Thursday, September 23, 2010

Extra terrestre

Hier il y avait la réunion de rentrée de l'U.N.S.S. Tu sais, le truc qui permettait de faire du sport au collège entre midi et deux et également le mercredi après midi avec les compèts contre d'autres bahuts... Y en a certains à qui ça doit rappeler des bons souvenirs (j'espère), c'est mon cas et d'autres à qui ça passe complètement au dessus. Bref. J'ai toujours été considéré comme un "extra terrestre", pour reprendre le terme d'un de mes meilleurs potes, à la fac mais surtout à l'IUFM, les années où je préparais le concours pour être prof d'EPS. Ils avaient vraiment du mal à comprendre pourquoi je consacrais autant de temps et d'argent dans la musique, à voir autant de concerts, à partir en tournée en tant que roadie et tout ça sans même avoir de groupe ! Ca les intriguait et les amusait également. Rentrée donc de l'U.N.S.S hier midi, prétexte à retrouver quelques collègues, boire un petit apéro et manger un bout. Rien d'exceptionnel hein, c'est plutôt ambiance cantine scolaire. Et là, à table, un copain avec qui j'étais à Montpellier me présente à d'autres comme le "Philippe Manœuvre du punk rock underground, connu nationalement!". Je ne me reconnais bien sûr nullement dans cette appellation mais ça m'a fait sourire. Il faut dire qu'il avait une bonne anecdote à leur raconter pour étayer ses propos. Deux trois ans auparavant, il était animateur sportif dans une colo, l'été, avec des ados. Il devait porter un tee shirt avec une inscription "punk rock" dessus, le genre de truc à la mode, acheté chez H&M ou autre et un jeune vient le voir en lui demandant s'il s'y connait en punkrock. Il lui répond que non, pas vraiment mais qu'il a un copain qui lui par contre s'y connait très bien, anime une émission de radio etc. Le jeune lui demande comment s'appelle son copain et il lui répond "Guillaume." L'autre lui fait : "Guillaume Circus?!" et mon pote lui répond "oui oui!". Je ne sais pas lequel des deux était le plus surpris. Peut être le jeune (qui est donc un fidèle auditeur des podcasts) quand il a appris que j'étais dans la vrai vie prof de sport en collège. "Noooooon! C'est pas vrai?!" Si si... Les deux étaient sur le cul et moi aussi quand il me l'a raconté.
Un peu dans le même genre, lundi après midi dans le gymnase où je travaille, je croise un autre prof, qui fait cours avec les élèves du primaire. Il regarde mon tee shirt et me demande : "Fu Manchu. Tu fais du kung fu?" Euh non non. Comment t'expliquer...? Hum, laisse tomber. La situation inverse peut aussi arriver. D'ailleurs le lendemain midi, mardi donc, je pars bosser et sur qui je tombe juste avant de prendre le métro : les Fat Beavers (groupe punk rock parisien) au grand complet! Tout ça en basket, survêt et petit polo rose UNSS justement. Bonjour la street punk crédibilité après ça. Je n'ai encore jamais assisté à un concert en jogging, je rentre toujours me changer avant. Jusqu'à présent j'ai toujours eu le temps. Je croise juste les doigts que ça ne tombe pas un mardi dans un bar qui début tôt car le mardi je termine à 19h...

disque écouté en écrivant ce post : HELSINKI SEVEN "Helsinki Seven" cd

Monday, September 20, 2010

Count on me, count me in !

Cet été j'ai reçu un mail de Till GxP, mail qu'il avait envoyé à plusieurs activistes de la scène punkrock parmi ses connaissances. Il veut faire un zine sur les groupes Guerilla Asso et souhaitait des interviews des groupes ayant sortis des disques cette année : Dead Pop Club, Mon Autre Groupe, Twisted Minds, Nichiel's, Vulgaires Machins, Can't Bear This Party, Les Rasoirs Electriques, Maladroit, Brixton Robbers. Bon, normalement je n'ai oublié personne. Il attendait de nous qu'on choisisse ceux qui nous branchaient le plus et qu'on leur envoie nos questions. Comme ce mail a été envoyé pendant la période où j'étais en vacances dans le Lubéron puis Marseille, dix jours en tout sans internet, quand j'en ai pris connaissance avec les 156 autres qui remplissaient ma messagerie (j'ai encore quelques réponses de mails en retard à ce propos) et bien tout avait déjà été choisi. Non, c'est vrai, il restait les Canadiens de Brixton Robbers mais j'ai poliment décliné. Et c'est peut être pas plus mal car quand je vois le temps qu'il m'a fallu pour faire le report de Rock En Seine, me rajouter un truc du genre en plus ça n'aurait sûrement pas été une bonne idée. Là Till m'a relancé en me demandant, comme je n'avais pas pu participer au zine, si ça me branchait de faire la relecture / correction orthographique du tout. Il avait déjà fait appel à ce genre de service pour le 45t de Guerilla Poubelle avec Forest. Si pour certains c'est une véritable sinécure (c'est pas faux, comme dirait Perceval) et bien moi j'y prends presque du plaisir. Je ne sais pas d'où ça vient ; mes parents instits, les nombreux livres que j'ai dévorés de 6 à 17 ans (après je me suis un peu calmé) mais filez moi un truc à lire, le premier truc qui me frappe ce sont les fautes d'orthographe et de grammaire. Et je ne parle même pas de la syntaxe... Bref, je vais essayer de lui faire ça rapidos. Je voulais le faire ce weekend mais j'ai été pris par le report de Rock En Seine, puis je voulais le faire cet aprèm pendant que j'attendais au lavomatic mais je me suis rendu compte que j'avais oublié d'imprimer les 15 pages au collège alors je vais tâcher de faire ça demain matin pendant ma pause de 10h à 12h. Promis. Il me faut quelques exemples concrets pour que je remonte un peu dans mon estime, que je puisse me dire qu'on peut compter sur moi...

disque écouté en écrivant ce post : The ARTERIES "Dead sea" mp3

Sunday, September 19, 2010

What ze fuck?

C'est fou dans quels états, dans quelles situations l'être humain en général est capable parfois de se fourrer et moi aussi en particulier. J'avais vu que Blink 182 et Cypress Hill jouaient le même soir au festival Rock en Seine, fin août à Paris, avec en plus Minus The Bear et d'autres trucs donc je comptais prendre ma place (45€). J'avais hésité avec un pass 3 jours (99€) mais le dimanche, rien ne m'intéressait et le samedi, à part Queens Of The Stone Age et Jello Biafra ce n'était pas vraiment folichon. Et puis j'ai eu l'idée de demander à Frank F. Avec ses contacts il pouvait peut être me dégotter une invit' pour le vendredi, voire carrément un pass. Aussitôt dit, aussitôt fait c'était dans la poche. Bon, il fallait envoyer une photo et le pass serait à son nom à lui mais j'avais un pass VIP Médias pour les trois jours de festival. Cool. En échange le deal était simple, il fallait que je rédige un report pour Addictif. Et bien là je viens tout juste de passer trois semaines à galérer sur ce report. Je ne sais pas pourquoi... Déjà j'ai eu énormément de mal à me mettre dessus, pour démarrer. Genre il m'a fallu une semaine à dix jours pour commencer à écrire une intro et le début de la première journée. Puis après je m'y suis repris à 3 ou 4 fois pour le terminer. Enfin 3 ou 4 fois où j'ai écrit quelque chose sur les dix fois où j'ai eu l'intention de tenter de m'y mettre. Pire que les rédacs de français ou les dissert' de philo, qu'on me réclamait au lycée, que je terminais le dimanche soir, tard ou même le lundi matin dans le bus. Pourtant, si ce n'était pas forcément le cas à l'époque, maintenant j'aime écrire. Qui plus est sur la musique. Mais là, c'était le blocage. Du coup ça phagocytait toute mon attention, m'obsédait presque sans que je parvienne à m'y mettre réellement. Combien de soirées, d'après-midi j'ai tenté d'y mettre en terme, pour finalement faire tout un tas d'autres choses (glander sur facebook, mater des clips ou des lives sur youtube, je me suis aussi fait les deux saisons de Hung, un prof de basket qui devient gigolo parce qu'il a des problèmes d'argent et un engin énorme...). Ca m'a même bloqué des soirées sans voir ma copine (alors que j'aurais préféré être avec elle), des soirées à rater des concerts. Un en particulier, le concert plus ou moins secret des Uncommonmenfrommars au Café de Paris. J'avais prévu d'y aller, je voulais y aller et au dernier moment je suis resté chez moi pour avancer sur le live report... Mon cul ouais! J'ai rien fait ce soir là, je m'en rappelle bien. Et j'ai même reçu des coups de téléphone et textos de gens y étant, surpris de ne pas me voir. Quand je me suis expliqué on m'a rétorqué que "j'avais bien changé", soi-disant que je ne me bougeais plus comme avant. Alors ça c'est bien entendu complètement faux. Je n'ai pas changé et fais toujours autant de concerts. Là en dix jours j'en ai enchaînés trois, que je tâcherais de raconter prochainement. Mais bon, si je n'y suis pas allé c'était aussi pour ne pas avoir à me retrouver face à Frank et lui dire que je n'avais pas encore terminé, alors qu'il me l'avait déjà réclamé plusieurs fois, ayant lui même été relancé par l'attaché de presse qui m'avait procuré le pass. Putain trois semaines. Trois putain de semaines à ne penser quasiment qu'à ça : "il faut que tu termines ce report Guillaume!". Pourquoi est ce que je me suis mis une espèce de pression pareil? Aucune idée. Ca ne tourne pas tout à fait rond des fois, même si en observant mes congénères je me dis que je ne suis pas le moins bien loti... Et ca y est, c'est fait. J'ai fini de raconter mes trois jours de festival Rock En Seine. Bon, c'est pour Addictif alors c'est une version légèrement édulcorée. Je ne pouvais pas tout mettre. J'ai évité de parler des canettes de bières, du ricard et de la vodka red bull qu'on rentrait avec François Tong et sa copine Gaëlle (qui squattaient chez moi) car personne ne nous fouillait à l'entrée vip. J'ai quand même mentionné, sans trop rentrer dans les détails les pauses du samedi et dimanche ou j'ai retrouvé Dru de Crossing The Rubicon et Seb de Bad Bear. Moments pendant lesquels on n'a rien fait d'autre que glander et boire des bières pendant des heures car aucun groupe ne nous intéressaient. Mais j'ai aussi vu des trucs sympas. Je vous mets l'intro, vous lirez le reste si ça vous chante sur Addictif. Et Frank si tu passes par là, encore une fois je suis désolé.

"8ème édition pour le festival rock parisien qui affichait complet avant même l’ouverture de ses portes. 99€ le pass, 3 jours, 3 scènes et 47 groupes, c’est évident qu’on ne pouvait pas tout voir. Bon, il faut dire aussi que tout ne nous intéressait pas, ça tombait bien. Après divers annulations d’Amy Winehouse les années précédentes, le split d’Oasis une heure avant de monter sur scène en 2009, qu’allait-il donc se passer de caustique en 2010 ? A ma grande déconvenue, pas grand-chose mais comme tout évènement de ce genre, il y a eu son lot de confirmations, de bonnes surprises et de déceptions. En voici un petit aperçu complètement subjectif.

Ven 27/08 :
Il était hors de question d’arriver en retard ce premier jour, d’une pour récupérer un pass VIP et de deux pour tracer devant la Scène de la Cascade (la moyenne) afin de ne rien rater du set de Minus The Bear, qui ouvrait le festival à 15h. La météo n’était pas très clémente pour la journée du vendredi et ça n’a pas raté. S’il faisait beau en sortant du métro (oui, Rock En Seine est un festoche où on peut aller en métro et ça c’est plutôt cool), premières notes, premières secondes du concert et premières gouttes de pluie. On met sa capuche, on sort son parapluie, on tente de s’abriter sous les arbres sur les côtés mais on reste car la pop légèrement progressive et extrêmement classieuse du quintet de Seattle vaut le détour… et la douche."

To be continued here

Tuesday, July 27, 2010

AVC

"Et vous êtes qui vous?"
- Son neveu.
"Non mais ça serait bien qu'on n'ait qu'un seul interlocuteur parce qu'on a déjà eu au téléphone votre grand mère, votre mère et votre tante..."


Ouais et bien excuse nous de nous inquiéter, connasse !
Mais qu'est ce que c'est que cette toubib?! Mon oncle fait un AVC hier matin, mes parents sont en vacances chez moi, à Paris, tout le reste de la famille est disséminé aux quatre coins de la France, ma soeur enceinte de sept mois et demi, mon petit frère un peu perdu dans la vie et c'est donc moi qui trace dare-dare à l'hôpital, pour voir mon oncle, que j'ai toujours connu plein de vie, pas le dernier pour sortir une connerie ou servir l'apéro, dans une chambre aux urgences aux soins intensifs, paralysé de tout le côté gauche, avec beaucoup de difficultés pour s'exprimer et l'autre qui limite me fait comprendre que ça la fait chier de répéter les infos. C'est pas comme s'il ne risquait pas de rester paralysé à vie ou bien qu'il n'était pas encore possible d'émettre pour l'instant un pronostic vital. Non mais j'hallucine! Chez nous, la famille c'est sacré. J'ai toujours été très proche de mon frère et ma soeur, mes parents, grands parents, oncles et tantes, cousins cousines (et j'en ai un paquet ; treize!). On se voit très régulièrement, on s'entend bien, partageons beaucoup, donc quand il arrive quelque chose, les nouvelles vont vite et tout le monde réagit. D'ailleurs, depuis hier, mes parents sont rentrés dans la nuit, un de mes oncles arrive dans l'aprèm et une de mes tantes débarque après demain au plus tard.
C'est une des première fois que je me retrouvais seul, dans un hôpital, en face de quelqu'un qui n'allait vraiment pas bien, avec en plus cette fois la responsabilité d'assumer (d'assurer?) parce que j'étais le seul à être sur place. Ca fait bizarre. Moi qui ne suis pas forcément très communicatif, expansif, il fallait le rassurer, lui donner de l'espoir, la force de se battre... Hardcore ! Je ne suis vraiment pas pressé de me retrouver à nouveau dans ce genre de situation mais bon, quand faut y aller, faut y aller! Pas question de se défiler.

08/09/10 :

J'avais laissé cet article en mode "brouillon", souhaitant éventuellement le retoucher, le compléter mais en attendant une suite à ce blog (ça devrait arriver), le voilà. Elle m'avait quand même bien énervé la toubib... Heureusement, depuis, mon oncle va mieux. C'est pas demain qu'il va recourir le 100m, ni même faire une partie de pétanque (encore que, à fauteuil) mais la rééducation suit son cours.

disque écouté en écrivant la fin de ce post : WEEZER "Hurley" mp3

Monday, July 19, 2010

Video oh oh !!

Quelle chaleur mes amis. Je ne sais pas vous mais ici le soleil tape sec et il ne fait pas semblant. Heureusement il y a la mer pas loin pour se rafraîchir et chopper un peu d'air. Depuis dimanche dernier j'ai renoué avec mon programme estival préféré : beach volley de 17h à 21h ! Le premier jour on a tout perdu et depuis mardi on est quasi invaincu. En famille en plus, avec mon petit grand frère (1m93) et le copain de ma soeur, bientôt papa, ce qui fait de moi un futur tonton! Encore deux mois. Ca va faire bizarre, c'est la première fois. J'étais plein de bonnes résolutions pour occuper le reste du temps et le naturel a vite repris le dessus. La dernière newsletter concernant mes activités (radio et autres) date de début février... hum hum. Je voulais faire une chronique de disque par jour et j'en ai difficilement fait deux pour l'instant, pour Addictif (Sleech, en ligne et Forest Pooky à venir). Pareil pour ce blog où je n'ai pas encore pris le temps de raconter le Samynaire, le concert de Down By Law et Rise Against, ainsi que la release sauna party de Maladroit. J'ai quand même réussi à faire une émission radio avec mon pote Hugauze, dans laquelle il a présenté la compil de b-sides de Garlic Frog Diet et nous a fait une petite leçon d'histoire du punkrock avec comme thème les différents batteurs de Samiam. Le podcast va être mis en ligne demain, écoutez donc, il y a son quota d'infos people. J'ai aussi vu un sympathique concert de You Fuck Like My Mum dans une paillote sur une plage près de Sète. Sinon je regarde pas mal de vidéos. J'ai fini la saison 1 de Flashforward. Bien fichu. Le pitch : le 06 octobre 2009, toute la planète s'évanouit pendant environ 2mins et pendant ce laps de temps, tout le monde voit son futur, ce qu'ils seront entrain de faire le 29 avril 2010. L'acteur principal, membre du FBI se voit lui en train d'enquêter sur les causes de ce blackout, sa femme se voit au lit avec un autre homme, qu'elle ne connait pas encore, son collègue, lui ne voit rien. Sera t-il mort le 29 avril? Le futur va t-il se réaliser, peut-on le changer? Malgré quelques temps morts par moments l'intrigue fonctionne plutôt bien. Après est-ce que cela tiendra la longueur sur plusieurs saisons, rien n'est moins sûr. C'est quand même un vrai piège à cons ces séries américaines, dans lequel je plonge souvent les deux pieds dedans. Cette année j'ai vu Dexter 4, Californication 2 & 3, Lost 3 (ouais ouais, je suis en retard, merci de ne pas me spoiler la fin finale (bouh le néologisme) de la saison 6, "moisie" dixit mon petit frère), Sons Of Anarchy 1, Flight Of The Conchords 1 & 2... Bref je suis un bon client. Là on vient de me passer Breaking Bad, avec celui qui joue le père déluré de Malcolm. Remarque dans la famille ils ont tous un grain. Rien que de voir sa tête d'ahuri je rigole déjà. Toujours question vidéos, hier soir je me suis aussi bien "fait avoir". Vers minuit je glandais sur facebook (où je fête aujourd'hui mes un an!) et je tombe sur une vidéo postée par Mickson : le groupe emo power pop Student Rick. Je vogue alors de vidéos en vidéos ensuivant les bons conseils de youtube, des clips, des lives ; The Get-Up Kids, Audio Karate, Rocket From The Crypt, MxPx, Thrice, Descendents, Face To Face, Strung Out, Bodyjar, Brand New, Henri Rollins et bim, il est 3-4h du mat. Je vais encore me lever à point d'heure le lendemain. "Holiday" me souffle-t-on dans l'oreillette. Bon, c'est pas tout ça mais c'est l'heure de tracer à la plage là... Ciaoooo.


Sunday, July 11, 2010

Holiday in Cournonterral

Ce matin levé raisonnablement tôt (9h15). Petit déj en terrasse au soleil, internet et puis c'est l'heure de partir pour un pique nique à la plage. Dimanche, la famille, tout ça. Partie de raquettes, baignade en mer, rédaction de la chronique de l'Ep de Forest Pooky (à suivre sur Addictif), glandage/lecture sur la serviette (un peu mais pas trop). Au retour je suis motivé alors c'est parti pour un petit footing de 32min jusqu'à l'entrée de Pignan avec The Falcon dans les oreilles. Plutôt sympa, c'est le projet parallèle d'un Lawrence Arms (j'espère qu'ils joueront au Fest cette année eux) mais la prochaine fois que je vais courir j'écouterais un truc qui envoie un peu plus. Je reprends doucement, je ferais presque du sport qu'une fois par an, l'été. Si c'est pas honteux. Quelques pompes et abdos, une bonne douche (j'en sors) et séance lait après solaire obligatoire. A suivre grillades et match de foot. Ca va être le troisième que je regarde de cette coupe du monde, les deux premiers étant les deux matchs nuls (sens propre et figuré) de la France. Bon, c'est pas tout ça mais on m'appelle pour servir l'apéro ! Les vacances dans le sud démarrent bien. Journée presque parfaite. Pour qu'elle le soit il faudrait que je me téléporte à Barcelone mais ce n'est à priori pas au programme...

disque écouté en écrivant ce post : DEAD POP CLUB "Home rage" cd

Friday, July 09, 2010

Samynaire 2010


blah blah blah c'était cool blah blah blah j'ai perdu mon portable dans le sable à 3h pendant Payday blah blah blah je l'ai récupéré vers 4h (merci Fabrice/Morback) blah blah blah la soirée de l'année blah blah blah je me rappelle plus de tout mais à 8h du mat', alors que le soleil commençait déjà à bien taper, j'étais encore sur la "scène" à applaudir John Makay. Ils m'ont même filé un disque. blah blah blah ceux qui n'y étaient pas doivent absolument réserver le dernier samedi de juin.

petit montage vidéo pour les curieux / nostalgiques

Monday, July 05, 2010

Free radio Gainesville


Putain ils ont joué "Free radio Gainesville" !!! Mais je m'enflamme là. Chaque chose en son temps. Dans la série des concerts de fous du mois de juin, celui là il était en rouge, en gras, souligné et caractère taille 150 dans mon agenda. Hot Water Music et Ravi sur la même affiche, qui plus est à la Maroquinerie, une de mes salles préférées à Paris. Nickel. Sauf que le bémol là c'était le gars qui organisait ; Only Talent Prod. Je n'avais perso jamais eu affaire à lui mais j'avais entendu quelques histoires pas vraiment reluisantes à son propos, de la part de personnes que je connais bien. Une part de moi était donc emmerdée que ça soit lui qui organise le concert mais une autre était carrément jouasse de voir les Floridiens à Paris et j'allais pas m'en priver. Il fait hyper chaud ce vendredi donc on se rencarde plus tôt histoire de boire des coups à la terrasse de la Maroq', un lieu vraiment accueillant. Ricard pour moi merci. En plus ils sont à 2€50, un prix tout à fait acceptable. Pas mal de têtes connues, l'intelligentsia parisienne (et provinciale) punk rock s'était donnée rendez-vous pour cette date unique. Il faut dire que Hot Water Music n'a jamais intéressé autant de gens que depuis qu'ils se sont séparés puis reformés il y a 2 ans et surtout ils n'avaient encore jamais joué à Paris! Un comble pour ce groupe toujours sur la route, du milieu des 90's au début des années 2000. Le temps de retirer les invits pour Madame Circus et bibi que c'est le moment de descendre. Ravi commencent tôt et ne jouent pas longtemps ; une demi heure de set. Ils attaquent avec "For the masses" extraite de leur dernier EP du même nom, dont j'ai par ailleurs fait une chronique complètement objective sur Addictif. Peut être pas la meilleure entrée en matière je trouve. Le morceau est excellent, pas de problèmes là dessus mais je les aurais davantage vus avec un titre plus catchy. Ne boudons pas notre plaisir, c'est un bon échauffement pour la suite de leurs tubes : "Blue screen", "Pass the day", "Broken home", "Fuck friend", "The pain of tomorrow is the party of today". S'il y avait bien un groupe qui devait faire la première partie d'Hot Water, c'était eux et ils s'en sont très bien sortis, comme d'habitude. Le point d'orgue de ce set fut la plus qu'attendue apparition de Chuck Ragan en guest sur "Cursing concrete", reprise de Rumbleseat, morceau qu'il était déjà venu chanter avec eux quand Ravi avaient ouvert pour lui en solo il y a un an et demi. On attendait aussi Chris Wollard sur scène mais le grand gaillard timide a préféré rester boire des Corona en coulisse. Tant pis, c'était quand même magique. Après ce set bien sûr trop court, les Caennais laissent la place aux Niçois de Freygolo, qui envahissent rapidement la scène et font résonner les murs de la Maroq' de leur punk/ska survitaminé. Ok il y a des cuivres mais on n'a pas affaire à Steevo Steen ou Marcel et son Orchestre! J'avoue, je n'ai pas tout vu. Je n'ai même vu que 3 ou 4 morceaux mais c'était sympathique. Bien vivant, efficace, pêchu. C'est marrant la différence entre les vieux titres où les cuivres sont bien présents, à la Less Than jake ou Voodoo Glow Skulls et les derniers où ça ressemble de plus en plus à du fast punk mélo (This Is A Standoff, In-Sane...). Leur place sur l'affiche était peut être discutable compte tenu du style mais nullement par rapport à la qualité de leur prestation. M'enfin, c'est pas tout ça mais si on est un paquet à être venu (250-300) c'est surtout pour voir Hot Water Music ! Les quatre s'installent sous des chaleureux applaudissements et attaquent direct avec "A flight and a crash" et "Remedy". Vas-y que je te cisaille les riffs aux guitares, que je beugle dans les micros, que je t'enchaîne des lignes de basse de fou et que j'en mets pas trop à côté à la batterie. Oui, pour cette tournée George Rebello était trop occupé avec Against Me! alors ils avaient débauché Dave Raun de RKL et Lagwagon (quand même, s'il vous plaît!) qui s'en est plutôt bien tiré. Moi il ne m'en faut pas plus pour abandonner lâchement ma copine au fond et tracer devant, pour chanter, crier, lever le poing en l'air. "Ca fait plaisir de jouer enfin à Paris" nous lâche Chuck Ragan. Le plaisir est pour nous mec! Et surtout vous revenez quand vous voulez! Derrière ils enchaînent avec "Wayfarer" et "Giver". Après c'est un peu le flou mais je crois qu'ils ont joué "Rooftops", "Paper thin", "Alachua" ("un morceau sur où l'on vient"), "Jack of all trades", "No division", "We'll say anything you want", "Sons and daughters", "Free radio Gainesville". Putain ils ont joué "Free radio Gainesville"!!! C'est un des premiers morceaux que j'ai entendu d'eux et à une époque j'essayais de retrouver et reproduire la ligne de basse d'intro, sans succès. J'aurai jamais pensé entendre ce titre un jour en live. Devant il y a un gentil pogo. Rien de méchants, on est tous là pour en prendre plein les yeux et les oreilles, tout le monde reprend les morceaux, sous le regard amusé et sincèrement ému des Floridiens. Chris Wollard est plutôt discret, Jason Black ne dit pas un mot mais ils ont l'air de prendre un réel plaisir à jouer, ensemble, ici. Chuck Ragan, lui, nous remercie plusieurs fois d'être venus, ainsi que le staff de la Maroq et la nourriture délicieuse à laquelle ils ont eu droit et on y croit vraiment. C'est la troisième fois que je les vois en deux ans et c'est toujours aussi bon. Je sais pourquoi j'aime ce groupe et j'en profite jusqu'au bout, jusqu'à la fin qui s'annonce malheureusement proche. Quelques morceaux avant de nous quitter : "The sense", "It's hard to know" puis Chuck pose sa gratte, s'empare du micro et les voilà qui jouent "True Believers", reprise des Bouncing Souls. Je l'ai déjà dit mais autant le chanteur de ces derniers possède le charisme d'une huître, autant là le morceau est énorme! Pendant le refrain, Chuck nous tend le micro et en tend que véritable groupy, je m'en donne à cœur joie. Putain, non, c'est pas possible. Ils ne peuvent pas déjà s'en aller. Tout le monde en réclame davantage et les quatre fantastiques reviennent sur scène pour un dernier morceau. J'hurle "God deciding" mais on a finalement droit à "Trusty chords". Ca me va. Je chante toujours comme un damné. C'est fini. Je veux les revoir. Vite.

disques écoutés en rédigeant ce post : SLEECH "One shot" cd & HOT WATER MUSIC "Caution" mp3

Saturday, July 03, 2010

Do what you want


L'aprèm on s'enregistre une émission radio avec Matt, en présence de public/invités/incrustes ; Pierre et Mérèm (?), bloqués à Paris suite à une panne mécanique de l'Espace, véhiculant la tournée acoustique de Zéphyr 21. Dans leur malheur ils sont tombés dans le métro sur les grandes affiches annonçant le concert et ont décidé de prolonger un peu leur séjour forcé dans la capitale, en en profitant pour passer par chez moi. J'ai une petite forme et c'est pas beaucoup mieux pour Mathieu donc l'enregistrement est un poil mou. Bonne playlist en tout cas, comme d'hab : Danko Jones, Dead Pop Club, Off With Their Heads, Copyrights, Pilot To Gunner, Armchair Martian, Thrice, Terrorvision, Suicide Machines, H2O, Refused, Ash, Down By Law, Hot Water Music, Ravi, Weezer et Bad Religion donc. On trace ensuite tranquillement au Bataclan, situé à 10-15 min à pieds de chez moi. Pas la peine de se presser, même si le concert commence tôt, la première partie dévoilée quelques jours auparavant n'est vraiment pas bandante. The Prostitutes, en fait un jeune groupe de garage/r'n'r français, à priori première signature du label de Philippe Manoeuvre (is a piece of shit). Dans un bar à côté, l'Apérock je crois, il y a les Lords Of The Pint qui jouent et font donc ainsi la presque première partie de Bad Religion. On se prend une première bière (ça sera la seule au final) et tchatchons un peu dehors. Il y a déjà pas mal de monde mais il faut dire que le concert est complet. Comme c'est bientôt l'heure de rentrer, on va chercher nos invits. Oui, on est trop vip. Merci Frank et Addictif. Franchement si j'avais dû payer, je ne sais pas trop si j'y serais allé, les ayant vus il y a à peine deux mois au Groezrock (concert cool au demeurant). Là je me dis que je vais passer faire un tour et puis si ça me saoule, si je suis trop fatigué je partirais avant la fin. Merde, je suis déjà un vieux con de parisien, blasé? Le Bataclan est bien blindé et bien chaud. Ca fait un peu rendez-vous des anciens combattants. Mais où sont ces gens quand il y a des concerts punk rock cool au Rigoletto, au Pixi, au Chiquito? Bref. C'est l'heure de la grande messe punk rock. Les cinq quarantenaires débarquent sur scène, tout sourire et envoient cash le brûlot "Do what you want", suivi aussitôt par "Overture" et "Sinister rouge". Les bases sont posées. Il faut dire qu'après une période de flottement milieu-fin 90's, le changement de batteur (Brooks Wackerman, transfuge de Suicidal Tendencies!) leur a fait beaucoup de bien. Je ne vais pas vous donner toute la playlist mais ils ont pioché allégrement dans tous leurs albums, avec des titres comme "Recipe for hate", "A walk", "No control", "Atomic garden" (tiens tiens, je connais un groupe qui s'appelle comme ça...), "Suffer", "No direction", "I want to conquer the world", "Generator"... Il y a vraiment une bonne ambiance, tout le monde chante, reprend les refrains en choeur. Et des choeurs il y en a légion chez Bad Religion. Sur scène Brooks martèle bien ses fûts, Greg Hetson enchaîne les solos (je ne me rappelais pas qu'il y en avait autant), Jay Bentley à la basse à la grande classe, bogosse, Brian Baker, lui, a un peu une tête de fouine (ce qu'il n'est pas bien sûr), fait moins de sauts de cabri que lorsque je les ai vus en 2007 mais assure quand même grave (et puis il a fondé Minor Threat et Dag Nasty donc r-e-s-p-e-c-t!) et puis Greg Graffin a une tête de prof de SVT (ce qu'il est), arpente la scène en long et en large, sans en faire des tonnes. Un petit speech par ci par là, pour dire qu'ils sont contents d'être à Paris, qu'ils fêtent leur 30 ans d'existence et que pour leur anniversaire ils nous ont fait un cadeau. Un live gratos, à télécharger et qu'ils composent actuellement un nouvel album qu'il faudra acheter par contre... voire télécharger dit-il en rigolant, de toutes façons à notre époque on peut tout télécharger. C'est pas tout ça mais moi qui avais éventuellement prévu de partir avant la fin et bien j'en n'ai nullement envie. Encore moins quand ils font l'enchaînement suivant avant le rappel : "Along the way", "Infected" et "American Jesus". Parfait? Presque, parce que ce qui suit derrière n'est pas dégueu du tout : "Punk rock song", "21st century (digital boy)" et "Sorrow" pour finir. Merci les gars, c'était vraiment chouette. On peut bien sûr se demander où est le punk rock, l'esprit de contestation, la révolte originelle à 35€ la place, dans un concert au Bataclan booké par Gérard Drouot Productions avec une première partie aussi ridicule mais bon, au vu de leur carrière et quand on voyait la tête des gens en sortant, ils avaient l'air d'en avoir eu pour leur argent. Après coup, s'il avait fallu lâcher 35€ je l'aurais fait.
Pour ceux que ça intéresse, voilà un lien pour télécharger le concert en mp3 (merci Matt!). La qualité est moyenne mais ça fait toujours un souvenir.
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Wahou! Paye ton affiche de folie! Enfin pour moi. The Get-Up Kids, je suis fan. Les deux premiers LP sortis il y a 10-12 ans tournent en boucle régulièrement chez moi et puis ma copine aime bien donc c'est tout bénef. Et ce sont un peu les parrains de la deuxième vague emocore, celle que je préfère avec Jimmy Eat World, Samiam, Sense Field, Texas Is The Reason... Leur carrière post 2000 est quand même un peu moins glorieuse, même si je me surprends parfois à ressortir l'album "On a wire" et l'apprécier. Quand j'ai vu qu'ils passaient par Paris, je savais que j'en serais, même si dans une autre salle, le même soir, il y avait un plateau Bad Bear avec entre autres Seven Seconds. Au final ils ont annulé leur tournée européenne, le concert a été maintenu avec Death By Stereo en tête d'affiche et il y a eu une trentaine d'entrées m'a t-on dit. Ouch. Mais là ce qui nous intéresse, enfin moi, ce sont les Get-Up Kids, avec contrairement à Bad Religion, des premières parties françaises complètement justifiées. Ce qui l'est moins c'est la salle. Pourquoi faire ça à l'Elysée Montmartre?! La dernière fois qu'ils sont passés c'était à la Boule Noire, même pas forcément remplie et ils étaient quasiment au "sommet". Les organisateurs pensaient peut être que la popularité du courant emo allait rameuter les foules mais les nombreux "emo" peinturlurés et mécheux n'en ont rien à branler des Get-Up Kids. La preuve ce dimanche à 19h quand on se pointe devant la salle. Il n'y a vraiment pas foule. Ce sont les Dead Pop Club qui ouvrent et jouent devant un public clairsemé d'invités. Oui parce qu'à Paris, pour ce genre d'évènement dans des grosses salles, bien souvent quand tu es un groupe et que tu fais la première partie, tu n'es pas payé. Même quand les places sont à 25-30€. Par contre on te file un paquet d'invits. Enfin ça c'est surtout quand l'orga pense qu'elle va se prendre un four et tant qu'à perdre du pognon, autant que les groupes jouent devant un peu de monde. Dead Pop Club et Atomic Garden n'étaient donc pas payés pour jouer, ni même défrayés mais ils avaient chacun 43 invits et en ont fait profiter les copains (merci) et la famille. Atomic Garden, eux, en ont profité pour les revendre 5€ et se rembourser une partie des frais de route depuis Clermont Ferrand. Est ce que c'est bien d'un point de vue éthique? La question reste posée et a été posée de toutes façons la veille, lors d'une soirée barbecue chez Dina. Ca a au final permis à certains (et certaines) d'assister au concert pour 5€, chose qui ne serait pas arrivée sinon. Bref. Dead Pop Club démarrent, il est 19h15 et la salle, même coupée au milieu par un rideau, sonne un peu vide. Pas grave, ça ne les empêche pas d'envoyer les titres de leur dernier très bon "Home rage". Plus ça va plus j'aime ce groupe. Les nouveaux morceaux du quatuor parisien sont vraiment bons, ça joue bien, propre et carré. Ce n'est pas la folie sur scène, à part Olivier Portnoi (guitare/chant) qui se bouge pas mal mais ça transpire la sincérité, l'humilité. Pour éviter les blancs et silences pesants ils enchaînent les morceaux et ça le fait carrément. 30 min de set et puis s'en vont, rapidement remplacés par Atomic Garden. Les gens commencent à arriver très timidement. Il faut dire aussi que sur la place des rares qui avaient payé, c'était marqué "début : 19h30". Donc ceux qui sont arrivés avec le quart d'heure rock'n'roll de retard avaient déjà raté Dead Pop. C'est ballot hein.. Le trio, fort de son nouveau batteur, balance lui aussi une trentaine de minutes de rock burné à la sauce anglo saxonne. Des extraits de son dernier bon et très beau album (choppez le double LP gatefold, il est magnifique) plus en exclu trois ou quatre nouveaux morceaux aux titres à rallonge. C'est toujours difficile de découvrir des chansons en live je trouve mais il y en a une qui m'a bien plu. Eux enchaînent les titres moins rapidement ce qui fait qu'entre, on peut parfois entendre les enfants de certains Dead Pop jouer et crier. Y avait pas de babysitter? Quant à leur nouveau batteur, il s'en tire très bien, avec une frappe sèche et véloce. Par contre j'avais mal pour lui quand il a eu une crampe à la jambe ou au pied sur la fin et qu'il a continué vaille que vaille, en grimaçant. C'est aussi ça le rock. Et puis surtout ce qui suit, The Get-Up Kids. Je les avais vu en aout dernier à Zurich, pensant que l'occasion ne se représenterait sûrement pas et même si j'aurais préféré assister à un de leurs concerts il y a 10 ans, cette étape de leur reunion tour avait été plutôt sympa, détendue, généreuse. On a eu droit à la même en couleur à Paris. Si Mattew Pryor a bien pris une dizaine de kilos, sa voix, elle, n'a pas bougé d'un iota. Et puis la setlist était quasi parfaite ; "Coming clean", "I'm a loner dottie, a rebel", "The one you want", "Woodson", "Mass Pike", "Holiday", "No love", "Action & action", "Don't hate me", "Red letter day", "Campfire Kansas", entrecoupés d'extraits de leur nouvel EP, "Your pretty petty things" et "Keith case" davantage noisy, avec une basse qui tourne à la Girls Against Boys. Perso je suis aux anges, chante en choeur avec mes voisins en essayant de ne pas détruire les oreilles de ma copine. Sur scène, ils ont vraiment l'air de prendre du plaisir et ça tombe bien c'est réciproque dans la fosse malgré une faible affluence. 200-250 max, personne n'a jamais vu un Elysée Montmartre aussi vide mais qu'importe. On est là, ils sont là et c'est l'essentiel. Je regrette juste que James Dewees au clavier ait coupé sa mèche et soit plus discret et paradoxalement moins autiste que la dernière fois. C'est déjà l'heure du rappel et on a droit à deux reprises issues de l'album Eudora: "Beer for breakfast" des Replacements et le classique "Close to me" des Cure. Puis vient le morceau qu'on attend quasiment tous, "Ten minutes". C'était un bon concert mais vu le nombre d'entrées on est pas sûr de les revoir. Au stand de merch ce n'est pas la folie mais faut quand même prendre son ticket pour repartir avec un tee shirt, le dernier EP (8€ en cd ou 15€ en 10" quand même!) ou la jolie affiche sérigraphiée de cette tournée européenne. Hop, pour bibi. Non merci Jim Suptic, je ne veux pas que tu la signes, je préfère la garder vierge.

disques écoutés en ecrivant ce post : BAD RELIGION "Live @ Bataclan 16-06-10" mp3 & GATORFACE "Wasted monuments" cd

Sunday, June 20, 2010

Paris est magique !!

Je suis parfois médisant sur cette ville, surtout quand ma copine est dans le coin, histoire de la taquiner un peu. Il faut dire que la densité, les immeubles, le manque d'espace, les nuages bas, c'est un peu oppressant, étouffant. Et puis au niveau du temps, quand tu viens juste de passer onze ans à Montpellier et que tu débarques à la capitale, ça fait mal. Bon, ok, le fait d'avoir vécu mes seize premières années dans l'Yonne (8-9 reprizent!) ça aide à relativiser mais quand même! Je pourrais aussi parler de l'équipe de foot mais ça serait tirer sur une ambulance. Toujours est-il que Paris a néanmoins également, en contre partie, beaucoup de choses à offrir. Ce dont je profite le plus actuellement ce sont les concerts. Là, il n'y a pas photo. Que ce soit des petits groupes plus ou moins obscurs ou des grosses "machines", il n'y a que l'embarras du choix. Trop même parfois. Et si je suis plus adepte des rades, là je vais enchaîner en moins de 15 jours quatre gros concerts et pas des moindres! Mercredi 16/06 il y avait BAD RELIGION, les papys du punk rock Californiens au Bataclan, qui affichait complet avec une première partie complètement dispensable (Les Prostitutes). C'était bien cool. Ce soir je vais voir The GET-UP KIDS à l'Elysée Montmartre avec DEAD POP CLUB et ATOMIC GARDEN. Ca promet une chouette soirée. Presque aussi bien que ce qui va être un des concerts de l'année, vendredi prochain à la Maroquinerie : HOT WATER MUSIC + RAVI + FREYGOLO. Celui là ça fait un bail que je l'attends de pieds fermes! Et puis histoire de terminer cette quinzaine de juin en beauté, les DOWN BY LAW se sont incrustés en première partie de RISE AGAINST mardi 29/06 à la Cigale avec en plus les UNCOMMONMENFROMMARS, qui seront de retour de leur tournée au Japon. Sans la présence de la bande à Dave Smalley, je ne serais pas allé à ce concert mais ils se font tellement rare que je ne vais pas laisser passer ça. Paris est magique! Mais dans "magique" il y a "ique" et le hic c'est un peu le prix des places ; 25€ pour Hot Water et environ 35€ pour les trois autres. Ouch'! Ca fait un peu mal au fion! Surtout quand tu rajoutes le prix des consos mais heureusement on a échappé aux salles les plus moisies niveau boissons, c'est à dire le Batofar et le Nouveau Casino avec une bière chère et dégueu qui plus est. Enfin bon, c'est quand même bien pratique de connaître un peu de monde et de pouvoir chopper des invits... Ah oui, j'ai oublié de mentionner un autre concert parisien. Non, ce n'était pas AC DC et SLASH au Stade de France avant hier mais le retour pour la xxxx fois de notre Hollandais hurlant préféré, le Dutch Ragan, j'ai nommé TIM VANTOL! Il sera avec d'autres au Rigoletto samedi prochain mais moi je serais au même moment à Montpellier, Carnon Beach plus précisément pour la grosse teuf/rave r'n'r-punk-noise-hxc, le SAMMYNAIRE !! Le lendemain d'Hot Water Music, ça va piquer ce weekend.

Sunday, May 30, 2010

Dodgeball

Fais chier, on aura eu un weekend moisi au niveau du temps. Ca contraste pas mal avec le précédent mais c'est aussi (et surtout?) ça, Paris. Pour l'instant ça va (et ça devrait aller) mais l'année dernière le mois de juin avait été particulièrement pourri, oppressant, démoralisateur et je comptais vraiment les jours jusqu'au Samynaire (la big teuf punk/noise/hxc de Carnon Beach), synonyme de vacances proches et retour à Montpellier pour deux mois. Bref, du coup aujourd'hui pas possible de faire la revanche à la balle au prisonnier, entamée dimanche dernier après un sympathique gouter/pique nique au bois de Vincennes. Très bonne idée qu'avait eu Dina, que de profiter du soleil et des rares espaces verts parisiens. Bon au départ elle voulait participer à l'apéro facebook géant prévu au Champ-de-Mars et là autant dire que j'étais pas du tout mais alors pas du tout emballé. Je ne suis pas trop fan de la foule en général, alors la faune saoule non merci. On s'est donc finalement rabattu sur Vincennes. Rdv 15h30 au métro, chacun fait ses courses et/ou cuisine au préalable (big up à Pat, le seul cuistot courageux et ses deux tartes), une petite... euh longue marche pour trouver un coin tranquille et hop on s'installe et déballe tout. Les unes (Dina, Pom, Vanessa) à l'ombre pour cause de peau sensible et les autres (Frank, Pat, Steph Diabolik (oui oui, celui de la marque de fringues) et moi) au soleil. On a ensuite été rejoint par Olivier Portnoi et sa petite fille/tornade Zoé. Il en manquait quelques uns, qui avaient soit un billet d'absence soit un certificat médical mais on les retrouvera avec plaisir la prochaine fois. Oui, on a décidé d'essayer de réitérer ça chaque weekend. Ca commence mal car là ça n'a pas été possible. On verra la semaine prochaine. Ce qui est sûr c'est qu'on n'a manqué de rien, aussi bien en bouffe qu'en boisson. Vins à gogo ; rouge bordelais (mon cadeau du post précédent, pas exceptionnel mais pas dégueu du tout et qui accompagnait très bien le saucisson et le fromage), rosés et blanc et des bières toujours fraîches grâce au frigo africain de Vanessa. Le principe c'est d'entourer les packs avec une serviette mouillée et de garder le sac à l'ombre. Franchement plutôt efficace même si un peu lourd à porter à l'aller. Comme on s'y était pris un peu au dernier moment pour organiser ce pique nique il manquait quelques petits trucs pour égayer et dynamiser l'après midi, genre un frisbee ou des raquettes de badminton. J'avais pris un jeu de cartes Frank Turner mais on ne l'a pas sorti, par contre le ballon de foot a bien servi et puis surtout le coeur en peluche que Zoé avait gagné à la foire du Trône, juste avant de nous rejoindre et qui a fait office de balle pour une balle au prisonnier. Dodgeball pour ceux qui ont vu le film avec Ben Stiller. Chassez le naturel, il revient au galop, je n'ai pu m'empêcher d'organiser un peu la partie. Faire du sport en loisir, ok, bien sûr, mais il faut que ce soit cadré, avec des règles et un peu de compétition sinon ça n'a aucun sens pour moi. En deux deux je délimite un terrain, des camps de prisonniers à équidistance, des branches ou bouts de bois servent à matérialiser les lignes, on fait des équipes équilibrées, un récapitulatif des règles et hop, c'est parti. Un verre de rouge à la main, il n'aurait pas fallu que mes élèves me croisent. Bon, bien sûr, il va de soi que mon équipe a gagné. Pour la prochaine fois j'ai taxé un frisbee au collège et je leur apprendrais à jouer à l'ultimate.

disque écouté en écrivant ce post : ZABRISKIE POINT "Tout ce qu'on a fait, vol. Z (1997-1999)" cd

Friday, May 21, 2010

High fives to the Dear Landlord



"We're not that hopeless, we're not as fucked as you think
in short lived moments we can do anything.

The fucking joke is, we're winning when you blink

in short lived moments lousy with victory."

Ca, ce sont les paroles du refrain à scander, que dis-je hurler, poing levé du morceau "Three to the beach" de DEAR LANDLORD, mon préféré, excellent groupe pop punk rauque, non pas de Gainesville mais de Minneapolis, ville qui a elle aussi son lot de chouette groupes ; Hüsker Dü, Dillinger Four, The Replacements, Soul Asylum, The Copyrights et j'en passe. Ce concert je l'attendais de pieds fermes, comme quelques autres, ayant écouté l'album des Dear Landlord tout l'été (avec celui de The Arteries et de Yesterday's Ring). En plus les deux autres groupes à l'affiche me branchaient carrément ; FAT BEAVERS parce que c'est toujours cool de les voir en live (je dois d'ailleurs les recevoir prochainement à la radio pour qu'on parle de leur dernier album et de leur récente tournée aux States) et The HELLTONS parce que j'en avais entendu le plus grand bien de la part de Frank Frejnik, qui participe à la sortie de leur premier disque avec son label Slow Death et aussi parce que j'avais hébergé la semaine précédente les deux gratteux Tom et Nick, en petite virée parisienne. Bon Tom c'était que pour le soir du concert de Banner Pilot et Nick il a finalement pas tant dormi que ça chez moi.. hum hum ;) mais il a quand même bien profité de mon appart, mes disques et mes fanzines. Le lundi en question je fais l'immense erreur, par un excès inconsidéré de conscience professionnelle, d'aller faire cours au collège, au lieu d'être jury à l'évaluation de Bac Pro en basket-ball comme il était prévu. Bah oui, il y a eu les vacances de Pâques, ça fait deux lundi de suite que je fais le jury, lundi prochain c'est férié, du coup il y a des élèves que je ne vais pas pouvoir voir, évaluer correctement, je suis sûr que je leur manque et qu'ils veulent avoir cours avec moi. Je suis un peu naïf des fois... Ce que j'avais zappé c'est que ça tombait après le weekend d'enterrement de vie de jeune garçon de mon pote Benjamin (on a eu droit à une strip teaseuse finalement) et que je rentrais le dimanche soir à 1h. Du coup le réveil à 7h le lendemain a été un peu rude. Histoire de tenir et apprécier le concert je me frappe une micro sieste en rentrant vers 17h45. Je ne sais pas si c'était une bonne idée... J'émerge 1h après et le temps de me préparer et me mettre en route, j'arrive au Chiquito vers 19h45. Je pensais avoir raté les Helltons et finalement non. Je vois tout le monde en haut. What the fuck? Bah le truc c'est que les ricains sont pas arrivés, qu'on n'a pas de nouvelles d'eux et que bien sûr, ce sont eux qui ont tout le backline. Sachant que le patron du rade ne rigole pas avec les horaires ; à 22h c'est couvre feu obligatoire, ça parait mal engagé... Super! 20h, breaking news : les Dear Landlord ont eu des couilles avec leur ferry et sont à 1h30 de Paris. Ok, c'est sûr je ne les verrais pas en concert. Pendant un instant je me tâte à me barrer, étant encore bien naze et puis je reste. L'orga (Till de Guerilla et Seb de Punkfiction) décide de tenter quand même le coup. Une voiture part chercher la batterie de Gautier, batteur des Fat Beavers et les autres commencent à s'installer en bas, avec une sono de fortune ; mini ampli, basse branchée directement sur la sono... à la punk! Vers 20h40, The Helltons commencent à envoyer leur pop/punk à la Lookout!, Screeching Weasel. Malgré une basse beaucoup trop vrombissante par moments (du fait de la sono), les jeunes sont plutôt convaincants. C'est léger, frais, sucré et plutôt bien fait. J'apprécie plus particulièrement la fin du set et notamment un morceau, "Give me" (?) hyper efficace, avec des chants qui se répondent entre Nick et Clément, bassiste intérimaire, transfuge des Nina'School. Il y avait aussi une reprise de Chixdiggit il me semble mais n'étant pas particulièrement fan, je n'en suis pas sûr. 30 min et c'est fini. Place ensuite aux Fat Beavers, en quatuor du fait de la blessure au poignet d'Eric, guitariste/chanteur, occupant alors la place de frontman et un pote à eux le remplaçant à la gratte. Ils privilégient du coup les titres où il chante, des morceaux plus vénèrs en général. Le peu que j'en ai vu était cool, comme à chaque fois. 21h28, une rumeur circule dans le bar ; on aurait vu passer le van des ricains. Rumeur qui se confirme rapidement. Pas le temps de prendre leur matos ou quoi que ce soit, il faut aller vite. Fat Beavers jouent un dernier morceau, écourtent donc leur set et laissent la place fumante aux Dear Landlord, qui se branchent et démarrent illico. Et là je me remercie de ne pas être parti plus tôt. Ce groupe c'était la classe sur disque et ça l'est tout autant en live. Mais comment ils font pour jouer aussi bien, pour avoir ce son dans de telles conditions?! C'est la classe américaine, tout simplement. Pas de blah blah entre les morceaux, à part pour s'excuser et dire que ça a été une très longue et dure journée et ça enchaîne sévère. Au bout du cinquième le morceau le batteur est limite en hypoxie (manque d'oxygène) mais c'est pas grave. Encore un qui n'a pas suivi les conseils de tonton Nasty Samy sur "comment devenir un homme". Remarque moi en ce moment c'est pas trop ça non plus, vivement les grandes vacances et les 4-5 journalières de beach volley. Mais je m'égare là. Dear Landlord, leurs chansons c'est que des tubes, il y a quelques fans dans la salle et ça chante de partout, le poing levé. Moi le premier. La proximité avec eux, l'urgence et l'énergie qui s'en dégagent, le fait que le concert a failli ne pas avoir lieu... tout ça fait que j'ai une espèce de montée d'émotion, un peu comme quand j'ai vu Hot Water Music au Groezrock en 2008. Quand ils jouent "Three to the beach" je n'en peux plus. C'est trop bon ce groupe! En 25 minutes ils font une dizaine de titres, quasiment l'intégralité de leur album. C'est parfait! Denis, un aficionados des rades et des concerts punk/hxc en a filmé trois et la vidéo est dispo sur son blog, allez donc y faire un tour. C'est ici que ça se passe. 22h02, le groupe termine son rappel improvisé, "Whiskey and records", morceau demandé par Till et le patron éteint immédiatement la console. Pour faire tourner son bar, vendre des bières, il y a du monde mais faut par contre pas trop prendre de risques... Bref. En parlant de bière, moi qui voulais filer direct, je m'en fait payer une par Xavier de Megafoul/Chanmax et c'est le genre de chose qu'on ne refuse pas. Tout comme la bouteille de rouge que m'offrent les jeunes Bordelais qui ont squatté chez moi. Chateau de Rabanier, 2002, élevé en fût de chêne. C'est que ça a l'air d'être du bon. Je vous tiendrais au courant. Si je n'étais pas resté je crois que je m'en serais voulu à mort et là je n'ai qu'une envie ; les revoir!

disques écoutés en écrivant ce post : The HELLTONS "Panic attacks" mp3 & DANKO JONES "Below the belt" cd

Sunday, May 16, 2010

Circus Sessions #02 & #03

J'en parlais en janvier, annonçant qu'on essaierait d'en faire une par mois et on a quasiment tenu parole. Ca fait plaisir et comme je suis d'humeur généreuse aujourd'hui, je vous en fais part, pour ceux qui seraient passés à côté. Voici donc les vidéos des Circus Sessions deuxième et troisième du nom, en attendant tout bientôt la quatrième avec Forest Pooky. Le principe reste le même ; un mini set acoustique filmé dans mon appart, profitant du passage des gaziers sur Paris pour un concert ou autre chose. A noter qu'à chaque fois, on se garde avec Matt (qui filme et fait les montages, thanx dude!) un morceau "inédit", qu'on ne met pas en vidéo. Je ne sais pas encore si on s'en servira mais on a ça sous le coude...


http://www.youtube.com/watch?v=ZQD98sy4L-Y

Le 26/02 je recevais CED..C, alias Cedric Castel d'In The Box Studio, basé à la TAF à St Jean de Védas et guitariste/chanteur de feu One Size Fits All, un des premiers groupes de punk rock mélo de Montpellier du milieu-fin des 90's. J'avais notamment pu les voir en première partie de NOFX à Albi, Satanic Surfers et Midtown à Montpel. En parallèle d'un projet un peu noisy à la Fugazi, Sonic Youth, sobrement appelé The Project, il sévit en acoustique sous le nom de CED..C, pour une musique qu'il qualifie de "melancholic grungy folk from St Jean de Las Vegas". Ca colle plutôt pas mal je trouve. Il était quelques jours sur Paris pour démarcher des bars afin de booker des dates et on s'est donc calé cette session. C'est pour l'instant celle qui sonne le mieux vu que c'est la seule qui a bénéficié d'un vrai travail sur le son, avec une vraie balance. Pour les autres on essaie juste de faire en sorte que le niveau soit équilibré entre la voix et la gratte et que ça ne sature pas. On fait ce qu'on peut quoi, mais dans l'optique du "too much is always better" je vais dorénavant essayer de choper un gars qui s'y connait pour le son.



http://www.youtube.com/watch?v=ceojfyp5JXM

En mars c'était trop trop le speed pour une petite session des familles, le nombre de posts sur ce blog en atteste mais début avril, Bruno de RAVI est venu faire une émission complète et jouer quelques morceaux à la fin. J'ai déjà énormément parlé de Ravi ici, pas forcément la peine que j'en remette une couche mais actuellement c'est mon groupe français préféré, en activité, et ce n'est pas leur EP à sortir tout bientôt, ni les derniers concerts que j'ai vu d'eux qui vont me faire dire ou penser le contraire. Il a joué quatre morceaux dont une nouvelle, "Broken Home", qui malheureusement a saturé au niveau du son, donc on a du la virer. F*ck! Il faut dire qu'il a un bel organe bien puissant le Bruno! Par contre il a fait "Up & around", mon morceau préféré de leur premier album et ça c'était cool. C'est un titre qu'ils ne faisaient plus en concert et apparemment les autres membres du groupes ont vu la vidéo et décidé de le rejouer. Yeahh! J'ai même une autre anecdote sur ce morceau. Quand on a organisé leur premier concert sur Montpellier, je me suis retrouvé un moment avec Tonio (le batteur) dans ma voiture, avec une mixtape de mon cru qui tournait dans l'autoradio et après du Against Me!, Samiam, Seven Hate, At The Drive-In et j'en passe qu'est ce qui passe justement. "Up & around" de Ravi. Là pour le coup je me suis senti un peu con, un peu gêné, à expliquer que c'était mon préféré de "Designing new circles", Tonio m'annonçant, à ma grande déception, que s'accordant différemment maintenant, ils ne la jouaient plus. Snif. Bref. Plus tard le concert a lieu, énorme malgré le fait que Bruno n'avait plus trop de voix et quand ils vont pour faire un morceau en rappel, qu'est ce qu'ils envoient? "Up & around"!! Rien à rajouter. Ah, si. Suite à cette Circus Session, Bruno a été contacté pour faire quelques dates en solo. Cool!

Saturday, May 15, 2010

Rebel rebel

Bon allez, si je ne me cale pas derrière mon ordi pour taper ses quelques lignes, ce truc n'avancera jamais alors je me lance. Ce weekend je suis de retour dans le Sud, Montpellier, ma ville préférée. Je redescends pour fêter l'enterrement de vie de garçon d'un très très bon pote, Benjamin. La manière dont on s'est rencontré est assez drôle. C'était pendant mon année de maîtrise à la fac, autant dire il y a une éternité - 2001 - et j'étais à la B.U. (bibliothèque universitaire). Dans les autres universités je ne sais pas mais en STAPS on y lit l'Equipe, répond au téléphone, photocopie les cours auxquels on n'est pas allé... c'est limite si on ne tape pas le carton. Bref, je ne sais plus ce que je faisais là et puis un gars (lui) passe à côté de moi, regarde ma pochette et les autocollants qui étaient dessus (Nofx, The Get-Up Kids, Samiam, Second Rate, Romeo Is Bleeding, Homeboys etc.) puis m'interroge dessus. "Tu les as eus où?" blah blah blah. Puis il s'assoit en face et sort la sienne (de pochette hein!) et là c'était la même... On s'est dit qu'il y avait peut être moyen de moyenner et effectivement c'est ce qui s'est passé. Bref, là il se marrie le mois prochain, je suis invité avec ma chère et tendre et avant ça il y a l'étape obligée ; the bachelor party. Comme on est super proche et que le programme des festivités est plutôt cool je me tape l'aller retour. On évite Satan merci le "putti club"... le bar à putes quoi (pratique malheureusement pas mal répandue) ou encore la stripteaseuse. Pour ça je serais resté chez moi, ça se serait fait sans moi. Là non, ça va être karting, rallye alcoolisé, sport l'après midi (basket ou foot) et quand même restophone + boite. Le restophone c'est un peu particulier. Il faut réserver au préalable, ils installent les tables et à chaque table il y a un numéro visible de partout et un téléphone, qui permet d'appeler les tables que l'on veut. Généralement il y a des tables uniquement de filles et d'autres, comme nous demain, uniquement de mecs. Bon, je vais faire mon coming out, j'y suis déjà allé deux fois il y a 6-7 ans et une fois avec deux copains on s'était fait brancher par un couple pour un plan à plusieurs. C'est le mari qui avait appelé genre "vous plaisez trop à ma femme, on peut aller chez nous et si vous voulez je ne fais rien. Je ne fais que filmer"... Euh, je passe sous un tunnel, on se rappelle hein... Mais je digresse là car à la base je voulais juste parler du concert des Rebel Assholes (punk rock de Belfort) que je viens de voir. Oui parce que où que j'aille, je trouve toujours le moyen d'aller à un concert. Ce soir j'étais même embêté, il y avait deux trucs à faire. Les Rebel Assholes jouaient donc dans le cadre du FISE (Festival International des Sports Extrêmes) et de leur tournée Vans Wheels Of Rock, à l'Australian, un bar musical étudiant, before de boites de nuit au même principe ; on boit, on chante et on écoute de la dance, du r&b, du "rock quoi" (Big Soul, Nirvana, Lenny Kravitz). Lieu et population complètement pas appropriés pour ce genre de concert donc ça pouvait être sympa. Et sinon il y avait un concert au Mojomatic avec les Stonybroke (que je n'ai toujours pas vu avec leur nouveau bassiste, Nico de Superbeatnik et Öfö Am) et Sheraff (garage/r'n'r de Paris). Là aussi, soirée cool en perspective. Comme je suis motivé je tente de faire les deux et trace donc à l'Australian. Enfin mon petit frère m'y dépose et je suis sensé retrouver ma petite soeur plus tard pour récupérer sa voiture. Oui, les retours nécessitent toujours un peu de logistique. J'arrive le premier sur place puis je vois débarquer quelques jeunes de la relève punkrock montpelliéraine ; Tibo, bassiste des Ufos et Pretty Johnny (je récupère d'ailleurs enfin leur cd), Pierre Wiredsulfure et un couple d'amis à eux. Je crois que le mec est le guitariste du boys band "rock one" Zéphyr 21. En tout cas ce n'était pas le batteur qui m'avait un soir filé des beignets cathos, que j'avais eus beaucoup de mal à digérer, cela va de soi. J'avais même été à deux doigts de vomir et encore je n'avais pas encore lu les inscriptions sur le papier : "venezamoi.com" etc. Je croise aussi les Rebel, qui me racontent un peu la tournée, et Jean Loose paye la sienne. "C'est open bar pour nous ce soir alors on en profite. Tu veux une bière?" Euh oui. 15 min plus tard : "Depuis le début de la tournée avec Jean Rém on tourne au Jagermeister / Red bull. Tu veux goûter?" Euh oui. 10 min plus tard : "Y a une tournée de shots de Jagermeister. Prends en un." Ok, merci. 5 min après, Jean Rém : "Tu veux ma bière? J'ai le ventre gonflé si je bois trop avant de jouer." Euh oui, merci... Il faut dire aussi qu'il y avait un groupe qui jouait avant eux, les Cosmics Tortillas de Montpellier si j'ai bien suivi mais je ne suis pas resté plus que le premier morceau. Du sous Babyshambles yéyé bof bof. Par contre l'heure avance, je sens que je vais l'avoir dans l'os pour les Stonybroke et il faut que j'aille récupérer les clés de la voiture de ma soeur pour pouvoir rentrer. C'est qu'à 10h demain matin il faut que je sois sur le parking du karting! Je sors de l'Australian, qui commence à se remplir sérieusement, il y a maintenant la queue, et crains le faux plan pour y rerentrer. Une demi heure après je suis de retour et la queue a triplé, les gens rentrent au compte goutte et certains se font même refouler. Je tente de joindre les Rebel par téléphone mais je tombe sur les répondeurs. Ils doivent déjà être sur scène. D'oh! La queue avance et je suis rejoint par les quatre compères de tout à l'heure (Tibo, Pierre etc.), qui avaient eux aussi esquivé le premier groupe foireux et craignent de ne pas pouvoir rentrer. C'est à nous de passer et bim, le videur me fait "Non, ce n'est pas possible, il y a trop de monde. On ne fait rentrer que ceux qui ont les bracelets bleus." Ok mais là il y a mes copains qui jouent. "Je ne veux pas le savoir et il y a trop de garçons. Les garçons et les filles c'est pas pareil." Oui, merci pour cette précision physiologique. Bon, j'arrive à me faire comprendre par des ados pseudos rebelles de 14-15 ans alors je vais bien réussir à faire entendre raison à une personne adulte et responsable, même videur de boite de nuit. C'est quand même mal barré. Fort heureusement il y a le patron qui traîne dans le coin et après quelques légères tergiversations, il nous laisse entrer tous les cinq. Ouf. Désolé pour les autres par contre. A l'intérieur il fait super chaud, les Rebel ont bel et bien déjà commencé et c'est la guerre devant la scène. Les gens sautent et bougent n'importe comment, sans se soucier de renverser les pieds de micro ou de les cogner contre les musiciens. Pas grave, les Rebel assurent, enchaînent les tubes de leur dernier album "Click and say yeah!", "Blind", "Running after time" et d'autres plus vieux comme "I hate my boss". Entre ils balancent quelques tee shirts et accessoires Vans. C'est un chouette concert, plein d'énergie, le son n'est pas dégueu et c'est marrant de voir la tête des videurs à l'intérieur, paniqués par les pogos, les stage diving... Ils n'ont plus le temps que pour un dernier morceau et ça sera "Martin", la reprise de Snuff. Cool. Parfait. Le concert terminé j'enlève mes bouchons et dans les 2-3 secondes qui suivent, le dj de l'Australian, avec son beau tee shirt "punk" vert et rose fluo des Sex Pistols, envoie un gros son techno, hyper fort (bien plus que pendant le set des Rebel Assholes) et c'est la folie, les gens se déchaînent, crient, se ruent sur la scène. Le contraste avec la minute précédente est saisissant! Les Rebel se regardent entre eux, l'air complètement halluciné par ce qui se passe. On est maintenant dans une ambiance digne d'une féria. S'ils étaient l'attraction principale il y a à peine cinq minutes, maintenant ils paraissent presque complètement invisibles. A tel point qu'ils galèrent à ranger le matos, démonter la sono, les micros etc. Les gens (20-23 ans de moyenne d'âge), sont près à tout pour être sur scène, certains commencent même à monter sur les bafles. Il faut jouer des coudes pour enrouler et ranger les câbles... Jean Rém me dit à un moment "je vais en frapper un!". Complètement extrême. C'est mort pour rejoindre le Mojomatic alors je reste un peu mais il y a beaucoup trop de monde, la musique est trop forte... C'est too much pour moi alors je leur dis au revoir et me casse. Dehors c'est un peu la même chose en plus glauque, il y a une centaine de personnes qui font la queue pour rentre et en plus, devant il y a environ le double entre ceux qui se sont fait refouler et ceux qui traînent... Ca me fait chier d'avoir rater les Stonybroke (je me rattraperais au Samynaire fin juin) mais c'était une bonne soirée.

disque écouté en écrivant ce post : PRETTY JOHNNY "L'essentiel c'est de garder le sourire" cd

Tuesday, April 27, 2010

Groezrock Day 0



Les festivals en général c'est pas vraiment mon truc mais j'ai un petit faible pour le Groezrock, ce festoch punk rock Belge. Je l'avais fait pour la première fois en 2008 et j'en garde un excellent souvenir. J'avais vu un paquet de concerts cools et surtout c'était l'occasion pour moi de voir enfin HOT WATER MUSIC. J'en avais même chialé... trois fois!! Quand ils avaient démarré, ca y est, c'était bien réel, j'y étais, ça montait en moi et bim, une petite larmichette! Une deuxième fois ensuite quand ils avaient joué mon morceau préféré "God deciding" et une dernière, sans prévenir, au rappel. Bref, c'était juste magique mais je crois que j'en avais déjà parlé! L'année dernière ça tombait en plein milieu des vacances de Pâques, du coup j'avais choisi de rester à Montpellier mais ça m'avait fait chier car j'avais loupé The Get Up Kids, The Vandals et tout un tas d'autres. C'était par contre apparemment moins sympa car il avait fait un temps de chiottes (pluie, boue etc.), ce qui contrastait avec l'édition précédente où on était en short, tee-shirt, lunettes de soleil... Là c'était de nouveau en plein milieu des vacances mais je m'étais quand même laissé tenter. Il n'y avait aucun groupe qui me donnait une trique folle mais il y avait moyen d'avoir pas mal de demi molle - expression complètement emo/loser (ça pourrait être demi dure mais non, faut se la jouer perdant jusqu'au bout) - , notamment avec Banner Pilot (♥) et puis aussi Face To Face, Saves The Day, Glassjaw, H2O, Bad Religion, Sum 41, The Bronx, A Wilhelm Scream, The Mighty Mighty Bosstones... On se motive à plusieurs, Dina, Pat et Boeuf (pas forcément pour les mêmes groupes), on s'organise pour récupérer une caisse, prendre le billet, réserver l'hotel pour le vendredi soir. J'avais donné il y a deux ans avec le camping et les Flamands qui picolent, beuglent jusqu'à 7h du mat donc je préfère me la jouer punk bourgeois ou crust caviar! Tout est prévu, nickel. Je peux donc pleinement profiter de la semaine de vacances préalable à Montpellier avec ma chérie : visite de la ville, des bars (Mojomatic, Up & Down), copains, famille, soleil, pique nique à la plage, barbecues, resto en amoureux à Palavas... so cliché mais le kiff total! Entre temps il y a ce putain de volcan qui fout un bordel monstre et occasionne les annulations de Hatebreed (ça je m'en cague) et de Saves The Day, Snapcase, Sunny Day Real Estate et là, ça me fait carrément plus chier. L'hécatombe s'arrête finalement là, les autres groupes étant déjà en Europe ou ayant réussi à prendre un vol. Ouf. Puis c'est l'heure du retour en train direction Paris. Je quitte Montpellier avec quand même un petit pincement au coeur. Vivement cet été qu'on remette ça en long en large et en travers, la ville et le reste ayant bien plu à la miss. Cool. Par contre en arrivant sur Paris, texto de Pat : "problème avec la caisse, impossible de l'avoir, c'est la merde!". Tu m'étonnes que c'est la merde!! On est quatre, avec un hôtel à 20 minutes du site et on doit partir le lendemain matin. Comment qu'on fait??!! Bah on troue le portefeuille et on loue une voiture avec Europcar. 290€ l'Opel Corsa pour deux jours avec kilométrage illimité. Arf! C'est le budget bière qui va en prendre un coup là. Au final après avoir pris sur place une carte business à 75€, valable deux ans, on loue une C3 pour 115€. On a gagné 100€... yeah!! En route pour Meerhout.
Trajet tranquille, arrêt obligatoire dans une friterie ; hamburger dégueu mais très bonnes frites et une Jupiler pour faire couler tout ça. On arrive à l'hôtel Vivaldi, on s'installe - c'est jusqu'à quelle heure le petit déjeuner le matin? Midi... parfait! - une petite sieste de 30 min et Groezrock nous voilà! Il est 17h et il y a déjà du monde, ça bouchonne un peu en voiture, on finit par se garer dans un parking (paye tes 5€ supplémentaires), on bouffe de la poussière et boit une canette pour compenser, en rejoignant le site (20 minutes à pieds). C'est le premier jour, le début donc là aussi ça queute et 18h05 on finit par entrer.

J'essaie de poster la suite bientôt. Promis... hum hum

disque écouté en rédigeant ce post : ROCKET FROM THE CRYPT "Live from camp x-ray" cd

Monday, April 05, 2010

Live fast... I like it that way

On ne peut pas dire que j'ai été très présent sur ce blog ces deux derniers mois, surtout en mars. Il faut dire qu'en mars il y avait la journée de la procrastination, du coup moi j'ai pris le mois entier. Normal... C'est con parce que j'aime bien cet espace. Non pas que je me sente doué d'un talent quelconque pour l'écriture, loin de moi cette idée, mais j'aime bien écrire. Je sais qu'un certain nombre de personnes transitent par cette adresse, il y en a même qui apprécient, m'en parlent quand je les croise... ça me va carrément! Je parle de musique, de concerts, principalement, parce que c'est ce que je connais le mieux et qui m'occupe le plus (ou presque). J'ai depuis quelques mois une véritable vie amoureuse (n'ayons pas peur du mot) et j'ai la chance d'être comme sur un petit nuage et non en dessous, sous la pluie... C'est cool. Et si je parle plutôt de punk rock c'est parce que je ne suis pas sûr que ça intéresse grand monde les règles de sécurité en acrosport, les étapes didactiques d'apprentissage du volley-ball ou encore l'influence du contexte politico-socio-historique sur l'intégration de la discipline EPS au sein du ministère de l'Education Nationale, qui sont des domaines que je maîtrise pas trop mal également. Pas très présent donc dans le coin mais ce n'est pas comme s'il ne m'était rien arrivé. Au contraire. Quand je n'arrive pas à mettre à jour régulièrement les podcasts radio, c'est qu'il y a de l'overbookage dans l'air. J'ai même pas pu faire ma newsletter de fin février, c'est pour dire. Depuis la dernière fois il y a donc eu dans le désordre les deux concerts de RAVI, qui se sont très bien passés, surtout Montpel avec la big after au 12 qui a suivi (appart où se déroulent les meilleures teufs du monde). Le weekend à Montpellier, en plus du concert, était bien chargé ; famille, guitar hero, match de foot à la Mosson (Montpellier-Auxerre), anniversaires, copains, ricard... J'ai aussi changé de décennie. Je suis désormais trentenaire. Voilà, ça c'est fait, sans que ça ne me fasse grand chose au final... Je l'ai fêté sans vraiment le fêter, en comité ultra restreint de copains de fac, à base de pub et match de rugby à la télé, puis boîte. Je n'avais rien organisé, c'est un pote de trois jours mon aîné qui était monté exprès de Marseille et s'était chargé de ça, afin qu'on le fête en commun. C'était quand même bien sympa, d'autant qu'on avait réussi à échapper à la sortie de beaufs au Hustler, qu'il voulait faire. Il y a eu quoi d'autres...? Cinq ou six conseils de classes le soir et une réunion parents-prof un samedi matin. Un samedi matin!!! Quelques concerts mais pas tant que ça ; Chuck Ragan et Tim Vantol la semaine dernière et Montpellier débarquant à la capitale ce gros weekend (Marvin à la Flèche d'Or samedi et Öfö Am + Café Flesh hier au Pixi). Je me suis aussi fait une petite semaine à Niort pour les championnats de France UNSS Lycée en Tennis de Table. Je fais partie de l'orga au niveau national et on se ballade deux fois par an dans des villes différentes pour les phases finales (collège et lycée). Ca me fait sortir de Paris, de mon collège mais toujours rater des concerts. En juin 2009 c'était Social Distortion, Off With Their Heads + Guerilla Poubelle et Black Zombie Procession + Flying Donuts (j'avais quand même fait l'aller retour d'Orléans un mardi pour The Gaslight Anthem + Atomic Garden) et cette fois j'ai raté GAS Drummers et Ponyboy (Mickson). Tant pis, une prochaine fois... A ce propos, je remets ça les 1-2 et 3 juin 2010 à Vesoul (pour les France collège), merci de ne pas programmer de concerts cools à ces dates. C'est sûr que Vesoul ça ne fait pas rêver. Vivement qu'on aille à Toulouse, Marseille, Bordeaux ou même Lille (liste non exhaustive hein, ne commencez pas à râler). Pour Montpellier il va falloir attendre car c'était il y a 3-4 ans, quand je n'avais pas encore intégré la commission. D'oh! Sinon j'ai vu ou revu quelques séries ; IT Crowd (série anglaise géniale et drôle (british style) sur deux geeks responsables du service de maintenance informatique d'une grosse boîte), The Big Bang Theory (bien sympa, on reste chez les geeks avec un côté Friends) et Entourage (sympa sans plus, une bande de potes évoluant dans le milieu du ciné, de la télé, des agents, des producteurs etc.) et puis je me suis maté le reportage sur la dernière tournée de Seven Hate (punk rock, Poitiers). The Last Ride, qui devait sortir en dvd et échoue sur viméo. Dire que je n'ai jamais eu l'occasion de voir ce groupe en live. Shame on me! Pourtant j'adore leurs disques, spécialement "Is this Glen?" et en concert ça avait l'air d'envoyer le bois. On a aussi bien sûr enregistré plein d'émissions, avec ou sans invités ; une spéciale "des filles qui en ont" avec Dina et sa playlist riot grrls, j'ai également reçu Chamoule de Jedethan (noise punk de Londres) et une moitié des Marxmallows (power pop punk de Paris). L'autre moitié avait piscine et monopoly. Au début je croyais que c'était une blague, ces jeunes gens étant très adeptes du second voire troisième degré mais en vérifiant sur wikipédia il s'est avéré que non. Louis Palligiano, guitariste/chanteur des Marxmallows est bel et bien champion de France de monoply et quand on a enregistré l'émission, il organisait une partie chez lui avec des amis, filmée par je ne sais plus quelle télé, histoire de montrer que le champion de France s'entraîne régulièrement... Enfin la semaine dernière on s'est fait la Circus Session #03 avec Bruno de Ravi. Chouette moment et il a joué en direct live de chez wam trois titres en acoustique. Une vidéo devrait arriver prochainement quand Matt Showman aura récupéré le logiciel de montage adéquat. En parlant de Ravi, j'aime toujours autant ce groupe (voire plus!), dans mon top 1 des groupes français en exercice, et j'ai chopé (enfin dérobé à l'insu de leur plein gré) les cinq titres qui vont composer leur prochain EP, que je m'écoute en boucle et en boucle et en boucle. La classe! Depuis la dernière fois j'ai également bien sûr reçu pas mal de disques, j'en ai aussi téléchargés et achetés un paquet, dont quatre LP de Hüsker Dü, histoire de réviser un peu mes classiques. Grâce à priceminister ça ne m'a pas coûté plus de 10€ par vinyl (à part "Candy apple grey", 14€ port compris). Faut d'ailleurs d'urgence que j'aille récupérer des nouvelles étagères chez Ikéa, c'est le bordel chez moi, je n'ai plus de place pour ranger ni les disques ni les vinyls, ni les dvds, ni les bouquins... Tiens, puisqu'on est dans les livres j'ai enfin fini "Moins que zéro", le premier Bret Easton Ellis. Mais j'en ai chié et je me suis fait chier en le lisant. J'ai toujours lu jusqu'au bout tous les livres que je commençais mais là c'était limite un calvaire. J'en lisais 3-4-5 pages, aux chiottes bien souvent et je n'avais jamais envie d'en lire plus. Bizarre. Pourtant j'ai beaucoup aimé tous les autres ; "American Psycho", "Les lois de l'attraction", "Glamorama", "Lunar Park". Mais là non. Vraiment pénible. J'ai enchaîné avec "High fidelity" de Nick Hornby. J'ai vu plusieurs fois le film mais ne m'étais encore jamais plongé dans le bouquin. C'est chose faite et ça commence très bien. Celui ci ne devrait pas faire la semaine. C'est fou comme ce livre me parle et doit parler à environ 95% des amis que j'ai par le biais de la musique... J'ai aussi récupéré quelques fanzines ; le dernier Rad Party (un peu différent de d'habitude, tapé à l'ordi, centré sur ses expos, avec plein de photos en couleur à l'intérieur mais toujours cette même sensation de loositude diy tout le long), un zine anglais, Mild Peril au sommaire bien alléchant (itw de Propagandhi, Dillinger Four, Boss Tuneage, The Arteries, Municipal Waste, Strike Anywhere) et puis un que j'attendais depuis un bail. Le split Shot Down (de Mickson) / Slow Death (de Frank Frejnik). La perfection au masculin ; mes deux quarantenaires préférés! Mickson s'est aussi associé avec Nasty Samy pour des échanges via le net (Allo Mike? Toujours dans le Jazz?). Les deux gaziers ont la langue bien pendue et la verve qu'on leur connaît. Une certaine forme d'intransigeance à prendre au degré qu'on veut, des goûts totalement assumés et décomplexés, des petites formules bien senties. Le tout pour parler de zik, ciné, littérature, de souvenirs, et de jazz bien sûr... Ca tape et rebondit dans tous les sens, comme une balle de ping pong avec un effet hélicoïdal.
Voilà pour les dernières news. Rien d'exceptionnel en somme, juste une partie de ce que je vis au quotidien. Je reviendrais peut être plus en détails sur certains trucs, peut être pas... Ah oui, si! Je me suis fait complètement avoir par un poisson d'avril. Je ne suis pourtant pas vraiment du genre crédule. Le 01/04 j'ai vu passer un tas de news plus ou moins drôles, inspirées (rarement)... comme s'il fallait absolument faire des blagues ce jour là. Bref, je m'arrête là, c'est la même rengaine, le même discours que pour le réveillon du premier janvier. On m'avait néanmoins fait remarquer que l'anti-conformisme "punk" à ne pas vouloir se "plier" à la norme en devenait presque politiquement correct. A méditer... Perso je m'en fous mais quand j'ai reçu un mail/newsletter de No Idea Records, annonçant un nouvel album d'Hot Water Music en ces termes : "Redemption" shows a return to form for HWM, dual palm-muting, anthemic choruses, and the rhythm section is showboating harder than "Fuel for the Hate Game." The tempos are up, the energy is scorching, and nary a delay pedal is to be heard. 12 songs, 27 minutes. This is the record you have been waiting for! (George Rebelo plays drums on side A and Warren Oakes plays drums on side B.) et bien je suis tombé dans le panneau les deux pieds devant. Les enfoirés! On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui bordel! Il semblerait que je perde tout sens critique quand on me parle d'Hot Water. En tout cas je n'étais pas le seul et il paraît que le téléphone n'a pas arrêté de sonner à Gainesville. Ca m'aura ainsi permis d'apprendre que le premier avril n'est pas qu'une coutume française. April fool's day est aussi célébré dans les pays Anglo-saxons.

disques écoutés en écrivant ce post : BANNER PILOT "Collapser" LP & HOT WATER MUSIC "A flight and a crash" LP

Monday, March 08, 2010

Fire up the place

Vite fait mais bien fait, les deux prochains concerts dont je suis concerné de près ou de loin dans l'organisation. Deux concerts du groupe de Caen RAVI (emo punk sans mèches... ou presque... héhé), l'un à Paris et l'autre à Montpellier. RAVI je suis fan depuis un moment. J'avais découvert avec leur premier album "Designing new circles" en 2004 au travers de plein de chroniques élogieuses, citant The Get-Up Kids, Second Rate, Burning Heads, At The Drive-In... autant dire que j'avais commandé le skeud direct. En plus le label Chimères était basé dans l'Yonne. Wahou, 8-9 reprizent! Ca avait été la bonne calotte, tout comme leur split avec Lost Cowboy Heroes qui avait suivi et quelques titres par ci par là, sur des compils, 45t etc. Je n'avais encore jamais eu l'occasion de les voir en concert et dès que j'ai commencé à tâter de l'orga, je m'étais dit "il faut que je les fasse sur Montpellier, y a pas moyen!". Je les avais du coup contactés et avant même que l'album "Wreck the compass" ne sorte, on avait calé une date et j'avais pour ça rallié à ma cause et convaincu (ils n'avaient pas vraiment eu le choix) tous les membres de l'époque de la One Again Asso. C'était le 15 avril 2007, premier concert qu'on organisait tous ensemble au sein de l'asso (avec Gravity Slaves et Stonybroke), un dimanche soir au Baloard et ça avait été un certain succès. Un nombre d'entrée plus que correct pour ce genre de plateau à Montpellier, pour des groupes qui y jouaient pour la première fois, un dimanche soir qui plus est (bon, merci aux Stony qui avaient bien assuré leur rôle de première partie locale) mais surtout un excellent concert de Ravi, tout en émotion, énergie et classe! S'ils étaient de Gainesville (FL), nul doute que leurs albums seraient sortis en beaux vinyls marbrés sur No Idea... D'un autre côté, comme ça, on peut les voir plus souvent. Encore que, on ne peut pas dire que ce soit des fanatiques de la route, des creveurs de bitume ces raclos. Mais je me suis toujours arrangé pour les voir à chaque fois qu'ils étaient dans le coin et je n'ai jamais été déçu, loin de là. Non seulement c'est terrible sur disque mais il se passe aussi quelque chose sur scène.
On voulait les faire sur Paris depuis un moment avec Dina et là on se retrouve à le faire complètement à l'arrache, suite à l'annulation de leur tournée en Espagne et Portugal avec les Mind The Gap (punk à roulettes de La Rochelle), ces derniers ayant subis de graves dommages suite à la tempête Xynthia. Ravi (et surtout Bruno, guitare/chant) ayant voulu maintenir la date de Montpellier vendredi 12/03 avec PAYDAY (hxc quickspeed) et YOU FUCK LIKE MY MUM (punk rock), deux groupes dans lesquels joue Arbre avec qui il avait plus que sympathisé et qui fêtera en plus, pour l'occasion, son anniversaire, il leur fallait une date sur le chemin et Paris tant qu'à faire. Il n'a pas fallu longtemps pour qu'on se motive à la faire, Dina et moi. On n'avait par contre pas imaginé que ce serait aussi compliqué. C'était le début de certaines galères qui semblent être derrière nous là. Il faut dire qu'à Paris tout est différent. Déjà qu'organiser un concert c'est pas forcément simple (et on en apprend tout le temps, j'en ai fait l'expérience il n'y a pas si longtemps) mais à Paris c'est encore autre chose. Là, le principal soucis, c'est que les gitans de RAVI débarquent en caisse et n'ont pas de matos du tout. Il a donc fallu trouver en 3 jours une salle et un groupe parisien disposant de tout le backline. Après quelques ratés et désillusions, ce sont les FIRST PART qui nous ont sauvé la mise, se rajoutant ainsi à l'affiche (fly) très joliment dessiné par Bertrand, l'homme au talent fou. D'autant plus quand on (je!) lui demande un truc au dernier moment. "Tu peux me faire ça pour hum hum, d'ici quelques heures?". Putain que j'aimerais pas bosser avec moi des fois...
Bon allez, j'en dit pas plus, si vous êtes sur Paris mercredi ou Montpellier vendredi (oui parce que je fais le déplacement!) j'espère vous voir dans le pit!
Plus d'infos (liens, sons, vidéos) ici : www.myspace.com/oneagainasso

Mercredi 10 mars à la Cantine de Belleville (Paris XX)

évènement facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=353259942401

Vendredi 12 mars au Mojomatic (Montpellier)

évènement facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=343197058328

disque écouté en écrivant ce post : KNAPSACK "This conversation is ending starting right now" cd

Thursday, March 04, 2010

Month of gigs

Rapidos quelques mots sur les concerts que j'ai faits en février. Enfin rapidos, je veux bien essayer mais je ne promets rien.Tout comme en janvier, il n'y en a pas eu tant que ça. Bon il faut dire aussi que je n'étais plus au chômage technique (enfin 1/2 temps puis 3/4 temps) grâce à Roselyne, donc je ne pouvais plus me permettre d'aller voire tout et n'importe quoi.
Ca a démarré le 05/02 à la Java avec une soirée Horca, très chouette asso, dont les plateaux me réjouissent bien souvent. Cette fois rien "d'exceptionnel" mais j'ai pris plaisir à voir le set expéditif de MON AUTRE GROUPE (avec des gars de Guerilla Poubelle, M-Sixteen, Dolores Risposte et For A Second), du punk hxc old school minimaliste et parodique. Bah ouais, quand y a le chanteur (dont c'était le dernier concert) qui débarque avec un costume de panda ou le batteur qui joue torse poil avec une veste en jean aux manches coupées et un espèce de serre-tête avec des oreilles d'ours sur le crâne et le bassiste et le guitariste en jogging miteux des années 70, c'est clair que ce ne sont pas des tough guys qui se prennent au sérieux. "On joue la musique comme on fait l'amour, vite et mal" qu'ils disent. C'est pas vraiment mon kif musicalement mais c'est sympa 15 minutes et ça tombe bien, ça ne dure pas plus longtemps. Leur concert finira même sur une mini embrouille entre Till le gratteux et un costaud dans le pit, qui lui par contre doit prendre le hxc au premier degré mais tout ça se terminera par des bisous. Circulez y a rien à voir! Ah, si, maintenant c'est DEAD POP CLUB. Ca tombe bien je les aime beaucoup ces papys de l'indiepowerpoppunk. Je les ai vus plein de fois, j'en ai parlé plein de fois pas la peine d'en rajouter des caisses. C'est toujours aussi bon, ils ne jouent maintenant quasi que des nouveaux morceaux, extraits de leur prochain album qui sortira mi mai sur Kicking Rds (une signature logique quand on voit le reste du catalogue). Ce n'est pas la folie sur scène à part Olivier Portnoi qui se démène pas mal mais ça respire la sincérité, les chansons me touchent, simples en apparence, il y a toujours des petits arrangements, des petits gimmicks à la guitare qui leur donnent cette Dead Pop touch. Cool. La Java est remplie à moitié ce soir et si la moitié de cette moitié (le quart de la salle) est constituée de figures familières, d'habitués de ce type de concert, les autres sont ni plus ni moins que des espagnols (étudiants erasmus pour beaucoup) venus supporter les Basques de BERRI TXARRAK. Et pour supporter ils supportent! Vas-y que je chante, crie, lève le poing... ça fonctionne bien. C'est efficace, ça joue carré serré mais j'ai toujours autant de mal à rentrer dans la musique du trio, sorte de punk rock à consonance métallique. Des fois ça me fait penser à Propagandhi en moins bien et le reste du temps je préfère de pas y penser et déguster ma bière au bar, on y est quand même bien plus tranquille pour discuter. J'ai quelqu'un à rejoindre, je ne m'éternise pas plus que ça.

Une autre soirée que j'avais noté en rouge dans mon agenda c'était la soirée Pyromane Rds (nouveau label de Clermont-Ferrand de l'ex journaliste rock Patrick TAD Foulhoux), venu présenter le jeudi 11/02 ses poulains au Nouveau Casino. Ce soir là j'avais un planning bien chargé et j'étais même pas sûr de pouvoir venir et ça m'aurait ennuyer de rater mes potes Stetson mais finalement ça s'est pas trop mal goupillé. Trois quatre jours avant je reçois une invitation pour le concert par mail, avec mon nom au milieu de Philippe Manoeuvre, Patrick Eudeline, Francis Zegut, Thomas VDB... C'est rien mais ça m'a quand même pas mal fait sourire. Il n'y avait bien sûr aucun de ses gars, enfin si Thomas VDB était présent mais je ne suis pas sûr qu'il ait vu grand chose des concerts. Moi je voulais surtout voir STETSON donc je me suis débrouillé pour arriver à l'heure cette fois et j'y suis presque arrivé (Bir tu n'es qu'une mauvaise langue!) [désolé pour cet apparté]. 19h40 je déboule au Nouveau Cas' et les Stetson en sont à leur troisième morceau. La foule est assez clairsemée, normal il est tôt. 19h40 bordel!! Ils ne vont jouer que des morceaux du nouvel album, c'est un peu timide sur scène, ils ne doivent pas avoir l'habitude, le stress, l'horaire, le manque de motivation du public ne doivent pas aider non plus mais petit à petit ça se décante un peu. J'accroche bien, apprécie les jeux de guitares mais c'est surtout la frappe sèche du petit batteur qui mène bien la barque, que je remarque. Chouette concert. Je croise quelques têtes connues (Matt, Frank et Vanessa, les gars du Massacre du Client de 15h, Junior l'ancien batteur de Stetson, Bertrand) et me prend un ricard car la bière est dégueue. Place à GÂTECHIEN, duo basse/batterie noise/punk de Cognac et là bim! C'est la claque d'entrée de jeu. Le dernier album est bien et en live ça ressort encore plus. Par contre à déconseiller à tous ceux qui veulent se mettre à la basse ou qui essaient de gratouiller tant bien que mal. Les duos c'est pas vraiment mon truc, j'aime beaucoup les guitares mais là ça passe tout seul. En plus quand il joue on dirait qu'ils sont deux ou trois ou qu'il a cinq mains mais non. Si les Stetson avaient un peu de mal à occuper la scène à trois, pour lui elle paraît trop petite, on a l'impression que sa basse pèse 300g tellement il l'envoie dans tous les sens. Les nouvelles chansons ont perdu en aspect noisy ce qu'elles ont gagné en mélodies et perso ça m'arrange. En plus eux ils sont rôdés des scènes, communiquent facilement et de manière assez drôle avec le public... LA prestation de la soirée. D'ailleurs leur merch marchera très bien, l'album part comme des petits pains (en cd comme en vinyl), ça ne trompe pas. Puis vient TOKYO SEX DESTRUCTION mais je suis ça de loin. D'une parce que je viens à l'instant de prendre une sévère correction et de deux parce que leur évolution à eux me plaît moins. Des fois avec l'orgue j'ai l'impression d'entendre les Doors. Et leur son manque un peu de puissance je trouve. Bref, à la fin je dis au revoir à tout le monde, passer acheter mon LP de Stetson (ouch! 15€! Ah quand même! Depuis quand un groupe de "punk rock" indé, français qui plus est, vend ses disques plus de 10-12€ en concert?) et trace...

Le jeudi suivant, 18/02, c'est direction le Pixi, le CBCG de Bagnolet (93) pour voir les groupes anglais que fait tourner Seb d'Elephant Booking et il a toujours bon goût (The Computers, Ok Pilot, The Arteries etc.). Matt me rejoins chez moi et on galère pour se trouver à manger avant de partir, mon libanais préféré étant malencontreusement fermé. On arrive au Pixi vers 20h15 pensant être en retard et bien NON Bir (private joke bis), le premier groupe, IN DER STATION, n'a même pas commencé. Et c'est bien dommage... hum hum. Des petits jeunes très (trop?) influencés par Guerilla Poubelle mais sans saveur, sans talent. Je ne vais pas tirer sur une ambulance, ça me permet de consulter longuement la distro de LP des anglais et elle a la classe! Du Hot Water Music, Dead To Me, Lawrence Arms, Nothington, The Arteries, Dillinger Four, Banner Pilot, Above Them, Bridge And Tunnel... No Idea style quoi! J'ai pas trop de monnaie (j'avais pas prévu ça!) mais je vais quand même repartir avec le "Forever and counting" de Hot Water, c'est un des seuls qui me manque en vinyl. Il y a une petite trentaine de personnes, principalement des jeunes venus soutenir leurs potes d'I.D.S. Quand BANGERS s'installent et commencent on est plus que cinq en bas. Aïe. Finalement les autres rappliquent assez rapidement. Ouf, j'espère qu'ils auront pris des notes. Bangers sont trois, plutôt jeunes aussi et balance ce punk rock rapeux que j'aime tant et qui est à la "mode" en ce moment, entre Hot Water Music et Screeching Weasel. Pas la claque que j'attendais mais c'est bien sympa, ça joue avec le sourire (même dans une cave glauque à Bagnolet devant 20 personnes). Leur set est malheureusement un peu court 20-25 min, j'en aurais bien redemandé plus mais le timing est serré vu qu'ils ont commencé un peu tard. A la base c'est pour eux que j'étais venu et j'étais curieux de voir CRAZY ARM, les autres anglais même si ce que j'avais entendu sur myspace ne m'avait pas plus retourné que ça. Au tout début de la soirée Seb Elephant m'avait dit "hier au Havre c'était énorme, ils ont mis tout le monde d'accord". Et bien il était en dessous de la vérité. Ils ont attaqué avec le morceau "Blind summit" et dès les quinze premières secondes c'était la tornade. Xynthia avant l'heure au Pixi! Wahouuu! Je ne m'attendais pas du tout mais alors pas du tout à ça. Un son d'une puissance, un jeu extrêmement généreux, plein de petites chinoiseries à la guitare et un batteur qui frappait mais comme un sourd! Et véloce avec ça. Musicalement ça brasse du punk rock, de la pop, des trucs limite folklores, le tout plutôt inspiré et le rendu live alors là ça dépote sévère. Ils vont accompagner Frank Turner sur toute sa tournée européenne (Lille et Paris en avril pour la France) et je vais y aller, presque davantage pour les voir eux, histoire de voir ce que ça rend à la Boule Noire. J'ai pris une claque avec Gâtechien mais là Crazy Arm c'est l'uppercut de Mike Tyson! Je repars bien sûr avec leur album en joli LP rouge tacheté de noir et tant que j'y suis le split 10" de Bangers et leur split 45t avec Ok Pilot, The Arteries et... merde j'ai oublié le dernier.

Le lendemain j'étais à Montpellier pour une semaine de vacances. Samedi 20/02 il y avait bien un concert garage/r'n'r au Mojomatic mais je ne me rappelle pas de grand chose, j'ai pas dépassé le comptoir du bar où les tournées de ricard se sont enchaînées.
Mardi 23/02 j'ai fait un mini barathon ; apéro au Up & Down histoire de dire bonjour à Stéphane, le très sympathique barman et y récupérer un paquet que m'avait laissé Arno (Atomic Garden, Alpha Pilot) quand ils y avaient joué peu de temps avant. J'y retrouve Charlie et Abir (récente émigrée sur Montpellier et très contente d'y être... c'est de l'émigration choisie) puis on trace au Baloard car CED..C y jouait. Il se définit lui même comme de la "melancholic grungy folk de St Jean de Las Vegas". J'aurais pas trouvé mieux. Il était sur Paris peu de temps avant et était passé chez moi quand on enregistrait une émission radio avec Matt donc il nous avait fait l'honneur de jouer quelques morceaux en acoustique, qui avaient débouchés sur la Circus Session # 02. Trop de folk tue la folk dernièrement mais j'avais trouvé ça très touchant et moi qui préfère la folk quand c'est l'aspect punk qui prédomine, je m'étais fait happé par le côté mélancolique. Du coup j'étais content de le revoir et puis bon, je crois que la dernière fois où je l'avais vu derrière une guitare c'était avec One Size Fits All (skate punk) fin 90's début 2000. Abir stressait un peu car c'était marqué 21h sur le fly et il était 21h45 qu'on n'avait pas encore décollé de l'Up & Down. Cinq minutes plus tard (proximité aidante) on arrivait au Baloard et Cédric commençait à s'installer. Timing parfait, c'est quand même plus facile d'arriver à l'heure dans le sud. Là aussi même impression que lorsqu'il avait joué chez moi, c'était un chouette concert, tout en finesse, en émotions. Des fois ça fait du bien aussi. Là où il est fort c'est qu'il y a un de ses morceaux, "While there is life", qui ne m'a pas quitté pendant les quelques jours qui ont suivi. J'avais toujours l'air, le refrain en tête. Tu me diras, il vaut mieux ça que le petit bonhomme en mousse. Il y avait deux autres personnes qui jouaient après lui mais j'étais un peu fatigué, je ne suis pas resté et me suis barré un peu comme un voleur. Pas envie de faire le tour de la salle, dire au revoir à tout le monde, expliquer pourquoi je partais. J'ai fait l'asocial là.

Jeudi 25/02 je revenais donc plus tôt sur Paris, exprès pour un concert au Rigoletto. La bonne nouvelle c'est que les FOR A SECOND sont rajoutés à l'affiche et font un dernier concert avec leur guitariste Peter avant qu'il raccroche sa guitare pour se consacrer pleinement à ses deux enfants. J'aime vraiment ce groupe, je l'ai déjà dit et leur dernière prestation, sans lui, m'avait laissé un peu sur ma faim. C'était pas terrible mais c'était pas vraiment de leur faute. Là ils attaquent et d'entrée je sens que ça va être un bon concert. Ils ont la patate, le smile, ça joue bien, ils enchaînent les titres de leur démo que je ne saurais que trop vous conseiller de vous procurer (elle est gratos et en téléchargement). Il y a tous ces trucs de guitare que j'adore qui font la différence, un petit tapping par là, quelques arpèges bien sentis par ici... Cool, c'est parfait, j'en demande pas plus. Peter est visiblement assez ému de partir et content que cela se fasse dans ces conditions et comme cadeau de départ il a fait bosser une reprise à ses camarades. Ils ne sont pas sûrs du résultat mais vont la jouer quand même. Au bout des cinq premières secondes je sens un truc monter en moi. Non non, pas du bas ventre, ça part de plus haut. Merde, ils sont en train de jouer "A flight and a crash" d'Hot Water Music. Hé c'est pour moi le cadeau? Cool! Ca ne dure malheureusement que 30 secondes car après Grange le chanteur perd le fil, les autres ont l'air d'avoir besoin d'une boussole aussi... Pas grave les gars, ça aurait pu être mieux mais moi ça m'allait au poil. Bon vent Peter, c'est con quand même que tu arrêtes ça le faisait bien cette formule de F.A.S. A suivre pour la suite. La suite c'est CYCLE TO, un autre de mes groupes parisiens préférés du moment, entre Against Me!, Cap'n'Jazz et Latterman. Par contre comme d'hab j'ai du mal avec le chanteur. Il a cette attitude nonchalante, entre l'autisme et le j'm'en foutisme... je sais pas, j'arrive pas à le cerner. Faudrait que je discute avec lui un jour pour savoir s'il est juste maladivement timide ou s'il n'en a vraiment rien à branler. Et comparé aux autres fois je trouve ça un poil moins en place. C'est con parce qu'il y a vraiment du potentiel. Les morceaux sont plutôt cools, bien chiadés, avec plein de breaks, de moments où t'as envie de chanter, lever le poing en l'air mais si derrière ça ne suit pas, c'est le drame. Bon là c'était pas le drame mais pas leur meilleur concert. Des qui n'ont pas intérêt à se louper ce sont les Californiens de NOTHINGTON. Parce que j'aurais bien continué à prendre des cafés en tee shirt en terrasse à Cournonterral encore quelques jours moi. Quand ils s'installent et commencent à nous parler ils semblent un peu fatigués. Des fois j'aimerais bien savoir ce que ressent un américain, qui a grandit en entendant parler de la France, Paris, la Tour Eiffel, Montmartre etc. et qui débarque pour jouer dans le sous sol d'une pizzéria porte des Lilas, devant 50 personnes. Ca doit faire un choc quand même. M'enfin. Ils démarrent avec "The ocean", une de mes chansons préférées de leur deuxième et dernier album. Mince alors, je croyais qu'il y avait deux chanteurs ; un avec une voix rocailleuse à la Frankie Stubbs de Leatherface et un autre avec une voix plus mélodique mais ils sont deux en fait dans ce cas. Cool, j'adore ça quand ça alterne, chante à deux ou trois voix. Ceux qui m'avaient le plus troué comme ça c'était Midtwon, du punk rock us à minettes il y a une dizaine d'années. Bref, ils enchaînent les titres de leurs deux albums, perso je trouve qu'il n'y a que des tubes. Ok, c'est loin d'être original, y a des paquets de groupes dans le style en ce moment mais ça tombe bien c'est pile poil dans ce que j'aime. Peut être qu'un jour je m'en lasserais mais pour l'instant c'est pas prévu au programme alors j'en profite un max. On entend pas assez la voix du guitariste/chanteur principal, celui à la voix rauque et ça gâche un peu mais je n'en suis pas moins content d'avoir fait le déplacement. Je ne regrette rien. On a juste le temps d'un rappel et c'est fini. Merci à Till GxP pour avoir organisé ça, c'était une bonne soirée. Hein? Quoi? C'est pas fini? Ah oui, au Rigoletto, pour pouvoir caler un truc il faut des groupes softs pour continuer après 22h30, histoire de vendre encore quelques bières. C'est The VEIN SHOT qui s'y colle, duo acoustique avec Olive Dead Pop et Chris Homeboys. Moi je suis au bar avec Frank Frejnik, au ricard encore, tandis que devant ça chante à propos de "porn on the internet", "stormtroopers"... hé mais c'est quoi ce morceau là? Je reconnais le riff de gratte. Ah oui, c'est leur reprise de Dag Nasty. Passage au merch, encore, pour récupérer le dernier Nothington. Ca tombe bien, c'est celui des deux que je préfère (même si ce n'est pas l'avis de tout le monde dans la salle) et c'est le seul qu'ils ont en vinyl. Allez ciaaao.

disque écouté en écrivant ce post : rien, j'ai un pote qui squatte chez moi et dort là car il se lève à 5h30 demain matin