Sunday, May 30, 2010

Dodgeball

Fais chier, on aura eu un weekend moisi au niveau du temps. Ca contraste pas mal avec le précédent mais c'est aussi (et surtout?) ça, Paris. Pour l'instant ça va (et ça devrait aller) mais l'année dernière le mois de juin avait été particulièrement pourri, oppressant, démoralisateur et je comptais vraiment les jours jusqu'au Samynaire (la big teuf punk/noise/hxc de Carnon Beach), synonyme de vacances proches et retour à Montpellier pour deux mois. Bref, du coup aujourd'hui pas possible de faire la revanche à la balle au prisonnier, entamée dimanche dernier après un sympathique gouter/pique nique au bois de Vincennes. Très bonne idée qu'avait eu Dina, que de profiter du soleil et des rares espaces verts parisiens. Bon au départ elle voulait participer à l'apéro facebook géant prévu au Champ-de-Mars et là autant dire que j'étais pas du tout mais alors pas du tout emballé. Je ne suis pas trop fan de la foule en général, alors la faune saoule non merci. On s'est donc finalement rabattu sur Vincennes. Rdv 15h30 au métro, chacun fait ses courses et/ou cuisine au préalable (big up à Pat, le seul cuistot courageux et ses deux tartes), une petite... euh longue marche pour trouver un coin tranquille et hop on s'installe et déballe tout. Les unes (Dina, Pom, Vanessa) à l'ombre pour cause de peau sensible et les autres (Frank, Pat, Steph Diabolik (oui oui, celui de la marque de fringues) et moi) au soleil. On a ensuite été rejoint par Olivier Portnoi et sa petite fille/tornade Zoé. Il en manquait quelques uns, qui avaient soit un billet d'absence soit un certificat médical mais on les retrouvera avec plaisir la prochaine fois. Oui, on a décidé d'essayer de réitérer ça chaque weekend. Ca commence mal car là ça n'a pas été possible. On verra la semaine prochaine. Ce qui est sûr c'est qu'on n'a manqué de rien, aussi bien en bouffe qu'en boisson. Vins à gogo ; rouge bordelais (mon cadeau du post précédent, pas exceptionnel mais pas dégueu du tout et qui accompagnait très bien le saucisson et le fromage), rosés et blanc et des bières toujours fraîches grâce au frigo africain de Vanessa. Le principe c'est d'entourer les packs avec une serviette mouillée et de garder le sac à l'ombre. Franchement plutôt efficace même si un peu lourd à porter à l'aller. Comme on s'y était pris un peu au dernier moment pour organiser ce pique nique il manquait quelques petits trucs pour égayer et dynamiser l'après midi, genre un frisbee ou des raquettes de badminton. J'avais pris un jeu de cartes Frank Turner mais on ne l'a pas sorti, par contre le ballon de foot a bien servi et puis surtout le coeur en peluche que Zoé avait gagné à la foire du Trône, juste avant de nous rejoindre et qui a fait office de balle pour une balle au prisonnier. Dodgeball pour ceux qui ont vu le film avec Ben Stiller. Chassez le naturel, il revient au galop, je n'ai pu m'empêcher d'organiser un peu la partie. Faire du sport en loisir, ok, bien sûr, mais il faut que ce soit cadré, avec des règles et un peu de compétition sinon ça n'a aucun sens pour moi. En deux deux je délimite un terrain, des camps de prisonniers à équidistance, des branches ou bouts de bois servent à matérialiser les lignes, on fait des équipes équilibrées, un récapitulatif des règles et hop, c'est parti. Un verre de rouge à la main, il n'aurait pas fallu que mes élèves me croisent. Bon, bien sûr, il va de soi que mon équipe a gagné. Pour la prochaine fois j'ai taxé un frisbee au collège et je leur apprendrais à jouer à l'ultimate.

disque écouté en écrivant ce post : ZABRISKIE POINT "Tout ce qu'on a fait, vol. Z (1997-1999)" cd

Friday, May 21, 2010

High fives to the Dear Landlord



"We're not that hopeless, we're not as fucked as you think
in short lived moments we can do anything.

The fucking joke is, we're winning when you blink

in short lived moments lousy with victory."

Ca, ce sont les paroles du refrain à scander, que dis-je hurler, poing levé du morceau "Three to the beach" de DEAR LANDLORD, mon préféré, excellent groupe pop punk rauque, non pas de Gainesville mais de Minneapolis, ville qui a elle aussi son lot de chouette groupes ; Hüsker Dü, Dillinger Four, The Replacements, Soul Asylum, The Copyrights et j'en passe. Ce concert je l'attendais de pieds fermes, comme quelques autres, ayant écouté l'album des Dear Landlord tout l'été (avec celui de The Arteries et de Yesterday's Ring). En plus les deux autres groupes à l'affiche me branchaient carrément ; FAT BEAVERS parce que c'est toujours cool de les voir en live (je dois d'ailleurs les recevoir prochainement à la radio pour qu'on parle de leur dernier album et de leur récente tournée aux States) et The HELLTONS parce que j'en avais entendu le plus grand bien de la part de Frank Frejnik, qui participe à la sortie de leur premier disque avec son label Slow Death et aussi parce que j'avais hébergé la semaine précédente les deux gratteux Tom et Nick, en petite virée parisienne. Bon Tom c'était que pour le soir du concert de Banner Pilot et Nick il a finalement pas tant dormi que ça chez moi.. hum hum ;) mais il a quand même bien profité de mon appart, mes disques et mes fanzines. Le lundi en question je fais l'immense erreur, par un excès inconsidéré de conscience professionnelle, d'aller faire cours au collège, au lieu d'être jury à l'évaluation de Bac Pro en basket-ball comme il était prévu. Bah oui, il y a eu les vacances de Pâques, ça fait deux lundi de suite que je fais le jury, lundi prochain c'est férié, du coup il y a des élèves que je ne vais pas pouvoir voir, évaluer correctement, je suis sûr que je leur manque et qu'ils veulent avoir cours avec moi. Je suis un peu naïf des fois... Ce que j'avais zappé c'est que ça tombait après le weekend d'enterrement de vie de jeune garçon de mon pote Benjamin (on a eu droit à une strip teaseuse finalement) et que je rentrais le dimanche soir à 1h. Du coup le réveil à 7h le lendemain a été un peu rude. Histoire de tenir et apprécier le concert je me frappe une micro sieste en rentrant vers 17h45. Je ne sais pas si c'était une bonne idée... J'émerge 1h après et le temps de me préparer et me mettre en route, j'arrive au Chiquito vers 19h45. Je pensais avoir raté les Helltons et finalement non. Je vois tout le monde en haut. What the fuck? Bah le truc c'est que les ricains sont pas arrivés, qu'on n'a pas de nouvelles d'eux et que bien sûr, ce sont eux qui ont tout le backline. Sachant que le patron du rade ne rigole pas avec les horaires ; à 22h c'est couvre feu obligatoire, ça parait mal engagé... Super! 20h, breaking news : les Dear Landlord ont eu des couilles avec leur ferry et sont à 1h30 de Paris. Ok, c'est sûr je ne les verrais pas en concert. Pendant un instant je me tâte à me barrer, étant encore bien naze et puis je reste. L'orga (Till de Guerilla et Seb de Punkfiction) décide de tenter quand même le coup. Une voiture part chercher la batterie de Gautier, batteur des Fat Beavers et les autres commencent à s'installer en bas, avec une sono de fortune ; mini ampli, basse branchée directement sur la sono... à la punk! Vers 20h40, The Helltons commencent à envoyer leur pop/punk à la Lookout!, Screeching Weasel. Malgré une basse beaucoup trop vrombissante par moments (du fait de la sono), les jeunes sont plutôt convaincants. C'est léger, frais, sucré et plutôt bien fait. J'apprécie plus particulièrement la fin du set et notamment un morceau, "Give me" (?) hyper efficace, avec des chants qui se répondent entre Nick et Clément, bassiste intérimaire, transfuge des Nina'School. Il y avait aussi une reprise de Chixdiggit il me semble mais n'étant pas particulièrement fan, je n'en suis pas sûr. 30 min et c'est fini. Place ensuite aux Fat Beavers, en quatuor du fait de la blessure au poignet d'Eric, guitariste/chanteur, occupant alors la place de frontman et un pote à eux le remplaçant à la gratte. Ils privilégient du coup les titres où il chante, des morceaux plus vénèrs en général. Le peu que j'en ai vu était cool, comme à chaque fois. 21h28, une rumeur circule dans le bar ; on aurait vu passer le van des ricains. Rumeur qui se confirme rapidement. Pas le temps de prendre leur matos ou quoi que ce soit, il faut aller vite. Fat Beavers jouent un dernier morceau, écourtent donc leur set et laissent la place fumante aux Dear Landlord, qui se branchent et démarrent illico. Et là je me remercie de ne pas être parti plus tôt. Ce groupe c'était la classe sur disque et ça l'est tout autant en live. Mais comment ils font pour jouer aussi bien, pour avoir ce son dans de telles conditions?! C'est la classe américaine, tout simplement. Pas de blah blah entre les morceaux, à part pour s'excuser et dire que ça a été une très longue et dure journée et ça enchaîne sévère. Au bout du cinquième le morceau le batteur est limite en hypoxie (manque d'oxygène) mais c'est pas grave. Encore un qui n'a pas suivi les conseils de tonton Nasty Samy sur "comment devenir un homme". Remarque moi en ce moment c'est pas trop ça non plus, vivement les grandes vacances et les 4-5 journalières de beach volley. Mais je m'égare là. Dear Landlord, leurs chansons c'est que des tubes, il y a quelques fans dans la salle et ça chante de partout, le poing levé. Moi le premier. La proximité avec eux, l'urgence et l'énergie qui s'en dégagent, le fait que le concert a failli ne pas avoir lieu... tout ça fait que j'ai une espèce de montée d'émotion, un peu comme quand j'ai vu Hot Water Music au Groezrock en 2008. Quand ils jouent "Three to the beach" je n'en peux plus. C'est trop bon ce groupe! En 25 minutes ils font une dizaine de titres, quasiment l'intégralité de leur album. C'est parfait! Denis, un aficionados des rades et des concerts punk/hxc en a filmé trois et la vidéo est dispo sur son blog, allez donc y faire un tour. C'est ici que ça se passe. 22h02, le groupe termine son rappel improvisé, "Whiskey and records", morceau demandé par Till et le patron éteint immédiatement la console. Pour faire tourner son bar, vendre des bières, il y a du monde mais faut par contre pas trop prendre de risques... Bref. En parlant de bière, moi qui voulais filer direct, je m'en fait payer une par Xavier de Megafoul/Chanmax et c'est le genre de chose qu'on ne refuse pas. Tout comme la bouteille de rouge que m'offrent les jeunes Bordelais qui ont squatté chez moi. Chateau de Rabanier, 2002, élevé en fût de chêne. C'est que ça a l'air d'être du bon. Je vous tiendrais au courant. Si je n'étais pas resté je crois que je m'en serais voulu à mort et là je n'ai qu'une envie ; les revoir!

disques écoutés en écrivant ce post : The HELLTONS "Panic attacks" mp3 & DANKO JONES "Below the belt" cd

Sunday, May 16, 2010

Circus Sessions #02 & #03

J'en parlais en janvier, annonçant qu'on essaierait d'en faire une par mois et on a quasiment tenu parole. Ca fait plaisir et comme je suis d'humeur généreuse aujourd'hui, je vous en fais part, pour ceux qui seraient passés à côté. Voici donc les vidéos des Circus Sessions deuxième et troisième du nom, en attendant tout bientôt la quatrième avec Forest Pooky. Le principe reste le même ; un mini set acoustique filmé dans mon appart, profitant du passage des gaziers sur Paris pour un concert ou autre chose. A noter qu'à chaque fois, on se garde avec Matt (qui filme et fait les montages, thanx dude!) un morceau "inédit", qu'on ne met pas en vidéo. Je ne sais pas encore si on s'en servira mais on a ça sous le coude...


http://www.youtube.com/watch?v=ZQD98sy4L-Y

Le 26/02 je recevais CED..C, alias Cedric Castel d'In The Box Studio, basé à la TAF à St Jean de Védas et guitariste/chanteur de feu One Size Fits All, un des premiers groupes de punk rock mélo de Montpellier du milieu-fin des 90's. J'avais notamment pu les voir en première partie de NOFX à Albi, Satanic Surfers et Midtown à Montpel. En parallèle d'un projet un peu noisy à la Fugazi, Sonic Youth, sobrement appelé The Project, il sévit en acoustique sous le nom de CED..C, pour une musique qu'il qualifie de "melancholic grungy folk from St Jean de Las Vegas". Ca colle plutôt pas mal je trouve. Il était quelques jours sur Paris pour démarcher des bars afin de booker des dates et on s'est donc calé cette session. C'est pour l'instant celle qui sonne le mieux vu que c'est la seule qui a bénéficié d'un vrai travail sur le son, avec une vraie balance. Pour les autres on essaie juste de faire en sorte que le niveau soit équilibré entre la voix et la gratte et que ça ne sature pas. On fait ce qu'on peut quoi, mais dans l'optique du "too much is always better" je vais dorénavant essayer de choper un gars qui s'y connait pour le son.



http://www.youtube.com/watch?v=ceojfyp5JXM

En mars c'était trop trop le speed pour une petite session des familles, le nombre de posts sur ce blog en atteste mais début avril, Bruno de RAVI est venu faire une émission complète et jouer quelques morceaux à la fin. J'ai déjà énormément parlé de Ravi ici, pas forcément la peine que j'en remette une couche mais actuellement c'est mon groupe français préféré, en activité, et ce n'est pas leur EP à sortir tout bientôt, ni les derniers concerts que j'ai vu d'eux qui vont me faire dire ou penser le contraire. Il a joué quatre morceaux dont une nouvelle, "Broken Home", qui malheureusement a saturé au niveau du son, donc on a du la virer. F*ck! Il faut dire qu'il a un bel organe bien puissant le Bruno! Par contre il a fait "Up & around", mon morceau préféré de leur premier album et ça c'était cool. C'est un titre qu'ils ne faisaient plus en concert et apparemment les autres membres du groupes ont vu la vidéo et décidé de le rejouer. Yeahh! J'ai même une autre anecdote sur ce morceau. Quand on a organisé leur premier concert sur Montpellier, je me suis retrouvé un moment avec Tonio (le batteur) dans ma voiture, avec une mixtape de mon cru qui tournait dans l'autoradio et après du Against Me!, Samiam, Seven Hate, At The Drive-In et j'en passe qu'est ce qui passe justement. "Up & around" de Ravi. Là pour le coup je me suis senti un peu con, un peu gêné, à expliquer que c'était mon préféré de "Designing new circles", Tonio m'annonçant, à ma grande déception, que s'accordant différemment maintenant, ils ne la jouaient plus. Snif. Bref. Plus tard le concert a lieu, énorme malgré le fait que Bruno n'avait plus trop de voix et quand ils vont pour faire un morceau en rappel, qu'est ce qu'ils envoient? "Up & around"!! Rien à rajouter. Ah, si. Suite à cette Circus Session, Bruno a été contacté pour faire quelques dates en solo. Cool!

Saturday, May 15, 2010

Rebel rebel

Bon allez, si je ne me cale pas derrière mon ordi pour taper ses quelques lignes, ce truc n'avancera jamais alors je me lance. Ce weekend je suis de retour dans le Sud, Montpellier, ma ville préférée. Je redescends pour fêter l'enterrement de vie de garçon d'un très très bon pote, Benjamin. La manière dont on s'est rencontré est assez drôle. C'était pendant mon année de maîtrise à la fac, autant dire il y a une éternité - 2001 - et j'étais à la B.U. (bibliothèque universitaire). Dans les autres universités je ne sais pas mais en STAPS on y lit l'Equipe, répond au téléphone, photocopie les cours auxquels on n'est pas allé... c'est limite si on ne tape pas le carton. Bref, je ne sais plus ce que je faisais là et puis un gars (lui) passe à côté de moi, regarde ma pochette et les autocollants qui étaient dessus (Nofx, The Get-Up Kids, Samiam, Second Rate, Romeo Is Bleeding, Homeboys etc.) puis m'interroge dessus. "Tu les as eus où?" blah blah blah. Puis il s'assoit en face et sort la sienne (de pochette hein!) et là c'était la même... On s'est dit qu'il y avait peut être moyen de moyenner et effectivement c'est ce qui s'est passé. Bref, là il se marrie le mois prochain, je suis invité avec ma chère et tendre et avant ça il y a l'étape obligée ; the bachelor party. Comme on est super proche et que le programme des festivités est plutôt cool je me tape l'aller retour. On évite Satan merci le "putti club"... le bar à putes quoi (pratique malheureusement pas mal répandue) ou encore la stripteaseuse. Pour ça je serais resté chez moi, ça se serait fait sans moi. Là non, ça va être karting, rallye alcoolisé, sport l'après midi (basket ou foot) et quand même restophone + boite. Le restophone c'est un peu particulier. Il faut réserver au préalable, ils installent les tables et à chaque table il y a un numéro visible de partout et un téléphone, qui permet d'appeler les tables que l'on veut. Généralement il y a des tables uniquement de filles et d'autres, comme nous demain, uniquement de mecs. Bon, je vais faire mon coming out, j'y suis déjà allé deux fois il y a 6-7 ans et une fois avec deux copains on s'était fait brancher par un couple pour un plan à plusieurs. C'est le mari qui avait appelé genre "vous plaisez trop à ma femme, on peut aller chez nous et si vous voulez je ne fais rien. Je ne fais que filmer"... Euh, je passe sous un tunnel, on se rappelle hein... Mais je digresse là car à la base je voulais juste parler du concert des Rebel Assholes (punk rock de Belfort) que je viens de voir. Oui parce que où que j'aille, je trouve toujours le moyen d'aller à un concert. Ce soir j'étais même embêté, il y avait deux trucs à faire. Les Rebel Assholes jouaient donc dans le cadre du FISE (Festival International des Sports Extrêmes) et de leur tournée Vans Wheels Of Rock, à l'Australian, un bar musical étudiant, before de boites de nuit au même principe ; on boit, on chante et on écoute de la dance, du r&b, du "rock quoi" (Big Soul, Nirvana, Lenny Kravitz). Lieu et population complètement pas appropriés pour ce genre de concert donc ça pouvait être sympa. Et sinon il y avait un concert au Mojomatic avec les Stonybroke (que je n'ai toujours pas vu avec leur nouveau bassiste, Nico de Superbeatnik et Öfö Am) et Sheraff (garage/r'n'r de Paris). Là aussi, soirée cool en perspective. Comme je suis motivé je tente de faire les deux et trace donc à l'Australian. Enfin mon petit frère m'y dépose et je suis sensé retrouver ma petite soeur plus tard pour récupérer sa voiture. Oui, les retours nécessitent toujours un peu de logistique. J'arrive le premier sur place puis je vois débarquer quelques jeunes de la relève punkrock montpelliéraine ; Tibo, bassiste des Ufos et Pretty Johnny (je récupère d'ailleurs enfin leur cd), Pierre Wiredsulfure et un couple d'amis à eux. Je crois que le mec est le guitariste du boys band "rock one" Zéphyr 21. En tout cas ce n'était pas le batteur qui m'avait un soir filé des beignets cathos, que j'avais eus beaucoup de mal à digérer, cela va de soi. J'avais même été à deux doigts de vomir et encore je n'avais pas encore lu les inscriptions sur le papier : "venezamoi.com" etc. Je croise aussi les Rebel, qui me racontent un peu la tournée, et Jean Loose paye la sienne. "C'est open bar pour nous ce soir alors on en profite. Tu veux une bière?" Euh oui. 15 min plus tard : "Depuis le début de la tournée avec Jean Rém on tourne au Jagermeister / Red bull. Tu veux goûter?" Euh oui. 10 min plus tard : "Y a une tournée de shots de Jagermeister. Prends en un." Ok, merci. 5 min après, Jean Rém : "Tu veux ma bière? J'ai le ventre gonflé si je bois trop avant de jouer." Euh oui, merci... Il faut dire aussi qu'il y avait un groupe qui jouait avant eux, les Cosmics Tortillas de Montpellier si j'ai bien suivi mais je ne suis pas resté plus que le premier morceau. Du sous Babyshambles yéyé bof bof. Par contre l'heure avance, je sens que je vais l'avoir dans l'os pour les Stonybroke et il faut que j'aille récupérer les clés de la voiture de ma soeur pour pouvoir rentrer. C'est qu'à 10h demain matin il faut que je sois sur le parking du karting! Je sors de l'Australian, qui commence à se remplir sérieusement, il y a maintenant la queue, et crains le faux plan pour y rerentrer. Une demi heure après je suis de retour et la queue a triplé, les gens rentrent au compte goutte et certains se font même refouler. Je tente de joindre les Rebel par téléphone mais je tombe sur les répondeurs. Ils doivent déjà être sur scène. D'oh! La queue avance et je suis rejoint par les quatre compères de tout à l'heure (Tibo, Pierre etc.), qui avaient eux aussi esquivé le premier groupe foireux et craignent de ne pas pouvoir rentrer. C'est à nous de passer et bim, le videur me fait "Non, ce n'est pas possible, il y a trop de monde. On ne fait rentrer que ceux qui ont les bracelets bleus." Ok mais là il y a mes copains qui jouent. "Je ne veux pas le savoir et il y a trop de garçons. Les garçons et les filles c'est pas pareil." Oui, merci pour cette précision physiologique. Bon, j'arrive à me faire comprendre par des ados pseudos rebelles de 14-15 ans alors je vais bien réussir à faire entendre raison à une personne adulte et responsable, même videur de boite de nuit. C'est quand même mal barré. Fort heureusement il y a le patron qui traîne dans le coin et après quelques légères tergiversations, il nous laisse entrer tous les cinq. Ouf. Désolé pour les autres par contre. A l'intérieur il fait super chaud, les Rebel ont bel et bien déjà commencé et c'est la guerre devant la scène. Les gens sautent et bougent n'importe comment, sans se soucier de renverser les pieds de micro ou de les cogner contre les musiciens. Pas grave, les Rebel assurent, enchaînent les tubes de leur dernier album "Click and say yeah!", "Blind", "Running after time" et d'autres plus vieux comme "I hate my boss". Entre ils balancent quelques tee shirts et accessoires Vans. C'est un chouette concert, plein d'énergie, le son n'est pas dégueu et c'est marrant de voir la tête des videurs à l'intérieur, paniqués par les pogos, les stage diving... Ils n'ont plus le temps que pour un dernier morceau et ça sera "Martin", la reprise de Snuff. Cool. Parfait. Le concert terminé j'enlève mes bouchons et dans les 2-3 secondes qui suivent, le dj de l'Australian, avec son beau tee shirt "punk" vert et rose fluo des Sex Pistols, envoie un gros son techno, hyper fort (bien plus que pendant le set des Rebel Assholes) et c'est la folie, les gens se déchaînent, crient, se ruent sur la scène. Le contraste avec la minute précédente est saisissant! Les Rebel se regardent entre eux, l'air complètement halluciné par ce qui se passe. On est maintenant dans une ambiance digne d'une féria. S'ils étaient l'attraction principale il y a à peine cinq minutes, maintenant ils paraissent presque complètement invisibles. A tel point qu'ils galèrent à ranger le matos, démonter la sono, les micros etc. Les gens (20-23 ans de moyenne d'âge), sont près à tout pour être sur scène, certains commencent même à monter sur les bafles. Il faut jouer des coudes pour enrouler et ranger les câbles... Jean Rém me dit à un moment "je vais en frapper un!". Complètement extrême. C'est mort pour rejoindre le Mojomatic alors je reste un peu mais il y a beaucoup trop de monde, la musique est trop forte... C'est too much pour moi alors je leur dis au revoir et me casse. Dehors c'est un peu la même chose en plus glauque, il y a une centaine de personnes qui font la queue pour rentre et en plus, devant il y a environ le double entre ceux qui se sont fait refouler et ceux qui traînent... Ca me fait chier d'avoir rater les Stonybroke (je me rattraperais au Samynaire fin juin) mais c'était une bonne soirée.

disque écouté en écrivant ce post : PRETTY JOHNNY "L'essentiel c'est de garder le sourire" cd

Tuesday, April 27, 2010

Groezrock Day 0



Les festivals en général c'est pas vraiment mon truc mais j'ai un petit faible pour le Groezrock, ce festoch punk rock Belge. Je l'avais fait pour la première fois en 2008 et j'en garde un excellent souvenir. J'avais vu un paquet de concerts cools et surtout c'était l'occasion pour moi de voir enfin HOT WATER MUSIC. J'en avais même chialé... trois fois!! Quand ils avaient démarré, ca y est, c'était bien réel, j'y étais, ça montait en moi et bim, une petite larmichette! Une deuxième fois ensuite quand ils avaient joué mon morceau préféré "God deciding" et une dernière, sans prévenir, au rappel. Bref, c'était juste magique mais je crois que j'en avais déjà parlé! L'année dernière ça tombait en plein milieu des vacances de Pâques, du coup j'avais choisi de rester à Montpellier mais ça m'avait fait chier car j'avais loupé The Get Up Kids, The Vandals et tout un tas d'autres. C'était par contre apparemment moins sympa car il avait fait un temps de chiottes (pluie, boue etc.), ce qui contrastait avec l'édition précédente où on était en short, tee-shirt, lunettes de soleil... Là c'était de nouveau en plein milieu des vacances mais je m'étais quand même laissé tenter. Il n'y avait aucun groupe qui me donnait une trique folle mais il y avait moyen d'avoir pas mal de demi molle - expression complètement emo/loser (ça pourrait être demi dure mais non, faut se la jouer perdant jusqu'au bout) - , notamment avec Banner Pilot (♥) et puis aussi Face To Face, Saves The Day, Glassjaw, H2O, Bad Religion, Sum 41, The Bronx, A Wilhelm Scream, The Mighty Mighty Bosstones... On se motive à plusieurs, Dina, Pat et Boeuf (pas forcément pour les mêmes groupes), on s'organise pour récupérer une caisse, prendre le billet, réserver l'hotel pour le vendredi soir. J'avais donné il y a deux ans avec le camping et les Flamands qui picolent, beuglent jusqu'à 7h du mat donc je préfère me la jouer punk bourgeois ou crust caviar! Tout est prévu, nickel. Je peux donc pleinement profiter de la semaine de vacances préalable à Montpellier avec ma chérie : visite de la ville, des bars (Mojomatic, Up & Down), copains, famille, soleil, pique nique à la plage, barbecues, resto en amoureux à Palavas... so cliché mais le kiff total! Entre temps il y a ce putain de volcan qui fout un bordel monstre et occasionne les annulations de Hatebreed (ça je m'en cague) et de Saves The Day, Snapcase, Sunny Day Real Estate et là, ça me fait carrément plus chier. L'hécatombe s'arrête finalement là, les autres groupes étant déjà en Europe ou ayant réussi à prendre un vol. Ouf. Puis c'est l'heure du retour en train direction Paris. Je quitte Montpellier avec quand même un petit pincement au coeur. Vivement cet été qu'on remette ça en long en large et en travers, la ville et le reste ayant bien plu à la miss. Cool. Par contre en arrivant sur Paris, texto de Pat : "problème avec la caisse, impossible de l'avoir, c'est la merde!". Tu m'étonnes que c'est la merde!! On est quatre, avec un hôtel à 20 minutes du site et on doit partir le lendemain matin. Comment qu'on fait??!! Bah on troue le portefeuille et on loue une voiture avec Europcar. 290€ l'Opel Corsa pour deux jours avec kilométrage illimité. Arf! C'est le budget bière qui va en prendre un coup là. Au final après avoir pris sur place une carte business à 75€, valable deux ans, on loue une C3 pour 115€. On a gagné 100€... yeah!! En route pour Meerhout.
Trajet tranquille, arrêt obligatoire dans une friterie ; hamburger dégueu mais très bonnes frites et une Jupiler pour faire couler tout ça. On arrive à l'hôtel Vivaldi, on s'installe - c'est jusqu'à quelle heure le petit déjeuner le matin? Midi... parfait! - une petite sieste de 30 min et Groezrock nous voilà! Il est 17h et il y a déjà du monde, ça bouchonne un peu en voiture, on finit par se garer dans un parking (paye tes 5€ supplémentaires), on bouffe de la poussière et boit une canette pour compenser, en rejoignant le site (20 minutes à pieds). C'est le premier jour, le début donc là aussi ça queute et 18h05 on finit par entrer.

J'essaie de poster la suite bientôt. Promis... hum hum

disque écouté en rédigeant ce post : ROCKET FROM THE CRYPT "Live from camp x-ray" cd

Monday, April 05, 2010

Live fast... I like it that way

On ne peut pas dire que j'ai été très présent sur ce blog ces deux derniers mois, surtout en mars. Il faut dire qu'en mars il y avait la journée de la procrastination, du coup moi j'ai pris le mois entier. Normal... C'est con parce que j'aime bien cet espace. Non pas que je me sente doué d'un talent quelconque pour l'écriture, loin de moi cette idée, mais j'aime bien écrire. Je sais qu'un certain nombre de personnes transitent par cette adresse, il y en a même qui apprécient, m'en parlent quand je les croise... ça me va carrément! Je parle de musique, de concerts, principalement, parce que c'est ce que je connais le mieux et qui m'occupe le plus (ou presque). J'ai depuis quelques mois une véritable vie amoureuse (n'ayons pas peur du mot) et j'ai la chance d'être comme sur un petit nuage et non en dessous, sous la pluie... C'est cool. Et si je parle plutôt de punk rock c'est parce que je ne suis pas sûr que ça intéresse grand monde les règles de sécurité en acrosport, les étapes didactiques d'apprentissage du volley-ball ou encore l'influence du contexte politico-socio-historique sur l'intégration de la discipline EPS au sein du ministère de l'Education Nationale, qui sont des domaines que je maîtrise pas trop mal également. Pas très présent donc dans le coin mais ce n'est pas comme s'il ne m'était rien arrivé. Au contraire. Quand je n'arrive pas à mettre à jour régulièrement les podcasts radio, c'est qu'il y a de l'overbookage dans l'air. J'ai même pas pu faire ma newsletter de fin février, c'est pour dire. Depuis la dernière fois il y a donc eu dans le désordre les deux concerts de RAVI, qui se sont très bien passés, surtout Montpel avec la big after au 12 qui a suivi (appart où se déroulent les meilleures teufs du monde). Le weekend à Montpellier, en plus du concert, était bien chargé ; famille, guitar hero, match de foot à la Mosson (Montpellier-Auxerre), anniversaires, copains, ricard... J'ai aussi changé de décennie. Je suis désormais trentenaire. Voilà, ça c'est fait, sans que ça ne me fasse grand chose au final... Je l'ai fêté sans vraiment le fêter, en comité ultra restreint de copains de fac, à base de pub et match de rugby à la télé, puis boîte. Je n'avais rien organisé, c'est un pote de trois jours mon aîné qui était monté exprès de Marseille et s'était chargé de ça, afin qu'on le fête en commun. C'était quand même bien sympa, d'autant qu'on avait réussi à échapper à la sortie de beaufs au Hustler, qu'il voulait faire. Il y a eu quoi d'autres...? Cinq ou six conseils de classes le soir et une réunion parents-prof un samedi matin. Un samedi matin!!! Quelques concerts mais pas tant que ça ; Chuck Ragan et Tim Vantol la semaine dernière et Montpellier débarquant à la capitale ce gros weekend (Marvin à la Flèche d'Or samedi et Öfö Am + Café Flesh hier au Pixi). Je me suis aussi fait une petite semaine à Niort pour les championnats de France UNSS Lycée en Tennis de Table. Je fais partie de l'orga au niveau national et on se ballade deux fois par an dans des villes différentes pour les phases finales (collège et lycée). Ca me fait sortir de Paris, de mon collège mais toujours rater des concerts. En juin 2009 c'était Social Distortion, Off With Their Heads + Guerilla Poubelle et Black Zombie Procession + Flying Donuts (j'avais quand même fait l'aller retour d'Orléans un mardi pour The Gaslight Anthem + Atomic Garden) et cette fois j'ai raté GAS Drummers et Ponyboy (Mickson). Tant pis, une prochaine fois... A ce propos, je remets ça les 1-2 et 3 juin 2010 à Vesoul (pour les France collège), merci de ne pas programmer de concerts cools à ces dates. C'est sûr que Vesoul ça ne fait pas rêver. Vivement qu'on aille à Toulouse, Marseille, Bordeaux ou même Lille (liste non exhaustive hein, ne commencez pas à râler). Pour Montpellier il va falloir attendre car c'était il y a 3-4 ans, quand je n'avais pas encore intégré la commission. D'oh! Sinon j'ai vu ou revu quelques séries ; IT Crowd (série anglaise géniale et drôle (british style) sur deux geeks responsables du service de maintenance informatique d'une grosse boîte), The Big Bang Theory (bien sympa, on reste chez les geeks avec un côté Friends) et Entourage (sympa sans plus, une bande de potes évoluant dans le milieu du ciné, de la télé, des agents, des producteurs etc.) et puis je me suis maté le reportage sur la dernière tournée de Seven Hate (punk rock, Poitiers). The Last Ride, qui devait sortir en dvd et échoue sur viméo. Dire que je n'ai jamais eu l'occasion de voir ce groupe en live. Shame on me! Pourtant j'adore leurs disques, spécialement "Is this Glen?" et en concert ça avait l'air d'envoyer le bois. On a aussi bien sûr enregistré plein d'émissions, avec ou sans invités ; une spéciale "des filles qui en ont" avec Dina et sa playlist riot grrls, j'ai également reçu Chamoule de Jedethan (noise punk de Londres) et une moitié des Marxmallows (power pop punk de Paris). L'autre moitié avait piscine et monopoly. Au début je croyais que c'était une blague, ces jeunes gens étant très adeptes du second voire troisième degré mais en vérifiant sur wikipédia il s'est avéré que non. Louis Palligiano, guitariste/chanteur des Marxmallows est bel et bien champion de France de monoply et quand on a enregistré l'émission, il organisait une partie chez lui avec des amis, filmée par je ne sais plus quelle télé, histoire de montrer que le champion de France s'entraîne régulièrement... Enfin la semaine dernière on s'est fait la Circus Session #03 avec Bruno de Ravi. Chouette moment et il a joué en direct live de chez wam trois titres en acoustique. Une vidéo devrait arriver prochainement quand Matt Showman aura récupéré le logiciel de montage adéquat. En parlant de Ravi, j'aime toujours autant ce groupe (voire plus!), dans mon top 1 des groupes français en exercice, et j'ai chopé (enfin dérobé à l'insu de leur plein gré) les cinq titres qui vont composer leur prochain EP, que je m'écoute en boucle et en boucle et en boucle. La classe! Depuis la dernière fois j'ai également bien sûr reçu pas mal de disques, j'en ai aussi téléchargés et achetés un paquet, dont quatre LP de Hüsker Dü, histoire de réviser un peu mes classiques. Grâce à priceminister ça ne m'a pas coûté plus de 10€ par vinyl (à part "Candy apple grey", 14€ port compris). Faut d'ailleurs d'urgence que j'aille récupérer des nouvelles étagères chez Ikéa, c'est le bordel chez moi, je n'ai plus de place pour ranger ni les disques ni les vinyls, ni les dvds, ni les bouquins... Tiens, puisqu'on est dans les livres j'ai enfin fini "Moins que zéro", le premier Bret Easton Ellis. Mais j'en ai chié et je me suis fait chier en le lisant. J'ai toujours lu jusqu'au bout tous les livres que je commençais mais là c'était limite un calvaire. J'en lisais 3-4-5 pages, aux chiottes bien souvent et je n'avais jamais envie d'en lire plus. Bizarre. Pourtant j'ai beaucoup aimé tous les autres ; "American Psycho", "Les lois de l'attraction", "Glamorama", "Lunar Park". Mais là non. Vraiment pénible. J'ai enchaîné avec "High fidelity" de Nick Hornby. J'ai vu plusieurs fois le film mais ne m'étais encore jamais plongé dans le bouquin. C'est chose faite et ça commence très bien. Celui ci ne devrait pas faire la semaine. C'est fou comme ce livre me parle et doit parler à environ 95% des amis que j'ai par le biais de la musique... J'ai aussi récupéré quelques fanzines ; le dernier Rad Party (un peu différent de d'habitude, tapé à l'ordi, centré sur ses expos, avec plein de photos en couleur à l'intérieur mais toujours cette même sensation de loositude diy tout le long), un zine anglais, Mild Peril au sommaire bien alléchant (itw de Propagandhi, Dillinger Four, Boss Tuneage, The Arteries, Municipal Waste, Strike Anywhere) et puis un que j'attendais depuis un bail. Le split Shot Down (de Mickson) / Slow Death (de Frank Frejnik). La perfection au masculin ; mes deux quarantenaires préférés! Mickson s'est aussi associé avec Nasty Samy pour des échanges via le net (Allo Mike? Toujours dans le Jazz?). Les deux gaziers ont la langue bien pendue et la verve qu'on leur connaît. Une certaine forme d'intransigeance à prendre au degré qu'on veut, des goûts totalement assumés et décomplexés, des petites formules bien senties. Le tout pour parler de zik, ciné, littérature, de souvenirs, et de jazz bien sûr... Ca tape et rebondit dans tous les sens, comme une balle de ping pong avec un effet hélicoïdal.
Voilà pour les dernières news. Rien d'exceptionnel en somme, juste une partie de ce que je vis au quotidien. Je reviendrais peut être plus en détails sur certains trucs, peut être pas... Ah oui, si! Je me suis fait complètement avoir par un poisson d'avril. Je ne suis pourtant pas vraiment du genre crédule. Le 01/04 j'ai vu passer un tas de news plus ou moins drôles, inspirées (rarement)... comme s'il fallait absolument faire des blagues ce jour là. Bref, je m'arrête là, c'est la même rengaine, le même discours que pour le réveillon du premier janvier. On m'avait néanmoins fait remarquer que l'anti-conformisme "punk" à ne pas vouloir se "plier" à la norme en devenait presque politiquement correct. A méditer... Perso je m'en fous mais quand j'ai reçu un mail/newsletter de No Idea Records, annonçant un nouvel album d'Hot Water Music en ces termes : "Redemption" shows a return to form for HWM, dual palm-muting, anthemic choruses, and the rhythm section is showboating harder than "Fuel for the Hate Game." The tempos are up, the energy is scorching, and nary a delay pedal is to be heard. 12 songs, 27 minutes. This is the record you have been waiting for! (George Rebelo plays drums on side A and Warren Oakes plays drums on side B.) et bien je suis tombé dans le panneau les deux pieds devant. Les enfoirés! On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui bordel! Il semblerait que je perde tout sens critique quand on me parle d'Hot Water. En tout cas je n'étais pas le seul et il paraît que le téléphone n'a pas arrêté de sonner à Gainesville. Ca m'aura ainsi permis d'apprendre que le premier avril n'est pas qu'une coutume française. April fool's day est aussi célébré dans les pays Anglo-saxons.

disques écoutés en écrivant ce post : BANNER PILOT "Collapser" LP & HOT WATER MUSIC "A flight and a crash" LP

Monday, March 08, 2010

Fire up the place

Vite fait mais bien fait, les deux prochains concerts dont je suis concerné de près ou de loin dans l'organisation. Deux concerts du groupe de Caen RAVI (emo punk sans mèches... ou presque... héhé), l'un à Paris et l'autre à Montpellier. RAVI je suis fan depuis un moment. J'avais découvert avec leur premier album "Designing new circles" en 2004 au travers de plein de chroniques élogieuses, citant The Get-Up Kids, Second Rate, Burning Heads, At The Drive-In... autant dire que j'avais commandé le skeud direct. En plus le label Chimères était basé dans l'Yonne. Wahou, 8-9 reprizent! Ca avait été la bonne calotte, tout comme leur split avec Lost Cowboy Heroes qui avait suivi et quelques titres par ci par là, sur des compils, 45t etc. Je n'avais encore jamais eu l'occasion de les voir en concert et dès que j'ai commencé à tâter de l'orga, je m'étais dit "il faut que je les fasse sur Montpellier, y a pas moyen!". Je les avais du coup contactés et avant même que l'album "Wreck the compass" ne sorte, on avait calé une date et j'avais pour ça rallié à ma cause et convaincu (ils n'avaient pas vraiment eu le choix) tous les membres de l'époque de la One Again Asso. C'était le 15 avril 2007, premier concert qu'on organisait tous ensemble au sein de l'asso (avec Gravity Slaves et Stonybroke), un dimanche soir au Baloard et ça avait été un certain succès. Un nombre d'entrée plus que correct pour ce genre de plateau à Montpellier, pour des groupes qui y jouaient pour la première fois, un dimanche soir qui plus est (bon, merci aux Stony qui avaient bien assuré leur rôle de première partie locale) mais surtout un excellent concert de Ravi, tout en émotion, énergie et classe! S'ils étaient de Gainesville (FL), nul doute que leurs albums seraient sortis en beaux vinyls marbrés sur No Idea... D'un autre côté, comme ça, on peut les voir plus souvent. Encore que, on ne peut pas dire que ce soit des fanatiques de la route, des creveurs de bitume ces raclos. Mais je me suis toujours arrangé pour les voir à chaque fois qu'ils étaient dans le coin et je n'ai jamais été déçu, loin de là. Non seulement c'est terrible sur disque mais il se passe aussi quelque chose sur scène.
On voulait les faire sur Paris depuis un moment avec Dina et là on se retrouve à le faire complètement à l'arrache, suite à l'annulation de leur tournée en Espagne et Portugal avec les Mind The Gap (punk à roulettes de La Rochelle), ces derniers ayant subis de graves dommages suite à la tempête Xynthia. Ravi (et surtout Bruno, guitare/chant) ayant voulu maintenir la date de Montpellier vendredi 12/03 avec PAYDAY (hxc quickspeed) et YOU FUCK LIKE MY MUM (punk rock), deux groupes dans lesquels joue Arbre avec qui il avait plus que sympathisé et qui fêtera en plus, pour l'occasion, son anniversaire, il leur fallait une date sur le chemin et Paris tant qu'à faire. Il n'a pas fallu longtemps pour qu'on se motive à la faire, Dina et moi. On n'avait par contre pas imaginé que ce serait aussi compliqué. C'était le début de certaines galères qui semblent être derrière nous là. Il faut dire qu'à Paris tout est différent. Déjà qu'organiser un concert c'est pas forcément simple (et on en apprend tout le temps, j'en ai fait l'expérience il n'y a pas si longtemps) mais à Paris c'est encore autre chose. Là, le principal soucis, c'est que les gitans de RAVI débarquent en caisse et n'ont pas de matos du tout. Il a donc fallu trouver en 3 jours une salle et un groupe parisien disposant de tout le backline. Après quelques ratés et désillusions, ce sont les FIRST PART qui nous ont sauvé la mise, se rajoutant ainsi à l'affiche (fly) très joliment dessiné par Bertrand, l'homme au talent fou. D'autant plus quand on (je!) lui demande un truc au dernier moment. "Tu peux me faire ça pour hum hum, d'ici quelques heures?". Putain que j'aimerais pas bosser avec moi des fois...
Bon allez, j'en dit pas plus, si vous êtes sur Paris mercredi ou Montpellier vendredi (oui parce que je fais le déplacement!) j'espère vous voir dans le pit!
Plus d'infos (liens, sons, vidéos) ici : www.myspace.com/oneagainasso

Mercredi 10 mars à la Cantine de Belleville (Paris XX)

évènement facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=353259942401

Vendredi 12 mars au Mojomatic (Montpellier)

évènement facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=343197058328

disque écouté en écrivant ce post : KNAPSACK "This conversation is ending starting right now" cd

Thursday, March 04, 2010

Month of gigs

Rapidos quelques mots sur les concerts que j'ai faits en février. Enfin rapidos, je veux bien essayer mais je ne promets rien.Tout comme en janvier, il n'y en a pas eu tant que ça. Bon il faut dire aussi que je n'étais plus au chômage technique (enfin 1/2 temps puis 3/4 temps) grâce à Roselyne, donc je ne pouvais plus me permettre d'aller voire tout et n'importe quoi.
Ca a démarré le 05/02 à la Java avec une soirée Horca, très chouette asso, dont les plateaux me réjouissent bien souvent. Cette fois rien "d'exceptionnel" mais j'ai pris plaisir à voir le set expéditif de MON AUTRE GROUPE (avec des gars de Guerilla Poubelle, M-Sixteen, Dolores Risposte et For A Second), du punk hxc old school minimaliste et parodique. Bah ouais, quand y a le chanteur (dont c'était le dernier concert) qui débarque avec un costume de panda ou le batteur qui joue torse poil avec une veste en jean aux manches coupées et un espèce de serre-tête avec des oreilles d'ours sur le crâne et le bassiste et le guitariste en jogging miteux des années 70, c'est clair que ce ne sont pas des tough guys qui se prennent au sérieux. "On joue la musique comme on fait l'amour, vite et mal" qu'ils disent. C'est pas vraiment mon kif musicalement mais c'est sympa 15 minutes et ça tombe bien, ça ne dure pas plus longtemps. Leur concert finira même sur une mini embrouille entre Till le gratteux et un costaud dans le pit, qui lui par contre doit prendre le hxc au premier degré mais tout ça se terminera par des bisous. Circulez y a rien à voir! Ah, si, maintenant c'est DEAD POP CLUB. Ca tombe bien je les aime beaucoup ces papys de l'indiepowerpoppunk. Je les ai vus plein de fois, j'en ai parlé plein de fois pas la peine d'en rajouter des caisses. C'est toujours aussi bon, ils ne jouent maintenant quasi que des nouveaux morceaux, extraits de leur prochain album qui sortira mi mai sur Kicking Rds (une signature logique quand on voit le reste du catalogue). Ce n'est pas la folie sur scène à part Olivier Portnoi qui se démène pas mal mais ça respire la sincérité, les chansons me touchent, simples en apparence, il y a toujours des petits arrangements, des petits gimmicks à la guitare qui leur donnent cette Dead Pop touch. Cool. La Java est remplie à moitié ce soir et si la moitié de cette moitié (le quart de la salle) est constituée de figures familières, d'habitués de ce type de concert, les autres sont ni plus ni moins que des espagnols (étudiants erasmus pour beaucoup) venus supporter les Basques de BERRI TXARRAK. Et pour supporter ils supportent! Vas-y que je chante, crie, lève le poing... ça fonctionne bien. C'est efficace, ça joue carré serré mais j'ai toujours autant de mal à rentrer dans la musique du trio, sorte de punk rock à consonance métallique. Des fois ça me fait penser à Propagandhi en moins bien et le reste du temps je préfère de pas y penser et déguster ma bière au bar, on y est quand même bien plus tranquille pour discuter. J'ai quelqu'un à rejoindre, je ne m'éternise pas plus que ça.

Une autre soirée que j'avais noté en rouge dans mon agenda c'était la soirée Pyromane Rds (nouveau label de Clermont-Ferrand de l'ex journaliste rock Patrick TAD Foulhoux), venu présenter le jeudi 11/02 ses poulains au Nouveau Casino. Ce soir là j'avais un planning bien chargé et j'étais même pas sûr de pouvoir venir et ça m'aurait ennuyer de rater mes potes Stetson mais finalement ça s'est pas trop mal goupillé. Trois quatre jours avant je reçois une invitation pour le concert par mail, avec mon nom au milieu de Philippe Manoeuvre, Patrick Eudeline, Francis Zegut, Thomas VDB... C'est rien mais ça m'a quand même pas mal fait sourire. Il n'y avait bien sûr aucun de ses gars, enfin si Thomas VDB était présent mais je ne suis pas sûr qu'il ait vu grand chose des concerts. Moi je voulais surtout voir STETSON donc je me suis débrouillé pour arriver à l'heure cette fois et j'y suis presque arrivé (Bir tu n'es qu'une mauvaise langue!) [désolé pour cet apparté]. 19h40 je déboule au Nouveau Cas' et les Stetson en sont à leur troisième morceau. La foule est assez clairsemée, normal il est tôt. 19h40 bordel!! Ils ne vont jouer que des morceaux du nouvel album, c'est un peu timide sur scène, ils ne doivent pas avoir l'habitude, le stress, l'horaire, le manque de motivation du public ne doivent pas aider non plus mais petit à petit ça se décante un peu. J'accroche bien, apprécie les jeux de guitares mais c'est surtout la frappe sèche du petit batteur qui mène bien la barque, que je remarque. Chouette concert. Je croise quelques têtes connues (Matt, Frank et Vanessa, les gars du Massacre du Client de 15h, Junior l'ancien batteur de Stetson, Bertrand) et me prend un ricard car la bière est dégueue. Place à GÂTECHIEN, duo basse/batterie noise/punk de Cognac et là bim! C'est la claque d'entrée de jeu. Le dernier album est bien et en live ça ressort encore plus. Par contre à déconseiller à tous ceux qui veulent se mettre à la basse ou qui essaient de gratouiller tant bien que mal. Les duos c'est pas vraiment mon truc, j'aime beaucoup les guitares mais là ça passe tout seul. En plus quand il joue on dirait qu'ils sont deux ou trois ou qu'il a cinq mains mais non. Si les Stetson avaient un peu de mal à occuper la scène à trois, pour lui elle paraît trop petite, on a l'impression que sa basse pèse 300g tellement il l'envoie dans tous les sens. Les nouvelles chansons ont perdu en aspect noisy ce qu'elles ont gagné en mélodies et perso ça m'arrange. En plus eux ils sont rôdés des scènes, communiquent facilement et de manière assez drôle avec le public... LA prestation de la soirée. D'ailleurs leur merch marchera très bien, l'album part comme des petits pains (en cd comme en vinyl), ça ne trompe pas. Puis vient TOKYO SEX DESTRUCTION mais je suis ça de loin. D'une parce que je viens à l'instant de prendre une sévère correction et de deux parce que leur évolution à eux me plaît moins. Des fois avec l'orgue j'ai l'impression d'entendre les Doors. Et leur son manque un peu de puissance je trouve. Bref, à la fin je dis au revoir à tout le monde, passer acheter mon LP de Stetson (ouch! 15€! Ah quand même! Depuis quand un groupe de "punk rock" indé, français qui plus est, vend ses disques plus de 10-12€ en concert?) et trace...

Le jeudi suivant, 18/02, c'est direction le Pixi, le CBCG de Bagnolet (93) pour voir les groupes anglais que fait tourner Seb d'Elephant Booking et il a toujours bon goût (The Computers, Ok Pilot, The Arteries etc.). Matt me rejoins chez moi et on galère pour se trouver à manger avant de partir, mon libanais préféré étant malencontreusement fermé. On arrive au Pixi vers 20h15 pensant être en retard et bien NON Bir (private joke bis), le premier groupe, IN DER STATION, n'a même pas commencé. Et c'est bien dommage... hum hum. Des petits jeunes très (trop?) influencés par Guerilla Poubelle mais sans saveur, sans talent. Je ne vais pas tirer sur une ambulance, ça me permet de consulter longuement la distro de LP des anglais et elle a la classe! Du Hot Water Music, Dead To Me, Lawrence Arms, Nothington, The Arteries, Dillinger Four, Banner Pilot, Above Them, Bridge And Tunnel... No Idea style quoi! J'ai pas trop de monnaie (j'avais pas prévu ça!) mais je vais quand même repartir avec le "Forever and counting" de Hot Water, c'est un des seuls qui me manque en vinyl. Il y a une petite trentaine de personnes, principalement des jeunes venus soutenir leurs potes d'I.D.S. Quand BANGERS s'installent et commencent on est plus que cinq en bas. Aïe. Finalement les autres rappliquent assez rapidement. Ouf, j'espère qu'ils auront pris des notes. Bangers sont trois, plutôt jeunes aussi et balance ce punk rock rapeux que j'aime tant et qui est à la "mode" en ce moment, entre Hot Water Music et Screeching Weasel. Pas la claque que j'attendais mais c'est bien sympa, ça joue avec le sourire (même dans une cave glauque à Bagnolet devant 20 personnes). Leur set est malheureusement un peu court 20-25 min, j'en aurais bien redemandé plus mais le timing est serré vu qu'ils ont commencé un peu tard. A la base c'est pour eux que j'étais venu et j'étais curieux de voir CRAZY ARM, les autres anglais même si ce que j'avais entendu sur myspace ne m'avait pas plus retourné que ça. Au tout début de la soirée Seb Elephant m'avait dit "hier au Havre c'était énorme, ils ont mis tout le monde d'accord". Et bien il était en dessous de la vérité. Ils ont attaqué avec le morceau "Blind summit" et dès les quinze premières secondes c'était la tornade. Xynthia avant l'heure au Pixi! Wahouuu! Je ne m'attendais pas du tout mais alors pas du tout à ça. Un son d'une puissance, un jeu extrêmement généreux, plein de petites chinoiseries à la guitare et un batteur qui frappait mais comme un sourd! Et véloce avec ça. Musicalement ça brasse du punk rock, de la pop, des trucs limite folklores, le tout plutôt inspiré et le rendu live alors là ça dépote sévère. Ils vont accompagner Frank Turner sur toute sa tournée européenne (Lille et Paris en avril pour la France) et je vais y aller, presque davantage pour les voir eux, histoire de voir ce que ça rend à la Boule Noire. J'ai pris une claque avec Gâtechien mais là Crazy Arm c'est l'uppercut de Mike Tyson! Je repars bien sûr avec leur album en joli LP rouge tacheté de noir et tant que j'y suis le split 10" de Bangers et leur split 45t avec Ok Pilot, The Arteries et... merde j'ai oublié le dernier.

Le lendemain j'étais à Montpellier pour une semaine de vacances. Samedi 20/02 il y avait bien un concert garage/r'n'r au Mojomatic mais je ne me rappelle pas de grand chose, j'ai pas dépassé le comptoir du bar où les tournées de ricard se sont enchaînées.
Mardi 23/02 j'ai fait un mini barathon ; apéro au Up & Down histoire de dire bonjour à Stéphane, le très sympathique barman et y récupérer un paquet que m'avait laissé Arno (Atomic Garden, Alpha Pilot) quand ils y avaient joué peu de temps avant. J'y retrouve Charlie et Abir (récente émigrée sur Montpellier et très contente d'y être... c'est de l'émigration choisie) puis on trace au Baloard car CED..C y jouait. Il se définit lui même comme de la "melancholic grungy folk de St Jean de Las Vegas". J'aurais pas trouvé mieux. Il était sur Paris peu de temps avant et était passé chez moi quand on enregistrait une émission radio avec Matt donc il nous avait fait l'honneur de jouer quelques morceaux en acoustique, qui avaient débouchés sur la Circus Session # 02. Trop de folk tue la folk dernièrement mais j'avais trouvé ça très touchant et moi qui préfère la folk quand c'est l'aspect punk qui prédomine, je m'étais fait happé par le côté mélancolique. Du coup j'étais content de le revoir et puis bon, je crois que la dernière fois où je l'avais vu derrière une guitare c'était avec One Size Fits All (skate punk) fin 90's début 2000. Abir stressait un peu car c'était marqué 21h sur le fly et il était 21h45 qu'on n'avait pas encore décollé de l'Up & Down. Cinq minutes plus tard (proximité aidante) on arrivait au Baloard et Cédric commençait à s'installer. Timing parfait, c'est quand même plus facile d'arriver à l'heure dans le sud. Là aussi même impression que lorsqu'il avait joué chez moi, c'était un chouette concert, tout en finesse, en émotions. Des fois ça fait du bien aussi. Là où il est fort c'est qu'il y a un de ses morceaux, "While there is life", qui ne m'a pas quitté pendant les quelques jours qui ont suivi. J'avais toujours l'air, le refrain en tête. Tu me diras, il vaut mieux ça que le petit bonhomme en mousse. Il y avait deux autres personnes qui jouaient après lui mais j'étais un peu fatigué, je ne suis pas resté et me suis barré un peu comme un voleur. Pas envie de faire le tour de la salle, dire au revoir à tout le monde, expliquer pourquoi je partais. J'ai fait l'asocial là.

Jeudi 25/02 je revenais donc plus tôt sur Paris, exprès pour un concert au Rigoletto. La bonne nouvelle c'est que les FOR A SECOND sont rajoutés à l'affiche et font un dernier concert avec leur guitariste Peter avant qu'il raccroche sa guitare pour se consacrer pleinement à ses deux enfants. J'aime vraiment ce groupe, je l'ai déjà dit et leur dernière prestation, sans lui, m'avait laissé un peu sur ma faim. C'était pas terrible mais c'était pas vraiment de leur faute. Là ils attaquent et d'entrée je sens que ça va être un bon concert. Ils ont la patate, le smile, ça joue bien, ils enchaînent les titres de leur démo que je ne saurais que trop vous conseiller de vous procurer (elle est gratos et en téléchargement). Il y a tous ces trucs de guitare que j'adore qui font la différence, un petit tapping par là, quelques arpèges bien sentis par ici... Cool, c'est parfait, j'en demande pas plus. Peter est visiblement assez ému de partir et content que cela se fasse dans ces conditions et comme cadeau de départ il a fait bosser une reprise à ses camarades. Ils ne sont pas sûrs du résultat mais vont la jouer quand même. Au bout des cinq premières secondes je sens un truc monter en moi. Non non, pas du bas ventre, ça part de plus haut. Merde, ils sont en train de jouer "A flight and a crash" d'Hot Water Music. Hé c'est pour moi le cadeau? Cool! Ca ne dure malheureusement que 30 secondes car après Grange le chanteur perd le fil, les autres ont l'air d'avoir besoin d'une boussole aussi... Pas grave les gars, ça aurait pu être mieux mais moi ça m'allait au poil. Bon vent Peter, c'est con quand même que tu arrêtes ça le faisait bien cette formule de F.A.S. A suivre pour la suite. La suite c'est CYCLE TO, un autre de mes groupes parisiens préférés du moment, entre Against Me!, Cap'n'Jazz et Latterman. Par contre comme d'hab j'ai du mal avec le chanteur. Il a cette attitude nonchalante, entre l'autisme et le j'm'en foutisme... je sais pas, j'arrive pas à le cerner. Faudrait que je discute avec lui un jour pour savoir s'il est juste maladivement timide ou s'il n'en a vraiment rien à branler. Et comparé aux autres fois je trouve ça un poil moins en place. C'est con parce qu'il y a vraiment du potentiel. Les morceaux sont plutôt cools, bien chiadés, avec plein de breaks, de moments où t'as envie de chanter, lever le poing en l'air mais si derrière ça ne suit pas, c'est le drame. Bon là c'était pas le drame mais pas leur meilleur concert. Des qui n'ont pas intérêt à se louper ce sont les Californiens de NOTHINGTON. Parce que j'aurais bien continué à prendre des cafés en tee shirt en terrasse à Cournonterral encore quelques jours moi. Quand ils s'installent et commencent à nous parler ils semblent un peu fatigués. Des fois j'aimerais bien savoir ce que ressent un américain, qui a grandit en entendant parler de la France, Paris, la Tour Eiffel, Montmartre etc. et qui débarque pour jouer dans le sous sol d'une pizzéria porte des Lilas, devant 50 personnes. Ca doit faire un choc quand même. M'enfin. Ils démarrent avec "The ocean", une de mes chansons préférées de leur deuxième et dernier album. Mince alors, je croyais qu'il y avait deux chanteurs ; un avec une voix rocailleuse à la Frankie Stubbs de Leatherface et un autre avec une voix plus mélodique mais ils sont deux en fait dans ce cas. Cool, j'adore ça quand ça alterne, chante à deux ou trois voix. Ceux qui m'avaient le plus troué comme ça c'était Midtwon, du punk rock us à minettes il y a une dizaine d'années. Bref, ils enchaînent les titres de leurs deux albums, perso je trouve qu'il n'y a que des tubes. Ok, c'est loin d'être original, y a des paquets de groupes dans le style en ce moment mais ça tombe bien c'est pile poil dans ce que j'aime. Peut être qu'un jour je m'en lasserais mais pour l'instant c'est pas prévu au programme alors j'en profite un max. On entend pas assez la voix du guitariste/chanteur principal, celui à la voix rauque et ça gâche un peu mais je n'en suis pas moins content d'avoir fait le déplacement. Je ne regrette rien. On a juste le temps d'un rappel et c'est fini. Merci à Till GxP pour avoir organisé ça, c'était une bonne soirée. Hein? Quoi? C'est pas fini? Ah oui, au Rigoletto, pour pouvoir caler un truc il faut des groupes softs pour continuer après 22h30, histoire de vendre encore quelques bières. C'est The VEIN SHOT qui s'y colle, duo acoustique avec Olive Dead Pop et Chris Homeboys. Moi je suis au bar avec Frank Frejnik, au ricard encore, tandis que devant ça chante à propos de "porn on the internet", "stormtroopers"... hé mais c'est quoi ce morceau là? Je reconnais le riff de gratte. Ah oui, c'est leur reprise de Dag Nasty. Passage au merch, encore, pour récupérer le dernier Nothington. Ca tombe bien, c'est celui des deux que je préfère (même si ce n'est pas l'avis de tout le monde dans la salle) et c'est le seul qu'ils ont en vinyl. Allez ciaaao.

disque écouté en écrivant ce post : rien, j'ai un pote qui squatte chez moi et dort là car il se lève à 5h30 demain matin

Monday, March 01, 2010

Procrastinators : leaders of tomorrow

Merci d'arrêter les messages d'insultes ou les spams déguisés, je vais bientôt reprendre du poil de la bête sur ce blog. C'est juste qu'au début j'ai pas eu le temps et dernièrement c'était plutôt la flemme. Rien de nouveau sous la pluie quoi. Oui oui, après une semaine de vacances à Montpellier je suis revenu vers la grisaille parisienne. En plus j'ai fait des concerts vraiment cools récemment (Stetson, Gâtechien, Crazy Arm, Ced..C, For A Second, Nothington). A suivre. Pour vous faire patienter, un petit lien vers un blog sympa que je vais mettre direct dans mes favoris. Si j'ai bien compris c'est Fikce (batteur, entre autres, du groupe punk rock Nantais Justine) qui est derrière ça et ça ne m'étonnerait pas, connaissant un peu le gazier. Il repère des tee shirts décalés et en parle brièvement. C'est de l'humour pince sans rire et j'en suis complètement client.
http://idontgiveashirt.blogspot.com/

disque écouté en écrivant ce post : NOTHINGTON "Roads, bridges & ruins" LP

Saturday, February 13, 2010

Dead To Me's not (yet) dead to me

Bon, à l'heure actuelle je pourrais être en train de boire des coups après le concert de Diego Pallavas à la Miroiterie (ai-je encore raté un peu d'action, comme il y a quinze jours et le concert de PO Box et Nina'School dans le même lieu, concert qui s'est terminé en bagarre générale et débarquement des flics, pompiers et toute la cavalerie?) ou alors je pourrais vous raconter les deux derniers concerts auxquels j'ai assisté, Berri Txarrak + Dead Pop Club (qui viennent de signer sur Kicking Rds si j'en crois le texto de Mr Cu! d'il y a 30 min) + Mon Autre Groupe à la Java ven 05/02 et Tokyo Sex Destruction + Gâtechien + Stetson au Nouveau Casino ce jeudi 11/02. Promis je vais tâcher de le faire bientôt. Je pourrais aussi être en train de répondre aux questions d'une interview pour un fanzine aveyronnais sur "Joining The Circus" mais non. Il faut dire que j'ai mis quelque chose comme 6-8 mois (plus?) à répondre la première fois qu'on s'intéressait enfin à mes activités à Bir (dont le blog est en lien sur le côté) mais promis Aurélien, ne t'inquiète pas, on te fait ça avec Matt correctement d'ici la fin du weekend prochain et tu en auras pour ton argent. Au lieu de ça, je me regarde pour la septième ou huitième fois le live de DEAD TO ME à la Bellevilloise à Paris sur Goeland TV (http://www.goeland-tv.com/). J'ai déjà vu les live de Guerilla Poubelle, Burning Heads, Uncommonmenfrommars, Adolescents et tout récemment (aujourd'hui) j'ai survolé celui des Strike Anywhere (j'arrive décidément pas à rentrer dedans) mais Dead To Me c'était vraiment trop bon! Le dernier album "African elephants" m'avait laissé un peu perplexe, avec un guitariste/chanteur en moins et des influences reggae/punk anglais en plus et surtout des chansons moyennement inspirées mais en live ça le fait. Et puis ils n'ont joué du dernier album que les morceaux les plus efficaces, en faisant la part belle à "Cuban ballerina" leur excellent premier LP. Parfait! De quoi me réconcilier tout à fait avec le groupe et d'attendre avec impatience leur prochaine venue, voire quelque chose d'encore plus excitant mais pas encore tout à fait officiel alors je ne vais pas en dire davantage...

disque écouté en écrivant ce post : STETSON "Questions & sleepless nights" LP

Tuesday, February 09, 2010

Paris Punk Rock

Questions & sleepless nights... nan je déconne. Encore que j'aurais mieux fait d'aller me coucher hier, au lieu de vouloir à tout prix éviter que plus d'une semaine s'écoule entre deux posts sur ce blog. D'autant que je me suis prix au jeu, ai exhumé des "vieilles" photos (4 ans c'est à la fois loin et récent). Bref, ce n'est pas l'objet là. Là je vais plutôt vous toucher deux trois mots sur mes prochains concerts parisiens, ceux que je ne veux absolument pas rater parce que ça promet du très bon.

Ca commence jeudi, au Nouveau Casino avec une soirée Pyromane Rds . J'en ai déjà parlé à propos de STETSON, groupe que je viens particulièrement voir mais les deux autres ne sont pas dégueux non plus, jugez plutôt. Après Stetson qui vont ouvrir les hostilités, on aura GÂTECHIEN, qui viennent présenter leur quatrième album sobrement appelé "4". J'ai réussi à faire une phrase avec "Gâtechien" et "sobre" et croyez moi ce n'était pas gagné d'avance. Les trois fois où j'ai vu ce duo basse/batterie de Cognac ils étaient bien imbibés et encore, ce n'est rien à côté des histoires que j'ai pu entendre. Mais tout cela ne les empêche nullement d'envoyer leur noise/punk très classe. Les plans de batterie sont inventifs et les lignes de basse je n'en parle même pas, on dirait qu'ils sont deux ou trois avec même une guitare. Mais non, Laurent Paradot est tout seul avec en plus son chant en yaourt anglais. Enfin pour clôturer ce concert, les Espagnols de TOKYO SEX DESTRUCTION avec leur garage soul r'n'r. La première que je les ai vu ils étaient totalement inconnus, n'avaient pas encore sorti d'album. C'était au Rockstore en 2001 ou 2002 à Montpellier et j'étais moi venu pour voir les Tentakular Megafuckers (groupe des cendres duquel se sont formés les Superbeatnik) et j'avais bien apprécié la prestation des Espagnols. Tellement que j'étais reparti avec un tee shirt. Bon, c'est aussi parce qu'il y avait écrit "Sex" en rouge dessus... La fois suivante c'était en 2006, à la Secret Place de la TAF et je me demandais comment un groupe pouvait jouer plus fort que les Flying Donuts! Chouette prestation encore donc jeudi je serais au Nouveau Casino et je vous invite à faire de même. Enfin au sens figuré hein, c'est quand même 15€ la place!



Une semaine après jour pour jour je serais au Pixi pour voir ces deux groupes Anglais, CRAZY ARM et BANGERS. J'en ai entendu parler pour la première fois par le biais d'Elephant Booking. C'est un gars, Seb, français basé en Angleterre et qui fait tourner des groupes Anglais en France. Je l'ai découvert par le biais de The Computers, puis il m'avait envoyé un sampler promo avec 2-3 titres de plein de groupes que je ne connaissais pas encore et dont je suis tombé complètement fan : The Arteries, Ok Pilot, Holy State etc. Puis dans le sampler qu'il m'a envoyé début janvier il y avait ces deux groupes : Crazy Arm et Bangers. Les premiers sont chez Xtra Mile Recordings, même label que Frank Turner et vont faire toute la tournée européenne avec lui (date française à la Boule Noire le 9 avril et Lille le 8 avril). Ils font une une sorte de rock/country punk bien sympa. J'ai un peu de mal à définir clairement le style mais ça se laisse très bien écouter. Quant à Bangers, ce n'est ni plus ni mois qu'un groupe de punk rauque comme je les aime, à la No Idea style. Voix éraillée, ça bourre bien, guitares qui se répondent... Ils ont joué au Fest à Gainesville l'année dernière, ça veut tout dire! Avec un jeune groupe local inconnu au bataillon, pop/punk à priori, en première partie et le tout pour 4€. Là aussi c'est sûr, je serais au Pixi!


Crazy Arm + Bangers c'est mon "dernier" concert avant de descendre en vacances à Montpellier et je comptais à la base y rester 15 jours, histoire de bien profiter, me ressourcer etc. J'avais bien vu que Till GxP organisait ce concert mais ça tombait en plein milieu des vacances et je ne comptais pas remonter aussi vite même si j'adore Cycle To... Tout ça c'était sans avoir écouté NOTHINGTON. J'ai téléchargé les deux albums de ces Californiens (j'achèterai les vinyls sur place) et j'ai tout de suite modifié mon billet de train de retour. Je rentre jeudi 25/02 exprès, obligé! Là aussi c'est exactement ce que j'aime, sorte de mix entre Hot Water Music, Leatherface pour la voix et Social Distortion pour le côté r'n'r et la batterie qui trace tout droit, avec en plus des parties propices aux sing-a-long... Parfait! Et puis Cycle To c'est aussi vraiment la classe mais je l'ai déjà dit je crois. En plus c'est au Rigoletto, petite salle conviviale et bien fichue.

Let's go to the punk rawk shows!

Monday, February 08, 2010

Questions & sleepless nights

Oui, je sais, j'ai déjà un récent post qui s'appelle comme ça mais c'est mon blog, je fais ce que je veux. Le titre, du nom de l'album de STETSON (indie/punk/hxc de Clermont Ferrand) correspond en fait plutôt bien à la nuit que j'ai passée. Impossible de dormir. Couché 1h du mat, réveillé à 4h puis à 5h20 et impossible de me rendormir, pour finalement me lever à 7h. C'est fou ça, ça fait quelques temps que ça m'arrive. Pourtant je ne suis absolument pas contrarié, tourmenté en ce moment, bien au contraire. Tout va pour le mieux. Remarque c'est peut être ça? Je n'ai pas l'habitude... Mais c'est à chaque fois pareil, dès que je sais que je dois me lever "tôt" le lendemain, genre avant 7h30, vu que je suis un couche tard (sauf quand je ne suis pas seul... hum hum), je "stresse" de ne pas dormir assez et effectivement je ne dors pas assez, galère pour m'endormir, me réveille souvent etc. Alors que si je sais que j'ai la possibilité de faire la grasse matinée, je n'ai aucun problème pour m'endormir et je dors même d'une traite. Là non. Il faut dire que ça bouillonnait pas mal dans ma tête hier. L'aprèm on a enregistré une émission radio avec Matt et ça prend toujours du temps et de l'énergie mine de rien. Je ne sais pas si on peut comparer ça avec la fatigue d'un musicien après un concert mais j'ai l'impression que ça fait un peu cet effet. En tout cas perso ça me vide bien les batteries. Qui a dit petit joueur, chochotte? Après j'ai enchaîné direct avec l'écriture de la newsletter récapitulative de mes "activités" et contributions diverses (Joining The Circus, One Again Asso, Addictif, Le Tafeur Mag, ce machin etc. à lire ici) et je crois que c'est là que ça a surchauffé. Il faut dire que le matin j'avais passé 2-3h à trier tous mes contacts mails en groupes (labels, groupes de musiques, copains, assos, webzineux etc.) et à en récupérer un max à droite à gauche ; sur facebook, dans certains mails quand certains ne masquent pas les destinataires (ça des fois c'est relou car on peut récupérer ton adresse pour t'envoyer des mails péraves... hum hum). Bref, j'en ai presque 500 pour l'instant et ça va aller en grandissant je pense. Tout ça pour dire que quand je me suis finalement couché, impossible de me "poser". Ca gambergeait de toute part, je pensais à 50 trucs en même temps ; tout ce que j'ai à faire en ce moment, en retard (chroniques (un paquet!) et interviews de Gas Drummers et Down To Earth pour Addictif, élèves de 3ème dont je n'ai pas appelé la semaine dernière pour vérifier que leur stage s'était bien passé, couple d'amis de Marseille qui débarquent jeudi et donc (ménage, lessive, rangement... super!), cadeau d'anniversaire, formulaire de subventions UNSS à rédiger (faut être expert/comptable en plus de papa, flic, médecin, psychologue, médiateur, pédagogue, sportif de haut niveau pour être prof d'EPS maintenant), papiers du recensement à remplir, cotisations Eko des Garrigues à envoyer, tournée française des BUCK BROTHERS à organiser, prochaines émissions radio à préparer/enregistrer, billets de train pour redescendre à Montpellier à récupérer, arrivée prochaine de ma soeur à planifier... Bon allez j'arrête de me plaindre, j'ai juste la même vie que tout le monde.

Deux mots quand même sur STETSON. Je les ai découverts au tout début quand j'ai démarré Joining The Circus, en fouinant sur myspace, tout comme j'ai découvert quelques autres groupes dont certains sont ensuite devenus de vrais amis (Le Massacre Du Client de 15h par exemple). J'avais du temps de libre et me suis bien pris au jeu donc j'envoyais de la grosse promo/communication via ce média en 2005-2006. On aimait pas mal de trucs en commun, musicalement les morceaux sur leur player sonnaient bien, le contact a été cool d'entrée et en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, je me retrouvais à organiser leur premier concert sur Montpellier en février 2006. Et c'était surtout le premier concert que j'organisais. N'ayant jamais joué dans des groupes avant, j'ai tout appris sur le tas. Ils ont été plutôt cools là dessus. C'est Dam qui avait fait le fly et fournissait la sono, moi j'avais trouvé une salle à l'arrache (la cave voûtée d'une épicerie rebeu), un groupe local pour la première partie (des potes à mon petit frère qui ont splitté 3-4 jours avant le concert, sic!). Pour l'hébergement c'était pratique, je disposais d'un grand F3 (colloc avec mon ex, sic!), qu'elle m'avait laissé, allant dormir chez son nouveau copain et pour la bouffe j'avais mis à contribution mes parents, qui avaient fait des quiches maison et du boeuf bourguignon. La seule inconnue et pas des moindres c'était le public, comme d'hab. Et là j'avais été servi, il y avait des concerts rock/punk gratuits dans 3-4 bars de la ville dans un rayon de 200m et pas des moindres, genre Leptik Ficus juste en bas de la rue. Du coup à 21h30 il y avait 3 entrées payantes et les gars, STETSON et HASHKINA (excellent groupe de Pau mais malheureusement beaucoup trop branleur... l'unique démo à l'artwork dégueulasse mais aux chansons qui buttent date de 2005!) ont décidé de mettre l'entrée libre, histoire de ne pas avoir fait 3-400 kms pour jouer devant quatre pélos. Grand bien leur a pris. Il y a eu au final pas loin de 30-40 personnes qui sont ainsi passées par le Full Gnawa, grâce entre autres au formidable travail des "râcoleurs" incitant les gens à venir faire un tour en bas. Le meilleur à ce jeu là étant sans conteste le roadie des Stetson, sosie de Jérémy Châtelain. Sans déc! Ca a finalement été une soirée bien cool, qui s'est fini dans mon ancien appart et ma terrasse de 30 m2 (on pouvait y faire du vélo) et j'ai encore honte de moi quand je repense aux thunes que j'ai pu récoltées et que je leur ai filées... 25€ par groupe, hum hum! Ils ne m'en ont nullement voulu (enfin je ne pense pas) et j'ai revu les Stetson par 2 ou 3 fois depuis, sur Paris et m'apprête à le faire encore ce jeudi au Nouveau Casino, où ils ouvriront pour Gâtechien (noise punk de Cognac) et Tokyo Sex Destruction (soul garage r'n'r d'Espagne). Je vais essayer de parler de mes trois prochains concerts parisiens davantage demain... ou mercredi... ou pas.

Allez, quelques photos souvenirs, Rad Party style :

début d'aprèm avec Stetson à la radio
racolage devant le Full Gnawa

Stetson en live



public trié sur le volet

Hashkinaze en live




disque écouté en écrivant ce post : JIMMY EAT WORLD "Clarity" cd

Monday, February 01, 2010

Leurs Années Grunge


"Ressortez vos chemises à carreaux, exhumez vos doc Marteens, déchirez vos jeans, graissez vos cheveux ! Et souvenez-vous ! Alors ? Vous vous rappelez ? Mudhoney? Nirvana? Ca vous parle ? Kurt Cobain ? Vous le remettez ou vous faites vraiment semblant d'avoir oublié ? Pourtant, c'était l'idole des jeunes. On l'aimait tous ce con avant qu'il se fasse péter le citron. On l'aimait lui et on aimait aussi son groupe, sa femme, ses potes, son label, les groupes de son label, ses fringues perraves et ses cheveux blonds et gras. Et puis il a mourru, on a chialé et on a oublié. Tout oublié. Vous vous rappelez maintenant ? Seattle, Sub Pop et tout ça. Les salles qui ne désemplissaient plus, les festivals mythiques, les disques qui se vendaient à tour de bras, les clips qui tournaient sur toutes les chaînes de télé. Ca vous revient ? En France, ce phénomène a même réussi à stopper cette atroce particularité hexagonale qu'on appelait le rock alternatif. On était en 1991, The Year Punk Broke, et la planète entière était grunge ou allait le devenir, submergée par une lame de fond partie du nord ouest des USA à la fin des années 80. C'était nos Années Grunge..."

Ce petit laïus n'est pas de moi, c'est le texte d'accueil du webzine nextclues. Ce n'est pas le webzine que je consulte le plus souvent, comme Muzik Industry, Metalorgie, Punk Fiction ou les blogs qui sont en liens sur le côté, parce que nextclues est plutôt orienté noise, post-hardcore et que c'est moins ma came musicalement mais j'aime bien y faire un tour de temps à autres. Notamment quand je passe dans l'émission radio un morceau typé noise, justement, je vais m'informer de la chronique qui a été faite parce que les différents rédacteurs savent bien de quoi ils parlent et le ton est en même temps sincère, caustique et complètement subjectif et c'est plaisant à lire. Si j'étais un fan de ce genre de musique je pense que j'y serais fouré de longue, en commentant même certains live reports, chroniques mais là je me contente d'y aller en douce. Je lis et m'en vais. En plus des nombreuses chroniques, ils font par moments ce qu'ils appellent les "get up" en passant au crible la discographie complète d'un groupe. Et ce weekend est tombé un espèce de pavé nécessitant bien deux semaines de vacances ou quelques weekends pluvieux pour en venir à bout. Trois "get up" pour le prix d'un : Nirvana, Mudhoney et "Nos Années Grunge". Tout un programme. J'ai trois-quatre ans (voire plus) de moins que beaucoup des chroniqueurs de ce webzine donc on n'a pas appréhendé cette période de la même manière. Pour ma part je l'ai plutôt survolée, en m'intéressant comme tout le monde pas mal à Nirvana, un peu à Pearl Jam, Soundgarden, Smashing Pumpkins car c'était les grosses machines de l'époque mais j'ai découvert beaucoup d'autres groupes bien plus tard (10-15 ans après) ; Dinosaur Jr, Tad, Mudhoney, Melvins... En 1994-1995 je suis tombé sur le punk rock Californien (Offspring, Greenday, Nofx, Bad Religion...) puis Suédois (Millencolin, Satanic Surfers, No Fun At All, Randy) et à partir de là plus rien n'a été comme avant. C'est davantage cette voie que j'ai creusée, explorée, approfondie. Sans pour autant garder des oeillères et ne m'intéresser qu'à ça. C'est pour raison que je mettrais le temps qu'il faudra mais je vais me taper toutes les chroniques de ces "get up". Pour certains se divertir c'est se planter devant la télé, pour moi c'est ça.

écouté en écrivant ce post : Rien, je suis au collège entre deux heures de cours

Friday, January 29, 2010

Folk me baby


Dimanche dernier on co-organisait avec Madfab et la One Again Asso, le concert du grolandais qui a le vent en poupe, Tim Vantol, accompagné pour l'occasion de son pote Greg Laraigne. Histoire de pimenter un peu la chose on s'était retrouvé sans salle à 4-5 jours du concert mais c'était sans compter notre détermination et notre réseau également (au passage un grand merci à ceux qui ont aidé d'une manière ou d'une autre) et le folk/punk show avait finalement été déplacé au Bar La Féline. Il fallait beaucoup de motivation dimanche donc, pour affronter la pluie, le froid et la morosité ambiante et se rendre à La Féline vers 18h. Surtout pour celles et ceux ayant fait des folies de leurs corps (et fi de leurs préjugés et rigueur d'esprit musical) en dansant sur fond de Gala, Britney Spears, Lady Gaga, MGMT et j'en passe, à l'anniversaire déguisé de Christelle/Dina, la veille jusqu'à tôt le matin. Certain(e)s ne s'en sont d'ailleurs pas vraiment remis(es). On avait rendez-vous à 17h, j'arrive à 17h30 (normal) et le bar est fermé. Ouch. Le rideau est ouvert, il y a de la musique et de la lumière à l'intérieur mais c'est fermé et personne ne répond. 18h les deux musiciens arrivent accompagnés de Fab et Flow (de Lille), il y a quelques personnes venues pour le concert également, qui patientent sous une pluie fine. Ca commence bien. La looz va-t-elle encore frapper? Non! Dix minutes plus tard un employé arrive et ouvre. Par contre il n'était pas au courant qu'il y avait un concert. Pas grave. On rentre, s'installe, boit la première bière. Les gens arrivent au compte-goutte, l'attente est peut être un peu longue, surtout pour les gens qui ne font que ça, attendre, sans même consommer au bar. On est "payé" sur le pourcentage des recettes du bar alors faites un effort bordel! Finalement Greg démarre vers 19h15, un court set d'une petite demi heure. Six morceaux de folk simple, mélancolique, rien qui ne me touche vraiment mais ça passe bien. Certains morceaux ressortent un peu plus, notamment les deux derniers, celui dédié à un de ses amis qui a fait la guerre en Afghanistan ou en Irak et est revenu un peu dézingué du ciboulot et "Geneva's burning", que j'aime particulièrement pour le coup. A peine le temps d'attraper une pneumonie pour les fumeurs ou de contribuer à la détérioration du foie pour les têteurs de bibine, que Tim s'installe. Quatrième passage par la capitale en quelques mois, il y a les fans purs et durs (dont je fais partie) et les nouveaux, presque déjà acquis à sa cause mais qui veulent voir ça de leurs propres yeux. Et ils ont bien raison. Il entame avec "Road sweet road" et toujours cette voix, cette prestance, cette aisance. Oui bah je vous l'ai dit que j'étais fan! Bref, c'est la classe, comme chaque fois. Peut être pas son meilleur concert mais c'était du tout bon. Ce mec respire l'humilité, la sincérité, c'est pour ça que je suis super content de pouvoir lui filer un coup de main quand je peux. J'en ai déjà parlé plein de fois ici alors je ne vais pas m'éterniser. Les gens autour ont l'air de bien apprécier et ça, ça fait encore plus plaisir. Je suis toujours un peu stressé quand j'organise un concert. Est ce qu'il va y avoir du monde? Est ce que cela va bien se passer? Est ce que les gars du bar vont être cools? Est ce que les musiciens vont apprécier la soirée, l'endroit, les gens? Est-ce qu'on va pouvoir leur filer assez de thunes, ne pas en perdre trop? Est ce que le public va prendre du plaisir? Bref, d'après les échos que j'ai pu avoir ou percevoir (je suis un peu observateur), je crois qu'on peut répondre oui à toutes les questions. A la fin de son set, il est rejoint par Greg et Flow pour quelques reprises, "Do you pray" de Chuck Ragan et le classique "Sink, Florida sink" d'Against Me! C'est ensuite l'heure du truc que j'aime le moins et où je ne suis carrément pas bon ; réclamer des sous aux gens (entrée libre mais chapeau pour les artistes) et au bar. Au final on s'en tire pas trop mal, rien de mirobolant, mais tout le monde repart content. Petite dédicace également à la splendide merch girl qui aura bien assuré pour sa première fois ; Greg vend ses dernières démos et Tim une dizaine d'albums. Pas mal, pas mal. Merci aux copains, copines qui ont fait l'effort de se bouger un dimanche en fin d'aprèm alors que c'est tellement plus facile de se caler devant la télé. Merci à Tim, Greg et Flow, à Fab, Christelle (tu nous as manqué), Karine The One, Séb, Till et Hélène, Karine, Anto, Bastien, Baptiste, Jokoko, Jey, Pierre, Valo, Fikce, Matt, Pat (la voix française de Tim) et ceux que j'ai oublié (sorry), ainsi que ceux que je ne connaissais pas. Allez, même ceux qui ont tourné au rhum orange toute la soirée et n'ont rien mis dans le chapeau. La prochaine fois faudra raquer par contre! Tim et Greg sont toujours en tournée, allez voir ça s'ils passent par chez vous. Ici à Paris ils reviennent dans moins de deux mois, au Batofar, en première partie de Chuck Ragan. Autant dire qu'ils sont excités comme des gosses et que j'en serais!

disque écouté en écrivant ce post : JEDETHAN "While the black city burns" cd