que ça?! Dis moi pas que c'est "No woman no cry"! On va dire que je n'étais pas très lucide ou que c'était un cauchemard. Je suis par contre réveillé par l'odeur de tartiflette et refais surface juste pour me mettre les pieds sous la table. Y en a qui se sont quand même activés et qui nous proposent un bon festin. Je reprends un peu du poil de la bête, deux fois. Le repas terminé c'est reparti comme en 40 ; bières, joints, blah blah. Ils ont monté une batterie dans la pièce à côté et branché une machine qui balance de la drum & bass et Vincent tente de jouer en suivant le beat. Il s'en sort pas mal l'enfoiré et fini torse nu, transpirant, après avoir tapé comme une mule pendant 1h. Quant à moi la crève a de nouveau raison de ma patience, de ma sociabilité et vu qu'on se tape un gros trajet le lendemain jusqu'à Belfort, je fausse compagnie à tout le monde pour aller me coucher.
Day 3 : 31/10 (Bavilliers, "Big Ben" + Skeletons Fall)
Un trajet sans histoires, même si pas mal longuet et on arrive à Bavilliers, en banlieue de Belfort. C'est Gepetto, bassiste du MASSACRE DU CLIENT DE 15H (screamo r'n'r en français et aux titres de morceaux bien débiles, à l'image des quatre cocos, genre "Moi ce que j'aime dans la vie c'est Johnny Halliday et les films porno", "Un bazooka ne fait pas le printemps" ou encore "Opération club sandwich des ténèbres") qui organise le show. J'aime beaucoup ces types et ça me fait plaisir de le revoir, après les Eurockéennes de cet été. C'est le seul sur place, les autres étant émigrés Parisiens. On y passe tous... Le Big Ben est un bar PMU, Eric le patron, plutôt accueillant et il y a cette fois un groupe, les SKELETONS FALL, pour ouvrir. Un soir d'Halloween, ça ne s'invente pas. La soirée promet donc d'être plus cool que la première date. J'installe le merch avec toute la collec de cds et vinyls des groupes Montpelliérains ; SUPERBEATNIK, MARVIN, ILLEGAL PROCESS, STONYBROKE, DOCTOR LIVINGSTONE et bien sûr le skeud de PAYDAY, cdr en pochette cartonnée disponible avec quatre couleurs et logo différents (canard, mégaphone, sanglier et crocodile, chacun représentant un des membres du groupe... je vous laisse méditer là dessus). Il n'y a pas foule, une vingtaine de personnes, dont Jean-Rem des REBEL ASSHOLES (punkrock du coin). C'est Romain Boule des CHARLY FIASCO, en fan inconditionnel comme moi, qui lui a conseillé de venir voir. Les SKELETONS démarrent leur set, du rockin' hardcore screamo honnête mais pas renversant. Ca se laisse bien écouter et voir cependant. Une petite touche de REFUSED, de The BRONX, de HOUSTON SWING ENGINE, c'est propre, rien de dépasse, des titres midtempo pour la plupart, j'attendais peut être un peu plus de folie. Ca a néanmoins contribué à faire monter la température de la salle. Les vitres du bar sont emplies de buée, les PAYDAY peuvent commencer. Ils jouent à l'extérieur et sont bien remontés. Comprenez par là qu'ils ont envie de marquer un maximum de buts et de rentrer vraiment dans la tournée, les deux jours précédents ayant plus fait office de détente qu'autre chose. Ils attaquent avec le bien nommé "Attation", son intro au mégaphone et c'est la grosse claque. Des riffs des deux guitares dans tous les sens, du matraquage de fûts en règles et des cris en veux-tu, en voilà! Je mate un peu les gens dans l'assistance et vois les visages stupéfaits. Là encore, ils ne s'attendaient sûrement pas à ça, les morceaux sur myspace (ils en ont changé depuis) ne laissant pas présager cette énorme débauche d'énergie. En plus ils ont bien bossé dans le local, ça a beau être technique, avec plein de breaks etc., tout est en place. Gepetto esquisse même un petit rictus de satisfaction, joie, qui ne le quittera pas de tout le concert et croyez moi, ça n'arrive pas tous les jours. Ca y est, on peut dire que la tournée a vraiment démarré là, et malgré cette crève qui ne veut toujours pas partir, je commence à prendre mon pied avec les PAYDAY... Pas de sous-entendus graveleux hein! La soirée se poursuit dans le bar où Eric offre plus de coups à boire qu'il n'en vend. Il a plein de liqueurs différentes et nous les fait toutes goûter (prune, mirabelle, framboise etc.). Peut être que ça va soigner ma crève... J'espère . C'est la fin de soirée, un mec genre vieux briscard dit à Arbre que le set lui a fait penser à DILLINGER ESCAPE PLAN mais sans le côté intello, chiant. Pas faux. Il est 1h du mat passée mais le bar ne semble pas être sur le point de fermer, les gens fument à l'intérieur, fuck the laws. Gepetto étant en plein déménagement, c'est Fab le guitariste des SKELETONS qui nous héberge et sa copine est peut être très jolie mais n'a pas l'air d'avoir plus envie que ça de s'éterniser. Elle s'impatiente un peu la demoiselle. Du coup on laisse tout le matos sur place en projettant de le récupérer le lendemain vers 10h. Faut décoller tôt car encore une fois la route est longue jusqu'à la prochaine date, Lille. Ca ne pose pas de problèmes à Eric étant donné que c'est l'heure à laquelle il ouvre habituellement. On arrive à l'appart de Fab et sa copine où trône devant l'entrée un paillasson n&b avec écrit "rock'n'roll" et une tête de mort (sûrement acheté au Goëland). Ce n'est qu'un effet d'annonce, l'appart est super clean. Je n'ai jamais eu le mien rangé et nettoyé ainsi. Ca sent la maniaquerie à plein nez... Après quelques tergiversations, vu que c'est moi le malade, c'est moi qui écope du canapé, les autre dorment par terre ou sur le tapis. Il est 3h, une dernière bière et au lit, bonne nuit les petits. Même si j'ai refilé ma crève à tout le monde (enfin surtout Vincent et Samy), personne n'a de mal à se lever le matin. Petite connection internet, mail, myspace, tout va bien. Première douche de la tournée, c'est toujours bon à prendre et on ne sait pas de quoi sera fait la suite. On dit au revoir et merci puis filons vers le Big Ben Bar. Les portes sont closes, personne à l'intérieur. Ok on va attendre un peu. En fait on a attendu et galéré beaucoup. 10h30-11h, toujours pas d'Eric. Il ne répondait pas au téléphone, Gepetto aussi était injoignable. On est même allé au bar d'à côté demander où Eric habitait pour aller chez lui mais on ne l'a jamais trouvé. Et puis vers 12h, on l'a vu débarquer, la tête dans le cul, la voix cassée, les yeux rouges exhorbitants, tout penaud. Il s'était couché à 8h du mat, ils avaient refait le monde avec Gepetto et un ou deux autres gars donc forcémment s'était rude pour se lever. C'est pas tout ça mais on était à la bourre nous! Chargeage express, juste le temps de prendre un café vite fait et on taille la route au doux son d'un "bon bah salut les Payday" de notre barman, qui en même temps qu'il le disait se demandait s'il était pas entrain de dire une connerie...
Day 4 : 01/11 (Lille, "Le Détour" + A Hella Good Band Name & The Headliners & Burning Lady)

Cette date est une co-prod entre deux assos et celle qui fait jouer les PAYDAY c'est "Rock'n'roll Jihad", qu'Arbre connait bien pour avoir eu plusieurs fois à faire avec eux avec ILLEGAL PROCESS. Il y a donc 4 groupes ce soir et quand on arrive le bar est déjà bien rempli avec beaucoup de punks, skins, oï. Les tondeuses, bretelles rouges, rangers et chiens sont de sortie, ça parle de bagarre devant l'entrée... J'en connais qui vont détonner. La bouffe est bien bonne, du riz consistant mélangé avec une sorte de poêlée de légumes et de lardons. Nickel. Avec un petit verre de rouge; ça requinque son homme. Même si je n'en mène toujours pas large avec la crève et que j'ai réussi à en contaminer deux autres qui sont au moins aussi mal en point que moi. Le premier groupe joue, le batteur a 18 ans et 5 concerts dans les bras et ça se sent. Je n'accroche pas non plus à la voix de la chanteuse, souvent fausse. C'est du punk de base, ni mélodique, ni énergique, plat, creux. Suivants. Les suivants c'est le groupe noise AHELLAGOODBANDNAME. Il y a un sax dedans et c'est plutôt barré en effet, comme c'était marqué sur le fly. Par moments ça me fait penser à The EX. C'est bien mieux fichu que les précédents mais à la longue je décroche un peu. Place aux PAYDAY maintenant qui ont décidé de jouer la carte de la provoc' facile mais gentille. Arbre arbore son teesh avec Jésus crucifié, avec Fred ils ont sortis les bandanas rouge à la Axl Rose et ils font un peu les poseurs pendant qu'ils jouent. Ca réagit plus ou moins bien dans le public, les 3/4 des gens ne sont pas venus pour entendre ça et ne savent pas trop à quel sauce prendre ce qui leur est donné. Je crois que c'est le premier degré qui l'emporte. Tant pis. C'est un gros concert encore, avec Vincent à la batterie qui donne tout ce qu'il a. Il a l'air de souffrir le martyr à chaque morceau, fait une ou deux fois mine de tout arrêter puis reprend ses roulements de fou furieux... Pour moi c'est la claque, pour les autres je ne sais pas. La bassiste des HEADLINERS vient à la fin du set pour les remercier de la reprise de SPINAL TAP qu'ils ont fait (c'est la première personne qui reconnait le morceau), tandis que le reste du groupe semblent dégoûtés de jouer derrière. Ils ont un peu peur je pense. J'entends parler de "m'as-tu-vu"... Ces gens n'ont décidemment aucun humour et surtout ils ont enfumé la salle à clopper comme des pompiers. L'air en devient irrespirable pour moi, du coup je vais complètement rater le dernier groupe. Ca ne m'empêchera pas de dormir ce soir. D'ailleurs on y va quand? Parce que là, commence à sentir la fatigue ; maladie, trajet, bières. Vu que demain c'est un day off, les autres l'entendent pas de cette oreille. En plus Vincent s'est retenu de boire toute la soirée pour assurer le concert et donc là il s'envoit des gros shoots de rhum. Pour les autres c'est pets, pintes et on s'arrête là, c'est déjà pas mal. Je me sens mal barré pour la suite. La suite qui arrive assez vite c'est un after dans un squat avec certains des punks/skins présents ce soir... Ok bah ça sera sans moi alors. Je suis out et j'ai eu ma dose de fumée et d'alcool pour la soirée. Je reste donc dans le camion, seul et gelé. Ouais, ça caille sévère! Mais c'est pas grave, perso ça ne me dérange pas et puis c'est leur tournée, j'ai pas envie de faire le relou de service. Je m'endors, me réveille, m'endors, me réveille, m'endors et ils me réveillent. Ils se sont plus ou moins fait virer de la teuf pour cause d'esprits étroits chez les punks. Déjà, Fred avec ses cheveux mi longs se sentait limite hippy à côté d'eux et leurs crânes rasés et ils le lui faisaient sentir, Samy, qui adore les bêtes et les chiens en particulier a pas mal joué avec l'un d'entre eux, le faisant aboyer etc. jusqu'à ce qu'une des filles lui ordonne de s'arrêter du style "Arrête avec le chien, lui il est chez lui, toi t'es pas chez toi!". Sympa. Vincent, complètement saoul s'amusait avec un jouet en plastique genre tête de cheval et ça n'a pas trop plu non plus. Et pour couronner le tout, ils n'auraient également pas apprécié les saluts nazis que faisaient Arbre et Juju (de l'asso R'n'r Jihad). Il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas, certains étant du côté obscur des skins auparavant, ça leur rappelait peut être des choses un peu troubles de leur passé. Toujours est-il qu'ils ont senti qu'il valait mieux mettre les voiles. Voilà grosso merdo ce qu'ils m'expliquent en débarquant au camion vers 4h, alors que Samy s'installe côté conducteur pour rentrer chez Juju, qui nous hébergeait ce soir. Là j'ai failli prendre le volant vu que j'étais le moins saoul et sûrement plus en état de conduire mais je comatais encore et c'est allé un peu trop vite. L'adresse rentrée dans le gps, Samy trace en suivant les instructions et là c'est le drame. Enfin ça aurait pu. A un moment, il se trompe de sortie dans un rond point et ça nous faisait prendre l'autoroute et donc faire un détour d'une dizaine de kms avant de pouvoir sortir et faire demi tour. Résultat, marche arrière sur la deux voies pendant environ 200m. Là j'ai vraiment cru qu'on allait mourrir, sérieusement. Et puis non, fort heureusement il n'y avait aucune voiture. On arrive donc sains au saufs chez Juju et Richard, qui habitent à côté de "Frites 2000", dont Arbre nous vante les délices et qu'on se promet de tester le lendemain. Mais là, dodo. Je dors dans la chambre avec Fred et Arbre, Samy et Vincent, eux sont affalés, ivre morts dans le canapé. Dans le lit je cogite un peu, pendant qu'en dessous les deux fument un dernier pétard et je me demande si je ne vais pas les abandonner avant la fin. Je pèse le pour et le contre. Je m'amuse bien, c'est clair. Je me régale lors de leurs concerts, y a pas de soucis. Humainement ça le fait bien aussi. Mais avec la fatigue et surtout cette p*tain de crève, je ne supporte plus la fumée et eux ils n'arrêtent jamais! C'est excessivement énervant. Cette phrase que Vincent ne cesse de répéter est plus qu'à propos. Bref, il paraît que la nuit porte conseil...
Day 5, off : 02/11 (Lille, Frites 2000)
Je décide finalement de continuer l’aventure, notamment pour assister à la date à Tours où ils jouent avec PNEU. Aujourd’hui par contre, pas de stress, on n’a rien à faire si ce n’est goûter les sandwichs de Frites 2000 dont Arbre nous parle tant. On se lève tard, deux cafés après la faim commence à se faire sentir et on va à cette fameuse baraque à frites. Pas de bol, c’est fermé ! Par contre ça ouvre à partir de 18h donc on se promet de revenir. On passe la journée à comater sur le canapé, écouter des skeuds et surtout les histoires de fou de nos hôtes. Ludo a fait 2 mois de tôle en Belgique pour « terrorisme ». Avec un pote ils n’ont rien trouvé de plus intelligent que de revenir des Pays Bas, où ils avaient fait le plein d’herbe pour quasi tout Lille, avec des cagoules sur la tête. Comme ça, pour le fun. Bien sûr ça a eu son petit effet quand ils ont fait le plein à une station service et ils ont apparemment eu droit à la totale pour l’arrestation… L’autre, Juju n’est pas en reste. Il débarque en titubant dans la baraque et n’a dormi en tout et pour tout qu’une heure, affalé dans un bar. C’est le genre de mec, hyper brillant, chercheur avec bac + 9 mais qui prend des grosses charges le weekend, à tel point que là où il bosse, il est interdit d’approcher des humains le lundi… Bref, on ne s’ennuie pas trop et des fois j’ai l’impression d’être dans la 4ème dimension en les écoutant. Il est 19h, on a les crocs alors on trace à Frites 2000. Wahou ! Il y a une bonne quinzaine de personnes qui font la queue. Arbre nous avait prévenus qu’il était impossible de finir les sandwichs et surtout la tonne de frites qui va avec… et il avait entièrement raison. Frites 2000, c’est fait. On n’a par contre aucunes nouvelles pour demain. On est censé jouer à Rennes mais le mec qui s’en occupe, Curtis de TRASHINGTON DC chie pas mal dans la colle, ne répond pas aux messages et ça semble plus que compromis. On décide de se lever tôt le lendemain pour tracer à Tours chez les PNEU si ça ne le fait pas. Un petit film et au lit. Arbre et Fred veulent regarder Bienvenue chez les ch’tis. Soi disant que s’il y a un endroit pour le voir, c’est bien ici, à Lille. Mouais… J’aurais préféré Bienvenue chez les ch’tites coquines, que Ludo avait aussi sur son ordi, je suis sûr que c’est mieux mais mater un porno à trois mecs c'est un peu glauque. Au final avec Samy et Vincent on se rabat sur un thriller à la télé, genre Les 10 petits nègres d’Agatha Christie, Operation Profiler avec Val Kilmer et Christian Slater. Dans une île isolée, une dizaine de personnes sont tuées les unes après les autres. Vraiment mal fait, mal joué. Je vous aurais bien dévoilé la fin mais impossible de me rappeler du tueur, de l’intrigue...
Day 6 : 03/11 (Allonnes, Péniche Excelsior)

On se lève et on a enfin des news de Curtis. « Ah, je vous ai pas prévenu… désolé mais c’est mort pour la date à Rennes ». Super. Merci. On appelle donc JB des PNEU, pour voir si on peut squatter chez eux ce soir. Il se trouve qu’il joue au Mans, avec son autre groupe, ANES ET BATEAUX et Fred connaît Alex le mec qui organise. Il a déjà joué pour lui avec MARVIN. On arrive à le joindre et s’incruster pour la soirée. On ne sera pas défrayé mais le repas est compris, l’hébergement aussi et ça permet de jouer. Toujours ça de pris. C’est le trajet où je vais le plus me prendre la tête avec le p*tain de gps. Déjà que jusqu’à présent on n’avait pas toujours été pote mais là, trop c’est trop. Heureusement, il y a du soleil, une première depuis qu’on est parti alors ça détend un peu. Le concert a lieu sur une péniche, l’Excelsior et il est prévu qu’on joue en dernier. Il y a pas mal de monde et ce soir, ambiance complètement différente avec Lille. Pas un punk à l’horizon. On est dans une soirée genre noisy jazz intellos... J’accroche peu avec les groupes, certains passages sont sympas mais c’est beaucoup trop long pour moi et au bout de 3-4 titres ça me gonfle. Il y a Macario (de STANLEY KUBI) qui est là avec sa mère, il tourne avec les anglais de STIG NOISE SOUNDSYSTEM. D’ailleurs ils finissent juste leur concert, attendent peut être un rappel mais nous on attendait juste qu’ils aient terminé pour investir la scène et installer le matos. On était censés expédier le concert rapidos mais il y a quelques problèmes techniques avec la batterie, une des grattes et l’ingé light doit être épileptique parce que c’est juste n’importe quoi les lumières ! Là encore les gens dans le public ne comprennent pas trop ce qui leur arrive car les PAYDAY jouent deux fois plus fort que les autres et surtout 3-4 fois plus vite… Mais c’est la fin de soirée, beaucoup sont saouls et ça fonctionne… C’est même le groupe qu’a préféré Madame Maccario (la vraie), c’est pour dire ! Moi j’ai perdu tout le peu d’objectivité que j’avais mais je suis toujours aussi impressionné par le jeu de batterie de Vincent. Il en met partout mais pas une à côté. Pareil pour ce qui est des riffs de guitare, c’est complètement fou, ça part dans tous les sens mais c’est carré. Le concert se termine et on finit tous (3 groupes) dans la baraque des parents d’Alex, l’organisateur, à une trentaine de km du Mans. Le seul hic c’est qu’il n’y a pas d’eau chaude, ni chauffage. Après la bière de l’amitié avec les anglais c’est l’heure d’aller au lit.
Day 7 : 04/11 (Tours, Académie de la Bière)

Le réveil par le soleil,y a rien de mieux. Allez, d’accord, une petite fellation et/ou une grasse mat’ crapuleuse c’est pas mal non plus mais vraiment, se lever et voir un putain de ciel bleu et le soleil au dessus de ma tête ça me met une grosse patate pour la journée. Et bien ce matin c’est le cas et pourtant on est le 4 novembre, dans la Sarthe ! Un bon petit déj dehors, en teesh, un peu de football avec un ballon crevé et le chien d’Alex, des histoires à dormir debout de Maccario et on décolle direction Tours pour la dernière date que je fais avec les PAYDAY. Snif. Finies les vacances rock’n’roll. Je termine comme j’ai commencé, c'est-à-dire fatigué et malade mais je me suis bien marré. Enfin c’est pas tout à fait terminé ! C’est la jeune et jolie (oh oui !) Tiphaine du zine Joker in the pack et de l’émission radio Bring The Noise qui organise ce soir à l’Académie de la Bière, date qui se fait avec ANES ET BATEAUX d’hier et PNEU dont je n’arrête pas d’entendre vanter les prestations live. Un final en apothéose alors ? Et bien oui. Même si ce n’est pas trop ma came, j’ai davantage accroché avec le set d’ANES ET BATEAUX que la veille, puis PNEU ont mis tout le monde d’accord avec leur math-punk. Ouais c’est comme le math-rock, çad avec plein de plans chelous sauf que là ça va à mille à l’heure. Ils ne sont que deux (à jouer au milieu de la salle et les gens autour) mais on a l’impression qu’ils sont quatre ou cinq. Des gars très gentils en plus. Ils jouaient à domicile ce qui fait que la salle est bien remplie et les gens bien chauds quand PAYDAY démarrent. Vincent est guéri mais Samy toujours un peu grippé (par ma faute… fallait pas m’inviter) donc ça sera encore un poil faiblard au niveau de la voix mais ça n’en reste pas moins un bon concert. Pas le meilleur que j’ai pu voir mais suffisamment pour marquer les esprits des Tourangeaux. C’est vrai que c’est particulier comme musique, tout en énergie, intensité, chaque morceau joué comme si ça devait être le dernier. J’étais, suis et reste fan. Là, maintenant, c’est vraiment fini (enfin pour moi). Je récupère un tee shirt avec un gros PAYDAY inscrit dessus, grâce auquel je suis sûr de me faire remarquer, quelques démos pour mon usage personnel et à dispatcher et c’est l’heure de retourner dans la vraie vie. Je ne sais pas s’ils me revoudront mais les gars moi je repars quand vous voulez !
Tuesday, January 27, 2009
Hanging boy

J'ai eu vent de ce concert d'EPILEPTIC et CRASH TASTE (deux groupes Poitevins) au bar Up & Down, grâce à une annonce postée moins d'une semaine avant par Gregoula (du label Theatre Rds) sur le forum d'Head-Records (label et organisation de concerts noise/post-hardcore sur Montpellier), le seul forum avec celui de l'Eko des Garrigues auquel je sois inscrit. Je trouve déjà suffisamment de choses à faire pour perdre du temps, je ne vais pas non plus faire le geek à balancer des centaines de messages sur internet sur du rien en barre... et puis il y a myspace pour ça. Bref. C'était la première fois que ces groupes jouaient à Montpellier, ils étaient donc relativement inconnus ici. Le Up & Down, même si l'endroit est plutôt cool et tenu par deux mecs sympas, ne rameute pas les foules et ne fait pas trop de promo. En plus sans première partie locale, ça sentait la grosse soirée looz'. Y avait même pas de fly que j'aurais pu photocopier, âme charitable que je suis, et donner à toutes les personnes qui étaient venues au concert de BZP quelques jours auparavant. Non. Rien. J'ai quand même fait passer l'info oralement à une dizaine d'amis, susceptibles d'être intéressés, et ce mardi 28 octobre, à peine rentré de Bordeaux avec une escale pause café à Toulouse en compagnie de Romain Boule des CHARLY FIASCO, et après avoir fait ma valise pour la semaine de tournée avec les PAYDAY qui débute le lendemain, je me rends au bar. Il pleut, ce n'est pas ça qui va motiver les gens à sortir, surtout un mardi fin octobre. Il y a Halloween dans quelques jours et là, oui, les rues vont être remplies à craquer et les bars aussi. Mais aller voir un groupe comme EPILEPTIC, qui sort des putain de disques classes depuis 10 ans dans une quasi indifférence générale, ça n'intéresse personne. Enfin moins d'une dizaine si je sais bien compter en arrivant au Up & Down. Deuxième mauvaise nouvelle, ça ne commence pas avant 22h. Donc il va falloir glander une heure. Bon et bien un demi pour mon pote Ben et un ricard pour moi. Il y a un autre Ben présent ce soir, c'est le batteur de SPINNING HEADS (RIP) et de TANTRUM. D'ailleurs il est content, il vient de dégotter sur le merch le split 7" EPILEPTIC-TANTRUM (il n'avait pas encore rejoint le groupe à cette époque), dernière pièce qui lui manquait pour avoir l'intégralité de la discographie du trio noise/hardcore/metal Montpelliérain. A ce propos, il y a un tribute qui vient de leur être consacré sur le label Prototype Rds. Pas grand monde ce soir je disais mais on a notre relou de service, imbibé de bières, qui tient des propos plus que saoulant sur tout et surtout sur rien. Heureusement le concert débute, avec EPILEPTIC. Je les avais déjà vu au Machin Fest à Poitiers (enfin Buxerolles), chez eux, en mai dernier et j'avais trouvé qu'ils avaient vraiment la classe. Ca se confirme ici, même devant une dizaine de personnes. C'est une espèce d'indie/rock vraiment tranquille, posée mais il se dégage quelque chose d'assez envoutant. Le guitariste/chanteur barbu, Sam, possède un énorme charisme naturel. J'ai la même sensation que lorsque j'ai vu FAVEZ (indie/emo/rock Suisse). "La classe", c'est tout ce qui me vient à l'esprit quand je les vois jouer ou même que j'écoute les disques. Rien d'extraordinaire mais c'est juste classieux. Il y a peut être juste le batteur qui est un peu léger. Ils pourraient passer toutes les semaines à côté de chez moi, je ferais le déplacement à chaque fois. Ils viennent de sortir un nouveau disque "A piece of eternity..." et pas mal de morceaux joués sont issus de cet album. Fin. Classe. Pause bar. J'ai un ami Eddy qui se prend la tête avec l'autre relou qui ne veut pas le lâcher. Je suis ça de loin, ils parlent du Moyen-Orient, de politique, de culture et veulent à tout prix avoir le dernier mot. Mon pote essaie de lui expliquer deux-trois trucs mais c'est peine perdue. Il est d'ailleurs à deux doigts de lui en coller une et je vais le chercher juste à temps pour lui dire que CRASH TASTE entame leur set. Petite particularité, ils ont un nouveau deuxième guitariste en la personne de Stef (ex SEVEN HATE). On ne peut pas dire que cela sente la grosse motivation, la liesse etc. mais ils assurent quand même bien le set noisy/indie-rock. Je crois que Washington DC et Dischord Rds n'ont aucuns secrets pour eux. Malgré les conditions, le set est honorable mais pour être franc, la seule chose que j'ai retenu ce sont les grimaces de Stef quand il joue. J'ai jamais eu l'occasion de voir les savonnettes en live (big big shame on me) mais ça devait donner. En tout cas je n'ai jamais vu personne faire cette tête là en plaquant des accords ou quelques arpèges! C'est fini. Moi je ne traîne pas trop, je veux rentrer prendre des forces avant de partir pour ma première vraie tournée et je sens que vu avec qui je pars ça va pas être de tout repos. Eddy est toujours à discuter avec l'autre, assez violemment. J'ai pas envie de faire le médiateur, je lui ai déjà dit plusieurs fois au cours de la soirée de laisser tomber. Je lui envoie quand même un texto avec un simple "barre toi, laisse l'autre naze tranquille". J'apprendrais des semaines plus tard que le mec en question a pris un coup de tête de la part de Stef (l'ex SEVEN HATE), excédé après des plombes de discussions qui ne menaient à rien, pendant qu'ils essayaient de ranger le matos. Y avait pas foule mais ils se rappelleront de leur date à Montpellier...
Thursday, January 15, 2009
Just a dilligent street cleaner (BZP mini tour report)
day 1 :
La One Again Asso, association dont je fais partie, qui a pour vocation l'organisation de concerts sur Montpellier pour des groupes qui n'auraient pas forcément l'occasion d'y jouer ou dans des bonnes conditions (accueil, promo...) est plus qu'en stand bye depuis la rentrée de septembre, du fait de l'éloignement géographique d'un certain nombre de ses membres. En gros en un an et demi, on est passé de l'excitation, la motivation du début et les deux concerts par mois à un concert par mois puis un en six mois. La venue des BLACK ZOMBIE PROCESSION était par contre calée depuis un bail et de toutes façons il n'était pas question d'annuler. On fait quand même une sorte de co prod avec le Mojomatic, un petit fly est bricolé par Manu (merci mec) et deux groupes en première partie sont trouvés in extremis. On rate de peu les MUDWEISER (stoner sludge du deep south avec Reno de LOFOFORA au chant). C'est con, ça aurait sûrement ramené quelques dizaines de pélos en plus. Pas grand monde n'est motivé dans l'asso, le seul que ça branchait comme moi, Thibo, est en tournée avec son groupe teenage pop/punk UFO'S. Du coup je me retrouve un peu seul à tout gérer et ça me plait pas des masses. Pas d'affichage possible en ville donc je passe quelques heures sur l'espace à balancer comments, bulletins et le jour J arrive. Montpellier est une ville assez dure en termes d'affluence du public. Il y a des dizaines de milliers d'étudiants mais ils passent plus de temps dans les soirées du même nom, dans les bars "branchés" et boîtes que dans les concerts rock/punkrock. Je me dis que si on fait 50 entrées, ça sera une bonne soirée. On ne perdra pas trop d'argent et les groupes joueront devant un peu de monde mais je pense sincèrement que ce n'est pas gagné. C'était marqué début 20h30 sur le fly et à 21h30 j'ai une dizaine de personnes qui ont daigné se délester du modeste paf. Puis à ma grande surprise/satisfaction, ça va augmenter crescendo. 45 minutes plus tard j'en suis à 50 pour finir à environ 75 entrées. Yeah!! Et les concerts alors? Pour être honnête, je n'ai pas vu grand chose, assez stressé à tenir la caisse à l'entrée et mettre mes petits batons à chaque personne qui entrait... Je n'accroche pas des masses à B.F.S., trio un peu metal, un peu punkrock, un peu trop brouillon. CAPTAIN STARK qui suit le fait déjà un peu plus. C'est du The BRONX en mode screamo r'n'r, un poil bancal aussi pour moi qui les découvre sur scène mais énergique. Quant à BZP, aux dires des gens avec qui j'ai discuté après, c'était un bon concert. Forest est un excellent frontman, Nasty Samy envoie des solos à tout va, à la limite parfois de la démonstration (en franchissant même la limite pour certains) et la rythmique des frangins Dalstein est toujours aussi efficace. C'est fini. Les sourires sont sur les visages d'une grande partie des gens, l'oeil hagard dû à une forte consommation de houblon. Le bar a pas fait semblant. Il a bien tourné! Tout le monde a passé une bonne soirée et c'est tant mieux. On garde les vip, met les autres à la porte et c'est la tournée du patron (merci les 2 Chris!). Nico (bassiste des SUPERBEATNIK), Kryiss (bassiste d'ÖFÖ Am) et Hugo Maimone (batteur de GARLIC FROG DIET) décident de monter un groupe ensemble... on verra bien où ça les mènera. Nous (BZP et moi) ça nous mène à Cournonterral chez mes parents. Un plat de pâtes à 3h du mat et au lit. Oui parce que le lendemain matin je me suis engagé à aller faire un footing au bord de la plage avec l'ami Samy. Quelle idée?!? Faut dire que comme je suis un peu professeur d'EPS dans la vie civile et qu'il est à fond dans son trip sport, un esprit sain dans un corps sain etc., à chaque fois je n'y coupe pas. Les deux dernières fois où il était venu on était allé nager à la piscine olympique Antigone, là on varie les plaisirs...
day 2 :
10h, le réveil sonne. Dur. Direction les Aresquiers. On est fin octobre, il fait super beau et on court sur le sable. L'allure est un peu plus soutenue que ce que j'ai l'habitude de courir... en fait j'ai pas l'habitude, ou plus l'habitude parce qu'à Paris c'est beaucoup moins nature et découverte... Le bougre se permet même d'accélérer au milieu, pour me tester je pense. Ah la la, l'esprit compèt'. Je le suis en tirant un peu la langue et on reprend au final l'allure du début. 40-45 min au chrono. On a bien mérité notre douche et le petit déj copieux, en teesh et lunettes de soleil dehors. Le pied! Dans la voiture Sam m'a branché pour savoir si j'avais des trucs de prévus et si ça m'intéressait de prendre la route avec eux car ils ont une place en rab dans le camion, Cu! le boss de Kicking rds n'ayant pas pu venir. Je réfléchis une demi seconde et fais mon sac pendant qu'avec Mimi (bassiste de BZP et guitariste/chanteur de FLYING DONUTS) ils fouillent dans mon bac de cds gravés et repartent avec tout un tas de trucs : ROCKET FROM THE CRYPT, SILVERCHAIR, NRA, EVERLAST et j'en oublie. On s'écoute tout ça en traçant vers Limoges, plus en exclu quatre titres de TEENAGE RENEGADE (nouveau groupe du stakhanoviste bisontin avec au chant madame Nasty). Il y a deux morceaux qui sonnent un peu comme du BZP light, moins heavy mais avec toujours autant de chinoiseries à la guitare et deux autres un peu plus power/pop, qui tracent tout droit. J'attends avec impatience la suite. On arrive assez tard dans la ville des BUSHMEN (Bruno le gratteux fera son apparition au cours de la soirée) et les BILLY GAZ STATION, en pleine tournée pour la sortie de leur premier album "Skins & licks" sont déjà là, à siroter bières et vin rouge pour Fred (guitariste/chanteur). Le contraste avec Montpellier est assez saisissant. Là il pleut (je vais d'ailleurs choper la crève), on est dimanche soir et la ville est quasi morte. Dommage car la salle, le Woodstock Boogie Bar, est plutôt sympa, tout comme les gens qui y bossent. Ca n'empêche pas les BILLY GAZ d'envoyer un bon set. Les morceaux, excellents, se suffisent à eux mêmes mais il manque un petit quelque chose pour que leur prestation gagne en intensité. Ils sont tous de très bons musiciens mais je trouve qu'ils jouent un peu trop chacun de leur côté. Ca manque de réelle cohésion. Bon je dis ça mais en même temps ils sont extrêmement bien rôdés à l'exercice de la scène et aucuns pains n'est à noter. Tant pis pour nos amis boulangers. Les BZP enchaînent derrière et là aussi, la qualité est au rendez vous. Rien à redire. S'en est même bluffant. Tu fermes les yeux et tu as l'impression d'entendre le disque. Mais tu aurais tort car tu raterais le show de Forest, le seul pouvant se permettre un peu de folie, les autres étant enfermés dans des morceaux techniques et complexes, ne laissant pas trop de manoeuvre. Lui par contre s'en donne à coeur joie ; mime les paroles, fait les gros yeux, semble habité par des démons intérieurs, joue avec son micro, traverse le public... Bref. Gros concert, que j'ai pu apprécier du début à la fin cette fois, pas comme la veille. En parlant de fin, on y est. Les BZP en tournée sont plutôt sages. Ca ne s'éternise pas des lustres, n'enfile pas les canettes jusqu'à plus soif... pas d'afters endiablés, ce qui leur permet sûrement d'assurer avec rigueur date après date. C'est le "code of the road" pour reprendre l'ami DANKO JONES.

day 3 :
Une nuit sans histoires, un petit déjeuner frugal et une pizza plus tard, on est en route pour Bordeaux. Afin de passer le temps on joue au Baccalauréat dans le van, avec comme items : marque / ville étrangère / groupe / film / homme politique / pays / écrivain. On n'a vraiment rien d'autre à foutre et c'est une écrasante victoire de ton serviteur, il faut bien le dire. J'en connais un qui l'a mauvaise. Ah ça fait le beau avec un site dédié à la culture bis, underground, musique, ciné, littérature etc. (www.likesunday.com) et c'est même pas foutu de gagner au Baccalauréat... héhé. On arrive à Bordeaux et c'est même pas la peine de frauder au péage en collant la voiture de devant au niveau des caisses à CB, l'autoroute est gratuite. Même pas drôle. Un gars de l'asso Hell Punk Rock View nous rejoint et nous amène au Fiacre, bar tenu par le sosie de Bertrand Cantat et à l'escalier en colimaçon, plutôt chiant pour descendre le matos. M'enfin. Pendant que le reste de la troupe s'installe, Sam, sûrement dégouté de s'être pris une déculottée précédemment a besoin de se prouver, de nous prouver qu'il est un homme et me propose une petite séance de pompes. Comme je suis plutôt du genre pas contraignant, nous voilà partis à faire les marioles à coup de dix séries de vingt pompes. Les pompes, c'est comme pour tout. Ce n'est pas difficile, il faut de l'entraînement. Pour l'entraînement, il faut de la rigueur et de la détermination or il faut bien l'avouer, j'en manque cruellement. On s'exécute donc, sous le regard amusé des autres. Je crois même que Minmin film avec son téléphone (je ne suis plus à un "dossier" près). Je n'ai bien entendu pas respecté mes engagements et j'ai dû en faire 20 les deux premières séries, puis 15 les trois suivantes, puis une dizaine et j'ai arrêté à la septième ou huitième série. Ca c'est fait. Le merch est installé, le catering ingurgité (très bonne quiches!) et les gens arrivent en masse et à l'heure pour voir le premier groupe, NOWADAYS, du punk rock mélo basique, à consonnance Californienne. Sympa mais rien d'exceptionnel. Je vais à l'étage prendre l'air et qui est-ce que je vois? Guillaume Gwardeath! Ca fait une douzaine d'années que je suis ce mec au travers ces écrits (Kérosène, Punk Rawk, Abus Dangereux), son/ses blogs, son groupe DEJA MORT et je suis plutôt client de ce qu'il fait. Et c'est un des derniers personnages de la scène punk/rock/indé que je n'ai pas encore rencontré. J'ai eu la chance de faire la connaissance de daN de Kérosène, Frank Frejnik, Nasty Samy, Olivier Portnoi, Steph Rad Party, Mickson, Greg Réju, Lolo Prehisto (vite fait) etc. et lui, non. Il est assis au comptoir, à boire un truc et discuter avec quelqu'un. Comme je ne me vois pas le déranger en arrivant avec un "salut je m'appelle Guillaume Circus et j'adore ce que tu fais", je laisse tomber et tant pis pour moi car je n'aurais plus l'occasion de le recroiser de la soirée. Une prochaine fois, j'espère. Il doit jouer avec DEJA MORT au Guerilla Asso Fest début janvier à la Secret Place TAF et je dois être de la partie. A suivre. Ce qui suit c'est SPUDGUN. C'est pierrO qui m'en avait parlé la première fois, en des termes plus qu'élogieux et qui m'avait filé leur skeud. A ranger entre HOT WATER MUSIC et HOT SNAKES. Ils auraient dû s'appeler HOT SPUDGUN et c'était impec. Que tu ranges tes disques par style ou par ordre alphabétique, pas besoin de chercher des plombes dans ta discothèque, tu tombes pile dessus. Ca joue carré, propre, rien ne dépasse mais ça le fait bien. Il y a deux guitares qu'on discerne parfaitement et on sait pourquoi il y en a deux, ce qui n'est pas le cas de tous les groupes. Pareil pour le chant. Il y a un grain particulier et ce n'est pas un des zicos qui s'y est mis par défaut. C'est un vrai chanteur le Bud. Bref, du tout bon pour les mirettes et les cages à miel comme on dit. Les zombies clôturent la soirée de fort belle manière là encore. C'est une machine plus que huilée. Avec des musiciens aussi expérimentés, il ne fallait pas s'attendre à moins. Je termine la soirée en discutant avec le bassiste de SPUDGUN, Eric, qui s'avère être le bassiste/chanteur de TOMY, groupe punk rock Bordelais phare du milieu des 90's ; les petits frères des BURNING HEADS à l'époque. Il fait partie du collectif DV'S sur Bordeaux (label, orga de concerts, enregistrement de disques...) et m'inonde de leurs dernières prods, plus d'autres trucs. C'est Noël avec deux mois d'avance. Je repars avec KLIMAX (son autre groupe power trio où il chante et joue de la basse), le split SPUDGUN/HARRIS (groupe ricain qui ne mange pas de pain), SWEAT BABY SWEAT (rock couillu avec un ou deux SPUDGUN dedans), SWY (punk/rock/hxc avec un KLIMAX) et enfin ATLAS LOSING GRIP (punk rock Suédois à la ADHESIVE, SATANIC SURFERS). Ah oui, et j'oubliais MARTIN & DUBOIS, un duo noise basse/batterie. J'ai pas perdu ma soirée moi! J'ai bien mangé, bien bu, j'ai la peau du ventre bien tendue et j'ai aussi vu un chouette concert, récupéré un paquet de bons skeuds et rencontré des mecs cools. Un conseil, faites des émissions de radio. Même si tu n'es pas doué, il t'arrive des trucs sympas. Bon, bref, là c'est l'heure de plier le matos et d'aller chez Bud. Sa copine dort et bosse le lendemain. Et elle fait quoi? Elle travaille dans le Bordeaux! Ni une, ni deux, il débouche une bouteille de rouge pour la dégustation et il ne s'est pas moqué de nous. Excellent cru! C'est pas tout mais dans quelques heures je me lève pour prendre le train et rentrer à Montpel avec une courte escale à Toulouse. On est lundi soir, tard et je pars mercredi pour une semaine de tournée avec le groupe PAYDAY (no star band punk/hxc chaotique). Paye tes vacances r'n'r!
Out of ideas

9 jours sans concerts... Comment est-ce possible?! Après The METHADONES le mois dernier et en attendant TEENAGE BOTTLE ROCKET en février, on a droit cette fois à un autre groupe phare du label pop/punk américain Red Scare Rds, à savoir The COPYRIGHTS, accompagnés pour leur tournée française (qui est aussi passée par Montpellier et le Mojomatic) des anglais de ZATOPEKS. Le groupe qui devait démarrer la soirée n'était plus vraiment une Grosse x Surprise, enfin si tu fais partie du Milieu. C'était donc les Guerilla Poubelle, qui à dix jours près se faisaient une première partie au Rocher et la tête d'affiche au Bataclan. Qui dit mieux? Sauf que, sauf que, si vous avez bien suivi, ils étaient un peu en rade de bassiste, Kojak ayant jeté l'éponge (enfin sa basse) à Rodez précédemment. Pas grave, ce concert est l'occasion de faire connaissance avec le "remplaçant", Ken de FART AIR TONE (groupe punkrock parisien chantant en français mais ça, vous vous en doutiez). Une grosse cinquantaine de personnes se sont déplacées pour assister à cette première répétition et le gazier s'en sort pas mal du tout. Les blagues fusent, le petit nouveau a de la répartie et n'est pas le dernier pour balancer des bonnes potacheries. Ca promet. La bonne humeur est au rendez-vous, quelques pics sont envoyés au grand absent et c'est un bon concert de GxP auquel on assiste. Je ne comprends toujours pas pourquoi on les compare souvent, les assimile à la scène alterno punk 80's, BERURIERS NOIRS et consorts. Je n'ai jamais aimé ces groupes, $HERIFF mis à part parce que c'est du punkrock point barre. Et bien pareil pour GxP. C'est un trio punkrock, plus ou moins vénère, plus ou moins mélodique selon les morceaux et ça s'arrête là. Alors oui, ça plait aux djeunes (c'est un fait), ça chante en français avec des textes un peu rebelles, parfois naïfs mais sans jamais tomber dans la démagogie, sans slogans trop clichés. Et même si je ne suis pas partisan plus que ça des groupes à messages et que je ne suis pas d'accord avec toutes les idées développées dans les chansons (sur le vote par exemple), un peu de contestation n'a jamais fait de mal à personne. Surtout si le groupe en question bénéficie d'un peu d'impact, d'échos. Tout ça pour dire que même si je sais d'avance que je n'assisterais pas à un des concerts de l'année, je suis sûr de passer un bon moment lors d'un set de GUERILLA et c'était le cas. J'ai par contre totalement loupé celui des ZATOPEKS, trop occupé à discuter avec Frank Frejnik et Dina d'une éventuelle soirée One Again Asso sur Paris (où? avec quels groupes? etc.) et du prochain album d'ATOMIC GARDEN (indie/punk/rock de Clermont Ferrand), qu'il sort en double lp 10" sur son label Slow Death Rds. On s'est quand même interrompu quand on a vu le chanteur anglais caché derrière la porte qui donnait sur la salle, alors que ses comparses continuaient vraisemblablement de jouer... Puis est venu le tour des ricains. Dans la famille je casse les prix du merch je voudrais The COPYRIGHTS : 10€ le cd et 15€ les deux, 5€ le teesh. Pas mal non? Autant je suis fan sur disque et leur dernier album "Learn the hard way" va finir dans mon top 10 ou top 15 de 2008, autant le concert m'a moyennement emballé. Attention hein, je ne me suis pas fait chier, ça jouait bien, carré et tout, à l'améwicaine mais il manquait un truc, une petite étincelle. C'était peut être dû au manque d'interaction avec le public, au fait de trop enchaîner les morceaux, aux morceaux eux mêmes trop linéaires (pourtant ça ne me dérange pas sur skeud). Je ne sais pas... Toujours est-il que ça ne m'a pas empêché de prendre deux disques à la fin ; le dernier et un autre au hasard, "Make a sound". Il paraît que c'est pas le meilleur et que j'aurais dû prendre "Mutiny pop". Pas de teesh par contre, j'en ai déjà beaucoup trop.
Sunday, December 07, 2008
Interview de DO YOU COMPUTE (noise/emo/post hxc de Paris)

Cette interview a été réalisée en février 2008 et devait/doit sortir sur un fanzine au doux nom de 'Joining the circus'. Je pensais vraiment le terminer avant le 'Chinese Democracy' des GUNS'N'ROSES mais malheureusement ils ont été beaucoup trop rapides pour moi. Comme je viens de faire une émission radio avec les cocos et qu'ils partent une dizaine de jours en tournée pour la sortie brûlante de leur premier album 'And we are the winners...', je la mets là en attendant de l'utiliser autrement.
Bonne lecture
1)Do You Compute est une sorte de all stars band parisien. Pouvez vous vous présenter ?
Greju : Yop Guillaume, tout d'abord, merci pour l'interview, c'est notre première, si si ! Bon alors, 'all stars band' ça veut dire quoi ? Par rapport à quoi ? Ouais on habite Paris, c'est un fait. Ouais on a tous joué dans d'autres groupes avant, c'est vrai aussi, mais bon à part nous avoir donné de l'expérience, ça n'a jamais fait de nous des stars hahaha ! Ce terme est débile, alors t'es gentil mais tu retires ça de suite ou je te fais manger tes converse all stars, sale con. Non mais pour qui il se prend celui là, vous avez vu les mecs ?
Fabien : Non, moi j’assume je suis une super-star pour ma fille de 2 ans et demi
Greju : Ah bah ouais c'est ça vas-y donne lui raison aussi…Lécheur pfff…
Chewiii : Ouais fab il aime bien lécher les culs…
Greju : Bon et sinon, on se présente ?
Chewiii : Putain tu veux pas que j’te file mon CV non plus ???
Cyril : C’est vrai que l’on a déjà tous joué dans des groupes qui ont fait des concerts et sorti quelques disques mais le terme all stars band est un rien péjoratif, je pense que cela vient du fait de se présenter comme do you compute avec des membres de gameness, belle epoque, revok, seanews, use of procedure etc…sinon je joue de la basse et de la guitare.
Greju : Bah ouais on a voulu le dire à nos débuts, du coup maintenant ça ressort à toutes les sauces, mais du coup on déjà célèbre, hahaha ! Bon Fab est à la batterie, Chewiii à la gratte et au chant et moi à la gratte et au chant. Après sur certains morceaux on inverse nos instruments avec Cyril. On a tous entre 27 et 33 ans et on a des grosses bites. Voila tu sais tout.
2)A l’instar de certains groupes montpelliérains, vous avez vous aussi voulu faire un groupe « consanguin »…
Greju : ça y'est maintenant il nous compare à des groupes de Montpellier, pfff, elle va être chiante cette interview… A Mtp, y'a que des groupes de merde, alors en plus vu qu'ils copulent tous les uns avec les autres je crois pas que ça va arranger les choses hein. Et tu crois quoi ? Qu'on aime se retrouver associés à tous ces autres groupes parisiens merdiques ? On est les meilleurs, les autres, rien à foutre. Alors, bah ouais, on est de vrais fous tarés passionnés de musique et on n'arrive pas à ne faire qu'un seul groupe, on en a jamais assez, c'est comme ça, y'a des gens qui perdent leur temps à regarder le foot à la télé, bah nous on préfère perdre notre temps à faire d'autres groupes et donc à faire des répètes. Perso, j'aime tellement de style différents (enfin tout est relatif, ça reste tout de même toujours proche du punk-rock) que je n'arriverais jamais à me satisfaire entièrement avec DYC, c'est comme ça, et c'est un truc assez simple entre nous quatre, ça a toujours été transparent dès le début. En plus, je joue de plusieurs instruments, alors comment je fais moi hein ? Je vais tout de même pas virer Fab de derrière les fûts pour tel ou tel morceau… Alors bah ouais, c'est vrai à Mtp, ils font pareil, enfin pas tous, y'en a qui sont plus grave que d'autres (comme moi), comme Fred Marvin qui joue aussi avec Payday, Superbeatnik et Maybe you're motherfucker, mais on n'a jamais voulu faire comme eux hein, on le faisait avant hé ho.
Fabien : De toute façon, moi, je suis déjà issu d’une famille consanguine alors bon…hahaha
Pour résumer de mon côté, faire plusieurs groupes, c’est un prétexte pour être le plus possible entouré des gens que j’aime. Et partager avec eux. Si jamais à force on devient sourd comme des pots, j’espère qu’on fera autre chose ensemble, tiens justement, un atelier poterie par exemple…
Sinon, moi, les Montpellierains, je suis super FAN, surtout Superbeatnik qui possède un des batteurs les plus virulents que je connaisse : Pascal. Le gars est complètement anti-académique, et ça, ça me parle à fond. J’adore Shub aussi.
Greju : Ah mais attention, Shub ils sont de NIMES c'est pas pareil hein, ils vont te péter la gueule là… Mais moi aussi je suis fan des beatniks, ça botte le cul (l'album est une véritable boucherie !), Marvin ça tue et en plus ils sont beaux et Payday ça promet du lourd aussi…
Chewiii : Superbite, ouais ca tue, greg nous a fait écouter leur dernier, bon son bien gras qui tâche, j’aime bien… Sinon pour la consanguinité, le truc c’est qu’on fait pas exprès, tu vois les mêmes au concert, tu picoles avec les mêmes, tu fais le con avec les mêmes, ben au bout d’un moment tu fais de la musique avec les mêmes cons alcoolos…
Cyril : Ouais comme chewiii à force de voir les mêmes gens et d’écouter la même zique on finit par créer des groupes ensemble, chose qui je pense n’est pas réservée qu’à Paris et Montpellier.

3)J’aime beaucoup l’artwork et le format de votre première démo sortie cet été 2007, qui me rappelle les démos de Customers, que j’ai découvert récemment. Ce n’est pas tout à fait anodin sachant que Greg jouait dedans. Estimez vous important d’offrir un objet soigné (accompagné d’un sticker au passage) ?
Greju : Alors pour l'artwork tu iras dire tout le bien que t'en penses à Rica (http://charky.free.fr) et Tanxxx (http://www.tanxx.com), puisque c'est eux qui l'on fait, on leur a rien dit, donné aucune info, aucune volonté, ils nous ont donné ça et on a dit ok, point. On est plutôt facile à vivre hein ? Concernant le format, bah ouais on avait déjà fait ça avec Customers, mais bon, c'est vraiment une question de facilité, faire ce genre d'objet ça ne coûte pas cher, et comme on savait d'avance qu'on allait quasiment toutes les donner ces démos… Après ouais, un disque, même un cdr, c'est tout de même un truc que tu vas traîner toute ta vie (bah ouais), et si il est tout laid, ça va être dur à porter… Surtout aujourd'hui, à l'heure ou la gratuité de la musique est devenu quelque chose d'ordinaire (un peu trop à mon goût même…), si tu fais pas un objet un minimum chouette, tu risques de les garder un moment sous ton lit… Le sticker, ouais, c'est un plus, j'aime bien les stickers !
Fabien : Au début, j’ai essayé de faire moi-même la pochette, mais je dessine comme un gosse de 4 ans alors bon…bof.
Cyril : Menteur fabien moi je sais que tu déchires en dessin, et je suis sûr que tu peux nous faire une pochette mortelle
Chewiii : Putain j’ai vu une kro où le gars disait qu’il aimait pas ce qu’avaient fait tanxxx et rica…pffff, si j’avais leur talent....
Cyril : On voulait faire un objet cool et cheap pour minimiser les frais tout en soignant l’artwork. Et ouais il faut soigner le visuel c’est aussi un moyen de se rappeler du disque. (NDLGreju : Et de rattraper la musique, hahaha !)
4)C’est d’autant plus appréciable pour celui qui l’a, qu’en parlant «d’offrir», jusqu’à présent ces démos vous les avez plus données que vendues, n’est ce pas… Pourquoi ce choix ?
Greju : Et bien tout simplement parce que personne ne nous connaissait et que je trouve ça sympa de filer une démo. C'est aussi, on ne va pas le nier, une bonne manière de se faire connaître, d'avoir quelques chroniques, de trouver des concerts, d'avoir du monde aux concerts, en réalité c'est une opération marketing, rien de plus ! Bon par contre, je le dis bien fort hein, le prochain disque, faudra le raquer si tu le veux hein, parce qu'il nous coûtera bien plus cher celui là, y'a de fortes chances… Et puis il y'a un moment où perdre des thunes pour sa musique ça devient tout de même casse couille, c'est une passion, ok, nous faire des thunes, c'est pas le but et ça ne le sera jamais, mais en perdre, ça va, on a donné…
Fabien : sur ce point, je pense que mon côté « artiste » ressort…je veux dire par là, que j’ai une sainte horreur de faire commerce. Premièrement, je ne sais pas faire, et deuxio, ça va vraiment à l’opposé total de ma personnalité. C’est drôle, car à une époque j’étais vendeur en grande distribution dans une chaine de magasin de sport de merde. Je ne te dis pas comment le chiffre d’affaire se cassait la gueule avec moi. J’étais complètement inconscient, je donnais carrément des articles aux clients que je trouvais cools, je leur cordais des raquettes de tennis gratos…par contre, les cons qui se la pétaient « je suis le client Roi », je les zappais et je partais me planquer en réserve ou en salle de pause. J’avoue que je m’y retrouve très bien chez DYC à donner des démos gratos ! Vraiment je suis tout sauf commerçant. Les mecs de REVOK peuvent t’en parler, les albums j’suis incapable de les vendre à mes amis, je leur offre, et je sors le fric de mes poches pour remettre les comptes de la distro à jour !!! Ma Femme, ça la met hors d’elle : « mais bordel vends-les tes putains de disques ! ». J’en ai vendu qu’un seul à une copine qui a vraiment insisté pour l’acheter, et j’étais gêné comme un con.
Greju : Putain, ouais, heureusement que c'est pas toi qui fais les comptes ni dans le ménage ni dans tes groupes hein…
Cyril : Quoi tu files des disques de revok, putain mais on va te saigner hahaha !
Chewiii : C’est clair que c’est pas le style de la maison. !! Pour tous les groupes dans lequel je joue aussi d’ailleurs…j’sais pas, chelou cette gêne de réclamer de la thune pour nos skeuds… la seule fois ou on m’a demandé combien c’etait j’suis devenu tout rouge….
Greju : Moi j’en raffole pas non plus hein, je suis pas super commercial avec les disques du label, j’aime pas faire de la vente forcée avec la musique, mais bon, c’est une réalité, si je donne tout, je ne pourrai pas payer le prochain disque, alors bah je fais gaffe…
Cyril : Le simple fait de filer sa demo je trouve ça cool, et c’est vrai que ça permet de dire aux gens : « tiens écoute ça c’est mon nouveau groupe », ça sonne mieux que « tiens achète moi ça », mais malheureusement on peut pas filer tous nos disques…

5)Musicalement à l’écoute des 5 titres de la démo on ressent une certaine nostalgie des 90’s avec en tête des groupes comme Drive Like Jehu et tout de même un petit côté Loisirs aussi sur certains plans. Ce sont des influences que vous ne reniez pas ?
Greju : Ouais bon bah elle était facile celle là, c'est sur Drive Like Jehu on est super fans (enfin sans doute moi encore plus que les trois autres), suffit de voir notre nom pour s'en rendre compte… En revanche Loisirs, là je ne vois pas. Ouais c'est des potes et j'ai sorti leur disque mais de là à être influencé par eux, non je ne pense pas. En revanche, on a des influences en commun, ça ouais, des trucs comme Milemarker, Kurt, Shotmaker ou encore Les Savy Fav, ce sont des groupes que j'ai beaucoup écoutés. 'Une nostalgie des 90's', et bien je ne sais pas si on peut parler de nostalgie, d'une influence ça oui, c'est indéniable. Par exemple, concernant DYC je pense que des groupes tels que Drive Like Jehu, Hot Snakes, Janitor Joe, Fiddlehead, Blunderbuss, Thumbnail, Bullet Union, Frodus, Nation Of Ulysses, Three Penny Opera, Fugazi, Helmet, Jesus Lizard, Twelve Hour Turn, Hoover, Garden Variety, Dazzling Killmen, Unsane, Big'n, Bastro, Guzzard, Kepone, Shellac, Unwound, Condense, Portobello Bones et beaucoup d'autres ne sont pas pour rien dans le son que l'on fait. Et puis bah ouais, quasi tous ces groupes ont eu leurs heures de 'gloire' durant les 90's… Merde on vit dans le passé en fait hahaha !
Fabien : J’aime beaucoup Drive Like aussi, mais seulement depuis que je suis dans DYC ! haha ! Sinon, Loisirs, plusieurs personnes m’ont déjà fait la remarque par rapport à mon jeu de batterie, ça me flatte enormément !
Greju : Tu m'étonnes vu le niveau du Seb…
Chewiii : Drive Like c’est clair !!! Plus Hot snakes pour ma part, mais seulement depuis que je joue avec Greg… Sinon ce sont surtout les groupes Dischord qui m’ont influencé, je les ai écoutés des milliards de fois !!!
Greju : Laisse tomber, ils connaissent rien, je suis obligé de tout leur apprendre, c’est l’enfer… huhuhuhuhuhuhu !
Cyril : hahaha ! mais c’est vrai que tu nous as fait écouter pleins de trucs.
Chewiii : Rien ne sert d’écouter 1000 disques , il faut juste écouter 1000 fois le bon…… Odile ???
6)Je sais pour Greg, les autres êtes-vous pareils ? Mais en tant que «boulimiques» de skeuds et fin connaisseurs, quelles différences voyez-vous (s’il y en a) entre la scène, les groupes des 90’s et les plus récents, apparus après 2000 ?
Fabien : Par rapport à Greg, ma discothèque me fait honte. Je dois avoir 0.0001% de ce qu’il possède. Et niveau culture, le Greg est une sorte de Jedi par rapport à moi qui suis…on va dire un pauvre petit Ewok..pour situer… Les 90’s, c’est cette période qui a complètement façonné mes goûts, surtout la scène Grunge en fait. Pour ce qui est de la scène française, j’y suis venu bien plus tard, vers 2000 effectivement. Les seuls trucs que je n’aime plus du tout aujourd’hui, c’est tout ce qui est hardcore-warrior ou néo-metal-foireux, alors qu’a une certaine époque je pouvais me laisser prendre à ce genre de zic-esbrouffe. Enfin, j’ai jamais aimé les trucs trop « bling-bling » non plus, mais j’ai déjà un peu donné dans le genre entertainement tout pourri à la Korn ou autre. J’ai fait un groupe comme ça qui s’appelait TOMFOOL….putain…Mea Culpa.
Greju : Et c'était horrible hahahaha !
Chewiii : Putain ouais trop fort Tom Fool, tu parles pas du DVD ou t’es en guest sur scène avec Black Bomb A, hein Fab ?? ah ah ah….
Greju : Ho, on va essayer de répondre à la question hein ! Non en fait, elle est trop chiante ta question, je baisse les bras… Ah si j’ai un truc à dire ! Il y’a encore 10 ans c’était vachement plus facile d’avoir des ronds quand tu faisais un concert, c’est LA grande différence je pense. Aujourd’hui on a plutôt tendance à perdre des thunes en permanence dès que l’on décide de partir en tournée… Et musicalement (puisque je pense que tu voulais surtout parler de ça), et bien, depuis 10 ans la plupart des groupes ne font que reproduire des trucs des années 90’s, nous les premiers…
Cyril : Clair, en plus c’est sûrement les années où on était le plus influençable donc forcément ça ressort. En plus il y a eu une énorme quantité de skeuds qui sont sortis dans les années 90, c’était certainement plus simple que maintenant.
7)Il y a des bons échos sur cette démo, en tout cas les retours que j’ai pu avoir ou lire à droite à gauche (surtout à gauche !) sont plus que positifs. Y a-t-il une chance de voir D.Y.C. faire des dates en Province ou bien comme pas mal de groupes parisiens, allez-vous vous contenter des salles de la capitale ?
Fabien : Paris represent wesh !!! P’tain moi je me referais bien un trip dans les Pays de l’Est comme avec Gameness. De toute façon, mon rêve c’est de quitter l’Ile de France. Mais je ne crache pas sur Paris, j’aime y jouer, car une fois de plus, c’est un moyen de retrouver pleins de têtes que j’adore. En fait, je réalise qu’à Paris, nos concerts se font tout le temps entre amis. J’pense qu’un quidam qui entrerait par erreur, même si la zique lui plait, il se barre parce qu’il se dit « ha merde c’est un truc privé on dirait » !!!! HAHAHAHA ! et le pire, c’est que cet effet là, ça me le fait aussi hors de Paris. Que ce soit à Besançon, Reims, Rouen, Lille, Montpellier, Rennes…bah j’ai toujours cette impression de jouer devant des gens que je connais. Ça me va !
Chewiii : Paris on commence à connaître.. c’est pas que c’est pourri mais l’intérêt c’est quand même de tracer la route avec ces trois branleurs, picoler, rigoler, pas s’laver, et jouer ….hmmm.
Greju : Oh oui faire des concerts dans le sud, oh oui ! On va y venir, c’est prévu, dès que nos emplois du temps le permettront, on se barre en tournée. Mais tu sais si la plupart des groupes parisiens (je parle de la scène DIY hein, pas les gros blaireaux en voie de professionnalisation que l’on peut voir fleurir un peu partout) donnent l’impression de rester ici, c’est souvent pour des raisons simples, les thunes. Exemples : Pas de camion, et de toute façon va le garer à l’année à Paris, des frais de répétition énormes (studios de répète onéreux, galères pour trouver un local…) et des frais de location de camion impossibles (quasi le double que dans certaines villes de province). Bref, tout ça pour dire que faire du rock à Paris, c’est encore plus dur qu’ailleurs, je trouve. Après l’avantage, c’est vrai, c’est que y’a pas mal de lieux où se produire, même s’ils ont tendance à se raréfier tout de même…
Cyril : J’espère que l’on ne va pas se contenter de jouer sur Paris, même si comme les autres c’est une ville que j’adore. Mais le fait de partir en tournée c’est tellement bon, se vider la tête ne penser à rien mis à part la musique, rencontrer des gens loin de chez soi ça le fait aussi.

8)Greg, tu n’est pas que musicien (multi instrumentiste d’ailleurs). Peux-tu parler de tes autres projets ?
Rejuvenation :
Greju : Ouais, je suis le 'boss' du label Rejuvenation dont je m'occupe avec Agnès ma femme. On ne gagnera jamais notre vie avec, on en chie comme des dingues pour écouler nos disques (je vois des mauvais langues au fond dire 'c'est normal ils sont nuls', haha !) puisque que plus personne n'en achète et que ça n'est pas près de s'arranger mais on continuera, moi je veux y croire encore. Après qu'est ce que je peux dire ? Allez vite fait, un historique. Le label existe depuis décembre 2003 (merde plus de 4 ans déjà !), nous avons bientôt 28 sorties au catalogue, certaines sont épuisées (hourra !), d'autres pas du tout, pour plus d'infos allez faire un tour sur le site http://www.rejuvenationrecords.com, nos prévisions (sachant qu'on est jamais à l'abri d'une annulation de dernière minute) pour 2008 :
-Là y’a l’album (en LP uniquement) des australiens de Scul Hazzards que je dois recevoir dans les jours à venir.
-Le 1er 'album' des ptits jeunes parisiens foufous de Warsaw Was Raw (en cd et 7') dans le mois d’avril.
-Les ricains de New Brutalism, nouvel album en cd vers avril / mai.
-La démo de Ultracoït
-Une compil basée justement (voir question 2) sur le principe des groupes parisiens consanguins en cd.
-Un album de Do You Compute ?
-Une participation au second album de Shub.
Et ça sera déjà pas mal du tout pour cette année.
Gtok? Gtko! :
Greju : C'est une asso que nous avons monté avec trois amis :
*Thierry TEMPÊTE DANS TON BOURG www.t-dt-b.org
*Olivier NEXTCLUES www.nextclues.com
*Karine-Francoise Massacre NOISE MAG www.noisemag.net
Notre objectif principal est de mener à bien notre projet de Café de jour associatif qui comprendra - à terme - une médiathèque spécialisée (musiques indépendantes / underground / alternatives), un centre de ressources sur les réseaux alternatifs (labels, organisateurs de concerts, salles, lieux alternatifs, agenda concerts, etc), un espace événementiel (concerts, expos, débats, séances d’écoute) et d’autres activités liées à la promotion, à la diffusion et à la pratique des musiques indépendantes parallèlement à l’organisation ponctuelle de concerts en région parisienne.
Plus d'infos ici : http://gtokgtko.wordpress.com et ici : http://www.myspace.com/gtokgtko
9)Pour terminer, le futur plus ou moins proche de D.Y.C., c’est quoi ?
Greju : Composer, composer, composer. Faire des concerts. Enregistrer quatre morceaux, deux pour la compil Rejuvenation mentionnée plus haut et deux autres pour des tributes mais on dit pas de qui, surprise. Et encore composer, composer, composer et sortir un putain d’album avant la fin de l’année… Faire des concerts... Et partir jouer dans les montagnes devant les mayas, au pays de l’oiseau qui mange des serpents, le Guatemala. Quoi ? Bah ouais, pourquoi pas ?
Chewiii : Putain sortir un skeud pour tracer la route bordel !!!! On a juste fait un mini tour sur un week end pour le moment et c’était bien marrant. A refaire et refaire... plus long… plus bon….
10)Le mot de la fin est pour vous, attention vous n'avez droit qu’à un seul !
Greju : Fab dit un truc ! Sale con.
Chewiii : J’aime vos femmes….
Greju : Moi j’aime surtout la mienne. Un seul mot ? Euh… PASSION ! Merci à toi et longue vie à ton zine !

Merci à eux. Pour le zine on verra, l'accouchement est quelque peu douloureux. En tout cas ne les ratez s'ils passent par chez vous. Regardez comme ils sont beaux. Et procurez vous ce disque de winners!
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